30/09/02
Le Courage de se lever, de Témoigner, de Combattre pour le Respect
des droits humains et pour notre Liberté.
Nous recevons chaque
jour des dizaines de messages de soutien, d'encouragements et je tiens
personnellement et au nom du Conseil, à remercier chaleureusement
nos surs et nos frères qui, de par le monde, témoignent
et qui prouvent au Gouvernement en Exil de Djibouti leur attachement
et leur volonté de l'instauration d'un régime politique
respectant les " Droits Citoyens " dans notre pays.
Que chacune et chacun
soit remercié pour ce Combat commun que nous menons. Qu'elle,
qu'il soit assuré que nous conduirons notre mission à
son terme et que nous ne faiblirons pas devant le régime fourbe
et dictatorial d'Ismaël Omar Guelleh, en dépit des sollicitations
et des pressions ignobles dont nous sommes l'objet actuellement.
Pratiquement quotidiennement,
chaque membre du GED se voit proposer par des émissaires ou par
des personnes mandatées, soit des postes à responsabilité,
soit une réintégration
.au sein de l'administration,
soit des avantages personnels.
Nous les écoutons,
avant tout, pour évaluer le niveau de bassesse jusqu'où
des hommes peuvent s'abaisser par lâcheté et pour sauvegarder
de petits privilèges.
Réintégration,
Argent, Honneurs
tout y passe. Tout nous est proposé en
échange de notre silence et d'une promesse de soutien à
la dictature et à ses dirigeants.
Que chacun sache
bien que tous les membres du Conseil du GED, dont je suis le porte-parole,
rejettent catégoriquement ces propositions insultantes qui n'ont
pour seuls effets : de nous renforcer dans nos convictions, dans nos
engagements en faveur de la Démocratie et de nous prouver combien
notre action est nécessaire puisqu'elle dérange autant
les manoeuvres et les affaires du pouvoir et de son équipe.
N'obtenant pas satisfaction
en direct, le pouvoir s'attaque désormais aux membres de nos
familles restés à Djibouti, sur lesquels, il tente d'exercer
des pressions odieuses en utilisant les menaces et la force. Ceci démontre,
une fois encore, qu'Ismaël Omar Guelleh tente d'éliminer
quand il ne peut pas corrompre.
Telle fut toujours
sa méthode : le chacal reste le chacal ; il ne peut vivre et
se développer qu'avec des animaux de la même famille.
Comme vous mes soeurs,
mes frères, et en dépit de ces manuvres, nous sommes
déterminés plus qu'avant, nous levons la tête et
nous sommes intransigeants pour que nos enfants, vos enfants, tous les
enfants de notre pays, aient un autre avenir que celui de l'exclusion
et des haines entretenues par le Squatter du Palais de l'Escale.
Certains d'entre-nous
sont tombés pour la Liberté et la Justice mais d'autres
les ont remplacés.
Nous témoignons
aux familles toute notre compassion pour tous les crimes odieux dont
sont victimes leur époux, leur frère, leur cousin, leur
ami. Malheureusement, l'actualité nous rapporte chaque semaine
des cas dramatiques de violation des Droits de l'Homme et d'élimination
physique.
La Liberté
a un prix qu'il nous faut hélas accepter de payer pour que nos
enfants puissent Vivre demain dignement.
Face à la
dictature imposée par Ismaël Omar Guelleh, nous affirmons
notre engagement dans l'opposition à son régime et à
ses méthodes et nous rappelons que notre objectif est la fin
de ce régime, le retour à la Démocratie et à
la Justice pour tous et la mise en place des conditions pour un débat
démocratique transparent et des élections libres.
Le jour est proche
où Ismaël Omar Guelleh, ses mandarins corrompus et ceux
qui agissent sur ordre du pouvoir abjecte devront s'expliquer devant
la Nation djiboutienne, en particulier lorsque le Peuple leur demandera
des comptes au sujet des assassinats politiques, des incarcérations
injustes, des actes de torture et des viols
La Justice, ayant
retrouvée alors son indépendance, statuera sur leur sort
et prononcera les peines qu'elle jugera méritées, en son
âme et conscience et en application de nos Lois.
Mohamed Saleh
Alhoumékani
Porte-parole du Gouvernement
en Exil de Djibouti