Les communiqués
Dernière modification : le 22-Sep-2002 19:46 (GMT+1 / Bruxelles)

22/09/02 Les Fonctionnaires subissent les effets des errements du pouvoir d’Ismaël Omar Guelleh. Les licenciements se succèdent au Ministère de la Communication, le Journal La Nation serait le premier concerné.

Confrontés aux incessants retards de paiement des salaires, la situation des Fonctionnaires de l’Etat s’aggrave de jour en jour.

Comme si cette situation de catastrophe ne suffisait pas, dans un décret en cours d’élaboration un certain nombre de mesures de licenciements, dont on ne peut évaluer l’ampleur, seraient en cours de parution.

Ce que l’on peut en dire et avec quasi certitude c’est que plus de 25 Fonctionnaires rattachés plus ou moins directement au Ministère de la Communication seraient directement concernées et ainsi frappés par cette mesure arbitraire de licenciement qui s’appuie sur aucune faute constatée mais constitue, une fois encore, une évidente démonstration de la volonté d’Ismaël Omar Guelleh par personne interposée de procéder à l’éviction pure et dure de fonctionnaires qui sembleraient relever la tête et tenter de s’exprimer.

Quand on connaît l’enveloppe budgétaire disproportionnée consentie à la Communication par le squatter du Palais de l’Escale aux fins de travestir toutes les vérités économiques, politiques et sociales on est en droit, là encore, de se poser la question de savoir « Quelle utilisation est faite de ces budgets ? »

Quand aux marges bénéficiaires importantes générées par le Journal « la Nation », dont la majeure partie est détournée ou s’évapore de manière incompréhensible, rien ne justifie que l’on puisse s’octroyer le droit de compenser ces « malversations démontrées » par des mesures de licenciement et que l’on prenne la liberté d’opposer une argumentation officielle et fallacieuse qui tenterait de nous faire croire qu’ils seraient la conséquence de déficits cumulés.

A la supposition que les arguments officiels puisse se vérifier, ce qui reste à démontrer sur le plan comptable, ceci signifierait-il que le contenu des articles publiés par le journal « La Nation » n’intéressent pas la population djiboutienne qui marquerait ainsi sa désapprobation.

On oublie un peu trop vite le « bras de fer » qui a opposé l'actuel Ministre de la Communication et l'ancien Directeur de la communication dont le licenciement résidait exclusivement au niveau des partages des marges bénéficiaires issues de diverses sources.

Devinez qui a orchestré tout cela de son palais et qui en a tiré les plus gros bénéfices ? Oui ! vous avez compris.

Curieusement l’Agence de Désinformation d’Ismaël fut toujours muette sur ces épisodes de détournements qui ont émaillé et émaillent encore les méandres de la Communication à Djibouti. Certes il est plus aisé de dérouler le tapis sous les pieds de « Mon Excellentissime IOG » que d’oser poser les problèmes de fond et d’Informer juste.

De plus chacun sait que la vanité et l’orgueil du Squatter du Palais de l’Escale sont telles qu’il s’accommode bien mieux de « cireurs de pompes » qui ne fixent que ses chaussures et qui se couchent sur son passage en tendant la main pour une aumône que de femmes et d’hommes de courage et qui osent rester debout.

Comment ne pas comprendre la déception des jeunes journalistes djiboutiens qui ont cette saine vocation d’informer en toute liberté et qui observent un tel spectacle désolant ?.

Comment ne pas parler de Liberté d’expression de la Presse lorsque chacun sait qu’elle encourage par principe reconnu la transparence et la « bonne gouvernance » et qu’elle est attentive par ses mots et les conséquences qu’ils impliquent à ce qu'au-delà du simple respect de la loi, la société se conforme strictement à la véritable Justice mentionnée en caractères gras dans chaque Constitution.

Cette persécution incessante de la Presse et de ses serviteurs démontre la nécessité qui est faite à ceux qui peuvent s’exprimer dans un pays libre de dénoncer tout ce qui doit l’être et de poursuivre le combat avec encore plus d'énergie et plus d’abnégation.

Certes les mots n’ont pas la force des armes mais ils ont un grand avantage auquel ne peut prétendre une quelconque dictature de par le monde ; jour après jour ils tenteront de réveiller les consciences endormies ou chloroformisées.

Ces mots sont au service du développement humain viable, pas à celui d'un "système mafieux" qui se repaît grassement, licencie suivant l'humeur du moment tout en entretenant la misère de la population djiboutienne.

Osman Ahmed Kahin dit Talabo
et Roger Picon

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