22/12/02
Les esprits médiocres condamnent toutes les Vérités
qu'on leur oppose et s'accommodent de leurs propres falsifications pour
en faire des dogmes perfides qu'ils tentent d'imposer malgré
les évidences. (par Ali Abdillahi Iftin)
 |
Cela
fait bien des années que je tente de m'opposer à toutes
les falsifications ainsi qu'aux malversations que j'ai pu observer,
vivre et constater comme chef de la sécurité de la
présidence d'HASSAN GOULED APTIDON et dont se rendait coupable
ISMAËL OMAR GUELLEH. |
Je puis témoigner,
documents, films et photographies à l'appui, des manipulations
dont il s'est rendu coupable allant jusqu'à tromper honteusement
la totale confiance, presque surréaliste, qu'avait placée
en lui HASSAN GOULED APTIDON à qui il tente de faire assumer
pour l'histoire de notre pays la responsabilité pleine et entière
des conséquences de ses propres manigances, actes méprisables
et dont il a su tirer profit.
Ce faisant ISMAËL
OMAR GUELLEH a sali l'honneur des mamassam et des Issas, il a menti
à toutes les autres ethnies et tribus y compris à sa propre
famille. Il a jeté l'opprobre et la misère sur toute la
Nation djiboutienne en faisant de notre pays l'un des plus pauvres de
l'Afrique mais aussi parmi les plus sanguinaires par toutes les haines
qu'il fomente et entretient.
Là ne s'arrêtent
pas ses visées hégémoniques insondables et sa stratégie
de discordes suivant laquelle " Il convient de diviser pour régner
" ; il a monté de toutes pièces et a financé
sur les deniers publics, armé des oppositions politiques fantoches
dans les pays frères et limitrophes comme en SOMALILAND et tout
particulièrement en ETHIOPIE.
Il a tenté
récemment d'orienter l'accusation en essayant avec bassesse de
jeter le discrédit sur le peuple yéménite en produisant
de faux documents alors qu'il sait pertinemment que c'est dans son propre
entourage que se situent les " fomentateurs de troubles et de haines
" qui portent atteinte à notre religion.
Comme chef de la
sécurité de la présidence, toutes mes dénonciations,
de refus d'acceptation et de caution aveugle m'ont valu bien des tracas
d'ordre professionnel, ce qui fut un moindre mal, mais " l'odieux
est devenu la porte de sortie de l'indignité " par les pressions
ignobles et les menaces directes de sa part, qu'il fit et fait encore
peser directement sur ma famille.
En un temps passé,
certains n'ont pas cru au bien fondé de mes dénonciations
lorsqu'il convenait de le faire et constatent hélas aujourd'hui
l'ampleur du désastre économique - social et politique
dans lequel se débat notre pays et sa population qui s'appauvrit
de jour en jour.
Tout au plus ISMAËL
OMAR GUELLEH a t-il obtenu de ma part, en un temps, une signature au
bas d'un document rédigé par l'un de ses conseils dans
l'Affaire de l'assassinat qu'il programma et ordonna du Juge Bernard
Borrel en mettant en jeu directement la vie de mes enfants si je ne
m'exécutais pas sur le champ.
J'avais pleine conscience
qu'il n'aurait pas hésité un seul instant à faire
éliminer mes enfants, des membres de ma famille et moi-même
si je refusais d'apposer ma signature au bas dudit document dicté
sous la contrainte.
Je me suis expliqué
sur ce point avec M Mohamed Saleh Alhoumékani qui a parfaitement
saisi quelle était la difficulté de ma situation d'alors,
victime lui-même de multiples et odieux chantages comme certains
membres du Gouvernement en Exil de Djibouti (GED) et bien d'autres,
de cette pratique inhumaine et institutionnalisée par ISMAËL
OMAR GUELLEH.
Rien d'important
ne peut se dire à Djibouti sans qu'il en soit tenu informé,
rien ne peut se faire sans son aval, pour le moins le pense t-il !!!!.
Seulement voilà
et ce qu'il sait parfaitement aussi c'est que nous détenons des
documents, films, des photographies et des enregistrements vocaux sur
des dossiers connus et sur ceux
qui le sont moins mais que nous
n'hésiterons pas à produire en temps et en heure devant
le peuple djiboutien, les instances et l'opinion publique internationales.
Je ne saurais admettre
l'humain lorsqu'il touche l'inhumain car l'ignoble ne peut avoir une
quelconque noblesse d'un combat d'hommes lorsqu'il met en jeu la vie
des plus faibles, celui de nos anciens et de nos enfants.
Alternant les offres
honorifiques jusqu'à la possibilité d'attribution d'un
poste d'Ambassadeur comme celles par l'argent, ISMAËL OMAR GUELLEH
n'est pas arrivé à " acheter mon silence " et
je n'ai dû récemment ma survie qu'à une fuite vers
l'ETHIOPIE avant que quelques " mercenaires à sa solde "
ne tentent de m'éliminer physiquement dans la capitale.
Ne rien faire est
le bonheur des enfants et le malheur des Hommes et des Femmes lorsqu'ils
et elles se limitent à subir l'abject.
Réfugié
temporairement à Addis Abéba, j'ai reçu alternativement
soit la visite d'émissaires d'ISMAËL OMAR GUELLEH, non des
moindres, réitérant ses offres mirifiques pour que je
me taise soit celle de quelques cohortes de " mercenaires "
tentant maladroitement de m'éliminer physiquement.
Ils ont tous repris
bredouilles le chemin de Djibouti, certains en courant.
Les résultats
des Elections Législatives du 10 janvier 2003 sont connus, certains
futurs Députés nommés par ISMAËL OMAR GUELLEH
font bombance et lui offriront quelques cadeaux de choix pour le 1er
janvier 2003.
Comme ancien chef
de la garde présidentielle et membre du Gouvernement en Exil
de Djibouti, je n'ai aucune illusion quant aux résultats des
Elections Législatives qui se dérouleront le 10 janvier
2003 dans notre pays.
Pour avoir vécu
et constaté ce que furent par le passé les pratiques d'ISMAËL
OMAR GUELLEH en l'espèce, je puis affirmer qu'il va financer
indirectement le paiement des cautions des listes d'opposition des membres
de l'Union pour l'Alternance Démocratique afin qu'elles puissent
se conformer aux lois régissant les élections
législatives.
Ce faisant il va
tenter de faire croire au peuple djiboutien, à l'opinion et aux
observateurs des instances internationales que lesdites Elections Législatives
du 10 janvier 2003 pourraient se dérouler en respectant les Lois
de notre pays en la matière et de manière démocratique.
" Point
n'est plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, point n'est plus
aveugle celui qui ne veut pas voir "
L'histoire des Elections
passées va se répéter à la seule différence
que, contrairement à ce qu'il fut dit et de ce que j'ai pu en
savoir, le président HASSAN GOULED APTIDON ne fut pas toujours
tenu informé de toutes les manigances ordonnées par ISMAËL
OMAR GUELLEH en qui il avait alors placé totalement sa confiance
et à qui il donnait délégation de pouvoir dans
bien des domaines.
- La récupération
des cartes d'Electeurs en échange de sacs de riz ou de quelques
milliers de FDJ, ce fut ISMAËL OMAR GUELLEH le " donneur
d'ordre ".
- Lorsque des Officiers
sous ses ordres se présentaient dans les Bureaux de Votes munis
de dizaines parfois de centaines de " Procurations de Vote "
de soldats, ce fut ISMAËL OMAR GUELLEH le " donneur d'ordre
".
- Lorsque des Officiers
sous ses ordres se présentaient successivement dans divers
Bureaux de Votes munis de " Procurations de Vote " avec
des noms d'emprunt n'ayant aucune existence légale très
souvent, ce fut ISMAËL OMAR GUELLEH le " donneur d'ordre
".
ISMAËL OMAR
GUELLEH a forcément besoin d'une " opposition placée
sous son contrôle " pendant et après les Elections.
Ceux qui ont encore
un quelconque espoir d'instauration et de respect d'une quelconque Légalité
républicaine dans la préparation et le déroulement
de telles élections vont forcément en faire les frais
à moins que le peuple et la véritable opposition politique
au régime en place n'en décide autrement le moment venu.
Je demande à tous mes frères et à toutes mes surs
de garder confiance en ce qui se fait ici à Bruxelles, capitale
de l'Union Européenne comme ailleurs et en tout ce qui se prépare
à Djibouti.
Le Gouvernement
en Exil de Djibouti auquel je participe Agit mais ne peut, en l'état,
tout dire et tout écrire.
Le jour est proche
où ISMAËL OMAR GUELLEH sera chassé de tous les pouvoirs
qu'il s'est octroyé par la terreur, le mensonge et la falsification.
Vive la Nation djiboutienne, en marche vers l'instauration de la Démocratie
et d'un État de Droit en République de Djibouti.
Ali Abdillahi IFTIN
Chargé de la Défense et de la Sécurité nationale
du Gouvernement en Exil de Djibouti