Les Réalités
L'information qui s'oppose au papier toilettes "La Nation"
Dernière modification : le 12-Nov-2003 16:31 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Mr. Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.

These politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic property of Djibouti Nation.

Amin

 

 

12/11/03 - Ismaël Omar Guelleh offre Djibouti à l'administration de M Bush et tente ainsi de se faire une nouvelle virginité qui a des parfums nauséabonds de poisson pas très frais.

Par Bouh Warsama.

Il y a quelques jours, l'administration américaine a déclaré devant le Sénat que " les USA veulent aider Djibouti à se développer".

Jusque là nul ne saurait trouver à redire tout comme sur le montant des aides disproportionnées fournies par les USA à Djibouti qui seraient - pour les années 2003 et 2004 - d'environ 90 millions d'USD ce qui revient à dire que cette aide constituerait environ 150 USD par habitant et par an (soit environ 30 % du PNB par habitant !!!).

Ces aides viennent s'ajouter à toutes les autres " perfusions financières " permanentes dont bénéficie le pays depuis des lustres ce qui hélas n'a guère changé la situation catastrophique supportée par les populations djiboutiennes des classes moyennes et défavorisées.

Pour cause, plus de 80 % de ces aides supranationales s'évaporent avant de parvenir aux destinataires ; cette évaporation n'est pas la conséquence d'un phénomène climatique qui sévirait dans le pays mais elle est liée à des " pratiques étatisées " suivant le principe des vases communicants allant dans un seul sens et confirmant une vieille théorie appliquée par Hassan Gouled et améliorée par Ismaël Omar Guelleh qui consiste à affirmer que " Ce qui est à vous est à moi, et ce qui est à moi est pour moi … ! ".

On peut même affirmer que plus ces aides internationales augmentent et plus les populations se paupérisent ce qui constitue l'effet inverse de ce qu'il convient de rechercher en toute logique.

La seule logique qui prévaut à Djibouti - sous le règne despotique de Ismaël 1er - c'est la persistance d'un état mafieux qui soit dirige directement soit tire indirectement profit des blanchiments d'argent, des trafics en tous genres tels que ceux de la drogue ( qui bénéficie de laboratoires de transformation dans l'enceinte de la zone franche du port international de Djibouti …placés sous la protection des hommes du SDS d'Hassan Saïd dit madobé...), ceux de la fabrication de fausses monnaie et plus gravement encore qui apporte sa caution à tous les odieux trafics d'enfants à partir de l'aéroport international de Djibouti vers les pays d'Europe et du continent nord américain.

Notons au passage que Djibouti est de très loin et proportionnellement à sa population le pays le plus subventionné au monde.

Reste à savoir maintenant comment cette manne providentielle en provenance des USA - pour un Etat ismaélien en pleine déliquescence - va être octroyée, répartie et utilisée car c'est là que se situe la grande inconnue ?.


Une seconde question nous vient à l'esprit pour ce qui concerne l'attitude qu'aura l'administration américaine face à l'Etat ismaélien dont il convient de rappeler que les organismes de contrôle US ont dénoncé depuis des mois - sans ambiguïté dans tous ses rapports récents - toutes les atteintes à la démocratie et la persistance d'une corruption à haut niveau de l'Etat djiboutien .......?.

Si l'administration de M Bush prétendait pouvoir changer tous les comportements du régime sans en changer les hommes qui le dirigent, nous lui souhaiterions bien du courage car il y aurait alors fort à faire et nous ne sommes pas certains qu'elle puisse en venir à bout !.

Par ailleurs, nous allons très vite constater qu'elle sera la méthode appliquée par l'administration de M Bush et nous osons supposer qu'elle ne restera pas - comme cela s'est fait par le passé avec d'autres bailleurs de fonds - à attendre d'hypothétiques résultats d'amélioration notable des situations dans lesquelles sont les populations du pays et qui s'aggravent avec une implosion du chômage et de ses effets notamment sur la jeunesse.

  • L'art de ne rien faire !.

  • Mendicité.

  • Irresponsabilité récurrente de l'Etat actuel djiboutien qui transfert ses compétences aux institutions internationales et aux pays étrangers pour autant qu'ils et elles n'exercent pas de contrôle et n'exigent pas de droit de regard sur l'utilisation des aides et sur les finances de l'Etat djiboutien ce qui autorise - de fait - tous les détournements de biens internationaux publics.

  • Chantage permanent à la pauvreté ce qui a toujours contraint les pays donateurs à augmenter leurs participations.

C'est à partir de ces trois postulats que se décline la politique de Djibouti, le restant n'étant que fioritures et artifices de façade pour tenter de masquer les réalités.

Bien qu'il reste indéniablement à connaître - maintenant et précisément - les dessous de la politique américaine dans la région qui dépasse de très loin son implication financière et militaire à Djibouti, on observera que l'association qui nous est présentée de prime abord entre une République bananière qui se dit francophone et les Etats-Unis d'Amérique constitue - à notre sens - des fiançailles contre nature pour autant que la fiancée djiboutienne reste la même et qu'elle conserve les mêmes pratiques et la même robe (avec tout ce qui se cache derrière) comme elle l'a toujours fait par le passé….

Le risque est lié au fait indéniable que dans la corbeille de la future mariée, la nouvelle élue du " Cœur " de l'administration de Monsieur BUSH traîne de vieilles casseroles rouillées et salies par le sang de ses victimes, par les mensonges et les falsifications de toutes sortes.

Quand bien même voudrait-elle se faire une nouvelle virginité, l'administration de M Ismaël Omar Guelleh ne le pourrait pas car s'il est un point duquel elle a du mal de se séparer c'est bien le fait de "cocufier" - tôt ou tard - tous ceux qu'elle prétend placer au rang de ses amis ….

  • Un peuple djiboutien pris en otage.

Le principe de l'autodétermination du peuple djiboutien aurait du impliquer - dès l'accession du pays à l'indépendance - que la nation ainsi constituée puisse adopter le régime politique qui lui convenait le mieux, à l'abri de toute intervention étrangère et suivant la conception de l'État-nation en marche vers le progrès et la nécessaire démocratie.

Voici quelque temps, le principe s'est étendu au domaine économique, et les Nations unies ont proclamé la souveraineté permanente des pays en voie de développement sur leurs ressources naturelles (résolution 1803-XVII de l'Assemblée générale et 1737-LIV du Conseil économique et social, pactes internationaux sur les droits de l'homme, 1966, art. 1er).

Ce principe tend à subordonner l'exploration, l'exploitation et la gestion des ressources aux lois et règlements nationaux et à soustraire ces opérations aux ingérences, juridiques ou de fait, des entités étrangères.

  • Un Etat mafieux et de tous les mensonges édulcorés.

Or de falsifications en falsifications de toutes les Elections il n'en a rien été et s'est institué un Etat despotique à Djibouti qui sous le poids de toutes les " Affaires mafieuses " cherche aujourd'hui à se vendre au plus offrant tout en essayant de se refaire une nouvelle virginité.

Il tente ainsi de faire oublier qu'il fut et reste l'un des soutiens et un transit financier de premier plan pour le blanchiment d'argent provenant des réseaux liés à Al Quaïda - dont Al Itihad - et de drogues vers les banques du Royaume Uni, de l'Italie, vers l'Europe en général et vers les pays Nord Américains.

Ajoutons à cela qu'Ismaël Omar Guelleh - premier trafiquant d'armes et fomentateur de conflits dans les pays de la Corne Est de l'Afrique - va se trouver ainsi placé sous le contrôle direct des USA ce qui - sur le fond - est un grand bien.

  • La présence française à Djibouti - Départ programmé ?.

Reste bien évidemment à connaître quelle va être l'attitude de la France qui soutenait inconditionnellement - en apparence et jusqu'à ce jour - et apportait une présence attentive ainsi qu'une aide importante directe sur place aux populations djiboutiennes les plus défavorisées ?.

Les départs programmés de Djibouti de quelques personnalités locales françaises qui avaient œuvré depuis l'indépendance dans l'intérêt d'Ismaël Omar Guelleh et les bruits persistants d'une réduction notable des effectifs des forces françaises stationnées dans le pays seraient - si ces informations étaient confirmées - un signe évident de " mise à la porte " de la présence française qui ne manquerait pas de soulever bon nombre de réactions au sein des populations djiboutiennes.

En conclusion, si l'administration de M Bush considère que Djibouti est la clé d'entrée pour pénétrer dans les pays de la Corne Est de l'Afrique elle n'a d'autre alternative que de nettoyer les lieux avant d'espérer instaurer un Etat de Droit et des Libertés publiques.

"Lorsque l'on veut prétendre changer les choses il convient d'abord d'en changer les hommes qui ont mené aux destinées d'un pays et qui l'on conduit à la catastrophe sociale et politique".

 

Bouh Warsama.

 

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