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Dernière modification : le 15-Mai-2005 14:41 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

 

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D 292 - 15/05/05 - DJIBOUTI - Comme la mode et la diplomatie "à l'air du temps" font l'agrément du moment, aussi font-elle la justice et le niveau des "Droits humains" de l'instant.

Justicia.

 

Lors de grandes rafles - réalisées en avril 2005 et sur ordre du pouvoir d'Ismaïl Omar Guelleh - des centaines de manifestants furent incarcérés pour avoir exprimé leur rejet de la mascarade d'élections présidentielles du 8 avril 2005.

Simulacres relevant du ridicule outrancier tant les falsifications étaient grossières alors que la dictature de la pensée unique voulait leur imposer son propre diktat antirépublicain ; y compris par le chantage et par l'emploi de la force.

Bon nombre de ces hommes et de ces femmes furent libérés (es) dans les jours qui suivirent mais - compte tenu du chantage au silence imposé parallèlement aux familles desdits manifestants par le pouvoir en place - nous ignorons à ce jour si tous les manifestants/manifestantes furent véritablement libérés (es). Alors que l'on sait que des femmes sont incarcérées dans les locaux d'un commissariat dans la capitale mais nous n'en connaissons pas le motif, l'État imposant - là encore - la loi du silence à diverses fins..

Cette loi du silence s'attache aussi à tous les actes de tortures perpétrés sur hommes et femmes opposants politiques incarcérés à Gabode, dans les commissariats et en d'autres lieux de détentions. A ceci s'ajoutent le silence complice et l'ignorance de ce qui fait office de "Justice locale" sur les viols perpétrés sur les femmes emprisonnées à Gabode ou dans certains commissariats.

 

Ce que nous pouvons affirmer, c'est que depuis plus de 30 jours

SONT INCARCÉRÉS SOUS LE SIMPLE MOTIF D'AVOIR PARTICIPÉ A L'APPEL AU BOYCOTT, LANCÉ PAR l'OPPOSITION UNIE CONTRE CES ÉLECTIONS FALSIFIÉES.

 

Démonstration est faite que le pouvoir ne recule devant RIEN et prend en otage les familles de l'opposition politique djiboutienne.

De tels actes - comme ceux de tortures et de viols dans une République dite Francophone - relèvent de l'indignité, de la barbarie et du non respect des Droits de l'humain, des Droits citoyens/citoyennes. Dans bien des aspects et à l'échelle du pays, ces actes rappellent - sur le fond - les méthodes utilisées en un temps passé sous Hitler, Staline, Pinochet et encore de nos jours sous Castro à La Havane.

 

Nous lançons un appel dans l'urgence ;

- à la communauté internationale et tout particulièrement aux instances supérieures internationales ;

- aux chefs des États composant l'Union Européenne ;

- ainsi qu'à M le Président des États Unis d'Amérique - M G.W BUSH ;

pour que soit demandé par voie diplomatique la libération immédiate - sans exception aucune - des détenus politiques incarcérés à Djibouti.


 


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

exildj@gouv-exil.org

 

 

 

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