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"
La Corruption et le Trafic d'influence nés de la Dictature
ne font pas bon ménage avec la Démocratie qui
a besoin de Vérité et de Justice alors que l'enfermement
dictatorial mettra tout en uvre pour empêcher qu'elles
ne s'expriment ".
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12/06/03
- L'Emploi c'est " l'Arlésienne " à Djibouti
au point que l'on se pose la question de savoir à quoi sert
ce ministère fantôme dirigé par M.Mohamed Abdillahi
Barkat ?.
par Ali Amarkak Kadir
Plus la situation
s'aggrave, plus les entreprises ferment leurs portes et plus l'Administration
d'Ismaël Omar Guelleh promet tout pour demain ; seulement pour
demain car aujourd'hui c'est la catastrophe dans le domaine de l'Emploi
comme dans bien d'autres.
Pour
un Djiboutien, habitant la capitale où dans l'arrière
pays, rien ne semble plus ahurissant que de lire la propagande mensongère
et falsificatrice diffusée par une presse locale qui relaie
à l'aveuglette des déclarations pompeuses d'un régime
inconsistant et qui va puiser, de plus, dans le programme du Gouvernement
en Exil de Djibouti les grandes lignes de mesures notamment en faveur
de l'Emploi dont il ne connaît ni le sens des mots mais surtout
ne saurait admettre officiellement l'impossibilité qu'il a
de les mettre en application.
Les agents
administratifs d'exécution des programmes sont confrontés
à la gabegie et aux pressions exercées au niveau des
hautes instances de ce qu'il reste d'Etat djiboutien à l'heure
actuelle.
Soit ils tentent
de faire au mieux avec le peu qu'il reste après que les "
rapaces " soient passés, soit ils sont " démissionnés
" ou viennent au mieux grossir les rangs des " bras cassés
" de l'administration djiboutienne.
Les mécontentements
des populations s'accumulent car elles constatent qu'une fois encore
que le discours du ministre de l'Emploi fantomatique et
de la Solidarité Nationale, M.Mohamed Abdillahi Barkat,
qu'il prononça le 30 avril au soir, a un goût de réchauffé
qui tel un leitmotiv sans lendemain leur est ressorti épisodiquement
...
40
jours plus tard, rien n'est fait, rien n'a changé !
Cela fait des années qu'il en est ainsi.
En
présentant les factices grandes orientations de l'inaction
gouvernementale, le représentant de l'Etat préconise
d'appliquer telle ou telle méthode d'année en année
à grands renforts d'effets médiatisés emportés
par le vent de la désolation.
Le
ministre M.Mohamed Abdillahi Barkat est missionné par IOG exclusivement
pour attirer l'attention des instances internationales et des bailleurs
de fonds étrangers pour, qu'une fois encore, ils mettent la
main à la poche et attribuent des aides qui s'envoleront jusqu'à
hauteur de 90 % comme c'est le cas actuellement.
Les
perfusions financières continuent d'arriver mais sans aucun
effet car les " rapaces " veillent au passage.
Chaque
aide internationale est à considérer comme un gros gâteau
dans lequel on se sert en fonction d'un ordre bien établi.
Retours
sur " investissements " qui repartent vers certains partis
politiques
étrangers, une part pour les " accompagnateurs
dudit projet " (frais de déplacement et divers), fausses
factures établies par des sociétés locale de
type "écrans", miroirs aux alouettes, nul n'osera
localement aller " jeter un il " dans la comptabilité
.
et certes pas les services fiscaux.
Ismaël
Omar n'est pas oublié dans la "distribution", il
est de plus très exigeant quant à sa part ; le reste
va à ses quelques " apparatchiks " et environ 10
% de l'enveloppe est affectée au projet proprement dit.
Alors
les enveloppes augmentent de projet en projetet de mois en mois mais
au fur et à mesure chacun va augmenter parallèlement
sa part et la défendre.
La
corruption et les détournements de ces aides sont telles que
malgré les meilleures volontés et les compétences
des cadres des administrations djiboutiennes chargés d'appliquer
les programmes, que ce soit en matière d'Emploi ou dans un
autre domaine, ils admettent qu'ils ne peuvent avancer faute de moyens
financiers.
Alors
l'Administration d'Ismaël Omar Guelleh reste dans les grandes
intentions
pour demain ou après alors que le ministre
de l'Emploi et de la Solidarité nationale nous sort avec un
certain toupet sa tirade du " gobe-mouches de service "
en déclarant avec aplomb que l'Etat se lancerait dans
"
la lutte contre le travail clandestin, la multiplication des contrôles
et l'assouplissant de notre législation dans ce domaine afin
d'attirer les investisseurs ".
Les
... hauts "serviteurs" de l'Etat
djiboutien sont près aux pires mensonges médiatisés
car ils savent que la météo du pouvoir despotique d'Ismaël
Omar Guelleh est à l'orage voire au cyclone, lourde de conséquence
à court terme ; la conjoncture économique est catastrophique.
Récessions
dans tous les domaines, licenciements prévus pour cet été
qui vont aggraver les chiffres du chômage dépassant vraisemblablement
les 90 % pour la tranche d'âge des 14 - 39 ans.
Les
défaillances d'entreprises qui cessent leurs activités
et qui pour certaines d'entre-elles refusent d'entrer dans le jeu
mafieux imposé par le pouvoir, contraintes par des prélèvements
officiels surdimensionnés
et par les rackets décidés
arbitrairement sur l'instant et payables en liquide ;
alors
ce sera la fermeture des entreprises, le licenciement du personnel
et le départ de Djibouti pour Addis Abéba, Aden
.Hargeïsa.
Une
" nomenklatura " locale exploite les populations djiboutiennes
et les émigrés.
Elle
restera inféodée à Ismaël Omar Guelleh aussi
longtemps qu'il lui accordera des concessions mais tombera avec lui
au jour de la chute du régime despotique.
L'image
de Djibouti s'identifie chaque jour davantage au visage du despote
Ismaël Omar Guelleh qui malgré ses tentatives de vendre
une représentation idyllique et mensongère sur la scène
internationale et dans les foires
ne peut plus masquer
les réalités des situations dramatiques vécues
par les populations djiboutiennes dont le regard s'est endurci, à
la limite de la détermination qui maintenant succède
au désespoir.
Les
chiffres sont là et ne permettent aucune erreur sur l'analyse
de la situation.
Pour
un pays de 650 000 habitants, prés de 90 % de la population
en âge de travailler vit et subit les affres du chômage
avec aucun espoir de changement dans les conditions actuelles alors
qu'une richesse démesurée s'est amplifiée au
sein des suppôts et des hommes inféodés au pouvoir
politique actuel mais qui représentent tout au plus 0,05 %
des familles djiboutiennes.
C'est
ainsi que moins de 50 familles acoquinées au pouvoir politique
actuel imposent leur propre diktat, en dépit de la Constitution
et des Lois du pays.
Elles
obligent à subir les effets de leurs oukases d'un autre siècle
et leurs propres volontés aux populations, soutenues qu'elles
sont en cela par Ismaël Omar Guelleh qui intervient en sous main
pour les épauler discrètement, comme il l'a toujours
fait, laissant ainsi à la vindicte populaire le soin de mettre
en cause directement ces familles.
La
méthode de l'occupant actuel du Palais de l'Escale a fait ses
preuves et s'appuie sur la cupidité d'hommes et de femmes qui
ont vendu leur âme au diable pour obtenir des privilèges
et sa caution., il sait les manipuler et parfaitement les utiliser.
Aussi
longtemps qu'ils et elles serviront ses intérêts, aussi
longtemps Ismaël Omar fermera les yeux sur tous les détournements
secondaires pour autant qu'ils et elles respectent son autorité
suprême de "Chef Mafieux" et lui versent sa part,
quitte à lui offrir épisodiquement des véhicules
4 X 4 dernier cri, en cadeau entretenant une supposée amitié,
comme sait le faire le député Ali Roubah, entre autres.
Toutes
ces familles sont à sa botte, il peut même faire éliminer
(discrètement ou pas) un membre influant dans ces familles
si ce dernier pourrait lui faire de l'ombre et gêner ses visées,
détenant des documents ou en étant le témoin
gênant et influençable face à une Justice étrangère.
Si
l'on ne peut acheter un homme honnête, on peut le faire éliminer
et le remplacer aussitôt par un autre membre de sa propre famille
plus malléable et lui octroyer quelques privilèges dont
la famille concernée se satisfera soit par crainte de représailles,
soit par intérêt.
Hassan
madobé la brute arriérée aux méthodes
expéditives, l 'ersatz de procureur de la République
bananière qu'est Djama, le sergent chef fourrier- général
Zacharia, le colonel sanguinaire Mahdi
et bien d'autres, usent
et abusent de tous les pouvoirs qu'ils s'octroient suivant les nécessités
du moment.
Ils débordent d'énergie pour être agréables
et faire aux quatre volontés de son Excellentissime Ismaël
premier du genre qui les surveille du coin de l'il, veillant
scrupuleusement à sa part et à ne jamais être
mis directement en cause dans les multiples scandales qui émaillent
la vie djiboutienne ou dépassant largement les frontières
du pays depuis des années car cela il ne le supporte pas.
Ismaël
Omar Guelleh a détourné et détourne encore des
sommes incommensurables, pille les Etablissements publics, fait exécuter
qui il veut et quand il le souhaite, avec la tacite caution de ses
" amis " très embarrassés aujourd'hui mais
il ne veut pas que cela se sache.
En
faisant usage des dossiers qu'il détient, mis à jour
en permanence et par l'usage de chantages, des menaces directes sans
ambages, il ne recule devant rien et s'est ainsi isolé.
Quant
à l'information qui nous parvient de Djibouti on la sait officielle,
non libre et objective, contrôlée à la virgule,
donc orientée et sirupeuse car étant diffusée
par l'entremise de l'Agence de Désinformations d'Ismaël
(ADI) et par le papier " à multiples usages " du
supposé journal la Nation qui brillent d'éloges envers
son Excellentissime et s'empressent, couche après couche, de
tenter de le faire briller.
Peine
perdue ! Ismaël Omar Guelleh, ses mandarins et ses serviteurs
on connaît !.
Là
où cette désinformation devient insultante c'est lorsqu'elle
ose travestir toutes les vérités en matière d'exploitation
et d'esclavagisme par le travail (le terme est approprié) vis-à-vis
des populations réfugiées dont se rendent coupables,
en toute impunité cautionnée, certaines entreprises
spécialisées dans les travaux.
Nous
avons le net sentiment que, soit ce " grand serviteur "
de l'Etat djiboutien M.Mohamed Abdillahi Barkat se complait dans la
fraîche quiétude climatisée de son bureau et ignore
sciemment ce qu'il se passe dans le pays, soit il se moque de ce que
vivent contre leur gré et observent les populations djiboutiennes
en matière d'exploitation de travailleurs clandestins ce qui
les privent chaque jour d'autant d'un travail et de revenus.
Ce
n'est pas un hasard si globalement près de 90 % de la population
en âge d'exercer une activité est aujourd'hui en situation
de chômage.
C'est
une volonté délibérée de l'Etat actuel
de remplacer dans le temps les djiboutiens et les djiboutiennes par
une main d'uvre étrangère sous payée et
réduite à l'esclavage mais aussi bien plus malléable
et corvéable à souhait.
Que
l'un de ces travailleurs clandestins ose réclamer ce qui lui
est dû et il est aussitôt incarcéré ou au
mieux renvoyé de l'autre côté de la frontière.
Prenons
l'exemple des 5 entreprises de travaux publics les plus importantes
et qui se sont appropriées depuis des années une mainmise
la plus totale sur tous les marchés de grands travaux et d'entretien
des infrastructures qu'elles effectuent notamment au profit des Forces
Françaises de Djibouti (FFDJ).
- Entreprise
de travaux d'Ali Mohamed Awad, dit Ali Roubah,
député reconduit à l'Assemblée
nationale,
- Entreprise
de travaux Abdourahman Borreh en association
avec Ismaël Omar Guelleh,
- Entreprise
de travaux " La concorde " appartenant à M.Mohamed
Abdillahi Barkat actuel Ministre de l'Emploi et de la Solidarité
nationale,
- Entreprise
de travaux Verzi,
spécialisée dans toutes les corruptions, les trafics
et les chantages exercées sur les fonctionnaires
.
étrangers,
- Entreprise
de travaux COSMEZ dans laquelle Ismaël
Omar Guelleh et Abdourahman Borreh sont associés majoritaires.
Toutes
ces entreprises emploient très majoritairement une main d'uvre
clandestine Oromo qu'elles ont réduit à un quasi esclavage
et qu'elles paient bien en deçà du salaire minimal autorisé.
Trouvez-vous
surprenant que M.Mohamed Abdillahi Barkat,
ministre du travail prenne la liberté de déclarer
" la lutte contre le travail clandestin, la multiplication
des contrôles et l'assouplissant de notre législation
dans ce domaine afin d'attirer les investisseurs "
alors que parallèlement il utilise
majoritairement une main d'oeuvre étrangère qu'il réduit
à l'esclavage dans son entreprise ?
Non
! car le ministre Mohamed
Abdillahi Barkat fait partie
de ces 50 familles qui s'octroient tous les droits quitte à
envoyer ses "contrôleurs" accompagnés des agents
du fisc vers de modestes entreprises de travaux, qui elles aussi emploient
une main d'oeuvre clandestine mais devront "fermer boutique"
avec éventuellement saisie des biens immobiliers.
Comme
l'a fait Kadra Heïd dans le secteur de la boulangerie, Mohamed
Abdillahi Barkat et d'autres confortent ainsi leur situation de monopole
et se partagent les marchés.
Quant aux investisseurs étrangers soit ils s'associent avec
la "mafia locale" et se font spolier de tous leurs investissements
en quelques mois, soit ils n'investissent pas à Djibouti et
vont vers d'autres horizons bien plus favorables.
Le
travailleur du bâtiment est, historiquement, le plus pénalisé
de tous les travailleurs djiboutiens, il est maintenu à l'écart
: la main-d'oeuvre urbaine voit ses droits ainsi bafoués.
La
non modernisation des certaines dites grandes entreprises parait-il
spécialisées dans ce domaine des travaux a eu comme
conséquence une nette détérioration de la qualité
de la vie pour les populations djiboutiennes concernées; quant
à l'absence de réelles mesures auxquelles se sont substituées
des " Intentions de l'Etat ", nul n'est dupe: elle ne contribue
en rien à la résolution du problème de l'emploi
mais génère un secteur arriéré avec, de
plus, l'exacerbation des différences régionales.
Mobilisations
et révoltes
Seulement,
et même si sa nécessité apparaît évidente,
réaliser de profondes réformes implique l'éviction,
pure et simple, des hauts responsables de l'Etat et d'oser affronter
ce qu'il y a de plus arriéré et de plus corrompu dans
le système djiboutien pour le successeur à Ismaël
Omar Guelleh.
Les
obstacles que devra affronter l'homme d'Etat d'un demain proche décidant
de s'attaquer à cette tâche ne se limitent pas seulement
à résoudre les problèmes liés aux tentatives
de pressions exercées par les quelques 50 familles de "nantis"
et de mandarins..
Une
nouvelle option au regard de l'Emploi et de ses formations aura des
répercussions sur les intérêts les plus divers,
une tradition depuis la période coloniale.
Elle
implique de peser sur l'incitation à l'investissement individuel,
de garantir la souveraineté alimentaire de la nation, de contrarier
les intérêts de certains " mandarins patentés
" qui devront s'expliquer.
Mais
ces mesures dérangeront forcément les supposées
" élites " en question, qui y voient un danger pour
leur pouvoir économique et leur domination électorale
à l'intérieur du pays.
Entre
temps l'augmentation exponentielle de la pauvreté dans les
campagnes et le manque de perspectives d'avenir augmentent les mobilisations
et les révoltes à tous les niveaux, le gouvernement
n'ayant à son sens qu'un seul recours se résumant aux
méthodes d'un régime militaire sanguinaire pour réprimer
le fer de lance des luttes, le Mouvement de Libération nationale.
Le
futur Etat djiboutien devra imposer :
- la sagesse,
- le sens
d'une relation correcte "Etat / Entreprises",
- restaurer
toutes les autorités de l'Etat et de ses serviteurs au sens
noble,
- respecter
tous les droits,
- favoriser
la relance économique, les investissements étrangers
mais aussi la libre entreprise individuelle.
Les administrations
et nos écoles doivent être, elles aussi,
- les lieux
d'apprentissage et d'application des notions de respect et du goût
de l'effort individuel,
- des
espaces d'expression de la convivialité des hommes, des femmes
et des enfants,
- le
lieu de la diversité biologique et culturelle, de la production,
de la création, de la démocratie et d'une vie sociale
harmonieuse.
Le
Mouvement de Libération Nationale est la seule alternative
d'avenir qui ne s'appuie pas sur tous les archaïsmes qui n'ont
plus lieu d'être aujourd'hui.
Nous
voulons placer le pays sur le chemin de la Démocratie avec
l'ouverture à tous les pluralismes dans le respect des Droits
de chacun et de chacune, ce dans le cadre des lois de la République..
M
Ali Amarkak Kadir
Président du Parti National Démocratique - Canal historique
Membre du Gouvernement en Exil de Djibouti