

Mr.
Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.
These
politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic
property of Djibouti Nation.
Amin



14/11/03
- L'ADI annonce que dans le cadre de la Réforme de l'administration
publique et du système de protection sociale : l'assainissement
se poursuivrait
alors - qu'à notre connaissance - il n'a
pas débuté et nous en sommes restés aux mêmes
errements....
Par
Wais Doualeh Ahmed
Dans
le communiqué de référence - paru sur le site
de l'ADI en date du 13 courant - il est écrit
"
.
Ainsi, outre les mesures visant à
renforcer la transparence et la rigueur dans la gestion des deniers
publics, les réformes entreprises
se rapportent notamment à la gestion des ressources humaines,
avec pour but recherché l'établissement d'un meilleur
système de gestion prenant
en compte la question du mérite dans le recrutement du personnel
de l'Etat et l'amélioration de la formation professionnelle
".
Transparence
et rigueur dans la gestion des deniers publics
on croit rêver lorsque l'on sait que le système de détournements
d'argent public est étatisé depuis des années
et
qu'il est l'un des plus grands fléaux dont souffre le pays
avec la corruption qui mettent un frein à tout développement
social à Djibouti.
A
la lecture d'un tel communiqué de presse, ceci doit constituer
dans l'esprit du profane - qui ne connaît pas
la propagande fallacieuse du régime djiboutien actuel
- l'expression d'une volonté gouvernementale de se pencher
sur un problème crucial qu'est ce vaste sujet de " L'administration
publique " et de ses nécessaires réformes.
On
saisit dans ces écrits l'une des nouvelles formes de propagande
manipulatoire des pensées - quelque
peu outrancière - face aux vérités persistantes
et notamment à l'encontre des demandeurs d'emploi dans la fonction
publique qui connaissent très précisément les
critères inavoués du pouvoir politique ismaélien
en matière de recrutement.
Le
communiqué de l'ADI n'en reste pas là car il précise
"
.
Ainsi, à travers cette nouvelle donne en matière de
recrutement des agents de l'Etat qui devrait normalement
mettre fin aux injustices, le plus souvent orchestrées par
des favoritismes à caractère tribal ou clanique, l'Administration
publique trouve ici une certaine éthique favorisant la liberté
d'accès à l'Emploi
. ".
Chacun
sait que tous les recrutements dans l'administration s'effectuaient
et s'effectue encore jusqu'à ce jour après avis d'Ismaël
Omar Guelleh.
Ceci
revient à dire - selon l'ADI - que
son " Excellentissime le Despote " faisait preuve d'injustices,
le plus souvent orchestrées par des favoritismes à caractère
tribal ou clanique.
Enfin
une Vérité avouée par les suppôts du pouvoir
!, reste maintenant à savoir ce
que va faire le Ministre de la Fonction publique des fonctionnaires
qui ont bénéficié des "Faveurs" d'Ismaël
Omar et qui ne sont quasiment jamais à leur
poste .....?.
On
ne peut que remercier chaleureusement l'Agence djiboutienne d'Information
d'avoir confirmé ainsi ce que
nous dénonçons depuis fort longtemps à
savoir que soit on bénéficie de la " mansuétude
" tribale ou clanique du pouvoir en place et l'on peut - en dehors
de toutes compétences - accéder à un emploi dans
la fonction publique, soit on est pas
dans " ses petits papiers " et là, la demande est
rejetée.
Au-delà
de toutes les lois que le régime actuel pourrait promulguer,
c'est avant tout les réelles
intentions gouvernementales que les Djiboutiens et les Djiboutiennes
attendent.

On
les a bercés et gavés de promesses et de toutes les
illusions, aujourd'hui ils et elles
veulent voir
.car sous le régime d'Ismaël
Omar Guelleh, l'Etat djiboutien s'est fait une spécialité
consistant à faire paraître des lois qui sont soit inapplicables
soit inappliquées et tombent en désuétude.

Nous
observons que dans le cas présent, le pouvoir politique aborde
le sujet épineux de la Réforme de l'administration publique
mais il paraît tout de même curieux qu'il ait mis autant
de temps pour s'y pencher ce qui nous laisse à penser - qu'une
fois encore - on puisse bien plus se
situer dans un nouvel acte de propagande politique à l'égard
des pays donateurs et de l'opinion internationale afin de les rassurer
que dans une réelle volonté de " changer les choses
".
C'est
à partir du moment où la question du pouvoir d'Ismaël
Omar Guelleh s'est ouvertement posée - dans le pays comme au
niveau international - alors que son image s'est dissoute car dévalorisée
par toutes les " Affaires " qu'il
a lancé des méthodes spécifiques de reconquête
dans chaque dossier
épineux
Emploi,
fonction publique... tout y passe ; les mots mensongers sont choisis
avec soin car il faut rassurer en attendant le "déluge"
qui va s'abattre sur le "Palais des artifices"...
Aussi longtemps qu'il n'y aura aucune limite entre le législatif
( qui se réduit au seul Bureau d'Ismaël Omar Guelleh)
tous les actes pris auront bien peu de sens car chacun sait que le
Parlement est inexistant à Djibouti alors que l'exécutif
- pour le moins celui qui juge - n'a pas son mot à dire.
Comment
attribuer une quelconque crédibilité à une propagande
gouvernementale qui n'en est toujours pas sortie de son "dogmatisme"
fait d'intransigeances les plus diverses, d'autoritarisme, d'étroitesse
d'esprit et de raideur :
Ismaël Omar Guelleh et sa "
clique " ne tolèrent aucune discussion, parlent d'un ton
tranchant lorsqu'ils sont acculés dans leurs derniers retranchements
et portent des jugements péremptoires.
"
Surviennent ces promesses et mots étouffants car mensongers
C'est ainsi qu'on laisse entendre que l'on va faire ce qui ne fut
jamais fait
Ces mots qui laisseront, encore demain adultes et enfants maintenus
dans les désastres d'une Nation en otage "
Prétendre
promulguer des Lois dans de telles conditions - alors
que l'on sait qu'elles ne servent que de faire-valoir et ne seront
pas appliquées car aucun Juge du Tribunal administratif ne
prendra l'initiative de défendre les Droits des fonctionnaires
et assimilés comme tels - c'est comme l'on dit nous
jouer à nouveau un air de violon en espérant nous faire
danser sur des sons discordants qui tentent de masquer tout à
la fois les incompétences et toutes les falsifications du pouvoir
en place.
Oui
mais en chaque chose il existe une échéance !...
M
Wais Doualeh Ahmed
Ancien haut fonctionnaire - Réfugié politique ONU -
Europe.
Membre du Gouvernement en Exil de Djibouti