J'entends
d'ici quelques remarques du genre "C'est pas un problème pour
nous !" ou " La médecine verra ce qu'il en était...
au jour de l'autopsie ..." etc. Ce qui est certain c'est que le fait
qu'Ismaïl Omar Guelleh souffre d'une maladie depuis de nombreuses années
intéresse d'évidence et au plus haut point toute l'opposition djiboutienne
comme son possible successeur potentiel au sein des instances dirigeantes actuelles.
Pour
peu que cette information devienne effective et qu'il soit dans l'impossibilité
de diriger le pays, on imagine aisément un Moumin Bahdon Farah, un
Aden Robleh Awaleh - tous deux et de leur côté sans en informer l'autre
- se précipiter en courant vers le Palais de l'Escale selon la formule
du "Qui arrivera le premier aura gagné" pour s'asseoir
dans le fauteuil présidentiel... Comme beaucoup de ceux qui se disent "amis"
dans les milieux proches du pouvoir, nous assisterions inévitablement à
une empoignade générale. Et pour peu que celui qui fait office de
Premier Sinistre "Pot de fleur" - Mohamed Dileita Mohamed - vienne à
passer par là et postule lui aussi à la succession d'IOG, alors
là il ferait la quasi unanimité contre lui.
Notons
que Kadra Mahamoud Haïd a vraisemblablement préparé de son
côté la succession à sa manière. Si elle fait les "doux
yeux" au Directeur des Services Djiboutiens de Sécurité - Hassan
Saïd dit Madobé - c'est qu'elle a peut être des intentions inavouées
pour ce qui le concerne. On sait que les relations dans le couple IOG/Kadra ne
sont pas au beau fixe et ce depuis bien des années, mais de là à
penser que "Madame" voudrait se débarrasser de son époux
il y a un pas que nous ne franchirons pas .... Encore qu'elle nous ait habitués
à bien pire par le passé pour atteindre ses objectifs ambitieux
et démesurés par rapport à sa petite personne de si peu d'importance.
S'il y a une personne qui fait la quasi unanimité contre elle dans le
pays, c'est bien elle. Rarement on a pu constater combien aujourd'hui autant de
femmes - à tous les niveaux de notre société - ont si peu
de considération pour celle qui s'impose comme la paraît-il "Première
dame".
Dans
les écrits qui vont suivre et pour en revenir à la maladie dont
souffre Ismaïl Omar Guelleh nous avons pris le parti d'y inclure un peu d'humour.
Selon
son médecin privé, IOG souffrirait d'une maladie qui lui impose
de fréquents séjours en milieu hospitalier spécialisé
pour traitement. Loin est le temps où il appréciait lesdits séjours
dans les pavillons réservés aux "Chefs d'États"
des hôpitaux militaires parisiens et louait pour leurs compétences
les médecins qui y officiaient. Les choses ont bien changé. Ismaïl
Omar Guelleh les fuit depuis des mois car selon ses considérations, sa
vie pourrait y être mise en danger....vu les rapports pour le moins tendus
qu'il entretient depuis avec l'Elysée...Ce en quoi il se trompe lourdement
quant à une éventuelle atteinte à sa vie.
Si
le service "Action" de la DGSE - ou un quelconque autre service moins
connu - avait reçu un tel ordre, celà ferait bien longtemps qu'IOG
ne serait plus de ce monde. Et si cela devait se faire, son "effacement"
se ferait - ou se serait fait - à Djibouti ou mieux que cela lors d'un
voyage officiel à l'étranger et d'évidence ailleurs qu'en
France. Nous pensons plutôt que pour ce qui concerne ses frayeurs, ce serait
plutôt le fantôme du Juge Bernard Borrel qui hante - jour et nuit
- le dictateur djiboutien...Par ailleurs, il serait bien inspiré de ne
pas couvrir de voiles sinistres et mensongers tout ce qui brille et le dérange
; ceci ayant pour nom vérité. Qu'IOG scrute son
miroir miroir et il y découvrira le fantôme qui s'y cache.
Ceci
étant dit et vu son "état de santé", d'après
son médecin privé Ismaïl Omar aurait de fréquentes poussées
de fièvre et serait sujet à des évanouissements ce qui obligerait
son praticien à le suivre en permanence et - toutes les heures - à
procéder à une prise de température par voie "anale"
(dixit l'ADI sur le terme "anales" - voir discours sur l'investiture..).
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