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Dernière modification : le 17-Sep-2002 8:32 (GMT+1 / Bruxelles)

17/09/02 Le GED lance un message aux forces étrangères présentes à Djibouti pour leur demander de ne pas interférer dans les affaires intérieures de la République

Ismaël Omar Guelleh envoie une délégation de militaires de haut rang pour s'assurer des soutiens militaires sur Djibouti en cas de soulèvement de la population.

Le régime dictatorial d'Ismaël Omar Guelleh, qui a falsifié toutes les élections pour s'octroyer et pour conserver tous les pouvoirs depuis les années 80, se trouve aujourd'hui confronté à l'accumulation des conséquences de ses actes.Il est placé dans l'obligation de les assumer.

Pour Ismaël Omar Guelleh, assumer a toujours eu le même sens ! Celui qui consiste à se réfugier derrière une force étrangère pour pouvoir continuer, en toute impunité, à violer les Droits des Hommes, à les priver de toutes leurs libertés et surtout à piller économiquement notre République.

Nous venons d'avoir connaissance du fait qu'une importante délégation militaire conduite par le chef d'Etat-Major Général des Armées djiboutiennes, le Général de Division Fathi Ahmed Houssein se rendait en France et en Allemagne.

Il ne fait aucun doute que le Chef de délégation a reçu de la part d'Ismaël Omar Guelleh le mandat pour rencontrer dans les meilleurs délais, le Général Jean-Pierre Kelche, Chef d'Etat Major des Armées françaises afin de s'assurer le soutien des FFDJ, en cas de soulèvement de la population djiboutienne dans les semaines à venir. On peut supposer que le même message (la même demande) sera transmis aux hauts Responsables des Forces militaires allemandes, qui sont aussi présentes sur notre sol.

Nous nous situons dans un contexte identique à celui des années 90. Avec une différence de taille quand même : nous avons su tirer les enseignements sur la véritable valeur des "supposées" amitiés des militaires-diplomates. Ils ont trompé, sans vergogne, les populations du Nord en particulier, qui ont payé très chèrement, par le sang versé, la confiance inconditionnelle qu'elles vouaient à ces" émissaires français de la paix ", dont les finalités et les objectifs véritables étaient contradictoires avec les intentions affichées.

Comme nous l'avons précisé, après l'Armée Nationale Djiboutienne, les Forces Nationales de Police, notre Gendarmerie Nationale se rallie au " Mouvement Djiboutien du Refus ".

Chacun comprend quelle est sa responsabilité, quel est son devoir de Djiboutien et de soldat.

Je rappelle une nouvelle fois à l'opinion publique, aux instances internationales et tout particulièrement au gouvernement de la République française que ce " Mouvement du Refus " est un mouvement strictement djiboutien. La Nation djiboutienne entend conserver sa totale indépendance pour conduire sa lutte pour l'instauration d'un État de Droit et elle ne pourra pas accepter que des influences étrangères viennent la priver de sa victoire légitime contre la dictature.

Notre Nation est indépendante depuis 1997. De ce fait, elle ne saurait tolérer aucune ingérence ou intervention de forces militaires étrangères stationnées sur son sol, dont la mission, clairement définie dans les accords, est limitée à la sécurité extérieure. Lesquels accords stipulant que ces forces ne doivent intervenir en aucun cas dans le cadre de conflits intérieurs.

Notre combat est légitime, car il répond aux attentes de la population toute entière. Notre combat est légitime, car il n'a qu'un seul objectif : celui de rendre à la Nation, à nos enfants, à nos familles et à nos anciens, leur Dignité, leurs Droits, leur Honneur et leurs Libertés, trop longtemps bafoués par le régime despotique et sanguinaire d'Ismaël Omar Ghelleh.

Vive la Nation djiboutienne, en marche vers l'instauration de la Démocratie et d'un État de Droit.


Fait à Bruxelles le lundi 16 septembre 2002

au nom de la Nation djiboutienne
au nom de l'opposition politique
pour le Gouvernement en Exil de Djibouti
le Président Mahamoud Idriss Ahmed

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