17/09/02
Le GED lance un message aux forces étrangères présentes
à Djibouti pour leur demander de ne pas interférer dans
les affaires intérieures de la République
Ismaël
Omar Guelleh envoie une délégation de militaires de haut
rang pour s'assurer des soutiens militaires sur Djibouti en cas de soulèvement
de la population.
Le régime
dictatorial d'Ismaël Omar Guelleh, qui a falsifié toutes
les élections pour s'octroyer et pour conserver tous les pouvoirs
depuis les années 80, se trouve aujourd'hui confronté
à l'accumulation des conséquences de ses actes.Il est
placé dans l'obligation de les assumer.
Pour Ismaël
Omar Guelleh, assumer a toujours eu le même sens ! Celui qui consiste
à se réfugier derrière une force étrangère
pour pouvoir continuer, en toute impunité, à violer les
Droits des Hommes, à les priver de toutes leurs libertés
et surtout à piller économiquement notre République.
Nous venons d'avoir
connaissance du fait qu'une importante délégation militaire
conduite par le chef d'Etat-Major Général des Armées
djiboutiennes, le Général de Division Fathi Ahmed Houssein
se rendait en France et en Allemagne.
Il ne fait aucun
doute que le Chef de délégation a reçu de la part
d'Ismaël Omar Guelleh le mandat pour rencontrer dans les meilleurs
délais, le Général Jean-Pierre Kelche, Chef d'Etat
Major des Armées françaises afin de s'assurer le soutien
des FFDJ, en cas de soulèvement de la population djiboutienne
dans les semaines à venir. On peut supposer que le même
message (la même demande) sera transmis aux hauts Responsables
des Forces militaires allemandes, qui sont aussi présentes sur
notre sol.
Nous nous situons
dans un contexte identique à celui des années 90. Avec
une différence de taille quand même : nous avons su tirer
les enseignements sur la véritable valeur des "supposées"
amitiés des militaires-diplomates. Ils ont trompé, sans
vergogne, les populations du Nord en particulier, qui ont payé
très chèrement, par le sang versé, la confiance
inconditionnelle qu'elles vouaient à ces" émissaires
français de la paix ", dont les finalités et les
objectifs véritables étaient contradictoires avec les
intentions affichées.
Comme nous l'avons
précisé, après l'Armée Nationale Djiboutienne,
les Forces Nationales de Police, notre Gendarmerie Nationale se rallie
au " Mouvement Djiboutien du Refus ".
Chacun comprend
quelle est sa responsabilité, quel est son devoir de Djiboutien
et de soldat.
Je rappelle une
nouvelle fois à l'opinion publique, aux instances internationales
et tout particulièrement au gouvernement de la République
française que ce " Mouvement du Refus " est un mouvement
strictement djiboutien. La Nation djiboutienne entend conserver sa totale
indépendance pour conduire sa lutte pour l'instauration d'un
État de Droit et elle ne pourra pas accepter que des influences
étrangères viennent la priver de sa victoire légitime
contre la dictature.
Notre Nation est
indépendante depuis 1997. De ce fait, elle ne saurait tolérer
aucune ingérence ou intervention de forces militaires étrangères
stationnées sur son sol, dont la mission, clairement définie
dans les accords, est limitée à la sécurité
extérieure. Lesquels accords stipulant que ces forces ne doivent
intervenir en aucun cas dans le cadre de conflits intérieurs.
Notre combat est
légitime, car il répond aux attentes de la population
toute entière. Notre combat est légitime, car il n'a qu'un
seul objectif : celui de rendre à la Nation, à nos enfants,
à nos familles et à nos anciens, leur Dignité,
leurs Droits, leur Honneur et leurs Libertés, trop longtemps
bafoués par le régime despotique et sanguinaire d'Ismaël
Omar Ghelleh.
Vive la Nation djiboutienne,
en marche vers l'instauration de la Démocratie et d'un État
de Droit.
Fait à Bruxelles le lundi 16 septembre 2002
au
nom de la Nation djiboutienne
au nom de l'opposition politique
pour le Gouvernement en Exil de Djibouti
le Président Mahamoud Idriss Ahmed