

Mr.
Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.
These
politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic
property of Djibouti Nation.
Amin


03/11/03
- Cela sent le roussi dans les étables du Royaume bananier
de Sale Manie.
Par
M Nour Ismail Houssein.
La
question du civisme, de l'honneur comme de la loyauté sont
du plus haut intérêt car chacune de ces questions prises
séparément nous amène à nous interroger
en ce monde à la fois sur les conditions de cohérence
d'un groupe et à partir de quels critères
les membres d'un même groupe peuvent se faire mutuellement confiance.
Jusqu'à
quel point la loyauté est-elle un ingrédient essentiel
à la cohésion ? et dans quelle mesure la confiance que
nous plaçons dans un de nos partenaires - quel que soit le
domaine abordé - dépend-elle de cette loyauté
vis-à-vis du groupe ?.
Au
regard de certaines expériences vécues ou observées,
on peut se demander si les transformations récentes survenues
dans la société djiboutienne de l'après indépendance
ne nous invitent pas à une conception moins exigeante de ces
concepts de loyauté, en même temps que la prise en compte
d'autres éléments nous suggère une conception
plus souple de la cohésion
Pourtant
la loyauté ne serait-elle pas un refus du factice pour n'accepter
que le réel et le profond qui font les hommes et les femmes
?.
Large sujet de débat.
À
une époque où celui qui avait le pouvoir, qui décidait,
était avant tout un guerrier, où les temps étaient
durs et où la puissance se conquérait et se gardait
à la pointe de l'épée, l'homme
d'honneur c'était le chevalier.
Le
militaire s'est substitué au chevalier pour autant qu'il en
ait gardé une forme de sens de l'honneur.
Encore
que l'on ne trouve pas un quelconque honneur en certains qui n'hésitaient
pas - en un temps révolu
..mais pas si lointain
-
à acquérir un bateau
sur un budget affecté
pour un autre usage ; poste budgétaire qui était censé
être affecté pour le bien de la collectivité qu'ils
étaient censés diriger.....
La
Justice y a mis son nez très récemment pour
rappeler à ces " deux certains " que - quels
que pourraient être les grades et les privilèges inhérents
- il existe toujours un Code de l'Honneur en milieu militaire et qu'il
ne s'applique pas qu'aux subordonnés
L'exception
confirmant indéniablement la règle qui veut que l'honneur
fait - comme l'on dit - partie du " paquetage ", la chose
est dite, fermez le ban
!.
L'homme
d'honneur est avant tout un être vertueux, qui s'attaque aux
déguisements, aux mensonges comme le fit Philippe de Commynes
qui fut, selon Ronsard, le premier gentilhomme
"Qui
d'un cur vertueux fit à la France voir,
Que c'est l'honneur de joindre aux armes, le savoir"
Quant
au terme de civisme, il est d'expression récente et - d'un
certain point de vue - se présente comme une vertu, comme un
devoir; mais, d'un autre point de vue on hésite à décider
s'il s'agit d'une valeur, accessible à l'expression d'une philosophie,
ou s'il s'agit d'une démarche positive, effectuable selon un
modèle historique et social.
Il
suppose un retrait du citoyen qui affirme son autonomie par rapport
à l'État mais qui, en même temps, le sert suivant
le principe : " J'accepte la règle de l'État et
je m'y soumets, mais c'est en vertu d'une décision que je pourrais
refuser ".
Là
se pose la question du civisme ou pas des " hauts fonctionnaires
" qui servent l'Etat djiboutien tout en sachant que cet Etat
est "un mur d'indifférences qui
entoure le jardin où poussent les fleurs et les fruits de toutes
les corruptions et ceux des mensonges édulcorés "
est qu'il est en fait - dans les conditions dans lesquelles
il s'exerce actuellement - une grande
fiction derrière laquelle se retranche Ismaël Omar Guelleh
et à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux
dépens de tout le monde et le plus largement possible.
Dans
de telles conditions le civisme - vu sous cet angle - ne
parvient pas à s'affirmer sans ouvrir le champ à un
anticivisme légitime qui - pour se justifier et justifier ses
refus de l'Etat tel qu'il est - invoque forcément
des lois non écrites puisqu'il subit l'arbitraire de la part
des personnalités qui disposent des prérogatives de
la puissance octroyée par l'illégalité légitimée.
En
légitimant l'illégalité connue - donc en la soutenant
- n'ouvrirait-on pas ainsi la porte aux excès, mais surtout
à tous les excès de part et d'autre car ceux qui subissent,
ne subissent qu'un temps limité ...?.
À
un stade évolué, lorsque les nécessités
économiques ou les luttes avec les groupes voisins exigent
l'intelligence et l'initiative d'un chef, le pouvoir s'incarne alors
dans un homme, le plus fort, le plus sage ou le plus habile ; pour
Djibouti, c'est le plus rusé
Peu
importe la manière dont il est désigné ou s'est
désigné ; ce qui caractérise son autorité,
c'est qu'il l'exerce comme une prérogative qui lui est personnelle
parce qu'il ne la doit qu'à des qualités et plus assurément
qu'à des défauts qui lui sont propres.
Seulement
voilà, si ce pouvoir individualisé voire trop fortement
individualiste d'Ismaël Omar offre d'incontestables avantages
quant à la cohésion d'un groupe social très restreint
- créé à partir d'un but
qui est d'embrigader prioritairement les hommes de sa région
de naissance qu'il entretient par tous les clientélismes affirmant
ainsi son autonomie, son autorité et sa prééminence
- il ne peut survivre à
partir du moment où la conscience politique des autres gouvernés
devient plus exigeante et plus réaliste car mieux informée
; on pourrait même dire plus " fouineuse
".
Assurément
on sait qui commande, mais on ignore qui a le droit de commander allant
même jusqu'à lui contester aujourd'hui ce droit de commander.
Ce
droit de commander - qu'il soit fondé ou pas - Ismaël
Omar Guelleh l'a conquis de haute lutte - quoi que l'on puisse en
penser ou en admettre - avec sa foi et ses propres lois.
Son
ascension est jonchée de morts et de turpitudes et l'on voit
donc que c'est la manière même
dont s'est établi ce Droit - notamment par la persistance
de toutes les falsifications des élections et l'impossibilité
qu'il puisse y avoir émergence d'un réel pluralisme
politique dans le pays - qui discrédite
ouvertement aujourd'hui son fondement.
Quand
bien même Ismaël Omar Guelleh voudrait tenter d'assouplir
le système de fonctionnement de l'Etat - qu'il a imposé
bien avant son accession à la présidence de la république
- il ne le pourrait qu'à la
condition de commander à un changement des comportements qu'il
a favorisés depuis très et trop longtemps, dont se sont
largement inspirés ses " obligés " et ses
" serviteurs "
"
Puisqu'il le fait, nous pouvons en faire pour le moins autant, voire
bien plus ! " ont-ils pensé...
Lorsque
l'on instaure un système de fonctionnement particulier à
un groupe social - qui ne se réfère
à aucune loi si ce n'est à celle du profit immédiat,
de l'argent facilement gagné et sans limites - d'évidence
se repose la question à partir de quels critères les
membres du même groupe peuvent se faire mutuellement confiance
et qui est au final le véritable maître du jeu ?.
S'il
existe dans chaque pays des Codes, c'est aussi pour la raison bien
simple qu'en dehors du respect de ces lois on sait que nous entrons
de pleins pieds dans un monde où tous les coups sont permis
et que nul ne pourra faire référence à une quelconque
loi pour faire valoir ses propres droits le moment venu
.
Malgré
l'imagerie fallacieuse et édulcorée diffusée
par ses médias qui tentent de donner le change, cette situation
" d'Etat mafieux " ne va pas sans se traduire par une forte
détérioration de son image de Chef de l'Etat et porte
préjudice au pays dans son entier.
Ce
ne sont pas les " Affaires " qui dérangent, mais
c'est leur multiplicité et le fait qu'elles soient mises sur
la place publique, dans le détail et en dehors du pays
.
De
même ce ne sont pas, les " Affaires " effectives qui
importent pour certains, mais ce qu'ils en apprennent, ce qu'ils en
imaginent comme risques d'implications pour eux-mêmes, ce qu'ils
en voient ou veulent en voir.
L'Affaire
de l'assassinat prémédité du Juge français
Bernard Borrel est symptomatique par les " grandes perturbations
" qu'elle provoque - mettant à mal
certaines " protections " salvatrices qui soudainement s'effilochent
- y compris en Corse chez un " honorable " ancien gérant
de bistrot à Djibouti.
"
L'Affaire Bernard Borrel un est riche trésor des déshonneurs
des hommes impliqués
" mais aussi une boîte
à Pandore qui s'ouvre ...!
De
par cette " Affaire " et pour bien d'autres raisons notamment
celles qui pourraient en découler, Ismaël Omar sait qu'il
est devenu quasiment infréquentable et qu'en un moment lui
sera présentée la facture
de ses récents chantages - quand bien même le reçoit-on
sur le perron de l'Elysée où à la Maison Blanche.
Notons
tout de même que c'est lui qui se déplace
et qu'aucun
grand chef d'Etat n'a effectué de visite officielle à
Djibouti depuis fort longtemps.
Ismaël
Omar Guelleh dérange fortement en dehors des frontières
et tout particulièrement au sein même de cette francophonie
qui traîne un boulet
..dont elle
voudrait bien se défaire avec la précaution de conserver
- c'est la première des conditions - toutes
les prérogatives les plus diverses dont elle disposait et dispose
jusqu'à présent dans le pays.
Certes
on pourra toujours affirmer qu'IOG n'est pas le seul despote qui en
ternit l'image et que la francophonie n'en est plus à une république
bananière près
.
C'est
vrai mais ce qui n'est pas moins vrai aussi c'est que Djibouti est
une plaque tournante - pour bien des raisons. Des raisons que l'on
affirme comme étant géopolitiques
et bien arrangeantes
et surtout celles que l'on ne dévoile pas et qui s'attachent
bien plus à des intérêts privés qu'à
des intérêts nationaux
Nous
en revenons à la sempiternelle question :
" A partir de quels critères les membres d'un même
groupe d'intérêts les plus divers peuvent se faire mutuellement
confiance et quelles en sont les limites
? ".
Le
pouvoir des intérêts supranationaux d'ordre privés
ou politiques (ce qui souvent revient au même) n'est pas une
borne plantée au milieu d'un groupe d'associés pour
en immobiliser le cours.
Il procède d'elle en même temps qu'il agit sur elle.
S'il
n'en reflète plus les exigences qui évoluent avec le
temps, si son évolution se détermine à partir
des pressions exercées et des circonstances du moment,
il sera tôt ou tard emporté.
C'est le plus faible qui " portera le chapeau ", a fortiori
s'il n'est plus là pour s'expliquer et tenter de " tirer
son épingle du jeu ".....
En
cela nul honneur, civisme ou dignité, juste une " Affaire
de gros intérêts
. ! ".
M
Nour Ismail Houssein.
Ancien haut Fonctionnaire - Réfugié politique - Exilé
Europe
Membre du Gouvernement en Exil de Djibouti
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