"Si
nos mots sont dérisions à l'égard de la dictature, si nous
la brocardons par nos dessins c'est pour tenter de rendre justice à la
vérité".
D
296 - 18/05/05 - DJIBOUTI -
Rendre Justice à la Vérité
est plus qu'un Droit, c'est un devoir républicain.
M Saïd ABDO.
Si
Ismaïl Omar Guelleh pensait initialement que sa visite à Paris serait
de tout repos, il s'est lourdement trompé. Cette visite mettait - outre
mesure - dans l'embarras l'Élysée pour diverses raisons et tout
particulièrement quant aux suites de l'affaire de l'assassinat du Juge
Bernard Borrel le 18 octobre 1995 à Djibouti, mais donnait aussi la possibilité
pour la Justice française de l'auditionner dans le cadre de ce dossier.
http://www.ardhd.org/info.asp#article_3642
17/05/05
(B298) Dernière minute : la Juge Clément demande officiellement
à entendre Guelleh, profitant de son passage à Paris.
Nous
venons d'apprendre que la Juge Clément a demandé officiellement
à entendre Guelleh en qualité de témoin, profitant de son
passage à Paris.
Bien entendu, Guelleh va se retrancher derrière
l'immunité qu'il doit à son usurpation du pouvoir ... Mais cela
laissera des traces, car s'il était innocent, la conscience tranquille,
qu'est-ce qui l'empêcherait d'aller répondre aux questions de la
Juge ?
Rien bien sur ! Donc s'il n'y va pas, certains ne manqueront pas d'affirmer,
c'est qu'il a de solides raisons ....
Dans
son article I-6, le traité constitutionnel stipule que " la Constitution
et le droit adopté par les institutions de l'Union, dans l'exercice des
compétences qui sont attribuées à celle-ci, priment le droit
des États
membres ".
L'article
I-6 reconnaît un état de fait : il s'agit de la reprise d'une jurisprudence
constante du juge européen depuis 1964. C'est d'ailleurs ce que précise
une déclaration annexée au traité : " la Conférence
constate que l'article I-6 reflète la jurisprudence existante de la Cour
de Justice des Communautés européennes et du Tribunal de première
instance " (déclaration n° 1 ad article I-6).
La
primauté du droit ne vaut ainsi que pour les compétences que les
États membres ont accepté de donner à l'Union Européenne.
Cette
disposition ne change rien à l'état du droit. Le Conseil constitutionnel
l'a explicitement confirmé dans sa décision du 19 novembre 2004:
le traité ne confère pas au principe de primauté un sens
différent de ce qui était le sien auparavant.
Ainsi,
la Constitution française demeure notre norme suprême dans l'ordre
juridique interne.
Notons
par ailleurs que le droit européen ne vient pas de nulle part. La France
participe à son élaboration au Conseil. Précisément,
le traité constitutionnel donne à la France plus de poids dans le
processus de décision.
PRIMAUTÉ
D'UN DROIT SUR L'AUTRE
Le
droit français prend-il le pas sur le droit djiboutien lorsqu'un citoyen
djibouto-français est mis en accusation pour son implication dans un meurtre
de citoyen français ?. C'est à cette question fort épineuse
- car mêlant diplomatie et Droit - à laquelle il conviendrait tout
d'abord de répondre.
De
ce que nous avons compris, un (e) citoyen (ne)disposant de la double nationalité
djibouto française devra répondre - dans une même
affaire - devant la Justice du pays qui le met en cause et à laquelle appartient
la victime. Nul ne saurait donc tenter de se protéger
derrière l'une ou l'autre des nationalités auxquelles il appartient
et suivant les circonstances pour éviter d'être entendu par la Justice.
MME
LA JUGE SOPHIE A DONC VRAISEMBLABLEMENT UNE ALTERNATIVE POUR AUDITIONNER ISMAÏL
OMAR GUELLEH ?.
D'après
ce que nous en savons, Ismaïl Omar Guelleh bénéficierait de
la double nationalité, celle de Djiboutien et de Français
ce qui - soit dit en passant - serait contraire au contenu
de la Constitution djiboutienne pour toute candidature à la magistrature
suprême.
Le
refus que pourrait opposer la diplomatie française à Mme la Juge
Sophie Clément d'auditionner Ismaïl Omar Guelleh - président
de la république djiboutienne - n'aurait plus lieu
d'être si ladite Juge décidait de l'entendre comme simple
citoyen français.
Qui
pourrait faire obstacle à un juge parisien de convoquer un citoyen
français de double nationalité soupçonné d'avoir été
l'ordonnateur d'un crime commis sur un autre citoyen français ?.
LA
PORTE OUVERTE A D'AUTRES AFFAIRES EN SUSPEND.
A
la condition que la Justice française serait en droit de de convoquer un
citoyen français de double nationalité soupçonné d'avoir
été l'ordonnateur d'un crime commis sur un autre citoyen français,
pour le moins deux autres affaires pourraient faire l'objet de
dépôt de plainte.
| La
première concerne l'accusation de meurtre par empoisonnement perpétré
sur notre regretté frère Mohamed Djama Elabeh (AMIN
- RIP) |
 | De
nationalité djibouto- française, Mohamed Djama était un ancien
ministre ayant détenu divers postes essentiels au sein du gouvernement.
Démissionnant de tous ses mandats suite au massacre d'Arrhiba, il devint
le chef de l'opposition et l'homme de l'espoir de toutes les populations qui l'auraient
porté au pouvoir lors d'élections démocratiques. Il
fut empoisonné dans les derniers mois de 1996 par MERANEH sur ordre d'IOGqui
fut nommé député quelques semaines plus tard pour le récompenser. |
| | La
seconde affaire concerne l'accusation de non assistance volontaire à personne
en danger ce qui provoqua le décès de l'ex général
de police Yacin Yabeh |
 | De
nationalité djibouto- française, ancien général commandant
les Forces Nationales de Police, associé à IOG dans diverses "affaires",
ce dernier lui tendit un piège dans lequel il tomba. Hospitalisé
à l'Hôpital militaire BOUFFARD à Djibouti, son état
de santé nécessitait son évacuation sanitaire en urgence
vers un centre hospitalier en Europe. IOG refusa
catégoriquement cette évacuation car Yassin Yabeh en connaissait
TROP sur l'affaire Borrel. C'est ainsi qu'une médecine française
à Djibouti, fut révoltée mais resta impuissante devant l'agonie
d'un homme, d'un citoyen français. |
Comme
nous l'avons mentionné plus avant dans cet article, d'après ce
que nous en savons, Ismaïl Omar Guelleh bénéficierait de la
double nationalité, celle de Djiboutien et de Français. Dans
ce cas, la loi française est claire : "Chaque
Français peut être traduit devant les tribunaux s'il a commis des
délits".
En
attendant d'être auditionné un jour par la Justice française,
Ismaïl Omar Guelleh semblerait bien avoir écourté son voyage
à Paris avec ce peu de courage qu'on lui connaît
dès lors que le nom de Borrel est prononcé.
CES
HOMMES DE SI PEU DE COURAGE, SAUF A DONNER ORDRE D'ASSASSINER.
Ceci
nous remet en mémoire l'attitude de l'un de ses collaborateurs qui -
lui aussi impliqué dans l'affaire Borrel - tenta il y de cela
plus d'une année et lors de sa dernière visite à Paris d'éviter
la Justice française. Le Colonel Mahdi passa
une nuit - planqué et tremblant - dans un petit hôtel d'un quartier
chaud de la capitale française à prier Allah et à implorer
le ciel pour que la Justice ne vienne pas l'y chercher. Sous passeport diplomatique
et nom d'emprunt , il s'envola le lendemain aux aurores en direction de Djibouti,
via Dakar yoff afin d'éviter une arrestation par la Police de l'Air et
des Frontières (PAF) qui le reconnut mais ne pu rien faire pour s'opposer
à son départ sous "immunité".
Depuis,
il n'est jamais revenu en France !!! et n'est pas prêt d'y revenir de son
plein gré. Très bientôt contraint
et forcé - plus tôt qu'il n'y pense - il y débarquera un jour
prochain, encadré par la Justice pour être entendu sur l'affaire
Borrel et son implication sur ordre d'IOG.
Djibouti
sous Ismaïl Omar Guelleh est fou de lâchetés, de frayeurs,
de démissions, de mensonges, d'impostures et de laideur, et ce qu'on appelle
"État" n'est en vérité que le refus apeuré
de toute hauteur.
C'est
ainsi que d'attitudes les plus basses en gestes les plus vils, Ismaïl Omar
Guelleh et son régime politique espèrent grimper dans l'estime de
l'opinion publique, tant nationale qu'internationale, de
la même manière que l'on rampe. Sans dignité aucune !... Sans
dignité certes mais avec des comptes bancaires bien remplis. Alimentés
notamment à partir de tous les détournements des Aides et des dons
internationaux censés être destinés au pays et à ses
populations.