22/09/02
Les Fonctionnaires subissent les effets des errements du pouvoir dIsmaël
Omar Guelleh. Les licenciements se succèdent au Ministère
de la Communication, le Journal La Nation serait le premier concerné.
Confrontés
aux incessants retards de paiement des salaires, la situation des Fonctionnaires
de lEtat saggrave de jour en jour.
Comme si cette situation
de catastrophe ne suffisait pas, dans un décret en cours délaboration
un certain nombre de mesures de licenciements, dont on ne peut évaluer
lampleur, seraient en cours de parution.
Ce que lon
peut en dire et avec quasi certitude cest que plus de 25 Fonctionnaires
rattachés plus ou moins directement au Ministère de la
Communication seraient directement concernées et ainsi frappés
par cette mesure arbitraire de licenciement qui sappuie sur aucune
faute constatée mais constitue, une fois encore, une évidente
démonstration de la volonté dIsmaël Omar Guelleh
par personne interposée de procéder à léviction
pure et dure de fonctionnaires qui sembleraient relever la tête
et tenter de sexprimer.
Quand on connaît
lenveloppe budgétaire disproportionnée consentie
à la Communication par le squatter du Palais de lEscale
aux fins de travestir toutes les vérités économiques,
politiques et sociales on est en droit, là encore, de se poser
la question de savoir « Quelle utilisation est faite de ces budgets
? »
Quand aux marges
bénéficiaires importantes générées
par le Journal « la Nation », dont la majeure partie est
détournée ou sévapore de manière incompréhensible,
rien ne justifie que lon puisse soctroyer le droit de compenser
ces « malversations démontrées » par des mesures
de licenciement et que lon prenne la liberté dopposer
une argumentation officielle et fallacieuse qui tenterait de nous faire
croire quils seraient la conséquence de déficits
cumulés.
A la supposition
que les arguments officiels puisse se vérifier, ce qui reste
à démontrer sur le plan comptable, ceci signifierait-il
que le contenu des articles publiés par le journal « La
Nation » nintéressent pas la population djiboutienne
qui marquerait ainsi sa désapprobation.
On oublie un peu
trop vite le « bras de fer » qui a opposé l'actuel
Ministre de la Communication et l'ancien Directeur de la communication
dont le licenciement résidait exclusivement au niveau des partages
des marges bénéficiaires issues de diverses sources.
Devinez qui a orchestré
tout cela de son palais et qui en a tiré les plus gros bénéfices
? Oui ! vous avez compris.
Curieusement lAgence
de Désinformation dIsmaël fut toujours muette sur
ces épisodes de détournements qui ont émaillé
et émaillent encore les méandres de la Communication à
Djibouti. Certes il est plus aisé de dérouler le tapis
sous les pieds de « Mon Excellentissime IOG » que doser
poser les problèmes de fond et dInformer juste.
De plus chacun
sait que la vanité et lorgueil du Squatter du Palais de
lEscale sont telles quil saccommode bien mieux de
« cireurs de pompes » qui ne fixent que ses chaussures et
qui se couchent sur son passage en tendant la main pour une aumône
que de femmes et dhommes de courage et qui osent rester debout.
Comment ne pas comprendre
la déception des jeunes journalistes djiboutiens qui ont cette
saine vocation dinformer en toute liberté et qui observent
un tel spectacle désolant ?.
Comment ne pas parler
de Liberté dexpression de la Presse lorsque chacun sait
quelle encourage par principe reconnu la transparence et la «
bonne gouvernance » et quelle est attentive par ses mots
et les conséquences quils impliquent à ce qu'au-delà
du simple respect de la loi, la société se conforme strictement
à la véritable Justice mentionnée en caractères
gras dans chaque Constitution.
Cette persécution
incessante de la Presse et de ses serviteurs démontre la nécessité
qui est faite à ceux qui peuvent sexprimer dans un pays
libre de dénoncer tout ce qui doit lêtre et de poursuivre
le combat avec encore plus d'énergie et plus dabnégation.
Certes les mots
nont pas la force des armes mais ils ont un grand avantage auquel
ne peut prétendre une quelconque dictature de par le monde ;
jour après jour ils tenteront de réveiller les consciences
endormies ou chloroformisées.
Ces mots sont au
service du développement humain viable, pas à celui d'un
"système mafieux" qui se repaît grassement, licencie
suivant l'humeur du moment tout en entretenant la misère de la
population djiboutienne.
Osman
Ahmed Kahin dit Talabo
et Roger Picon