

Mr.
Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.
These
politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic
property of Djibouti Nation.
Amin



08/11/03
- Mieux vaut être riche, en bonne santé et au pouvoir,
que pauvre, malade et Djiboutien ou réfugié..
Par
Bouh Warsama.
Il
est un fait qui devrait être admis c'est que politique implique
de détenir le pouvoir mais non tous les pouvoirs, comme détenir
des pouvoirs ne devrait pas obligatoirement impliquer politique.
C'est
de cet amalgame ambigu ( Politique = Pouvoir et Pouvoir = Politique
) que naissent les errements constatés et en conséquence
de quoi les difficultés au sein d'un pays supposé être
gouverné.
Par
principe admis, l'État se pose comme le pouvoir suprême,
le souverain - pour le moins dans la souveraineté de toutes
ses décisions - et tend à s'emparer d'un nombre sans
cesse plus croissant de pouvoirs dépassant de loin - parfois
...- ses compétences et attributions.
Pour
ce qui a trait au fondement social du pouvoir on confond souvent,
dans l'usage quotidien des termes, le
pouvoir avec le gouvernement qui devrait n'en être qu'une forme
limitée et rationalisée. Mais le pouvoir pénètre
et informe toute collectivité humaine - pourvu qu'elle soit
structurée et qu'il le soit aussi
- et constitue sous
des modalités diverses la machine même de l'action sociale.
Il
est donc légitime de s'interroger sur le pouvoir tout nu (
je n'ai pas dit Ismaël Omar tout nu ...), encore que cette nudité
doive être un produit de l'abstraction, puisqu'on n'en connaît
pas l'existence sans qu'il y ait exercice des autorités (des
personnes revêtues de l'autorité) qui le pratiquent et
sans qu'il ait des sujets qui lui obéissent.
Le
pouvoir unilatéralement détenu par une " oligarchie
bananière " et de noblesse toute artificielle - par et
pour exclusivement l'argent et les profits - conduit inévitablement
à la tyrannie puis au despotisme quand
bien même se parerait-il ou elle des plus beaux atours fallacieux
et des plus belles couleurs qui puissent exister en ce monde.
C'est
là que cette " oligarchie bananière " reconnaît
l'autorité incontestée d'un chef suprême et verse
de facto dans la dictature - puis dans le despotisme car la limite
qui les sépare est infinitésimale - qui
est un régime politique autoritaire (établi et maintenu
par la violence- celle qui est apparente et celle qui ne se voit pas
) à caractère exceptionnel puis constante par
la force des mauvaises habitudes mais en tout état de cause
illégitime.
Ce
pouvoir obtenu souvent dans l'illégalité la plus totale
va se conforter en se donnant les moyens de ses ambitions de faire
triompher ses propres volontés au sein d'une relation sociale,
même contre des résistances ; peu importe sur quoi reposent
ces moyens de contrainte et leur illégitimité.

Nous
sommes dans le par trop facile : " l'Etat c'est moi " de
quelques siècles en arrière.
En
matière de tyrannie et de despotisme, ce monde est bien servi
bien trop car si les soutiens, cautions et collusions de " grandes
démocraties " (ou supposées comme telles)
n'existaient pas ceci n'en serait que mieux et peut être pourrions
compter ces tyrans sur les doigts d'une main.
Depuis
trente ans, une ONG américaine Freedom House surveille l'évolution
de la démocratie et de la liberté dans le monde et a
établi - pour 2002 - un classement des pays libres, partiellement
libres ou " non libres ".
Où
commence et où s'arrête la tyrannie d'un état
et quelle signification exacte donner à un état "
non libre " si ce n'est celle d'un Etat tyrannique
?.
C'est
ainsi que l'on apprend - pour l'année 2002 - que les pays dits
libres représentent 46 % des 192 pays qui ont fait l'objet
de cette étude contre 29 % en 1972 ;
-
les
pays partiellement libres 29 % contre 25 % ;
-
les
pays " non libres " ( on appréciera au passage
cet euphémisme "non libres"...de précaution
)
25 % contre 46 %.
En
2002 la population des pays libres représentait 44 % de la
population mondiale contre 35 % en 1972 ;
-
celle
des pays partiellement libres 21 % contre 18 %,
-
celle
des pays " non libres " 35 % contre 47 % ;
Appelons
les choses par leur nom et évitons de nous voiler la face,
plus de 2 milliards de personnes
de par le monde vivent sous un régime tyrannique ou despotique.
Lorsque
l'on sait hélas le peu de cas que l'on fait en certaine région
du globe d'une vie humaine et bien qu'il y ait une amélioration
en 30 années on se dit qu'il y a encore beaucoup de chemin
à faire quand bien même les pays " non libres "
auraient reculé de 72 à 31 % en Afrique sub-saharienne
pour prendre un exemple qui nous concerne plus directement.
La
question (véritable sujet de bac philo) qui vient inévitablement
à l'esprit est " Est-on libre par ce que l'on est riche
ou est-on riche par ce qu'on est libre ? ".
Question qu'il conviendrait plutôt de poser différemment
" Est-on dans un pays libre par ce que l'on est riche, ou est-on
riche par ce que l'on vit dans un pays libre ?".
Reste
à définir à partir de quelle " fortune "
détenue est-on considéré comme étant riche
et si la supposée liberté dans les pays riches ne serait-elle
pas une liberté toute relative et d'évidence placée
sous le contrôle de l'Etat
et parfois de ses excès
non dévoilés ou apparents lorsqu'il n'existe pas de
réel équilibre politique donc de plein exercice de la
démocratie en un instant T
..
La
République de Djibouti se situe dans le partiellement libre
- proche du non libre - mais ce qui peut paraître surprenant
c'est que l'étude indique qu'il pourrait y avoir autant de
liberté à Djibouti qu'au Maroc, qu'au Gabon
qu'au
Kenya ou qu'en Turquie ce qui relativise tout de même la fiabilité
de telles études.
C'est
SM Mohamed VI qui a dû être désagréablement
surpris à la lecture de cette étude et Omar Bongo rassuré...Quant
au président Mwaï Kibaki, à notre connaissance
nous n'avons pas constaté dans les pays dits libres ne serait-ce
qu'une amorce de dispositions comparables avec celles qu'il impose
au Kenya.
Il
met en demeure les corrupteurs et les corrompus de restituer à
l'Etat les sommes détournées en ciblant les hauts fonctionnaires
qui doivent - de plus - justifier l'origine de leurs fortunes personnelles.
Joignant le geste à la parole donnée aux kenyans, il
vient de faire traduire 23 juges devant les tribunaux ad hoc ....et
s'apprête à briser les monopoles spéculatifs qui
s'étaient instaurés sur les produits de l'Agriculture.
Prenons
la liberté de la Presse et celle du pluralisme politique entre
Djibouti et le Kenya pour une rapide comparaison et l'on sera vite
fixé sur le caractère un tant soit peu
"
Limitatif " d'une telle étude.
Il
est vrai que Djibouti est un " terrain privé de chasse
" au " gros gibier
" d'une race particulière
que l'on ne retrouve dans aucun manuel de zoologie mais dans un précis
local de " Mafiologie " et que d'évidence les informations
bien plus que parcellaires qui sont diffusées sont les meilleures
qu'il soit au point que l'on serait tenté de se poser la question
de savoir " Pourquoi la République de Djibouti,
sous le régime d'Ismaël Omar Guelleh 1er n'est-elle pas
placée en tête des pays libres de la planète ?
".
Ismaël
Omar et ses comparses sont libres donc les populations vivent dans
un Etat libre ?.
Une
dernière remarque pour conclure.
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Si
Ismaël Omar, la charmante Kadra Odette Mahamoud et ses frères,
les " serviteurs principaux" et empressés du régime
acceptaient de restituer à l'Etat djiboutien ne
serait-ce que 50 % des sommes qu'ils ont détournées
depuis 25 ans ceci ferait un
sacré pactole
.pour les finances publiques qui sont bien
malades
.
Ne
rêvons pas et contentons-nous d'affirmer bien haut et tous en
cur
"
Ils et elles sont immensément riches donc nous sommes dans
un pays immensément libre !!! ".
Bouh
Warsama.