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Dernière modification : le 20-Mai-2005 19:11 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

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"Si nos mots sont dérisions à l'égard de la dictature, si nous la brocardons par nos dessins c'est pour tenter de rendre justice à la vérité".

 

D 300 - 20/05/05 - DJIBOUTI - Affaire Borrel - Forme d'épidémie - soudaine et récurrente - d'éruption de boutons purulents et nauséabonds chez le squatter du Palais de l'Escale et chez ses " collabos ".

M Bouh Warsama.

 

Il est difficile d'évoquer quelle pourrait être la responsabilité d'Ismaïl Omar Guelleh et celle de certains de ses collaborateurs les plus proches dans ce qui est reconnu officiellement aujourd'hui comme étant " l'assassinat du Juge Bernard Borrel " - le 18 octobre 1995 à Djibouti - sans que cela provoque une forme d'épidémie - soudaine et récurrente - d'éruption de boutons purulents et nauséabonds chez le squatter du Palais de l'Escale à Djibouti et chez ses " collabos ".

Le Ciel pour mieux châtier les coupables, les laisse régner quelques temps. La seule culpabilité du Juge Bernard Borrel fut vraisemblablement de penser naïvement que "Force devait rester à la loi et à sa justice" lorsque l'on est confronté à une "association de malfaiteurs" et trafiquants d'armes de haut niveau international.

Alors et par ce qu'ils se sentent directement concernés certains - dans le pays - se mettent à se gratter frénétiquement dans tous les sens et utilisent la propagande gouvernementale djiboutienne pour la diffusion de communiqués spécialisés dans les amalgames volontairement tendancieux, voire diffamatoires.

Communiqués mettant en accusation ouvertement et faisant un amalgame entre Acte de Justice et Droits d'investigations-informations diffusées par la Presse et les Médias français. La finalité étant pour IOG de tenter de se disculper maladroitement en laissant croire qu'il pourrait y avoir collusion entre l'une et les autres, ligués contre lui.

ODIEUSE MACHINATION ÉMANANT DE L'OCCUPANT DU PALAIS DE L'ESCALE A DJIBOUTI

Souvenons-nous qu'en des temps pas si lointains TOUS les moyens furent utilisés pour tenter de salir la mémoire de Bernard Borrel - Juge honnête - en créant une image dévalorisée du magistrat défunt par d'odieux mensonges entretenus à partir du Palais de l'Escale à Djibouti. En premier lieu, on s'attaqua à ce qui a de plus précieux ; l'enfant et une filiation affirmée hors mariage que Bernard Borrel n'avait pas. Allant même ensuite jusqu'à diffuser une fausse information affirmant bien haut qu'il fut pédophile.

Mère de famille, blessée au plus profond de l'âme par la perte soudaine de son époux, Elisabeth Borrel ne fut pas épargnée par tous les actes malveillants et de diffamation à son égard. Du même Palais de l'Escale et par la presse locale interposée au service exclusif du pouvoir et certes pas de l'information objective on tenta de traîner cette femme dans la boue la plus immonde. Car elle se tenait debout et refusait l'acceptation de la "version officielle" des raisons qui auraient conduit Bernard Borrel à mettre volontairement fin à ses jours. Contre vent et marées nauséabondes, elle eut à supporter non seulement le malheur qui frappait une famille unie, sa propre carrière de magistrat mise en sommeil mais aussi la diffusion d'accusations cruelles à son égard qui s'avérèrent - là encore - aussi infondées que piteuses.

C'est là que par des arguments sans fondement d'aucune sorte - si ce n'est une mauvaise foi évidente émanant du pouvoir à Djibouti - on mesure combien les Actes actuels de la justice française - en charge du dossier et pour la recherche de la Vérité - peuvent être dérangeants, donc dénaturés et sciemment travestis en polémiques dans les réponses qu'oppose Ismaïl Omar Guelleh.

10 ANNÉES DE PROCÉDURE, l'AMORCE DE VÉRITÉ N'EST APPARUE QU'IL Y A TROIS ANS DE PAR L'OPINIÂTRE VOLONTÉ D'ÉLISABETH BORREL ET D'UNE JUSTICE FRANÇAISE QUI NE "SE COUCHE PAS".

Pour répondre au contenu du dernier communiqué émanant de la présidence de la République de Djibouti, si l'instruction judiciaire française sur les conditions de la mort du Juge Borrel durent effectivement depuis bientôt 10 années, il sera observé qu'il aura fallu tout de même attendre 7 années avant qu'il soit admis par les experts médico-légaux que la cause du décès dudit Juge ne sont pas un " suicide par immolation " mais un meurtre.

Ce qu'Ismaïl Omar Guelleh a du mal d'admettre c'est que cette " Justice là " qu'il vilipende et diffame à loisir ne soit pas " à ses ordres " comme c'est le cas à Djibouti. Que cette " Justice là " ne se conforte pas dans la douce quiétude au Sheraton avec " invitation tous frais payés " , qu'elle n'accepte aucun " pot de vin " ni avantages et certes pas des " petits cadeaux ".

L'indépendance du magistrat chargé du dossier - en l'occurrence Mme la Juge Sophie Clément, inquiète d'autant IOG car la "petite juge" (dixit IOG) exerce ses fonctions de manière libre, impartiale et sereine.
N'en déplaise à Ismaïl Omar Guelleh et à ses " amis ", c'est à elle - et à elle seule - à qui incombe le pouvoir de décider de la responsabilité de tout citoyen, quel que soit son rang, sa profession, sa notoriété.

PRIS DANS LA NASSE JURIDIQUE DE L'AFFAIRE BORREL, IOG FAIT METTRE LE FEU AU DRAPEAU FRANCAIS A DJIBOUTI ET OSE PARLER " DE BONNES RELATIONS ENTRE DJIBOUTI ET LA FRANCE".

En préalable à ce qui va suivre, il convient de rappeler que les relations entre les communautés djiboutiennes et françaises à Djibouti furent toujours très bonnes.

En matière d'actes susceptibles de renforcer les relations d'amitiés entre Djibouti et la France, le président djiboutien n'a nulle leçon à donner mais plus assurément à en recevoir. A partir du contenu de divers témoignages en notre possession, il convient en l'espèce de rappeler qu'à chaque nouvelle mise en cause d'Ismaïl Omar Guelleh dans l'affaire Borrel s'ensuivent des périodes de " refroidissement " entre Djibouti et Paris, voulues par le Palais de l'Escale. Des officiers des SDS et des Armées djiboutiennes - habillés en civil - sont missionnés directement par lui pour aller apposer des insultes à l'égard de la France sur les murs de son Ambassade à Djibouti et brûler le drapeau tricolore. Comme cela se fit en janvier 2000 lorsque l'ex adjoint au chef de la garde présidentielle - M Mohamed Saleh Alhoumékani - lorsqu'il témoigna devant la presse et les médias occidentaux de ce qu'il avait vu et entendu le 19 octobre 1995 dans les jardins du Palais de l'Escale à Djibouti.

Plus récemment, sous l'emprise d'une colère - infantile et irraisonnée pour un supposé chef d'État - IOG a fait fermer manu militari l'antenne djiboutienne de RFI, et a expulsé sans délais ses techniciens tout comme des Conseillers techniques français affectés à divers ministères djiboutiens dans le cadre de la Coopération française.

Pour ce qui concerne les affirmations selon lesquelles " jusqu'à maintenant les autorités djiboutiennes ont offert toutes les facilités à la justice en charge du dossier " il paraît nécessaire de rappeler que TOUTES les convocations pour audition comme " témoin assisté " lancées par la Justice française à partir des plaintes déposées pour tentative de " subornation de témoins " dans l'affaire Borrel n'ont pas été suivies d'effets.

Ces actes de Justice - pourtant conformes aux accords juridiques entre la France et Djibouti - et lancés à l'encontre - notamment - du Procureur djiboutien Djama Souleiman et du Directeur des Services Djiboutiens de Sécurité, M Hassan Saïd Kaireh, sont restés sans réponse si ce n'est pour le premier une déclaration dédaigneuse dans la presse locale La Nation à l'égard de la Justice française.

LA "LÉGITIMATION" DE LA POLITIQUE INEPTE MENÉE PAR ISMAÏL OMAR GUELLEH ET DE SES ACTES SANS RÉSERVE..

Cette légitimation s'opère par un double effet de tentative d'anesthésie et de l'imposition par tous les moyens du " diplomatiquement correct " s'essayant à "étouffer" les actes de Justice.
" Diplomatiquement correct " qui n'est qu'une trop facile astuce qui - dans le cas présent - masque des intérêts d'ordre privé et certes pas d'États et qui sous entend que l'on se devrait de TOUT accepter, de TOUT cautionner lorsqu'un président autoproclamé d'un état francophone se place au dessus de toutes les lois.

S'il l'on revient sur "ce passé qui ne veut pas passer" et qui ne passera pas aussi longtemps que TOUTE la Vérité sur l'affaire Borrel n'aura pas émergé, ce n'est pas seulement pour tenter d'éclairer une période obscure du règne d'Ismaïl Omar Guelleh et des complicités étrangères dont il a bénéficié - a priori et a posteriori - mais aussi parce que ce retour fournit l'occasion et le moyen de s'interroger de façon plus générale sur le rôle et la responsabilité propres de la Justice dans la société française, sur les fonctions que remplit le discours juridique.

L'étude du passé n'a guère de sens, lorsqu'il s'agit de ne se limiter qu'à l'étude des comportements finalement appréciés en termes de morale comme sur le fait que "Nul n'est en droit de laisser impunément assassiner la Justice", si elle ne se prolonge pas par une réflexion sur le présent et sur ce devrait être l'avenir de cette justice et des relations entre Djibouti et la France.

" Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé " Charles de Gaulle.

 

 


 

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