Communique
de Presse du Gouvernement en Exil de Djibouti
24/12/02
- " Je ne saurais admettre l'humain lorsqu'il touche l'inhumain
car l'ignoble ne peut avoir une quelconque noblesse d'un combat d'hommes
lorsqu'il met en jeu la vie des plus faibles, celui de nos anciens et
de nos enfants ".
C'est par ces mots
que l'ex Commandant ALI ABDILLAHI IFTIN chef de la garde présidentielle
à l'époque d'HASSAN GOULED APTIDON et membre du Gouvernement
en Exil de Djibouti a porté à notre connaissance tous
les odieux chantages et les menaces incessantes que fait peser sur ses
enfants ISMAËL OMAR GUELLEH, par personnes interposées.
Sa démarche
est claire, l'envoi récent d'émissaires à Bruxelles
est la preuve irréfutable qu'il veut contraindre, par tous les
moyens y compris par la force, l'ancien Chef de la garde présidentielle
à revenir sur tous ses témoignages devant la Justice française
concernant l'Assassinat programmé du Juge Bernard Borrel mais
aussi procéder à la récupération d'un certain
nombre de " dossiers pour le moins nauséabonds " qui
le mettent directement en cause ainsi que ses adjoints directs et d'autres
collaborateurs, y compris au sein même de la Justice djiboutienne,
dans des affaires connues et sur celles qui le sont moins.
Face aux refus persistants
que n'a eu de cesse de lui opposer l'ex Commandant de la garde présidentielle,
ISMAËL OMAR GUELLEH vient de mettre à exécution ses
menaces avec une tentative d'enlèvement des enfants d'ALI ABDILLAHI
IFTIN, avortée à Bruxelles.
Au-delà de
cet Acte inconsidéré qui dépasse l'ignominieux,
des plaintes nominatives au Pénal viennent d'être déposées
par ALI ABDILLAHI IFTIN auprès du Procureur du Royaume de Belgique
et des instances internationales compétentes.
Toute société
qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer
par leur garantir l'existence. Le Dictateur sanguinaire ISMAËL
OMAR GUELLEH vient une fois encore de démontrer le peu de cas
qu'il fait de la vie d'un enfant.
Le Gouvernement
en Exil de Djibouti soutient dans cette épreuve son Chargé
de la Défense et de la Sécurité nationale en accompagnant
immédiatement toutes les démarches entreprises notamment
en intervenant directement au niveau des plus hautes instances de l'Union
Européenne et des représentations des pays étrangers
à Bruxelles.
C'est avec ce même
esprit que nous en appelons de manière solennelle à toutes
les communautés religieuses, civiles et militaires, djiboutiennes
et étrangères, ainsi qu'à tous les dignitaires
qui vivent actuellement sur le sol de la République de Djibouti
pour qu'ils interviennent par tout moyen à leur convenance auprès
d'ISMAËL OMAR GUELLEH et lui fassent entendre raison.
De tels actes insoutenables
mettant en jeu la vie des enfants d'ALI ABDILLAHI IFTIN doivent immédiatement
cesser.
Fait à Bruxelles
le mardi 24 décembre 2002.
au
nom de la Nation djiboutienne
au nom de l'opposition politique
pour le Gouvernement en Exil de Djibouti
le Président Mahamoud Idriss Ahmed
le vice-Président Abdallah Dabarkaleh Ahmed