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Dernière modification : le 18-Mai-2005 11:39 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

 

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D 294 - 16/05/05 - DJIBOUTI - En mal de félicitations pour sa seconde autoproclamation à la présidence de la République djiboutienne, Ismaïl Omar Guelleh a effectué un voyage de 48 heures aux États-Unis d'Amérique mais le président Georges Walker Bush ne l'a pas reçu personnellement.

M Bouh WARSAMA

A la lecture des communiqués de presse de l'ADI, ce que l'on peut en dire c'est que nous sommes véritablement en pleine idéologie de la pensée unique et dans ce culte de la personnalité qui est d'un autre siècle.

Véritable dévotion à un tyran qui nous remet en mémoire ce que furent les pratiques staliniennes en matière de communication. Celles d'un État abusif et dictatorial qui en est réduit à la profusion de communiqués et d'articles dans SA presse officielle car à la recherche d'une crédibilité qu'il n'a jamais eue et à laquelle il ne saurait prétendre. Dans cette sorte de " mendicité " manipulatoire des esprits, toutes les tentatives pour endoctriner l'opinion publique sont "arme de la désespérance" au point que l'excès des superlatifs - d'après campagne électorale - en arrive à dépasser de loin le saugrenu pour verser dans le grotesque politicard.

Par ce qu'elle fait diversion ou confusion au lieu de relater simplement, d'expliquer pour persuader, cette démarche de communication est gauche, irresponsable et malintentionnée, de plus cachée maladroitement derrière un cliché de façade réducteur de toutes les vérités.

Normal me direz-vous, ceci s'inscrit dans une logique par principe connu dans un Etat dictatorial qui ne peut y voir que l'intérêt de quelques-uns et qui n'a comme finalité que de tenter d'augmenter sa supposée valeur sur le plan international en s'essayant à redorer un blason largement terni par toutes les " affaires ", dont celle de l'assassinat du juge Bernard Borrel en octobre 1995 à Djibouti.

PROPAGANDE STALINO IOGIENNE, LA PENSÉE UNIQUE A LA VIE DURE

Le principe de fonctionnement de la " propagande stalino - iogienne " est de décrire une situation où, selon notre analyse, il y n'a pas forcément intention de dissimuler un fait mais essentiellement de le travestir pour en modifier l'impact ; de la pluie en faire un soleil resplendissant, de la grisaille en faire du blanc plus que blanc. De tenter ainsi d'infléchir l'opinion publique par quelques lignes puis " d'enfoncer le clou " par un second communiqué avec des superlatifs mal à propos, s'essayant à tenter de violer les consciences humaines et de modifier ainsi le jugement d'autrui par une manigance de la part de ceux que nous citons.

 

 

Dans les écrits qui vont suivre, notre intention est de démontrer qu'il existe aujourd'hui une tentative de modification psychologique, qui est d'ailleurs circonstancielle mais répétitive, et qui est aussi du domaine de l'inconscient. Qui tient du parti-pris, du choix politique extrémisant et qui ne répond en rien à quelque chose de nouveau que nous ne connaissions pas déjà ailleurs et que nous nommons pour le besoin de rangement et d'entendement ; "virtualisme dictatorial".

ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES 2005, UNE MASCARADE BIEN PRÉPARÉE

Le premier constat que chacun/chacune a fait lors de la préparation et lors du déroulement des présidentielles 2005 à Djibouti fut un investissement financier et humain très important décidé par Ismaïl Omar Guelleh pour sa seconde campagne d'autoproclamation. Contrairement à ce que nous avions pu observer en avril 1999, tout fut organisé dans le détail, suivi et manipulé en temps réel. De telle manière que les quelques " couacs " - constatés sur place par les observateurs étrangers missionnés pour "contrôler l'incontrôlable" et n'ayant pas vocation à s'immiscer plus avant dans les affaires intérieures d'un " pays souverain " - passèrent pour des " épineux " de peu d'importance, alors que masquant en fait une véritable forêt tropicale des falsifications électorales.

Ils n'y ont vu que ce que le "système en place" a bien voulu leur montrer.

Ces élections ont eu ainsi un air spontané, de là vient la force d'une telle mystification alors que chaque manipulation en fut pensée.

Convaincu de fraude électorale par l'opposition, Ismaïl Omar Guelleh a du faire face à de puissantes manifestations au cours desquelles il a fait procéder à des "bastonnades" et à des tirs sur les opposants, à des centaines d'arrestations. Puis a conservé en OTAGE quelques membres de la famille d'Ismaël Guedi Hared - leader des partis d'opposition - afin qu'il se taise.

C'est ainsi que monopolisant TOUS les pouvoirs - avant et pendant - quelques ingrédients savamment agencés et à peine un an de préparation se révèlent efficaces pour aujourd'hui et un demain ; mais pour combien de temps ?.

UN CAPHARNAÜM DE FALSIFICATIONS QUI N'A TROMPÉ PERSONNE

Les conditions de préparation et de déroulement de ces élections - tout comme les résultats ayant valeur de scrutin - n'ont trompé aucune diplomatie étrangère.

Toutes les invitations lancées de par le monde pour participer aux cérémonies d'investiture d'Ismaïl Omar Guelleh II se sont soldées comme seule réponse par des " félicitations " émanant de quelques rares chefs d'états étrangers dont les plus élogieuses ne furent pas forcément les plus sincères.

De Paris, de Washington, de l'Union Européenne, du Royaume Uni, d'Allemagne, de Russie, du Japon, de Chine, d'Arabie saoudite, d'Égypte ou de Kenya… nul ne s'est déplacé pour fêter - et pour cause - la seconde autoproclamation d'un dictateur, version 2005.

Un point significatif du niveau international de désaveu est qu'en cette circonstance, le président des États-Unis d'Amérique G.W.BUSH ne félicita pas Ismaïl Omar Guelleh qui - d'après ce qui nous en fut dit par ses proches - entra dans une grande colère.

"L'intégrité d'un homme sur le plan international engendrant sa crédibilité, " l'art et la manière d'IOG " furent toujours de vendre sa crédibilité avec une livraison future passant ainsi de promesses sans lendemain en engagements bien vite oubliés".

Désavoué officieusement par le chef du plus grand État de la planète et par bien d'autres grands pays, Ismaïl Omar a fait " sonner la charge " aux fins de prolonger " le grand Carnaval de Djibouti, édition 2005 " donnant ordre à son équipe de propagande afin qu'elle prépare dans les meilleurs délais des déclarations - plus hilarantes les unes que les autres. Déclarations attribuées à des associations de quartiers qu'il finance, à quelques consciences cyclothymiques et surtout cupides de l'ex opposition, à de hauts fonctionnaires et à des dignitaires du pouvoir en mal de faveurs et dont on avait presque oublié qu'ils existaient. Le but étant dans ces déclarations et écrits mielleux que chaque langue soit plus longue que la précédente et que le " léchage " aille plus loin encore, au plus profond de l'avilissement humain que sont l'obséquiosité et la prosternation.

La finalité de la prolifération d'écrits paraissant dans SA presse et SES médias, étant que chacun/chacune s'enthousiasme artificiellement de la réélection à la gloire du seigneur et maître de Djibouti.

Restait à régler le problème avec les États-Unis d'Amérique dont le président G.W.BUSH se serait refusé à recevoir le dictateur djiboutien à la Maison Blanche et qui - tel un mendiant politique cherchant caution - mettra tout en œuvre par l'intermédiaire de son représentant diplomatique à Washington pour que le président US veuille bien le recevoir officiellement. Stratagème " politiquement immature " destiné avant tout à ce que - d'évidence - la propagande d'IOG se saisisse de l'événement, l'exagère et en fasse des " gorges chaudes " à la gloire du dictateur djiboutien.
C'était forcer la main du président américain, ce qu'il aurait fort mal apprécié.

Il fut donc convenu à très haut niveau des États concernés qu'Ismaïl Omar Guelleh ne rencontrerait pas G.W.BUSH mais la Secrétaire d'État américain, Mme Condolezza Rice. Jouant sur le " diplomatiquement correct " qui est de mise lors d'une visite officielle, la Secrétaire d'État américain n'avait d'autre alternative que de féliciter le dictateur autoproclamé pour sa réélection d'avril 2005.

Imaginez un instant qu'elle ne le fasse pas, ce serait alors un " affront " incompatible avec la présence des forces armées américaines à Djibouti.

En l'absence de félicitations officielles du président G.W.BUSH, la propagande d'Ismaïl Omar Guelleh s'est donc mise à " broder " autour du contenu des entretiens entre Mme Condolezza Rice et IOG.

Si l'on voulait mettre une pointe d'humour, nous pourrions dire que nous avons échappé de peu aux mensonges habituels dont l'ADI nous abreuve. A savoir qu'au point ou elle est dans le travestissement des vérités elle aurait pu écrire " une foule composée d'Américains et de Djiboutiens en liesse accueillant son excellence le président Ismaïl Omar Guelleh à sa descente d'avion, pour le porter en triomphe et l'accompagnant dans les rues d'un New York en délire …. ".

MENDICITÉ MANIPULATOIRE DES ESPRITS

Du genre supplique : " Je vous en prie, il faut croire à tous nos travestissements des vérités; IOG en a tant besoin pour se rassurer !".

Les propagandistes d'IOG cherchent à changer la façon dont les gens comprennent un acte ou une situation, afin de modifier leurs actions et espérances de manière qu'ils souhaitent. Cette propagande fonctionne parallèlement à la censure, pour laquelle le même but est réalisé en filtrant les messages qui entrent et surtout quittent Djibouti de façon à ne laisser passer que les éléments favorables à l'interprétation voulue par la pensée unique au lieu d'imprégner les esprits avec une information libre, juste.

Censure et propagande sont utilisés dans les mêmes contextes. Ils sont complémentaires et fonctionne de concert à Djibouti.

Ce qui distingue cette propagande des autres formes de recommandation c'est la volonté du propagandiste de tenter de changer la compréhension des personnes qui lisent ses écrits par diversion ou confusion au lieu d'expliquer et de tenter de persuader de leur bien-fondé..
Il faut en accepter l'idée, parce que simplement c'est la réalité de ce que nous constatons, que l'exemple que nous avons cité plus avant dans ces écrits sur la visite d'IOG aux USA est un parmi la multitude, donc d'une valeur exemplaire réelle et que le comportement ainsi mis en évidence par sa propagande outrancière est une forme d'obligation policière imposée à Djibouti, le résultat de pressions, l'effet d'une consigne que l'on tente de nous contraindre à accepter.

La fausse gloire qu'un dictateur tente de s'octroyer par la propagande, c'est un dinosaure qui veut qu'on le nourrisse de louanges et de "léchage de postérieur" sinon il se fâche et peut vous tuer.

 

" Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé " Charles de Gaulle.

 


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

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