ACTUALITÉS (bis)
Dernière modification : le 20-Mai-2005 5:52 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

 

http://www.gouv-exil.org/

 

 

 

 

"Si nos mots sont dérisions à l'égard de la dictature, si nous la brocardons par nos dessins c'est pour tenter de rendre justice à la vérité".

 

D 296 - 18/05/05 - DJIBOUTI - Rendre Justice à la Vérité est plus qu'un Droit, c'est un devoir républicain.

M Saïd ABDO.

Si Ismaïl Omar Guelleh pensait initialement que sa visite à Paris serait de tout repos, il s'est lourdement trompé. Cette visite mettait - outre mesure - dans l'embarras l'Élysée pour diverses raisons et tout particulièrement quant aux suites de l'affaire de l'assassinat du Juge Bernard Borrel le 18 octobre 1995 à Djibouti, mais donnait aussi la possibilité pour la Justice française de l'auditionner dans le cadre de ce dossier.

http://www.ardhd.org/info.asp#article_3642

17/05/05 (B298) Dernière minute : la Juge Clément demande officiellement à entendre Guelleh, profitant de son passage à Paris.
Nous venons d'apprendre que la Juge Clément a demandé officiellement à entendre Guelleh en qualité de témoin, profitant de son passage à Paris.
Bien entendu, Guelleh va se retrancher derrière l'immunité qu'il doit à son usurpation du pouvoir ... Mais cela laissera des traces, car s'il était innocent, la conscience tranquille, qu'est-ce qui l'empêcherait d'aller répondre aux questions de la Juge ?
Rien bien sur ! Donc s'il n'y va pas, certains ne manqueront pas d'affirmer, c'est qu'il a de solides raisons ....

Dans son article I-6, le traité constitutionnel stipule que " la Constitution et le droit adopté par les institutions de l'Union, dans l'exercice des compétences qui sont attribuées à celle-ci, priment le droit des États
membres ".

L'article I-6 reconnaît un état de fait : il s'agit de la reprise d'une jurisprudence constante du juge européen depuis 1964. C'est d'ailleurs ce que précise une déclaration annexée au traité : " la Conférence constate que l'article I-6 reflète la jurisprudence existante de la Cour de Justice des Communautés européennes et du Tribunal de première instance " (déclaration n° 1 ad article I-6).

La primauté du droit ne vaut ainsi que pour les compétences que les États membres ont accepté de donner à l'Union Européenne.

Cette disposition ne change rien à l'état du droit. Le Conseil constitutionnel l'a explicitement confirmé dans sa décision du 19 novembre 2004: le traité ne confère pas au principe de primauté un sens différent de ce qui était le sien auparavant.

Ainsi, la Constitution française demeure notre norme suprême dans l'ordre juridique interne.

Notons par ailleurs que le droit européen ne vient pas de nulle part. La France participe à son élaboration au Conseil. Précisément, le traité constitutionnel donne à la France plus de poids dans le processus de décision.

PRIMAUTÉ D'UN DROIT SUR L'AUTRE

Le droit français prend-il le pas sur le droit djiboutien lorsqu'un citoyen djibouto-français est mis en accusation pour son implication dans un meurtre de citoyen français ?. C'est à cette question fort épineuse - car mêlant diplomatie et Droit - à laquelle il conviendrait tout d'abord de répondre.

De ce que nous avons compris, un (e) citoyen (ne)disposant de la double nationalité djibouto française devra répondre - dans une même affaire - devant la Justice du pays qui le met en cause et à laquelle appartient la victime. Nul ne saurait donc tenter de se protéger derrière l'une ou l'autre des nationalités auxquelles il appartient et suivant les circonstances pour éviter d'être entendu par la Justice.

MME LA JUGE SOPHIE A DONC VRAISEMBLABLEMENT UNE ALTERNATIVE POUR AUDITIONNER ISMAÏL OMAR GUELLEH ?.

D'après ce que nous en savons, Ismaïl Omar Guelleh bénéficierait de la double nationalité, celle de Djiboutien et de Français ce qui - soit dit en passant - serait contraire au contenu de la Constitution djiboutienne pour toute candidature à la magistrature suprême.

Le refus que pourrait opposer la diplomatie française à Mme la Juge Sophie Clément d'auditionner Ismaïl Omar Guelleh - président de la république djiboutienne - n'aurait plus lieu d'être si ladite Juge décidait de l'entendre comme simple citoyen français.

Qui pourrait faire obstacle à un juge parisien de convoquer un citoyen français de double nationalité soupçonné d'avoir été l'ordonnateur d'un crime commis sur un autre citoyen français ?.

LA PORTE OUVERTE A D'AUTRES AFFAIRES EN SUSPEND.

A la condition que la Justice française serait en droit de de convoquer un citoyen français de double nationalité soupçonné d'avoir été l'ordonnateur d'un crime commis sur un autre citoyen français, pour le moins deux autres affaires pourraient faire l'objet de dépôt de plainte.

La première concerne l'accusation de meurtre par empoisonnement perpétré sur notre regretté frère Mohamed Djama Elabeh (AMIN - RIP)
De nationalité djibouto- française, Mohamed Djama était un ancien ministre ayant détenu divers postes essentiels au sein du gouvernement. Démissionnant de tous ses mandats suite au massacre d'Arrhiba, il devint le chef de l'opposition et l'homme de l'espoir de toutes les populations qui l'auraient porté au pouvoir lors d'élections démocratiques. Il fut empoisonné dans les derniers mois de 1996 par MERANEH sur ordre d'IOGqui fut nommé député quelques semaines plus tard pour le récompenser.

 

 
La seconde affaire concerne l'accusation de non assistance volontaire à personne en danger ce qui provoqua le décès de l'ex général de police Yacin Yabeh
De nationalité djibouto- française, ancien général commandant les Forces Nationales de Police, associé à IOG dans diverses "affaires", ce dernier lui tendit un piège dans lequel il tomba. Hospitalisé à l'Hôpital militaire BOUFFARD à Djibouti, son état de santé nécessitait son évacuation sanitaire en urgence vers un centre hospitalier en Europe. IOG refusa catégoriquement cette évacuation car Yassin Yabeh en connaissait TROP sur l'affaire Borrel. C'est ainsi qu'une médecine française à Djibouti, fut révoltée mais resta impuissante devant l'agonie d'un homme, d'un citoyen français.

 

Comme nous l'avons mentionné plus avant dans cet article, d'après ce que nous en savons, Ismaïl Omar Guelleh bénéficierait de la double nationalité, celle de Djiboutien et de Français.

Dans ce cas, la loi française est claire : "Chaque Français peut être traduit devant les tribunaux s'il a commis des délits".

En attendant d'être auditionné un jour par la Justice française, Ismaïl Omar Guelleh semblerait bien avoir écourté son voyage à Paris avec ce peu de courage qu'on lui connaît dès lors que le nom de Borrel est prononcé.

CES HOMMES DE SI PEU DE COURAGE, SAUF A DONNER ORDRE D'ASSASSINER.

Ceci nous remet en mémoire l'attitude de l'un de ses collaborateurs qui - lui aussi impliqué dans l'affaire Borrel - tenta il y de cela plus d'une année et lors de sa dernière visite à Paris d'éviter la Justice française. Le Colonel Mahdi passa une nuit - planqué et tremblant - dans un petit hôtel d'un quartier chaud de la capitale française à prier Allah et à implorer le ciel pour que la Justice ne vienne pas l'y chercher. Sous passeport diplomatique et nom d'emprunt , il s'envola le lendemain aux aurores en direction de Djibouti, via Dakar yoff afin d'éviter une arrestation par la Police de l'Air et des Frontières (PAF) qui le reconnut mais ne pu rien faire pour s'opposer à son départ sous "immunité".

Depuis, il n'est jamais revenu en France !!! et n'est pas prêt d'y revenir de son plein gré. Très bientôt contraint et forcé - plus tôt qu'il n'y pense - il y débarquera un jour prochain, encadré par la Justice pour être entendu sur l'affaire Borrel et son implication sur ordre d'IOG.

Djibouti sous Ismaïl Omar Guelleh est fou de lâchetés, de frayeurs, de démissions, de mensonges, d'impostures et de laideur, et ce qu'on appelle "État" n'est en vérité que le refus apeuré de toute hauteur.

C'est ainsi que d'attitudes les plus basses en gestes les plus vils, Ismaïl Omar Guelleh et son régime politique espèrent grimper dans l'estime de l'opinion publique, tant nationale qu'internationale, de la même manière que l'on rampe. Sans dignité aucune !... Sans dignité certes mais avec des comptes bancaires bien remplis. Alimentés notamment à partir de tous les détournements des Aides et des dons internationaux censés être destinés au pays et à ses populations.

 


 

Secrétariat général du Gouvernement en Exil de Djibouti.

50 Avenue des Roses - 54630 - Richardménil - France.

Téléphone et télécopie : 00 33 (0)3 83 25 77 26.

exildj@gouv-exil.org

 

 

 

w