Les communiqués
Dernière modification : le 24-Sep-2002 8:16 (GMT+1 / Bruxelles)

24/09/02 Construisons Ensemble pour l'Avenir de nos enfants ! Un appel à toutes les forces de l'opposition qui souhaitent sincèrement le rétablissement de la démocratie et l'instauration d'un véritable débat politique, libre, à Djibouti.

Chaque personnalité politique d'opposition peut intégrer le Gouvernement en Exil pour y assumer des responsabilités dans le respect de ses spécificités tribales et de son appartenance à un Parti politique.

Bien plus que les autres ex possessions françaises, la République de Djibouti, aurait pu saisir dès son accession à l'indépendance l'opportunité qui lui était offerte de s'ouvrir vers le progrès et la Démocratie.

Rien n'a été fait, nos dirigeants ont préféré se tromper et tromper sciemment le peuple en engrangeant tous les dividendes de la subordination de l'après-indépendance tout en détournant au passage de manière fallacieuse des sommes considérables venant s'ajouter aux salaires pléthoriques et aux autres avantages inhérents à leurs fonctions.

Le régime de " l'irresponsabilité patentée " du pouvoir s'est inspiré d'un modèle, celui du profit individuel ; celui des détournements, celui de l'élimination physique des opposants politiques.

Face à une situation dans laquelle l'opposition politique à Djibouti ne peut s'exprimer librement confrontée qu'elle est à tous les obstacles à l'émergence de la Démocratie et à la Liberté d'expression, obstacles érigés de manière drastique voire tyrannique et sanguinaire par le pouvoir depuis 25 ans, un Gouvernement en Exil de Djibouti a pris naissance constitué de femmes et d'hommes s'opposant à toutes les exactions et à l'asservissement du peuple par le pouvoir d'Ismaël Omar Guelleh dirigeant en sous main le pays.

Ce que la population djiboutienne ne pouvait exprimer sous peine d'emprisonnement et de pires sévices, le GED s'est substitué à elle et l'a dénoncé au niveau des instances internationales, dossiers à l'appui.

Ce que les militaires, policiers, enseignants, fonctionnaires et assimilés comme tels ne pouvaient dire sous peine d'être révoqués ou de venir grossir les rangs des " bras cassés ", le GED a agi dans l'intérêt de ces femmes et de ces hommes quelques pouvaient être leur tribu d'appartenance et leur rang social.

Ce que la jeunesse estudiantine, sportive ou la recherche d'un emploi ne pouvait obtenir pour faire respecter ses droits d'existence et d'acquisition des savoirs pour son avenir, le GED est intervenu pour cette jeunesse au niveau des instances de l'Union Européenne et a ouvert des portes auprès des Universités et des clubs sportifs pour l'avenir.

Semaine après semaine, le GED s'est exprimé en exposant quelles sont les difficultés auxquelles les familles djiboutiennes sont confrontées tout en énonçant clairement ses volontés au travers d'un programme cohérent de gouvernement rejetant les tribalismes et ceux qui parmi la " vieille garde des mandarins " cautionnent les exactions du pouvoir d'IOG, y compris lorsqu'il porte atteinte directe à leur propre tribu, à leur propre famille.

La Nation djiboutienne n'a nul besoin de ces quelques faux opposants politiques qui après avoir retourné leur veste en changent aujourd'hui et qui seront les premiers à se lancer dans la curée le moment venu pour frapper le pouvoir en place lorsqu'il mettra très bientôt un genou en terre.

L'indignité humaine prend toute sa valeur, son véritable sens lorsque la priorité des hommes est le profit individuel et qu'ils lui sacrifient leurs traditions ancestrales, les valeurs de respect de l'humain et leur propre famille.

Les élections qui se préparent sont, une fois encore une falsification, un odieux mensonge dans lequel le pouvoir d'Ismaël Omar Guelleh et quelques ralliés de dernière minute au RPP tels que Moumin Bahdon Farah et consorts vont tenter de tromper le peuple, l'opinion et les instances internationales.

Parmi ceux qui furent jetés en prison en un moment, certains ont bien vite oublié qui étaient ces femmes et ces hommes qui se sont battus pour les défendre et faire respecter leurs droits humains, faire pression à haut niveau pour les sortir des geôles d'IOG.

Belle leçon pour leur avenir politique, si avenir il peut y avoir dans de telles conditions pour de tels hommes sans dignité aucune et sans mémoire.

Le peuple djiboutien trop souvent trompé par les promesses sans lendemains et les mensonges n'est pas dupe des manigances de ces illusionnistes, il saura les juger et les condamner en temps et en heure.

Le rétablissement dans les meilleurs délais de la vie Démocratique, impossible dans les conditions actuelles qui empêchent les formations politiques de s'exprimer librement, passe par l'instauration d'Elections libres et par le changement complet des dirigeants et des " mandarins associés ".

En s'appuyant sur ses structures adaptées et sur ses moyens de Communication , le Gouvernement en Exil de Djibouti propose aux personnalités politiques de la véritable opposition au régime d'Ismaël Omar Guelleh de prendre et d'assumer des responsabilités en son sein tout en conservant pour chacune et chacun l'appartenance à son parti politique et dans le respect des valeurs tribales des uns, des unes et des autres.

Seule l'union des forces de l'opposition, qui partagent les mêmes valeurs, dans le cadre d'un mouvement commun, peut permettre de rétablir la démocratie à Djibouti et de créer les conditions pour qu'un véritable débat politique puisse s'instaurer dans la liberté de parole, d'action et de pensée.

Par cette union de l'opposition politique au sein d'un Gouvernement d'Avenir nous pourrons préparer ensemble les élections prochaines et confirmer la crédibilité qu'accordent, notamment, les instances européennes au Gouvernement en Exil de Djibouti depuis sa création.

Aussitôt que le régime politique d'Ismaël Omar Guelleh sera balayé, sous l'autorité d'un " Gouvernement Provisoire d'Union Nationale ", chaque parti d'opposition pourra alors, durant la période de campagne électorale qui précédera les premières élections libres et transparentes, faire état de ses convictions et présenter ses options et son programme pour conduire la Nation djiboutienne sur la voie du rétablissement économique et du renouveau.

A cet effet, le Président du GED rappelle que tous les membres, tous les représentants et tous les dirigeants des forces de l'opposition sont les bienvenues au sein du GED, en leur qualité et avec les fonctions officielles qu'ils occupent dans leurs structures respectives.

Devenir membre du GED, contrairement à ce qui a pu être dit ou écrit et maladroitement entretenu par le pouvoir d'IOG qui est à l'origine de cette désinformation et des rumeurs, n'implique surtout pas de renoncer à ses autres fonctions politiques.

Bien au contraire, si le GED souhaite rassembler toutes les forces d'opposition, c'est parce, selon ses analyses, c'est le moyen de gagner la bataille contre la dictature et de créer les conditions d'un débat démocratique dans le pays, ce dans le respect des pluralités.

En rejoignant le GED, chacun doit conserver ses convictions politiques et son programme. Il doit simplement prendre l'engagement de participer activement à l'élimination du régime de dictature et à la mise en place des conditions réalistes d'un débat électoral libre pour préparer des élections transparentes.

Durant la phase de campagne électorale, chaque membre du GED pourra alors exprimer librement ses différences, sa vision et le programme de sa formation politique.

Comme Président du GED, je n'ai pas exclu alors l'idée de participer à une formation ou de créer mon propre parti auxquels adhéreront celles et ceux qui sont convaincus du bien-fondé des orientations politiques que nous défendront et soumettrons à l'approbation des djiboutiens et des djiboutiennes.

J'en appelle à la véritable opposition politique, aux femmes et aux hommes de bon sens.

En rejoignant dès à présent le GED, chaque membre, chaque dirigeant d'un parti politique d'opposition, effectuera une action déterminante pour permettre à son parti de s'exprimer librement dans l'avenir et de soumettre son programme aux électeurs.

Vive la Nation djiboutienne, en marche vers l'instauration de la Démocratie et d'un État de Droit.

Fait à Bruxelles le 23 septembre 2002.

au nom de la Nation djiboutienne
au nom de l'opposition politique
pour le Gouvernement en Exil de Djibouti
le Président Mahamoud Idriss Ahmed

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