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Dernière modification : le 28-Déc-2002 19:05 (GMT+1 / Bruxelles)

27/12/02 - A l'approche de l'évènement phare de la compétition sportive internationale à Djibouti, l'organisation de la 7ème édition du semi marathon 2002-2003 est l'opportunité d'un racket organisé dont les victimes indirectes sont les athlètes, les entraîneurs et les clubs.

Cet événement qui marque traditionnellement le début de la saison sportive dans notre pays s'est transformé au fil des années en un grand rendez-vous incontournable de l'athlétisme dans la Corne Est de l'Afrique.

L'aspect international de cette grande réunion est excellente pour notre jeunesse sportive et devrait mettre en évidence de nouveaux talents pour autant que la préparation de nos athlètes, sous la direction de leurs entraîneurs, ne soit pas perturbée par des "problèmes d'intendance".

Seulement voilà que l'on constate que l'organisation administrative et les préparatifs pour l'édition 2002 - 2003 sont sujets à cautions ; ils méritent donc d'être examinés avec une grande attention.

La situation que connaît actuellement la Fédération Djiboutienne d'Athlétisme est à considérer comme un nébuleux imbroglio que dénoncent de manière quasi unanime l'ensemble du mouvement sportif concerné, dirigeants et Athlètes de tous niveaux.

Témoignant à juste titre des méthodes de gestion pour le moins douteuses dont la responsabilité incombe à l'équipe dirigeante de la Fédération Djiboutienne d'Athlétisme, les contestataires, dirigeants des équipes et athlètes, ont été mis tout simplement à l'écart des Commissions ; de tout initiative, de pouvoir de consultation et de participation aux décisions.

L'exemple est on ne peut plus flagrant. " L'autorité octroyée sans compétence dirige forcément les êtres vers tous les abus d'autorité et les malversations ".

L'organisation technico-administrative étant censée être régie par un Comité composé des membres du ministère, des partenaires publics et parapublics chacun s'étonne des méthodes pour le moins despotiques appliquées par ladite Fédération.

Il paraît nécessaire de rappeler, en l'espèce, que la réalisation d'une opération d'une telle envergure nécessite un financement conséquent par l'apport d'une somme avoisinant les 70 millions de FDJ .

Cette opération est repartie en plusieurs étapes bien définies :

" L'opération de collecte des fonds qui doit être d'une absolue transparence, les motivations et la destination des sommes collectées étant clairement explicitées initialement et respectées par la suite,

" La préparation des budgets prévisionnels des dépenses doivent être cernés au plus près afin d'éviter les surprises ... en cours de gestion tout en veillant à une répartition équitable entre les différents besoins exprimés par les parties prenantes,

" La gestion financière de la manifestation qui, là encore, doit être d'une grande rigueur et précise.

" Le Bilan de Gestion qui est l'analyse finale de l'opération et permet d'en faire la synthèse objective mais aussi de préparer la prochaine manifestation dans de bonnes conditions.

Hors il est constaté que la collecte des fonds, démarche préalable et indispensable à l'organisation de cette manifestation, est assurée par un Comité réduit à sa plus simple expression et composé des membres à la probité morale plus que douteuse qui ont lancé, auprès des sponsors, des partenaires et des financiers locaux ( commerçants, entrepreneurs et sociétés…), une véritable opération de " racket organisé ".

Cette opération de rançonnage d'une grande envergure fait obligation à chacun de s'acquitter d'une somme équivalente à un minimum de 1 million de FDJ alors que l'on sait parfaitement que toutes les dépenses des grands postes d'imputations nécessaires à la bonne réalisation de cet événement sont prises en charge dans les conditions suivantes :

" La mise à disposition des équipes de soutien médical est à la charge des Forces Françaises de Djibouti (FFDJ) ainsi que la Logistique,

" La protection et la sécurité des axes routiers du parcours sont assurées par les Forces Nationales de Police,

" L'hébergement est pris en charge par les hôtels de la place qui mettent gratuitement des chambres à la disposition des athlètes étrangers durant leur séjour à Djibouti,

" Le déplacement des athlètes est assuré gracieusement par le Syndicat Djiboutien des Transports par bus,

 

La question que chacun est en droit de se poser est de savoir à quoi servent effectivement ces financements, obtenus par une forme de racket organisé alors que le Ministère de la Jeunesse et des Sports ne débourse pas un seul Franc DJ mais se les accapare ?

Ce que l'on peut en dire, c'est que la gestion de ces fonds soulève bon nombre de convoitises de la part des dirigeants du Ministère de tutelle et de la Fédération Djiboutienne d'Athlétisme.

Rappelons que l'ancienne équipe de la FDA fut purement et simplement limogée pour ne pas avoir respecté à la lettre les instructions du Cabinet du Ministre qui les somma de remettre les fonds collectés sans justification aucune, par ledit ministère, quant l'utilisation qui en serait faite ultérieurement.

C'est ainsi que nul ne saura quelle destination sera donnée aux sommes collectés pour la 7ème édition du semi marathon 2002-2003.

N'espérez pas un Bilan de Gestion car il n'y en aura pas.

L'attitude de la nouvelle équipe de la FDA consistant à accepter, sans justification aucune quant à la destination qui sera donnée à ces fonds collectés, provoque à juste titre une vive réaction de la majeure partie des entraîneurs et des athlètes qui dénoncent très clairement face à l'opinion publique.

On trouve donc d'un coté, les dirigeants et les athlètes qui ont nécessairement des besoins financiers pour se préparer dans de bonnes conditions à ce semi marathon mais qui sont ignorés totalement et de l'autre des " filous " qui profitent des " bienfaits " du racket organisé à cette occasion.

La situation d'anarchie que vit la Fédération Djiboutienne d'Athlétisme est d'autant plus néfaste au bon épanouissement des Athlètes et au fonctionnement rationnel des clubs qu'elle n'a pas organisé de Championnat d'Athlétisme pour cette saison.

Une question vient forcément à l'esprit.

La FDA ne servirait-elle pas exclusivement à collecter des fonds auprès des sponsors, des partenaires et des financiers locaux ( commerçants, entrepreneurs et sociétés…), sous la forme d'une véritable opération de " racket organisé " chaque année et à pareille époque ?.

Ceci mérite d'être clarifié !.

Alors que l'on entend hélas trop souvent des critiques injustifiées sur nos voisins ou sur leur niveau technique qu'on leur envie notamment sur l'Ethiopie, le Ministère de la Jeunesse et des Sports comme la FDA n'ont pas la volonté d'aider les Athlètes, les clubs et leur encadrement technique à survivre…..

Il se trouve que chacun va à ses intérêts particuliers alors qu'il conviendrait d'aller au bien commun de nos athlètes, de nos entraîneurs et nos clubs quel que puisse être le niveau de pratique.

Il est grand temps de mettre "un bon coup de balai dans ce ramassis de cloportes" et de donner enfin à nos clubs les moyens de leurs ambitions.


Osman Ahmed dit Talabo
Responsable de la Commission Information
Relation Jeunesse et Sports

 

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