Les communiqués
Dernière modification : le 11-Sep-2002 9:49 (GMT+1 / Bruxelles)

07/09/02 - Le Commandant ALI ABDILLAHI IFTIN s'oppose à la dictature sanguinaire d'ISMAEL OMAR GUELLEH. Il a rejoint le GED à Bruxelles, pour y exercer ses responsabilités. LE GED renouvelle son appel à la Mobilisation générale des forces vives de la Nation

En total désaccord avec les pratiques du régime d'Ismaêl Omar Guelleh le Commandant ALI ABDILLAHI IFTIN , Officier supérieur commandant la Garde présidentielle quittait, il y a quelques mois, le sol de la République de Djibouti pour se réfugier en Éthiopie.

Malgré toutes les pressions odieuses et les chantages exercées sur sa famille puis les tentatives d'élimination physique lancées contre lui par le Président Djiboutien, le Responsable de la Défense et de la Sécurité du Gouvernement en exil de Djibouti a rejoint, ce jour vendredi 6 septembre 2002 le monde des hommes libres qui n'ont de cesse de dénoncer les actes perpétrés par les " gouvernants opportunistes et pillards de biens publics " qui se sont accaparés tous les pouvoirs de l'appareil de l'État dans notre pays, depuis l'indépendance.

Le premier instant d'émotion
Après plusieurs semaines difficiles qu'il a passées en Ethiopie, toujours menacé par les agents de Guelleh, IFTIN arrive dans un pays de liberté et il découvre aussitôt ses amis qui ne l'ont pas oubliés et qui lui font un accueil chaleureux.
L'opposition active est présente et tient à marquer son union et sa solidarité sur cette photo : des représentants du FRUD, du FDP et bien sur du GED ...

L'amitié et le soutien entre deux compagnons qui ont servi dans la même arme et qui se sont exilés pour fuir les ordres inacceptables que leur donnaient IOG, les affaires sordides et qui ont la volonté de rétablir un Etat de droit, de justice et de liberté.

(Photos de Roger Picon)

La situation de catastrophe économique, sociale et politique perdure depuis de trop nombreuses années,

- les libertés civiles, sociales, politiques, la Constitution et la Justice étant sans cesse bafouées impunément par le pouvoir discrétionnaire d'Ismaël Omar Guelleh nous ont obligé à réagir dans les meilleurs délais afin qu'il y soit mis un terme à une telle situation qui a dépassé de très loin les limites de la " catastrophe nationale ".

La " Mobilisation générale des forces vives de notre Nation " que nous avons décrétée le 5 juillet de cette année est plus que jamais d'actualité.

Quelque puisse être l'ethnie d'appartenance et dans un même élan pour un"Mouvement Djiboutien du Refus" chaque Officier, Sous-Officier, Militaire du rang de l'Armée Nationale et chaque Policier des Forces Nationales, chaque fonctionnaire ou assimilé comme tel est appelé à soutenir et à accompagner la population qui, le moment venu, mettra fin à la dictature d'Ismaël Omar Guelleh.

Le pouvoir du " mensonge " prépare, une nouvelle fois sous la terreur et les pressions les plus diverses sur les familles des opposants politiques expatriés, notre Nation à subir les effets néfastes des falsifications des Élections de cette fin d'année ce malgré toutes les contestations formulées, en temps et en heure, par l'Opposition politique sur le plan national et international.

Il nous faut Agir pour ne plus subir les actes indignes du pouvoir en place.

Nous réitérons notre appel aux Forces militaires étrangères stationnées dans le pays et tout particulièrement aux Forces Françaises de Djibouti, des Armées de Terre, de l'Air et de Mer, de s'abstenir d'intervenir comme elles l'ont fait auparavant au détriment de nos frères Afars et dont nous avons mesuré depuis les conséquences désastreuses.

Vive la Nation djiboutienne, en marche vers l'instauration de la Démocratie et d'un État de Droit en République de Djibouti.

Fait à Bruxelles le samedi 7 septembre 2002.

au nom de la Nation djiboutienne
au nom de l'opposition politique
pour le Gouvernement en Exil de Djibouti
le président Mahamoud Idriss Ahmed

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