29/07/02
- " Le Mouvement Djiboutien du Refus " est une réalité
qui s'oppose au régime dictatorial d'Ismaël Omar Guelleh.
Le jour de la libération du territoire national est proche.
Le 13 juillet 2002, le Gouvernement en Exil de Djibouti lançait
un Appel solennel à la Mobilisation générale des
forces vives de la Nation et proposait à chaque Djiboutien et
à chaque Djiboutienne de se Rassembler dans un " Mouvement
Djiboutien du Refus ".
Dès lors, chaque Officier, Sous-Officier, Militaire du rang de
l'Armée Nationale, de Terre, de l'Air et de Mer, chaque Policier
des Forces Nationales, chaque enseignant, chaque fonctionnaire ou assimilé
comme tel se devait de se considérer comme mobilisé, appelé
à soutenir et à accompagner la population dans ses mouvements
revendicatifs à venir et justifiés par la misère
que fait peser Ismaël Omar Guelleh sur le pays.
Malgré les actes d'intimidation dont ils étaient et sont
encore l'objet, des personnalités d'opposition politique de premier
plan se sont levées à Djibouti comme ailleurs et s'engageront
ouvertement dans le combat dans les jours à venir.
Las des excès du régime qui a conduit à la faillite
de l'Etat et conscientes de la situation de catastrophe qui prévaut
dans notre pays, elles mettront tout leur poids politique et leurs convictions
dans ce large mouvement du refus qu'aucune force répressive du
pouvoir en place ne pourra arrêter.
Preuve étant faite de sa détermination extrême d'ignorer
les Droits humains et de tenter de restaurer par l'épreuve de
force son autorité vacillante, comme il l'a démontré
par l'acte odieux qui a prévalu à la " mort programmée
" du Général Yacin Yabeh Galab, Ismaël Omar
Guelleh lance une manuvre malhabile par la presse et les médias
locaux interposés en se hasardant à jeter le discrédit
sur l'opposition politique en l'accusant des maux qui sont les siens..
Le Despote est aux
aguets, le feu étant dans " ses étables " il
utilise les derniers mensonges de son incurie notoire et se risque à
tenter de monnayer l'absolution de son dernier crime auprès des
" notables Fourlabas ".
Comme l'Honneur
et la Dignité, le " crime de sang " ne se rachète
pas.
Ce faisant, dans
cette démarche couarde il fait gravement offense, une fois encore,
au sens de la Dignité des Fourlabas en de telles circonstances
mais aussi à celui de l'ensemble du peuple des Issas.
Dans tous les quartiers de la capitale, dans chaque ville, dans chaque
village de l'intérieur du pays et quelque puisse être leur
tribu d'appartenance, des hommes et des femmes grondent, se lèvent
et s'unissent pour chasser la dictature de la haine.
Complètement dépassé car n'ayant pas mesuré
en préalable les conséquences de ses actes, le pouvoir
tente de calmer les revendications en distribuant quelques sacs de riz,
d'acheter des consciences et promet tout pour "demain" ou
"après demain"....
Rien n'y fait, les défections se multiplient au sein même
des instances du régime discrétionnaire d'Ismaël
Omar Guelleh qui s'écroule un peu plus chaque jour.
Après l'Armée Nationale Djiboutienne, les Forces Nationales
de Police, notre Gendarmerie Nationale se rallie au " Mouvement
Djiboutien du Refus ".
Nos Gendarmes se
détournent des " Meurtriers donneurs d'Ordre du Régime
". Chacun comprend quelle est sa responsabilité, quel est
son devoir de Djiboutien et de soldat.
Plus que jamais,
nous réaffirmons notre volonté de traduire les "
Meurtriers donneurs d'Ordre du Régime d'Ismaël Omar Guelleh
", en temps et en heure, devant les Tribunaux compétents.
Ils auront à répondre devant la Justice des Actes dont
ils se sont rendus, se rendent et pourraient se rendre coupables s'ils
venaient à s'opposer au large " Mouvement Djiboutien du
Refus " et à faire verser le sang de leurs frères
et de leurs surs.
Une fois encore, je demande instamment aux Forces militaires étrangères
stationnées dans le pays et tout particulièrement aux
Forces Françaises de Djibouti, des Armées de Terre, de
l'Air et de Mer, de s'abstenir d'intervenir comme elles l'ont fait précédemment
au détriment de nos frères Afars et dont nous avons mesuré
depuis les conséquences désastreuses.
Je rappelle une nouvelle fois à l'opinion publique et aux instances
internationales que ce " Mouvement du Refus " est un mouvement
strictement djiboutien et qu'il sera de la responsabilité exclusive
de la Nation djiboutienne dans sa lutte pour l'instauration d'un État
de Droit et qu'elle ne saurait accepter, de ce fait et d'aucune manière,
une quelconque ingérence ou intervention de forces militaires
étrangères stationnées sur son sol.
Chaque peuple est en droit d'acquérir sa Liberté.
Nous combattons pour que nos enfants, que nos familles et que nos anciens
ne soient pas des "laissés pour compte".
Chaque Djiboutien doit retrouver sa dignité, ses Droits et son
honneur bafoué trop longtemps par le régime despotique
d'Ismaël Omar Ghelleh.
La volonté clairement exprimée de la Nation djiboutienne,
soutenue par les personnalités de son opposition politique, étant
de procéder au remplacement d'un régime dictatorial par
l'administration effective d'un État de Droit en République
de Djibouti devrait recevoir l'assentiment et le soutien des pays de
l'Union Européenne ainsi que ceux de tous les pays du monde libre.
Vive la Nation djiboutienne, en marche vers l'instauration de la Démocratie
et d'un État de Droit en République de Djibouti.
Fait
à Bruxelles le lundi 29 juillet 2002..
au nom de la Nation djiboutienne
au nom de l'opposition politique
pour le Gouvernement en Exil de Djibouti
le Président Mahamoud Idriss Ahmed