Lors
de grandes rafles - réalisées en avril 2005 et sur ordre du pouvoir
d'Ismaïl Omar Guelleh - des centaines de manifestants furent incarcérés
pour avoir exprimé leur rejet de la mascarade d'élections présidentielles
du 8 avril 2005.
Simulacres
relevant du ridicule outrancier tant les falsifications étaient grossières
alors que la dictature de la pensée unique voulait leur imposer son propre
diktat antirépublicain ; y compris par le chantage et par l'emploi de la
force.
Bon
nombre de ces hommes et de ces femmes furent libérés (es) dans les
jours qui suivirent mais - compte tenu du chantage au silence imposé parallèlement
aux familles desdits manifestants par le pouvoir en place - nous ignorons à
ce jour si tous les manifestants/manifestantes furent véritablement libérés
(es). Alors que l'on sait que des femmes sont incarcérées dans les
locaux d'un commissariat dans la capitale mais nous n'en connaissons pas le motif,
l'État imposant - là encore - la loi du silence à diverses
fins..
Cette
loi du silence s'attache aussi à tous les actes de tortures perpétrés
sur hommes et femmes opposants politiques incarcérés à Gabode,
dans les commissariats et en d'autres lieux de détentions. A ceci s'ajoutent
le silence complice et l'ignorance de ce qui fait office de "Justice locale"
sur les viols perpétrés sur les femmes emprisonnées à
Gabode ou dans certains commissariats.
Ce
que nous pouvons affirmer, c'est que depuis plus de 30 jours






SONT
INCARCÉRÉS SOUS LE SIMPLE MOTIF D'AVOIR PARTICIPÉ
A L'APPEL AU BOYCOTT, LANCÉ
PAR l'OPPOSITION UNIE CONTRE CES ÉLECTIONS FALSIFIÉES.
Démonstration
est faite que le pouvoir ne recule devant RIEN et prend en otage les familles
de l'opposition politique djiboutienne.
De
tels actes - comme ceux de tortures et de viols dans une République dite
Francophone - relèvent de l'indignité, de la barbarie et du non
respect des Droits de l'humain, des Droits citoyens/citoyennes. Dans bien des
aspects et à l'échelle du pays, ces actes rappellent - sur le fond
- les méthodes utilisées en un temps passé sous Hitler, Staline,
Pinochet et encore de nos jours sous Castro à La Havane.
Nous
lançons un appel dans l'urgence ;
-
à la communauté internationale et tout particulièrement aux
instances supérieures internationales ;
-
aux chefs des États composant l'Union Européenne ;
-
ainsi qu'à M le Président des États Unis d'Amérique
- M G.W BUSH ;
pour
que soit demandé par voie diplomatique la libération immédiate
- sans exception aucune - des détenus politiques incarcérés
à Djibouti.