24/09/02
Construisons Ensemble pour l'Avenir de nos enfants ! Un appel à
toutes les forces de l'opposition qui souhaitent sincèrement
le rétablissement de la démocratie et l'instauration d'un
véritable débat politique, libre, à Djibouti.
Chaque personnalité
politique d'opposition peut intégrer le Gouvernement en Exil
pour y assumer des responsabilités dans le respect de ses spécificités
tribales et de son appartenance à un Parti politique.
Bien plus que les
autres ex possessions françaises, la République de Djibouti,
aurait pu saisir dès son accession à l'indépendance
l'opportunité qui lui était offerte de s'ouvrir vers le
progrès et la Démocratie.
Rien n'a été
fait, nos dirigeants ont préféré se tromper et
tromper sciemment le peuple en engrangeant tous les dividendes de la
subordination de l'après-indépendance tout en détournant
au passage de manière fallacieuse des sommes considérables
venant s'ajouter aux salaires pléthoriques et aux autres avantages
inhérents à leurs fonctions.
Le régime
de " l'irresponsabilité patentée " du pouvoir
s'est inspiré d'un modèle, celui du profit individuel
; celui des détournements, celui de l'élimination physique
des opposants politiques.
Face à une
situation dans laquelle l'opposition politique à Djibouti ne
peut s'exprimer librement confrontée qu'elle est à tous
les obstacles à l'émergence de la Démocratie et
à la Liberté d'expression, obstacles érigés
de manière drastique voire tyrannique et sanguinaire par le pouvoir
depuis 25 ans, un Gouvernement en Exil de Djibouti a pris naissance
constitué de femmes et d'hommes s'opposant à toutes les
exactions et à l'asservissement du peuple par le pouvoir d'Ismaël
Omar Guelleh dirigeant en sous main le pays.
Ce que la population
djiboutienne ne pouvait exprimer sous peine d'emprisonnement et de pires
sévices, le GED s'est substitué à elle et l'a dénoncé
au niveau des instances internationales, dossiers à l'appui.
Ce que les militaires,
policiers, enseignants, fonctionnaires et assimilés comme tels
ne pouvaient dire sous peine d'être révoqués ou
de venir grossir les rangs des " bras cassés ", le
GED a agi dans l'intérêt de ces femmes et de ces hommes
quelques pouvaient être leur tribu d'appartenance et leur rang
social.
Ce que la jeunesse
estudiantine, sportive ou la recherche d'un emploi ne pouvait obtenir
pour faire respecter ses droits d'existence et d'acquisition des savoirs
pour son avenir, le GED est intervenu pour cette jeunesse au niveau
des instances de l'Union Européenne et a ouvert des portes auprès
des Universités et des clubs sportifs pour l'avenir.
Semaine après
semaine, le GED s'est exprimé en exposant quelles sont les difficultés
auxquelles les familles djiboutiennes sont confrontées tout en
énonçant clairement ses volontés au travers d'un
programme cohérent de gouvernement rejetant les tribalismes et
ceux qui parmi la " vieille garde des mandarins " cautionnent
les exactions du pouvoir d'IOG, y compris lorsqu'il porte atteinte directe
à leur propre tribu, à leur propre famille.
La Nation djiboutienne
n'a nul besoin de ces quelques faux opposants politiques qui après
avoir retourné leur veste en changent aujourd'hui et qui seront
les premiers à se lancer dans la curée le moment venu
pour frapper le pouvoir en place lorsqu'il mettra très bientôt
un genou en terre.
L'indignité
humaine prend toute sa valeur, son véritable sens lorsque la
priorité des hommes est le profit individuel et qu'ils lui sacrifient
leurs traditions ancestrales, les valeurs de respect de l'humain et
leur propre famille.
Les élections
qui se préparent sont, une fois encore une falsification, un
odieux mensonge dans lequel le pouvoir d'Ismaël Omar Guelleh et
quelques ralliés de dernière minute au RPP tels que Moumin
Bahdon Farah et consorts vont tenter de tromper le peuple, l'opinion
et les instances internationales.
Parmi ceux qui furent
jetés en prison en un moment, certains ont bien vite oublié
qui étaient ces femmes et ces hommes qui se sont battus pour
les défendre et faire respecter leurs droits humains, faire pression
à haut niveau pour les sortir des geôles d'IOG.
Belle leçon
pour leur avenir politique, si avenir il peut y avoir dans de telles
conditions pour de tels hommes sans dignité aucune et sans mémoire.
Le peuple djiboutien
trop souvent trompé par les promesses sans lendemains et les
mensonges n'est pas dupe des manigances de ces illusionnistes, il saura
les juger et les condamner en temps et en heure.
Le rétablissement
dans les meilleurs délais de la vie Démocratique, impossible
dans les conditions actuelles qui empêchent les formations politiques
de s'exprimer librement, passe par l'instauration d'Elections libres
et par le changement complet des dirigeants et des " mandarins
associés ".
En s'appuyant
sur ses structures adaptées et sur ses moyens de Communication
, le Gouvernement en Exil de Djibouti propose aux personnalités
politiques de la véritable opposition au régime d'Ismaël
Omar Guelleh de prendre et d'assumer des responsabilités en son
sein tout en conservant pour chacune et chacun l'appartenance à
son parti politique et dans le respect des valeurs tribales des uns,
des unes et des autres.
Seule l'union
des forces de l'opposition, qui partagent les mêmes valeurs, dans
le cadre d'un mouvement commun, peut permettre de rétablir la
démocratie à Djibouti et de créer les conditions
pour qu'un véritable débat politique puisse s'instaurer
dans la liberté de parole, d'action et de pensée.
Par cette union
de l'opposition politique au sein d'un Gouvernement d'Avenir nous pourrons
préparer ensemble les élections prochaines et confirmer
la crédibilité qu'accordent, notamment, les instances
européennes au Gouvernement en Exil de Djibouti depuis sa création.
Aussitôt que
le régime politique d'Ismaël Omar Guelleh sera balayé,
sous l'autorité d'un " Gouvernement Provisoire d'Union Nationale
", chaque parti d'opposition pourra alors, durant la période
de campagne électorale qui précédera les premières
élections libres et transparentes, faire état de ses convictions
et présenter ses options et son programme pour conduire la Nation
djiboutienne sur la voie du rétablissement économique
et du renouveau.
A cet effet,
le Président du GED rappelle que tous les membres, tous les représentants
et tous les dirigeants des forces de l'opposition sont les bienvenues
au sein du GED, en leur qualité et avec les fonctions officielles
qu'ils occupent dans leurs structures respectives.
Devenir membre du
GED, contrairement à ce qui a pu être dit ou écrit
et maladroitement entretenu par le pouvoir d'IOG qui est à l'origine
de cette désinformation et des rumeurs, n'implique surtout pas
de renoncer à ses autres fonctions politiques.
Bien au contraire,
si le GED souhaite rassembler toutes les forces d'opposition, c'est
parce, selon ses analyses, c'est le moyen de gagner la bataille contre
la dictature et de créer les conditions d'un débat démocratique
dans le pays, ce dans le respect des pluralités.
En rejoignant le
GED, chacun doit conserver ses convictions politiques et son programme.
Il doit simplement prendre l'engagement de participer activement à
l'élimination du régime de dictature et à la mise
en place des conditions réalistes d'un débat électoral
libre pour préparer des élections transparentes.
Durant la phase
de campagne électorale, chaque membre du GED pourra alors exprimer
librement ses différences, sa vision et le programme de sa formation
politique.
Comme Président
du GED, je n'ai pas exclu alors l'idée de participer à
une formation ou de créer mon propre parti auxquels adhéreront
celles et ceux qui sont convaincus du bien-fondé des orientations
politiques que nous défendront et soumettrons à l'approbation
des djiboutiens et des djiboutiennes.
J'en appelle à
la véritable opposition politique, aux femmes et aux hommes de
bon sens.
En rejoignant
dès à présent le GED, chaque membre, chaque dirigeant
d'un parti politique d'opposition, effectuera une action déterminante
pour permettre à son parti de s'exprimer librement dans l'avenir
et de soumettre son programme aux électeurs.
Vive la Nation djiboutienne,
en marche vers l'instauration de la Démocratie et d'un État
de Droit.
Fait à Bruxelles
le 23 septembre 2002.
au
nom de la Nation djiboutienne
au nom de l'opposition politique
pour le Gouvernement en Exil de Djibouti
le Président Mahamoud Idriss Ahmed