AIDER les ACTIVITES SPORTIVES
et les ASSOCIATIONS SPORTIVES
Dernière modification : le 09-Jui-2003 15:29 (GMT+1 / Bruxelles)

09/06/03 - Il n'est pas admissible que la gestion du sport djiboutien soit abandonnée de manière aveugle aux marchands du temple que sont le ministre de la Jeunesse et des Sports, le président du Comité Olympique Djiboutien et les supposés dirigeants de la Fédération Djiboutienne d'Athlétisme !.

par Youssouf Abdillahi Omar
et Osman Ahmed Kahin dit Talabo.

Un jeune athlète surdoué, M Mohamed Omar Dabar, âgé de 16 ans a réalisé le chrono minimal imposé pour participer et représenter la République de Djibouti aux prochains Championnats du monde junior d'Athlétisme.

Par l'application d'une méthode à la Fidel Castro, la Fédération Djiboutienne d'Athlétisme (FDA) impose son diktat et interdit à ce jeune athlète mineur de participer aux Championnats du monde junior d'Athlétisme sous le prétexte qu'il pourrait choisir de s'exiler.

Compte tenu des infrastructures sportives plus que précaires dont dispose notre pays pour un athlète de haut niveau et de la quasi absence de moyens mis à sa disposition par la Fédération Djiboutienne d'Athlétisme, cette performance réalisée par M Mohamed Omar Dabar constitue à elle seule un véritable exploit sportif.

Il est vrai que notre jeune athlète à l'avenir très prometteur disposerait de capacités naturelles hors du commun et qu'il est de plus sponsorisé par la Gendarmerie Nationale qui entretient, à sa charge financièrement, un vivier de jeunes sportifs talentueux duquel émerge de temps à autre un athlète d'exception.

Malgré toutes les difficultés auxquelles elle est sans cesse confrontée pour créer les meilleures conditions possibles de pratiques sportives pour ces jeunes athlètes, cette généreuse vocation de notre Gendarmerie Nationale n'est pas nouvelle.

Comme le font notre Armée Nationale et nos Forces Nationales de Police, notre Gendarmerie Nationale se substitue par obligation et face aux carences maintes fois constatées du Ministère de la Jeunesse et des Sports et de certains supposés responsables de la Fédération d'Athlétisme qui sont bien plus préoccupés par l'état de leurs comptes bancaires et de ce qu'ils peuvent grapiller que par l'entretien des installations sportives et l'aide matérielle qu'ils devraient apporter à notre jeunesse ; notamment à celle qui est la plus défavorisée.

Nous avons maintes fois soulevé ce problème de détournements des fonds publics affectés au Ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi qu'au Comité Olympique Djiboutien, notamment par l'intermédiaire de sociétés écrans appartenant à de hauts fonctionnaires de l'Etat sans qu'il n'y ait une quelconque réaction d'Ismaël Omar Guelleh ce qui confirmerait qu'il a, là encore, un intérêt à ce que rien ne change dans notre pays.

Nos athlètes qui n'ont bien souvent rien à envier à leurs homologues Kenyans ou Ethiopiens sur le plan de leurs qualités physiques, naturelles et foncières, sont nettement défavorisés quant au nécessaire soutien financier d'accompagnement dont ils ne disposent pas, sauf exceptions mentionnées plus avant, et sont de plus dans l'obligation d'aller s'entraîner dans des pays étrangers dotés d'installations sportives adaptées à leur indispensable préparation.

On naît avec des dons naturels dans la pratique de telle ou telle discipline sportive encore faut il pouvoir les développer ce qui dans notre pays relève du miracle.

" ......il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression".

Imaginons un instant que notre champion mythique Ahmed Salah ait disposé des mêmes structures et conditions de vie qu'un Alain Mimoun, Guébré Salassié et de bien d'autres ; nous aurions alors pu constater qu'il fut à son époque le meilleur dans sa spécialité.

Nul ne saurait contester d'indéniable affirmation selon laquelle notre pays dispose d'une réserve de jeunes potentiels Ahmed Salah, tout particulièrement dans les courses de fond et de demi fond.

Ce constat étant fait, quelles dispositions prend-on afin de favoriser leur émergence sur le plan international ?.

Ceux qui n'ont rien fait veulent tirer profit le moment venu en se positionnant faussement comme étant les formateurs-accompagnateurs de nos jeunes athlètes surdoués.

Notre jeune athlète surdoué, M Mohamed Omar Dabar, se voit aujourd'hui interdire la sortie du territoire de la République de Djibouti par un supposé responsable de la Fédération Djiboutienne d'Athlétisme M Abdourahman, qui a pris la liberté de lancer devant un reporter très complaisant de la Nation qui relaie de telles inepties et ne défend aucunement les intérêts de notre jeunesse :

" Nous ne pouvons accepter de foutre en l'air les efforts et les fruits de notre labeur (?????) si nos jeunes talents, la fierté de notre pays s'aventurent sur le chemin hasardeux de l'exil. Nous sommes prêts à libérer notre athlète si ses parents et la gendarmerie nous garantissent son retour. C'est malheureux autant pour l'athlète, pour nous la gendarmerie et le pays mais nous n'avons pas le choix".

Outre le fait que c'est ce jeune Athlète, M Mohamed Omar Dabar, qui souffre et souffira encore demain sur les stades pour parfaire sa formation et mettre ses qualités au service de son pays et certes pas M Abdourahman qui se complaira dans la douce torpeur de son bureau, nous opposons à ce supposé responsable de la Fédération Djiboutienne d'Athlétisme la

Déclaration universelle des droits de l´homme
Adoptée par l´Assemblée générale dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948 et signée par la République de Djibouti après l'accession du pays à l'indépendance..

Préambule

  • Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
  • Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.
  • Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.
  • Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.
  • Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
  • Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
  • Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

- Article premier

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
…………………………..
- Article 12

Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

- Article 13

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

 

Cela suffit messieurs les marchands du temple !

vous entendez régir la vie de nos sportifs et de notre jeunesse alors que :

  • vous vous rendez coupables de tous les actes de détournements des aides internationales,
  • vous ne disposez d'aucune compétence en matière d'entraînement adapté et de suivi de progression de nos jeunes athlètes,
  • vous laissez à l'abandon nos installations sportives existantes et mendiez sans cesse de nouveaux financements, entre autres, auprès du Fond de Solidarité Prioritaire du Service français de coopération à Djibouti afin de compenser votre désastreuse gestion et toutes vos malversations répétitives,
  • vous outrepassez vos prérogatives (celles que vous êtes octroyées indûment) en interdisant au jeune Athlète, M Mohamed Omar Dabar, le droit de quitter notre pays pour le représenter dignement lors des prochains Championnats du monde junior d'Athlétisme.

Certains d'entre-vous condtionnent sa participation à ces Championnats en essayant d'imposer leur présence pour être "du voyage" comme accompagnateurs afin de se valoriser, à posterioi, alors que chacun sait qu'ils n'ont en rien contribué à l'émergence de notre jeune athlète à ce niveau.

Vous êtes Responsable du bilan catastrophique de notre Athlétisme et devrez très bientôt en répondre devant la Nation djiboutienne et sa jeunesse.

 

Article rédigé en collaboration par

Youssouf Abdillahi Omar
Osman Ahmed Kahin dit Talabo
Membres du Gouvernement en Exil de Djibouti