Les communiqués
Dernière modification : le 07-Mar-2003 3:41 (GMT+1 / Bruxelles)


06/03/03 Le Gouvernement en Exil en appelle à l’opinion et aux instances internationales pour qu’elles interviennent et fassent ouvrir une enquête sur les conditions d’intervention d’éléments des Forces Nationales de Police qui ont réprimé dans le sang des protestations émises par des pensionnaires, orphelins et orphelines, hébergés au centre « Mère et enfant » dans la capitale djiboutienne puis qui ont procédé à des incarcérations dans la sinistre prison de Gabode.

Mercredi 5 mars 2003, au cours de la soirée les jeunes pensionnaires orphelins et orphelines du Centre « Mère et Enfant », qui fut créé sur l’instigation et soutenu par l’épouse défunte de l’ex président Hassan Gouled Aptidon, ont décidé de protester pour des raisons que nous ignorons ce qui s’est traduit comme conséquence par l’intervention d’un détachement des Forces Nationales de Police qui a procédé à un véritable « tabassage en règle » des protestataires et à des incarcérations multiples.

- Au nom des populations djiboutiennes, de l’opposition politique au régime d’Ismaël Omar Guelleh et du Gouvernement en Exil de Djibouti je condamne avec la plus grande fermeté les pratiques du pouvoir qui envoie des éléments de ses Forces Nationales de Police pour réprimer dans le sang des orphelins et orphelines protestataires puis pour les incarcérer dans la sinistre prison de Gabode.

- Je demande aux instances internationales de bien vouloir effectuer une démarche auprès de l’Etat djiboutien aux fins que soit diligentée une enquête sur ces actes perpétrés à l’égard d’enfants orphelins et qui, de plus, portent ainsi gravement atteinte au symbole que représente ce Centre « Mère et enfant » aux yeux de chaque djiboutien.

Fait à Bruxelles le jeudi 6 mars 2003.

au nom de la Nation djiboutienne
au nom de l'opposition politique
pour le Gouvernement en Exil de Djibouti
le Président Mahamoud Idriss Ahmed