Les Réalités
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Dernière modification : le 05-Nov-2003 12:56 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Mr. Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.

These politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic property of Djibouti Nation.

Amin


03/11/03 – Fomentateur de conflits armés entre les pays de la région, les visées hégémoniques d’Ismaël Omar Guelleh sur des régions du Somaliland étant mises à mal il tente aujourd’hui de contre attaquer sur le plan médiatique et porte de graves accusations à l’encontre du Kenya, de l’Ethiopie et des populations du Somaliland.

Par Abdourahman Yassin.

La patience est – par excellence – l’une des grandes qualités dévolues aux populations du Somaliland mais cette patience a tout de même ses limites et ces limites viennent d’être transgréssées.

En effet, après avoir fait confiance au président Daher Kahin Riyaleh, les Somalilandais constatent aujourd’hui que l’on semblerait bien vouloir les rouler dans la farine.

Au retour de son récent voyage effectué à Djibouti – au cours duquel il a eu de longs entretiens avec M Ismaël Omar Guelleh, le président Riyaleh fit un discours – très attendu par toutes les populations – dans lequel il s’est évertué à les rassurer quant aux intentions que pouvait avoir le Despote de Djibouti sur la reconnaissance du Somaliland comme Etat indépendant.

En conséquence de quoi chacun et chacune avait fait une totale confiance aux déclarations de Riyaleh qui – sur le fond – indiquaient pour M Ismaël Omar Guelleh l’abandon de toute visée hégémonique qu’il avait précédemment exprimées à mots couverts sur des régions du Somaliland – comme de l’Ethiopie.

Rassurés, certains se sont dit qu’il en était fini de son rêve utopique de réaliser un grand « territoire » dans la région, privant le Somaliland de certaines de ses régions actuelles et dont il en serait l’empereur incontesté.

Oui mais voilà, dans les jours qui ont suivi ce discours M Ismaël Omar Guelleh a accordé un entretien à la presse régionale, entretien dans lequel il a réfuté toute volonté de reconnaissance de l’Etat indépendant du Somaliland ce qui brusquement remet totalement en question le contenu du discours du président Daher Kahin Riyaleh.

Décontenancé bien plus que surpris par ces deux versions opposées, chacun se pose la question de savoir ce que M. Daher Kahin Riyaleh est réellement aller faire à Djibouti et quels pourraient être les accords – non dévoilés publiquement – qu’il aurait pu passer avec son homologue djiboutien ?.

  • Suite à cela et dans une logique que chacun admettra, le président Riyaleh aurait du désavouer par la voie de la diplomatie le contenu des propos tenus par M Ismaël Omar Guelleh, or il n’en a rien fait !.

  • Cette même logique aurait voulu qu’il s’adresse de nouveau au peuple Somalilandais en confirmant le contenu de son propre discours, or – là encore – c’est le mutisme le plus parfait ce qui a comme conséquence l’émergence d’une défiance grandissante des populations à son égard.

Les murmures d’alcôves sont devenus des réalités au point que certains n’hésitent pas à parler de « Trahison nationale » de la part du président Daher Kahin Riyaleh.

A ceci s’ajoute le fait que les populations du Somaliland sont totalement stupéfaites des propos dédaigneux et accusateurs qu’Ismaël Omar Guelleh porte à l’égard des populations du Somaliland alors que le président Riyaleh n’a pas jugé nécessaire de réagir a ces accusations mensongères et xénophobes du despote djiboutien.

Ismaël Omar Guelleh accuse publiquement, le Somaliland de soutenir un extrémisme religieux sur son territoire national alors que l’on sait parfaitement qu’il a créé artificiellement sur le sol du Somaliland – spécifiquement dans les régions qui lui sont opposées mais sur lesquelles il a des visées - des clans qu’il finance et des conflits qu’il entretient contre les intérêts des populations du Somaliland et à partir des ressources budgetaires d’Etat de la République de Djibouti.

 

  • Le but d’Ismaël Omar Guelleh est de créer un Etat à la dimension de ses ambitions démesurées.

Ceci n’est un secret pour personne, il a embrigadé dans ses rangs à Djibouti des étrangers au pays qui pour certains sont d’anciens mercenaires venant de Somalie – anciens collaborateurs de Syad Barré - et d’Ethiopie.

Rappelons qu’il a créé – à Djibouti dès 1980 – un Comité d’Annexion des territoires qui siège dans les locaux du Palais de l’Escale chaque fois qu’IOG juge nécessaire de le réunir.

Des hommes comme l’ex Commandant de la Garde présidentielle - Ali Abdillahi Iftin et quelques autres - ont tenté de s’opposer à toutes ces manigances ce qui a eu comme conséquences leurs mises à l’écart et certaines tentatives d’élimination physique.

 

  • Comment créer une zone de conflits artificiels ?.

Le but d’Ismaël Omar Guelleh est indéniablement de déstabiliser les régions qui se situent au Somaliland et en Ethiopie et qui entrent dans ses projets.

Pour ce faire, il puise allégrement dans les Caisses de l’Etat djiboutien et finance quelques hommes dans lesquels il a placé sa confiance et qui – dans les pays concernés – financent à leur tour des chefs de bandes de brigands afin qu’ils fomentent des troubles… dont il attribue la paternité aux tribus et aux ethnies qui lui son défavorables, c’est ainsi que de par ses affirmations

« Le Somaliland entretiendrait des réseaux extrémistes religieux, le peuple serait affamé … toutes les institutions, police, armée seraient désorganisées par la corruption … Donc les forces chargées de la lutte contre les extrémismes religieux doivent imposer leur présence au Somaliland … etc … etc .. ».

 

  • Fomenter des conflits et se protéger derrière une force militaire étrangère puissante ?.

Ismaël Omar Guelleh – ne disposant pas d’une force militaire ayant la capacité d’envahir ces régions sans qu’il y ait aussitôt une réplique cinglante dont il connaît parfaitement quelles en seraient les conséquences – tant au Somaliland qu’en Ethiopie – alors il fait ce qu’il a toujours fait par le passé.

Il se masque derrière une force militaire étrangère qui lui assure tout à la fois une précaire sécurité personnelle à Djibouti et tente de persuader les diplomaties étrangères impliquées dans la région que l’ennemi se trouve au Somaliland et de les monter contre des tribus qui n’ont pas de velléités particulières contre les pays membres de l’alliance chargée de lutter contre les extrémismes religieux.

 

  • Comment renforcer l’idée que certaines régions du Somaliland seraient le fief de réseaux extrémistes religieux ?.

Tout simplement par l’utilisation des éléments infiltrés dans le pays et par l’activation des chefs de bandes de brigands afin qu’ils fomentent des troubles et qui sont allés récemment et sur ordre jusqu’à assassiner des membres étrangers d’ONG afin de donner plus de poids à la théorie mensongère que tente d’imposer le Despote djiboutien,

Ajoutons à cela que les récents actes forts – tels qu’attentats à la bombe et meurtres d’étrangers oeuvrant dans un but humanitaire – se sont TOUS produits dans des régions sur lesquelles Ismaël Omar Guelleh a des visées d’annexions.

Pour conclure, les liens ancestraux qui lient les familles djiboutiennes avec celles du Somaliland et d’Ethiopie devraient être assez forts pour combattre toutes les visées du Despote djiboutien.

Quant au président Daher Kahin Riyaleh, les populations djiboutiennes viennent de lui adresser un message d’importance qui doit l’obliger à faire un choix.

Soit défendre les intérêts des populations du Somaliland, soit quitter le pouvoir.

Les populations qui ont combattu contre Syad Barré et pour l’indépendance du Somaliland ne seront les valets de personnes.

Leur pays se construit à son rythme et démontre à ses détracteurs que la démocratie Somalilandaise est une réalité qui avance et a bien des leçons à donner à l’Etat djiboutien actuel en matière de gouvernance et de Droits des citoyens et des citoyennes.

 

M Abdourahman Yassin.

President du Mouvement National Djiboutien
Membre du Conseil du Gouvernement en Exil de Djibouti.

 

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