12/11/03
- Ismaël Omar Guelleh offre Djibouti à l'administration
de M Bush et tente ainsi de se faire une nouvelle virginité
qui a des parfums nauséabonds de poisson pas très frais.
Par
Bouh Warsama.
Il
y a quelques jours, l'administration américaine a déclaré
devant le Sénat que " les
USA veulent aider Djibouti à se développer".
Jusque
là nul ne saurait trouver à redire tout comme sur le
montant des aides disproportionnées fournies par les USA à
Djibouti qui seraient - pour les années 2003 et 2004 - d'environ
90 millions d'USD ce qui revient à dire que cette aide constituerait
environ 150 USD par habitant et par an (soit environ
30 % du PNB par habitant !!!).
Ces
aides viennent s'ajouter à toutes les autres " perfusions
financières " permanentes dont bénéficie
le pays depuis des lustres ce qui hélas n'a guère changé
la situation catastrophique supportée par les populations djiboutiennes
des classes moyennes et défavorisées.
Pour
cause, plus de 80 % de ces aides supranationales
s'évaporent avant de parvenir aux destinataires ; cette
évaporation n'est pas la conséquence d'un phénomène
climatique qui sévirait dans le pays mais elle est liée
à des " pratiques étatisées " suivant
le principe des vases communicants allant dans un seul sens et confirmant
une vieille théorie appliquée par Hassan Gouled et améliorée
par Ismaël Omar Guelleh qui consiste à affirmer que "
Ce qui est à vous est à moi, et ce qui est à
moi est pour moi
! ".
On
peut même affirmer que plus ces aides internationales augmentent
et plus les populations se paupérisent ce qui constitue l'effet
inverse de ce qu'il convient de rechercher en toute logique.
La
seule logique qui prévaut à Djibouti - sous le règne
despotique de Ismaël 1er - c'est la persistance d'un état
mafieux qui soit dirige directement soit tire indirectement profit
des blanchiments d'argent, des trafics en tous genres tels que ceux
de la drogue ( qui bénéficie
de laboratoires de transformation dans l'enceinte de la zone franche
du port international de Djibouti
placés sous la protection
des hommes du SDS d'Hassan Saïd dit madobé...),
ceux de la fabrication de fausses monnaie et plus gravement encore
qui apporte sa caution à tous
les odieux trafics d'enfants à partir de l'aéroport
international de Djibouti vers les pays d'Europe et du continent nord
américain.
Notons
au passage que Djibouti est de très loin et proportionnellement
à sa population le pays le plus subventionné au monde.
Reste
à savoir maintenant comment cette manne providentielle en provenance
des USA - pour un Etat ismaélien en pleine déliquescence
- va être octroyée, répartie et utilisée
car c'est là que se situe la grande inconnue ?.


Une
seconde question nous vient à l'esprit pour ce qui concerne
l'attitude qu'aura l'administration américaine face à
l'Etat ismaélien dont il convient
de rappeler que les organismes de contrôle US ont dénoncé
depuis des mois - sans ambiguïté dans tous ses rapports
récents - toutes les atteintes à la démocratie
et la persistance d'une corruption à haut niveau de l'Etat
djiboutien .......?.
Si
l'administration de M Bush prétendait pouvoir changer tous
les comportements du régime sans en changer les hommes qui
le dirigent, nous lui souhaiterions bien du courage car il y aurait
alors fort à faire et nous ne sommes pas certains qu'elle puisse
en venir à bout !.
Par
ailleurs, nous allons très vite constater qu'elle sera la méthode
appliquée par l'administration de M Bush et nous osons supposer
qu'elle ne restera pas - comme cela s'est fait par le passé
avec d'autres bailleurs de fonds - à attendre d'hypothétiques
résultats d'amélioration notable des situations dans
lesquelles sont les populations du pays et qui s'aggravent avec une
implosion du chômage et de ses effets notamment sur la jeunesse.
-
L'art
de ne rien faire !.
-
-
Irresponsabilité
récurrente de l'Etat actuel djiboutien
qui transfert ses compétences aux institutions internationales
et aux pays étrangers pour autant qu'ils et elles n'exercent
pas de contrôle et n'exigent pas de droit de regard sur
l'utilisation des aides et sur les finances de l'Etat djiboutien
ce qui autorise - de fait - tous les détournements de
biens internationaux publics.
-
Chantage
permanent à la pauvreté
ce qui a toujours contraint les pays donateurs
à augmenter leurs participations.
C'est
à partir de ces trois postulats que se décline la politique
de Djibouti, le restant n'étant que fioritures et artifices
de façade pour tenter de masquer les réalités.
Bien
qu'il reste indéniablement à connaître - maintenant
et précisément - les dessous de la politique américaine
dans la région qui dépasse de très loin son implication
financière et militaire à Djibouti, on observera que
l'association qui nous est présentée de prime abord
entre une République bananière qui se dit francophone
et les Etats-Unis d'Amérique constitue - à notre sens
- des fiançailles contre nature
pour autant que la fiancée djiboutienne reste la même
et qu'elle conserve les mêmes pratiques et la même robe
(avec tout ce qui se cache derrière) comme elle l'a toujours
fait par le passé
.
Le
risque est lié au fait indéniable que dans la corbeille
de la future mariée, la nouvelle élue du " Cur
" de l'administration de Monsieur BUSH traîne de vieilles
casseroles rouillées et salies par le sang de ses victimes,
par les mensonges et les falsifications de toutes sortes.
Quand
bien même voudrait-elle se faire une nouvelle virginité,
l'administration de M Ismaël Omar Guelleh ne le pourrait pas
car s'il est un point duquel elle a du mal de se séparer c'est
bien le fait de "cocufier" - tôt ou tard - tous ceux
qu'elle prétend placer au rang de ses amis
.
-
Un peuple
djiboutien pris en otage.
Le
principe de l'autodétermination du peuple djiboutien aurait
du impliquer - dès l'accession du pays à l'indépendance
- que la nation ainsi constituée puisse adopter le régime
politique qui lui convenait le mieux, à l'abri de toute intervention
étrangère et suivant la conception de l'État-nation
en marche vers le progrès et la nécessaire démocratie.
Voici
quelque temps, le principe s'est étendu au domaine économique,
et les Nations unies ont proclamé la souveraineté permanente
des pays en voie de développement sur leurs ressources naturelles
(résolution 1803-XVII de l'Assemblée générale
et 1737-LIV du Conseil économique et social, pactes internationaux
sur les droits de l'homme, 1966, art. 1er).
Ce
principe tend à subordonner l'exploration, l'exploitation et
la gestion des ressources aux lois et règlements nationaux
et à soustraire ces opérations aux ingérences,
juridiques ou de fait, des entités étrangères.
-
Un
Etat mafieux et de tous les mensonges édulcorés.
Or
de falsifications en falsifications de toutes les Elections il n'en
a rien été et s'est institué un Etat
despotique à Djibouti qui sous le poids de toutes les "
Affaires mafieuses " cherche aujourd'hui à se vendre au
plus offrant tout en essayant de se refaire une nouvelle virginité.
Il
tente ainsi de faire oublier qu'il fut et reste l'un
des soutiens et un transit financier de premier plan pour le blanchiment
d'argent provenant des réseaux liés à Al Quaïda
- dont Al Itihad - et de drogues vers les banques du Royaume
Uni, de l'Italie, vers l'Europe en général et vers les
pays Nord Américains.
Ajoutons
à cela qu'Ismaël Omar Guelleh - premier
trafiquant d'armes et fomentateur de conflits dans les pays de la
Corne Est de l'Afrique - va
se trouver ainsi placé sous le contrôle direct des USA
ce qui - sur le fond - est un grand bien.
-
La
présence française à Djibouti - Départ
programmé ?.
Reste
bien évidemment à connaître quelle va être
l'attitude de la France qui soutenait inconditionnellement - en apparence
et jusqu'à ce jour - et apportait une présence attentive
ainsi qu'une aide importante directe sur place aux populations djiboutiennes
les plus défavorisées ?.
Les
départs programmés de Djibouti de quelques personnalités
locales françaises qui avaient uvré
depuis l'indépendance dans l'intérêt d'Ismaël
Omar Guelleh et les bruits persistants d'une réduction
notable des effectifs des forces françaises stationnées
dans le pays seraient - si ces informations étaient confirmées
- un signe évident de " mise à la
porte " de la présence française qui ne manquerait
pas de soulever bon nombre de réactions au sein des populations
djiboutiennes.
En
conclusion, si l'administration de M Bush considère que Djibouti
est la clé d'entrée pour pénétrer dans
les pays de la Corne Est de l'Afrique elle n'a d'autre alternative
que de nettoyer les lieux avant d'espérer instaurer un Etat
de Droit et des Libertés publiques.
"Lorsque
l'on veut prétendre changer les choses il convient d'abord
d'en changer les hommes qui ont mené aux destinées d'un
pays et qui l'on conduit à la catastrophe sociale et politique".
Bouh
Warsama.
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