LE MONDE DE L'ENSEIGNEMENT
Dernière modification : le 17-Déc-2002 7:45 (GMT+1 / Bruxelles)

28/07/02 Le dialogue « Etat djiboutien – Education » est faussé, il a laissé la place au « mensonge officialisé sous la contrainte »


L’une des grandes erreurs des parents et des autres acteurs du monde éducatif est de penser encore à ce jour que l’éducation exclusivement formelle peut avoir une incidence prépondérante sur la formation de la personnalité de l’enfant.

Les déterminants de son éducation vont être les habitudes de vie que l’on va lui inculquer, les exemples d’ordre, de comportement, de respect, de désintéressement, de dévouement à la communauté à laquelle il appartient.

Comment peut-on parler de civisme, sens civique, citoyen, citoyenne et de citoyenneté à des enfants lorsque l’Etat djiboutien agit et prend un chemin diamétralement opposé à ce qu’il fait enseigner par ses professeurs et par ses maîtres d’écoles dans les établissements scolaires ?.

Les conditions qui ont prévalu au décès du Général Yacin Yabeh Galab mais aussi à toutes celles de personnalités politiques et de simples citoyens djiboutiens emprisonnés sous de faux prétextes voire éliminés physiquement depuis des décennies sont l’exemple d’actes qui marquent la conscience de l’adulte comme celle de l’enfant.

Les enseignants djiboutiens qui ont mission d’inculquer des valeurs saines, entre-autres égalitaires de traitement des droits aux enfants, des savoirs et des savoirs faire, comment peuvent-ils aujourd’hui aborder ces sujets ?

La relation « Etat – Education nationale » n’est plus.

Le dialogue est faussé, il a laissé la place au « mensonge d’Etat officialisé sous la contrainte » qui ne peut pas passer auprès des enfants car à l’opposé du discours du maître d’école ou du professeur.

Quant à ceux et celles qui transmettent sciemment, par convictions et intérêt, les « mensonges d’Etat » aux enfants, ils se marginalisent et sont en dehors de tout schéma éducatif digne de ce nom.

Ils se mentent et bien pire que cela, se dévalorisent aux yeux des enfants qu’ils ont pourtant et par évidence la charge d’éduquer en s’appuyant sur des valeurs saines pour que ces hommes et ces femmes de demain soient « Responsables de leurs actes » et non « Coupables d’actes répréhensibles ».

Roger Picon.

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