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D
293 - 15/05/05 - DJIBOUTI - "Tous
ces pauvres...qui fouillent et renversent nos poubelles. Ils nous rendent la vie
impossible !".
Mme Anab HERSI AHMED et
M Ahmed ABDI
Cette phrase fut lâchée malencontreusement par le Ministre djiboutien
de l'intérieur s'offusquant peu avant que l'État ne procède
à la dernière opération en date d'expulsions de réfugiés.
Expulsions au sein desquelles le gouvernement d'Ismaïl
Omar Guelleh mêlera une partie de la misère des couches sociales
les plus défavorisées de la société djiboutienne.
S'il
pouvait expulser librement les familles djiboutiennes qui survivent en dessous
du seuil de pauvreté, ce serait alors plus de 80 % de la population qu'il
rejetterait au-delà des frontières. Pour que ces familles - pourtant
de nationalité djiboutienne - aillent vivre leur grande misère ailleurs
et que la capitale du pays n'ait plus ce visage criard et traîne-misère
qu'on lui connaît. L'image de l'opulence insultante
d'une minorité qui se gave de tout à s'en faire " péter
le ventre " confrontée à celle qui saute aux yeux de l'extrême
dénuement - et de bien d'autres - étalée au grand jour supplante
de loin la première et dérange fortement le cliché édulcoré
et combien falsifié qu'IOG veut donner de Djibouti vers l'extérieur.
Aussi
paradoxal que ceci pourrait paraître dans l'esprit des occidentaux, cette
grande misère entretenue - et les moments culminants de famines comme c'est
le cas actuellement - l'État dirigé par Ismaïl Omar Guelleh
en a néanmoins le plus grand besoin.
Pourquoi
vouloir tout et son inverse ?
Premier
point, il tient à ce que le pays reste - au niveau des instances financières
internationales - dans le lot des pays très pauvres. Ceci lui permettant
d'emprunter des sommes importantes à des taux d'intérêts très
bas. En prolongement de cela, pour obtenir des aides et des assistances internationales
importantes. Aux fins d'en détourner une partie tout en laissant croire
- par l'entremise de sa propagande et des communiqués de presse - que l'ONARS
et les composantes humanitaires locales auraient joué pleinement leur
rôle et assumé leurs responsabilités.
Loin s'en faut,
dans un tel État irresponsable on n'éduque pas à la responsabilisation
des rouages du système, tout est fait pour que chacun prélève
une forme de " dîme " au passage. Majoritairement,
l'humanitaire géré localement est un " commerce " entretenu
au même titre que tous les autres.
Qu'ils
soient consentants ou pas, tous les directeurs de l'ONARS qui se sont succédés
à sa tête furent contraints par IOG et Kadra Haïd de détourner
partie des aides internationales. Soit ils se soumettent, soit ils sont démis
de leurs fonctions.






Observons
qu'en toute illégalité - et que NUL ne saurait contester sur place
sans prendre le risque de se trouver incarcéré à Gabode -
Kadra Haïd, épouse du président et supposée "première
dame du pays" fait ouvertement détourner les dons internationaux en
farines, ce au profit de SA boulangerie industrielle située
dans l'enceinte du Centre d'accueil "la mère et l'enfant". Cette
boulangerie industrielle a été aménagée, équipée
à partir d'Aides Internationales et ce au détriment d'une multitude
de petits commerces de "boulangerie de proximité" dont elle a
fait fermer les portes, y compris en y envoyant les Forces Nationales de Police.
Elle s'est accaparée bon nombre de Contrats de fourniture de pain au sein
des institutions djiboutiennes et auprès des organismes militaires implantés
dans le pays.
L'ESPACE
HUMANITAIRE LOCAL EST SCIEMMENT TRÈS ENCOMBRE !
L'espace
humanitaire local à Djibouti est aujourd'hui très encombré
alors que peu de réels projets sont menés à leur terme. Cet
" encombrement " par la diversité des supposées associations
locales à vocation humanitaire permettent de fondre les dons en nature
et les aides financières internationales pour les rendre incontrôlables
de l'extérieur du pays..
Les
colloques et les sessions de formation et d'information - au cours desquelles
un Ministre en arrive à découvrir la signification d'un " Tableau
de bord " - ceci confirmant son faible niveau de connaissances et d'acquisition
de compétences - ou les multiples galas mondains au Sheraton tiennent leur
raison d'être et leurs moyens financiers d'existence de cet humanitaire
sous cette forme.
En
l'espèce, nous sommes bien loin du contenu de la citation de Bernard Kouchner
" L'information et l'humanitaire sont le remède contre les douleurs
extrêmes ". Il est parfois des misères humaines,
des douleurs trop grandes pour pleurer ; alors viennent à l'esprit les
mots de la révolte, ceux contre le " commerce de la misère".





Les
rapports Nord-Sud sont appréhendés en termes humanitaires, comme
si la charité devait assumer tous les désordres des gouvernants
et toutes les détresses de la planète.
L'image
de l'enfant décharné par la famine ou amputé par une mine
attire l'attention des opinions publiques, au point trop souvent d'obscurcir l'assistance
dont ses parents ont besoin pour assumer leur fonction protectrice. En outre,
les engagements humanitaires d'urgence ont beaucoup plus de soutien que les efforts
de prévention, même dans le cas des famines, qui sont pourtant prévisibles
de long mois à l'avance. Voire des années avec les moyens de lecture
dont nous disposons comme ceux pour intervenir en préventif et modifier
le climat d'une région en "chargeant" les nuages pour en accélèrer
les précipitations.
La
famine récente et prévisible depuis
3 années, qui affecte Djibouti et s'étend au Somaliland
et - où plus grave encore car plus de 300 000 humains risquent de mourir
de faim - jusqu'en Éthiopie, sont l'une comme l'autre et l'autre encore
une nouvelle expression de cette réalité.
On saisit combien
les engagements du gouvernement d'IOG ne sont qu'artifices et notamment quant
aux dimensions humanitaires de l'engagement passant à l'arrière-plan.
Ainsi, ne recense t-on que tout au plus trois articles
de la presse gouvernementale et communiqués de l'ADI sur la grande famine
qui frappe particulièrement les populations nomades. Aucune " mobilisation
générale " ordonnancée par l'État actuel alors
que 10 000 êtres humains - dont 6 000 enfants - risquent de mourir de faim.
A
l'impopularité des pratiques de détournements localement instaurées,
l'État y apporte sa propre contribution ; son irresponsabilité
récurrente vis-à-vis des instances humanitaires internationales
qu'il encourage à agir à sa place et loue dans ses communiqués
de presse.
DICTATEUR,
SOUS-DICTATEURS, SOUS-SOUS DICTATEURS ET AIGREFINS.
La
dictature imposée par IOG n'est au fond qu'une fiction. Son pouvoir se
dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs et
sous-sous dictateurs, aigrefins qui se veulent anonymes et irresponsables, dont
la tyrannie et la corruption sont devenus leurs seuls moyens d'expression.
N'oublions
pas que les populations suivent les exemples qu'ils observent, bien mieux qu'ils
n'écoutent les conseils d'une propagande.
Les
conseils du gouvernement actuel c'est comme l'huile de ricin : il ne cesse d'en
donner mais déteste en ingurgiter
.Car considérant que le
meilleur moyen de réussir dans la vie, c'est de ne pas agir selon les conseils
qu'il donne aux autres. C'est très curieux : ce sont toujours les dictatures
qui se réclament du respect de l'humain alors que les autres agissent.
Partout,
dans les villes, les quartiers, au fond des villages, dans les écoles,
dans les familles, des hommes, des femmes, des ados ont plus que jamais le sentiment
d'être des " laissés pour compte ".
Pourtant, comprendre
les " malaises de la société ", les solidarités
perdues, les dérives du gouvernement, les exclusions des familles djiboutiennes
ou le tribalisme, ceci suppose d'écouter ce qu'un (e) simple homme/femme
de la rue, un employé du secteur privé, un fonctionnaire, un militaire,
gendarme ou policier, s'exprimant librement sur son existence au quotidien - sur
ses souffrances - qui ne sont pas individuelles, mais sociales.
Si
l'on laissait à ces hommes/femmes de droit de s'exprimer en toute liberté,
alors ce serait à un véritable réquisitoire auquel nous assisterions.
Réquisitoire contre la démission de l'État face aux difficultés
et le laisser-faire qu'il entretient imposant par conséquent l'exigence
émanant des grands pays de ce monde l'instauration d'une " politique
réellement démocratique " avec - d'évidence et en premier
lieu - la restauration d'un État fort, humain et responsable.
LE
HCR NE PEUT RÉSOUDRE - A LUI SEUL - LES PROBLÈMES DES RÉFUGIÉES
ET CELUI DE LA MISÈRE HUMAINE.
Le
Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pousse
- sans cesse - de nouveaux cris d'alarme concernant les réfugiés
et les déplacés, soulignant que l'accroissement incontrôlable
des demandes d'asile dans les pays développés ne pourra diminuer
que si la communauté internationale s'attaque véritablement aux
racines des conflits et aide des millions de déracinés dans leurs
propres régions.
Les pays riches continueront de se heurter aux
graves problèmes des réfugiés et de l'immigration clandestine,
tant qu'ils ne s'attaqueront pas véritablement aux racines du mal. A Djibouti,
ce mal nous le connaissons. Si la disparité entre les nations riches et
les nations pauvres ne cesse pas d'augmenter, et si l'on n'impose
pas les pays en voie de développement à mettre en place,
chez eux, les moyens de protection nécessaires pour enrayer les flots de
personnes déplacées et assister ceux qui en ont besoin, alors
ces derniers se tourneront, de plus en plus, vers les pays les plus aisés,
leur seul espoir. C'est une SPIRALE SANS FIN !.
EN
ENTRETENANT LA PAUVRETÉ, VOIRE LA MISÈRE, LE GOUVERNEMENT DJIBOUTIEN
LES EXPLOITE AU PROFIT D'UN SYSTÈME, DIRIGÈ
PAR QUELQUES UNS.
Il
est incontestable que - malgré et de par ses artifices de façade
- le gouvernement djiboutien actuel incite les populations
locales à immigrer pour les remplacer par des familles originaires d'autres
pays limitrophes et plus favorables à la politique menée
par Ismaïl Omar Guelleh.
Lorsque
l'on vit dans la guerre et dans la misère, la pauvreté dans le pays
d'à côté devient " eldorado " et c'est ainsi que
l'on va servir les intérêts des gouvernants, ne
serait-ce qu'au moment des élections où l'on va être "
djiboutiannisé " pour la circonstance.
Avec
le maintien des conflits dans la Corne Est de l'Afrique, de plus en plus d'étrangers
- triés sur le volet et par famille complète - se tournent vers
le système imposé par IOG. Ils entrent dans le pays pour se substituer
dans les quartiers de la capitale - tout comme à Tadjourah et en pays Afar
- aux populations locales ; y compris dans les rares emplois disponibles.
Ces
familles sont regroupées et contrôlées au sein d'associations
locales - à vocations diverses - que l'État va aider à survivre
notamment en leur fournissant des denrées alimentaires essentielles ponctionnées
sur les Aides internationales et des bottes de khât de basse qualité.
C'est par cette méthode d'achat des consciences humaines, qu'hommes et
femmes - originaires des pays limitrophes - vont constituer une masse informe
mobilisable comme " Djiboutiens/Djiboutiennes " pour toutes les manifestations
organisées par le pouvoir en soutien au dictateur Ismaïl Omar Guelleh.
La
preuve en fut faite lors du simulacre d'Élections présidentielles
du 8 avril dernier, le pouvoir en place allant chercher dans les quartiers les
plus défavorisés de la capitale, ces nouveaux/nouvelles " Djiboutiens/Djiboutiennes
" en leur promettant de leur offrir - sur place et lors des meetings - des
denrées alimentaires, un peu d'argent et des demi-bottes de khât
de basse qualité
C'est
ainsi que de par l'accroissement du chômage qu'il ne peut maîtriser,
la déréglementation sauvage en matière de salaires, l'utilisation
à son profit des étrangers importés, l'exclusion des familles
djiboutiennes qui fuient le pays, l'État
dirigé par IOG passe sciemment à côté des obligations
internationales et nationales qu'il a vis-à-vis des personnes djiboutiennes
ayant un réel besoin de protection et le droit de vivre
dans LEUR pays d'appartenance.
L'ÉTAT
DJIBOUTIEN ACTUEL N'EST PAS COUPABLE, CAR NUL NE SERAIT RESPONSABLE PARAIT-IL
!
Le
gouvernement djiboutien, et non les associations supposées charitables
dont il se sert pour en tirer larges profits qui lui sont indirectement reversés,
a pour fonction première de protéger les gens démunis.
Il doit, en particulier, s'efforcer de prémunir les travailleurs et leur
famille contre les risques de la vie professionnelle, de la maladie, des accidents,
du chômage et de la vieillesse.
L'État djiboutien dispose t-il des moyens financiers nécessaires
? la réponse est OUI, vu la diversité et le
volume des aides internationales qu'il reçoit !.
Remède
? faire baisser la corruption de manière notable en restaurant l'État
de Droit et la Justice comme cela s'est fait - et se fait encore - au Kenya sous
la présidence de Mwaï Kibaki !.
Malgré
les aides internationales, les dons et l'endettement constant, ce gouvernement
djiboutien là n'a comme seul résultat effectif à porter à
son " passif " et contrôlable que "
les retards incessants de versements des salaires " auxquels s'ajoute une
décision de rayer arbitrairement et en dépit des lois ses dettes
concernant le non versement d'arriérés de salaires sur plus de 6
mois.
Dans
une tempête du désert des incohérences provoquée par
le pouvoir d'IOG, aucun gain de sable ne se sent jamais responsable ; c'est cela
la subtilité du régime qu'il a instauré.
Comme
l'a fort bien écrit Myriam Revault d'Allonnes dans un ouvrage :
"Une
humanité qui n'a d'autre appartenance qu'à la "nature humaine"
est une humanité déshumanisée".
Mais
cela c'est le piètre des soucis de son Excellentissime le Dictateur Ismaïl
Omar Guelleh !!! comme de la " charmante " Kadra Mahamoud Haïd
qui se réfugie de plus en plus souvent dans son somptueux appartement parisien,
à deux pas de la place Vendôme.

Secrétariat
général du Gouvernement en Exil de Djibouti.
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Téléphone
et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.
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