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19/06/03
- Alors que le prix du lait ne cesse d'augmenter l'Etat djiboutien
préfère importer du lait d'ailleurs que de l'Ethiopie,
du Yémen et du Somaliland. Pourquoi ?.
Aïcha
Houssein dit Chantal
et Ali Abdillahi Iftin
Membres du Gouvernement en Exil de Djibouti
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De mémoire
il existait en un temps passé une entreprise "Laiterie
de Djibouti" qui a fermé ses portes là encore
pour un problème de gestion qui est la raison principale
de tous les échecs constatés en matière d'initiative
d'Etat dans notre pays.
En dehors
de toute compétence et d'information délivrées
au gouvernement et à l'Assemblée, un projet initié
par Abdourahman Borreh serait à l'étude et consisterait
à créer dans un proche avenir une nouvelle unité
Centrale laitière à Djibouti, financée comme
à l'accoutumée par des aides extérieures.
De
par le fait que cette entreprise serait financée dans son intégralité
(et bien plus !!!!) par des aides internationales, elle serait intégrée
au "patrimoine d'Etat" comme Etablissement Public Industriel
ou Commercial (EPIC) mais dont l'exploitation serait confiée,
de gré à gré et sans soumission de marché
public dans le cadre de la fausse procédure de privatisation
initiée par Ismaël Omar Ghelleh, à une nouvelle
entité lui appartenant conjointement avec Abdourahman Borreh
et Kadra Heïd, mais certainement pas à parts égales,
ayant son siège social à Dubaï ou ailleurs.
Là
où le problème se pose c'est qu'Ismaël Omar et
ses "associés" s'octroieraient, une fois encore,
par la tromperie un nouveau privilège d'exclusivité
imposant de plus aux populations de notre pays de consommer un lait
de provenance indéterminée, voire douteuse.
Rassurez-vous
la santé d'Ismaël Omar n'en pâtira pas, d'une part
par ce qu'il lui préfère les alcools fins et que d'autre
part il ne consommera pas un tel lait car ne répondant pas
aux normes de l'OMS en la matière.
Le
Gouvernement en Exil a dans ses projets la création d'une Centrale
laitière à Djibouti et ne s'en est pas caché,
avec la transformation de produits dérivés et répondant
aux normes imposées par l'UE.
Ce
n'est pas un secret qu'affirmer que nous ne partageons pas les mêmes
considérations avec Ismaël Omar dans ce domaine de la
préservation de la Santé des populations, comme dans
bien d'autres d'ailleurs.
Dans
ce projet il est précisé prioritairement que, dans le
cadre des échanges commerciaux entre les pays de la Corne Est
de l'Afrique, la priorité serait donnée aux produits
en provenance de l'Ethiopie, du Yémen, du Somaliland voire
du Kenya si cela s'avérait être nécessaire.
Les contraintes
de conservation seraient solutionnées en amont de cette unité
djiboutienne spécialisée dans l'emballage et la transformation
tout en développant dans le pays une politique dynamique de
productions spécifiques autres que celle de la vache laitière.
On
constate qu'il y a divers intérêts qui se conjuguent
dans un tel projet car la création de cette unité dans
le pays induirait, par conséquent, la création d'emplois
locaux, d'activités de transports spécialisés
mais aussi une formation spécifique dans le large panel des
métiers du lait.
Tout
ceci entre dans la volonté clairement exprimée du Gouvernement
en Exil de générer des initiatives locales créatrices
d'emplois tout en gérant au mieux la dépendance du pays
par rapport aux produits de première nécessitée
qui sont importés et qui pénalisent, de par leur coût
élevé, les familles djiboutiennes.
Le
lait est-il un aliment complet ?
Oui et
non car aucun aliment n'est réellement complet.
Le lait
est l'aliment le plus complet qui existe, il
est riche en glucides, protéines, calcium, minéraux
et en vitamines, mais pauvre en fer et dépourvu de fibres.
C'est l'aliment qui permet le développement du petit mammifère
jusqu'à l'âge où il devient capable de diversifier
son alimentation.
Peut-on
se passer complètement de lait ?
Difficilement
car, dans un quart de litre de lait, il y a 300
mg de calcium particulièrement assimilable à cause du
rapport phosphocalcique du lait.
Pour trouver l'équivalent, il faudrait ingérer 1
kg d'oranges ou 850 g de chou !
Or, en moyenne, il nous faut 900 à 1000
mg de calcium par jour (1200 mg pour les adolescents, les femmes enceintes
et les personnes âgées).
Un
demi-litre de lait apporterait la même quantité de protéines
que 70 g de fromage d'emmental (gruyère) ?
C'est
vrai, ou que 180 g de fromage blanc, 100 g de
viande ou de poisson, 4 yaourts...
Le
Lait, ses dérivés et leurs bienfaits,
associés aux jus de fruits.
INFECTIONS
URINAIRES. Mangez des yaourts et buvez des jus de fruits
Les
femmes qui consomment régulièrement des jus de fruits
frais, des yaourts et des fromages frais auraient moins de risque
de contracter des infections du tractus urinaire (ITU).
Telle
est la conclusion d'une étude finlandaise destinée à
évaluer l'impact de l'alimentation dans l'apparition de cette
pathologie, et publiée dans Am. J. Clin. Nutr.
L'étude
a comparé 139 femmes ayant développé une ITU
dans les deux semaines précédentes à 185 femmes
qui n'en avaient pas présenté pendant les cinq dernières
années.
Après
une enquête alimentaire, les femmes qui consommaient au moins
trois fois par semaine des produits laitiers fermentés (yaourts,
fromages blancs...) présentaient un risque d'ITU réduit
de 80 % par rapport à celles qui en mangeaient moins d'une
fois par semaine.
La
consommation quotidienne de 200 ml de jus de fruits était aussi
associée à une diminution de 34 % du risque d'ITU, cet
effet étant particulièrement perceptible pour les jus
à base de baies (- 72 %).
Ces derniers
résultats sont à rapprocher d'une précédente
étude montrant l'effet protecteur du jus de canneberge (fruit
rouge de la famille du bleuet), additionné de jus d'airelle,
deux fruits particulièrement acides et astringents.
Selon
les auteurs, ces résultats s'expliqueraient par l'effet probiotique
des laitages et par l'acidité des fruits créant des
conditions peu favorables à la croissance bactérienne.
Pour conclure
:
La Santé
et l'éducation des populations dans ce domaine c'est avant
tout une volonté gouvernementale.
25
annnées d'indépendance, 25 années d'irresponsabilité
de l'Etat et de centaines d'initiatives pertinentes mais jamais menées
au bout ou tombées à l'eau ...
Il
est temps de changer les "choses" !
Aïcha Houssein dit Chantal
et Ali Abdillahi Iftin
Membres du Gouvernement en Exil de Djibouti