Edition
N°1 du 1er mai 2003.

5ème
Législature-Ismaëlienne et enjeux politiques
La
5ème Législature-Ismaëlienne, issue des élections législatives
falsifiées du 10 janvier 2003 avec une parodie de multipartisme intégral,
est la meilleure démonstration qu'il soit de l'absence de représentation
parlementaire représentative de la population djiboutienne et qui ne saurait
se référer à une société djiboutienne moderne
en pleine évolution politique.
Un
parlement RPP et ses annexes alimentaires
Pour
la première fois de l'histoire politique de la République de Djibouti,
toutes les tendances politiques (8 partis en lices) ont été autorisées
à participer au plus grand mensonge organisé dans le pays et médiatisé
à outrance, simulacre d'ouverture au multipartisme intégral lors
des élections législatives de 2003 et 4 groupes politiques de da
awo (PSD, PND, FRUD, RPP) se sont vus attribuer par avance tous les sièges
par une falsification desdites élections préparée depuis
plus de 6 mois et dont nous avions les résultats dès le 5 janvier
2003 ce qui constitue, admettons-le, un exploit dont l'Etat djiboutien dirigé
par sa Grandissime Éminence, Seigneurie et Excellentissime Grâce
Ismaël Omar Guelleh peut se prévaloir.
Pour
la première fois des femmes sont élues à l'Assemblée
Nationale et serviront de " pots de fleurs " pour agrémenter
le paysage parlementaire et les décisions de l'occupant du Palais de l'Escale.
Pour
la première de l'histoire de l'Assemblée Nationale qu'une femme
accède au bureau de l'assemblée composée de 5 membres de
Mme Aïcha Robleh et à qui il est fortement conseillé d'apposer
sa signature au bas des documents qui lui seront présentés sans
chercher à comprendre ce qu'ils contiennent. Une femme parlementaire qui
réfléchirait et défendrait les Droits de la Femme et ceux
de l'Humain serait très mal perçue au sein de l'Assemblée
suivant le sacro saint principe du " Soit belle et tais toi ! " auquel
il convient d'ajouter " tu te tais et tu signes, tu pourras ainsi et avec
tes indemnités t'acheter de belles robes et des bijoux lors de ton prochain
voyage à Paris ! ".
Pour
la première fois aussi une femme est présidente de la commission
des affaires sociales : santé, environnement, urbanisation, problèmes
liés à la ville etc...et dont on sait que, compte tenu de l'état
de délabrement dans lequel se trouve le pays depuis 25 ans et qui s'est
considérablement aggravé depuis 4 ans, ladite commission n'a jamais
eu et n'aura jamais un quelconque pouvoir de lancer ne serait-ce qu'une amorce
de changement évolutif et durable en matière d'affaires sociales,
de santé, d'environnement, d'urbanisation et de problèmes à
la ville.
Ouvrez
les yeux, observez les quartiers de la ville de Djibouti et interrogez les populations
qui y vivent et vous admettrez que l'on peut, d'un seul revers, balayer tous les
mensonges médiatisés d'un pouvoir dictatorial qui confond volontairement
" Aisance de vie d'un infime minorité agissante et fréquentant
le Sheraton et réalités d'une existence de pauvreté dans
les quartiers de la capitale où les rues sont quasiment inaccessibles en
véhicule et l'éclairage public laissé à l'abandon
".
Pour
la première fois également, le débat de l'Assemblée
Nationale est animé par quatre groupes parlementaires affiliés au
RPP et qui constituent à cet égard, des rouages de da awo essentiels
qui contribuent à l'instauration d'une nouvelle forme de médiatisation
mensongère favorisant le maintien de la pensée unique d'Ismaël
Omar Guelleh et confirmant en conséquence l'inutilité du travail
parlementaire et l'absence des pouvoirs de l'Assemblée nationale dans de
telles conditions.
Le
parlement est composé de représentants de moins de 20 % des populations
de notre pays, ceci s'appelle la Dictature Démocratique, le terme Démocratique
étant là que pour faire bonne figure et tenter de rassurer ainsi
les bailleurs de fonds et l'opinion publique. Ces représentants ont été
désignés par sa Grandissime Éminence, Seigneurie et Excellentissime
Grâce Ismaël Omar Guelleh dans son ineffable bonté ; ils et
elles ne sont que ses " serviteurs " et obligés.
L'ersatz
de Parlement vote les lois d'Ismaël Omar Guelleh et ne contrôle rien
car ce n'est pas son rôle. Contrairement à ce que précisent
nos Lois, il a été convenu d'en restreindre les applications et
de passer outre sur le reste ; penser, réfléchir et proposer des
Lois et des amendements n'entrent pas dans les attributions du Parlement.
Et
c'est pour que ne s'accomplisse pas cette double Dictature que 71 % des citoyens
djiboutiens n'ont pas donné mandat aux députés du RPP et
consorts pour que ceux-ci, au nom d'Ismaël Omar Guelleh, ne perpétuent
pas les détournements publics et n'exercent pas certains des attributs
de la souveraineté dictatoriale qu'il impose par le clientélisme
et la terreur qu'il fait régner dans le pays.
A
ce titre les députés nommés par le pouvoir et non élus
démocratiquement représentent Ismaël Omar Guelleh et sa bande
de da awo et consorts. La fonction parlementaire doit être aujourd'hui un
métier à temps plein car il y a beaucoup de travail à faire
pour continuer de mentir effrontément aux populations mais aussi pour qu'elles
se contentent de survivre dans un état de non droits.
-
Pour voter, sans murmure d'aucune sorte, les lois imposées par sa Grandissime
Éminence, Seigneurie et Excellentissime Grâce Ismaël Omar Guelleh
qui les tient à l'il par l'entremise de la SDS d'Hassan Saïd
dit madobé,
-
Pour cautionner tous les détournements de biens, de fonds publics et d'Aides
internationales effectués par l'État en la personne de sa Grandissime
Éminence, Seigneurie et Excellentissime Grâce Ismaël Omar Guelleh
et discuter de la part qui revient aux 3 groupes de gawlesataux (PSD, PND, FRUD)
affiliés au RPP, pour leur assurer leur pain quotidien et bien plus,
-
Pour entretenir la situation de catastrophe de l'économie du pays, conséquence
de tous les détournements et de l'accaparement de l'exploitation des Etablissements
Publics par sa Grandissime Éminence, Seigneurie et Excellentissime Grâce
Ismaël Omar Guelleh et par notre très Gracieuse première dame
Kadra Heïd et ses frères, mais aussi par les peu honorables da-awo
qui gravitent autour du Palais de l'Escale pour mendier leur pitance et obtenir
que leurs enfants puissent poursuivre leurs études et obtiennent par lassitude
des enseignants et après de longues années un diplôme de peu
de valeur et se voient attribuer un poste dans l'administration auquel ils ne
pourraient prétendre.
-
Pour cautionner tous les odieux chantages à la pauvreté qu'exerce
Ismaël Omar Guelleh vis-à-vis des bailleurs de fonds. Le fait que
les populations djiboutiennes soient prises en otages par le pouvoir dictatorial
en place, aux fins d'obtenir des Aides internationales à partir desquelles
chacun et chacune pourra prétendre à une part, est à intégrer
sous la forme d'une culture novatrice dont la pertinence, du fait de son efficacité,
est démontrée.
Le
rappel de ces principes simples permet d'effectuer une première approche
des rôles que jouent et devront jouer les parlementaires qui, faute de quoi,
perdront tout avantage, privilèges, indemnités et se verront démissionnés
puis gratifiés d'un éventuel séjour offert à Gabode
aux fins d'y effectuer une large étude non exhaustive sur les conditions
d'incarcération des détenus et d'y recenser les blattes qui y prolifèrent.
Ils pourront néanmoins conserver le privilège d'appartenir à
la " Commission parlementaire des prisons et des invités de long terme
".
Mais
à Djibouti, la réalité quotidienne d'un Parlement sans pouvoirs
d'aucune sorte se trouve aggravée par la pression exercée par les
électeurs, l'opposition politique et le Gouvernement en Exil qui n'attendent
rien des hommes et des femmes désignés par Ismaël Omar Guelleh
qui n'ont jamais respecté par le passé la Constitution et nos Lois
et continueront à agir de la sorte tout en médiatisant à
outrance les falsifications d'un pouvoir qui, sur le fond comme sur la forme,
ne changera pas.
Aujourd'hui
la principale mission des désignés des quatre partis qui se sont
regroupés sous la bannière de l'UMP, Union des Mendicités
pour ma Poche, est de soutenir inconditionnellement toutes les actions du Gouvernement
car chacun en tirera profits financiers et octroi de privilèges.
Mais
le parlement est aussi le lieu où la politique gouvernementale en matière
de répartition des sommes détournées est exposée en
Commissions mais jamais débattue ni condamnée sur le principe car
ce serait tenter de porter atteinte à la pensée unique de sa Grandissime
Éminence, Seigneurie et Excellentissime Grâce Ismaël Omar Ghelleh
: c'est-à-dire qu'il est le lieu privilégié du partage des
privilèges consentis entre les leaders des différents groupes de
da awo affiliés au RPP.
C'est
pourquoi, l'organisation des relations entre groupes conditionne l'efficacité
du travail parlementaire consistant à se répartir le produit des
détournements financiers et des privilèges et contribue par effet
de causalité à renforcer davantage les pouvoirs de sa Grandissime
Éminence, Seigneurie et Excellentissime Grâce Ismaël Omar Ghelleh
tout en lui assurant une certaine tranquillité d'esprit quant aux éventuelles
contestations émanant d'un Parlement digne de ce nom et soucieux de représenter
les prérogatives d'une dictature mais les populations djiboutiennes, sans
exception aucune.
Le
RPP et ses affiliés contrôlent proportionnellement les initiatives
de leurs membres (interventions, dépôts de propositions de répartition
équitable des sommes détournées et de questions ne mettant
nullement en cause Ismaël Omar Guelleh dont le nom doit être précédé
de " sa Grandissime Éminence, Seigneurie et Excellentissime
..
" et désignent les représentants des groupes de pirates et
de da-awo dans les affectations lucratives aux différentes commissions.
Les travaux
de la séance plénière
La
session plénière (à ne pas confondre avec la session au cours
de laquelle les députés peuvent se plaindre des inégalités
de répartition des sommes détournées à partir des
Aides internationales) de l'Assemblée qui a débuté la semaine
dernière permet à ses membres de répartir en toute quiétude
entre eux l'absence de travail d'étude et de décision qui est le
privilège exclusif du Palais de l'Escale, d'arrêter les grandes orientations
de l'inutilité d'une Assemblée dans de telles conditions, de débattre
de sujets divers tels que les mauvaises conditions de fonctionnement de la climatisation
des locaux de l'Assemblée ou de l'absence de papier toilette dans les WC.
Enfin
de poser des questions et de demander des précisions aux membres du gouvernement
sur ce qu'il convient de faire pour obtenir un portefeuille ministériel,
de s'informer sur l'air du temps, de définir la position commune à
prendre sur la qualité du khât et de légiférer dans
l'urgence sur ce point crucial car il semblerait se détériorer au
fur à mesure que notre pays plonge un peu plus chaque semaine dans un marasme
politico économico social.
Plus
qu'une réunion plénière, c'est lors de la réunion
entre membres de même commission que s'effectue l'essentiel du travail parlementaire
en organisant des rencontres d'études Khât - Coca - Craven - Party
(KCCP) afin de renforcer la cohésion des membres du Parlement autour de
la pensée unique de sa Grandissime Éminence, Seigneurie et Excellentissime
Grâce Ismaël Omar Guelleh, des auditions de représentants de
ministères, de l'administration, des associations etc
pour s'informer
sur la meilleure méthode qu'il convient de retenir pour détourner
les budgets et les enveloppes attribuées sans se faire " prendre la
main dans le sac ".
Les
commissions de da-awo sont indispensables au bon fonctionnement du parlement car
permettant de déterminer et de passer des accords quant à la répartition
des avantages et privilèges octroyés à chaque parti affilié
au RPP.
Le
personnel de l'Assemblée nationale (assistants, agents, secrétaires
)
mis à la disposition des commissions, jouent le rôle de " conseillers
techniques " et aident à préparer le travail en commission
ou en séance plénière mais en tenant compte de l'inutilité
des avis que pourraient avoir les Députés car les décisions
sont prises en amont par sa Grandissime Éminence, Seigneurie et Excellentissime
Grâce Ismaël Omar Guelleh ; chacun étant prié de ne se
poser aucune question et de se limiter à percevoir ses indemnités
de parlementaire sans oublier d'apposer sa signature au bas des documents qui
lui seront présentés.
Compte
tenu de la qualité du recrutement effectué par sa Grandissime Éminence,
Seigneurie et Excellentissime Grâce Ismaël Omar Guelleh qui pour ancrer
sa dictature ne peut s'appuyer que sur des esprits intellectuellement limités,
dénués de tout scrupule mais assurément cupides et qui pourraient
ne pas savoir signer de leur nom, ils seraient dans ce cas autorisés à
apposer une croix en bas desdits documents et d'y mettre l'empreinte de leur pouce
droit.
Le
personnel de l'Assemblée nationale (assistants, agents, secrétaires
)
se tient à leur disposition pour leur indiquer quel doigt il convient d'utiliser
et où il convient de le mettre pour que lesdits documents présentés
soient officialisés.
Après
le multipartisme, la décentralisation
La
5ème Législature-Ismaëlienne est issue d'un simulacre de multipartisme
intégral qui est effectif en République de Djibouti depuis septembre
2002 grâce à la politique, courageuse, évolutive, avec une
vision porteuse de développement du régime dictatorial imposé
par sa Grandissime Éminence, Seigneurie et Excellentissime Grâce
Ismaël Omar Guelleh que l'on ne remerciera jamais assez et à notre
manière lorsque viendra le moment.
La
décentralisation en chantier, elle aussi va faire des bouleversements médiatiques
et exclusivement cela dans la vie quotidienne des Djiboutiens. Chacun et chacune
sera heureux d'apprendre que la décentralisation existe ailleurs et qu'elle
est facteur d'évolution et de progrès des peuples mais qu'il faudra
attendre le départ de la dictature imposée par sa Grandissime Éminence,
Seigneurie et Excellentissime Grâce Ismaël Omar Guelleh pour que les
termes de Régionalisation et de Décentralisation soient suivis d'actes
et non de promesses tapageuses et médiatisées à outrance
mais sans lendemain.
Il
n'existe aucun exemple de Dictature en ce monde qui s'accommoderait d'une Véritable
Régionalisation et d'une Décentralisation de ses compétences
car ce n'est que par la monopolisation de tous les pouvoirs qu'elle peut maintenir
ses prérogatives centralisatrices en s'appuyant sur la terreur qu'elle
fait régner et qu'elle tentera vainement de faire passer dans les esprits
de l'opinion publique et de ses bailleurs de fonds comme étant de nécessaires
opérations de maintien de l'ordre public.
Derrière
le simulacre de multipartisme et l'absence de décentralisation, ce sont
les libertés d'associations, d'expressions et de publications qui vont
se trouver d'autant plus menacées car les nouvelles générations
vont tenter de s'exprimer librement mais seront aussitôt réprimées
dans l'indifférence d'une Assemblée sans pouvoirs et avec la mise
en évidence de l'absence récurrente de préoccupation plus
universelle tel que les Droits de l'Homme.
Les
Djiboutiens veulent être dirigés pour se développer et développer
les régions, les villes où ils habitent, c'est là, la tache
qui prime pour le choix préalable qui doit être fait de chasser la
dictature qu'impose sa Grandissime Éminence, Seigneurie et Excellentissime
Grâce Ismaël Omar Guelleh.
Le
premier échec, constaté dans les faits, de ce simulacre de multipartisme
politique et de l'absence de décentralisation est qu'il ne permet pas aux
meilleurs cerveaux du pays de s'exprimer et de participer à la construction
du pays. Les élites qui ont fui le pays et qui après leurs études
à l'étranger ont parfaitement saisi l'impossibilité qu'il
y avait en l'état actuel et sous un tel régime d'obtenir un poste,
la reconnaissance de leurs acquis et un salaire décent car n'appartenant
pas aux familles du pouvoir en place à Djibouti.
Ce
simulacre de multipartisme politique dans lequel un Général corrompu
et aux murs pour le moins particulières peut faire incarcérer
un citoyen pour une supposée diffamation qui se limitait à des questions
ciblées et justifiées démontre on ne peut mieux la forme
aggravée que prend dés lors la dictature djiboutienne actuelle et
l'absence de réaction, donc la caution que lui apporte le président
le l'Assemblée nationale comme à la transgression des droits de
l'Humain.
On
observera l'absence de définition d'une politique cohérente dans
tous les domaines si ce n'est celle d'une médiatisation outrancière
car fallacieuse des mensonges étatisés, à laquelle s'ajoutent
tous les programmes sans lendemain qui se succèdent mais lancés
à grand renfort de publicité et considérés à
l'usage comme non viables pour notre développement car leur but est exclusivement
d'obtenir des Aides et financements qui sont aussitôt détournés.
Cette
véritable insulte à la démocratie et aux populations que
constitue ce simulacre d'ouverture au multipartisme ne permet pas à notre
peuple d'exercer son droit fondamental en choisissant, par un suffrage transparent
et respectueux des Lois de notre pays, les hommes et les femmes qu'il considère
être les mieux placés (es) car les plus aptes à répondre
à leurs attentes.
Il est invraisemblable que la démocratie se
renforcera tant que le régime d'Ismaël Omar Guelleh et les membres
de la classe politique (plus précisément les parlementaires) seront
choisis à partir de critères d'ignorance du fonctionnement d'un
véritable Etat de Droits et de respect des Droits de l'humain. Ismaël
Omar Guelleh ne peut survivre que par ce qu'il s'entoure des incompétences
et de la cupidité des hommes et des femmes qui l'entourent et qui ne peuvent
donc de ce fait que le soutenir, quittes à se fourvoyer dans les pires
actes et délits.
Les
quatre partis qui se sont regroupés sous la bannière de l'UMP, Union
des Mendicités pour ma Poche, cautionnant toutes les exactions du pouvoir
qu'ils accompagnent car ils y ont des intérêts de par les avantages
financiers et l'octroi de privilèges indus, à titre personnel et
pour leurs familles, ignorent et ignoreront par évidence et sans murmure
les résultats économiques et financiers catastrophiques et qui s'aggravent,
ne contribueront nullement à la construction des débats et aux réflexions
relatives à ces sujets.
Nul
ne veut parmi ces quatre partis changer le régime dictatorial car constituant
une protection pour leur communauté d'intérêts les plus divers.
La " soupe est bonne " ! donc chacun et chacune tient à préserver
ses droits et prérogatives indûment octroyés et si les populations
djiboutiennes se débattent dans les pires difficultés et se meurent
ou s'expatrient ce n'est au fond dans l'esprit des parlementaires actuels qu'une
fatalité et la faute des bailleurs de fonds.
Dans
de telles conditions qui perdurent et perdureront sous un tel régime et
aussi longtemps qu'il n'y sera pas mis fin, l'Assemblée djiboutienne n'a
aucun poids dans les choix opérés et dans les décisions prises
de manière unilatérale par Ismaël Omar Guelleh.
Après
le simulacre d'ouverture au multipartisme intégral et ses méfaits,
c'est l'absence de Régionalisation et de décentralisation effective
aujourd'hui qui représentent un véritable fléau politique
pour l'avenir des populations.
En
conclusion, les effets du simulacre d'ouverture politique actuel à Djibouti,
sont que l'État, la société civile, l'intérêt
public
restent affiliés à la pensée unique d'Ismaël
Omar Guelleh et à un parti le RPP qui est l'outil privilégié
de transmission de sa pensée à l'Assemblée nationale djiboutienne,
s'appuyant sur un groupe de da awo qui se répartit les profits.
"
Si les populations djiboutiennes veulent changer les choses, il convient d'abord
de changer les hommes et les femmes qui sont au pouvoir et de les en chasser "