Les Réalités
L'information qui s'oppose au papier toilettes "La Nation"
Dernière modification : le 17-Nov-2003 14:34 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Mr. Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.

These politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic property of Djibouti Nation.

Amin

 

 

 

17/11/03 - Constat sur un Office djiboutien de Protection Sociale qui est une " pompe à pognon " qui s'enrichit sur le dos de ceux qui cotisent.

Par Nasrina.


Les mots tels que " Social et Démocratie " sont trop souvent utilisés à toutes les sauces par le gouvernement de notre pays pour faire passer des messages derrière lesquels se cachent des vérités qui ne sont ni bonnes à voir ni bonne à vivre.

Là encore on tente de nous imposer une forme de rêve mensonger - entretenu par le président du Conseil de l'OPS - M. Abdi Farah Ahmed - qui semble parler d'un Office djiboutien de Protection Sociale existant sur une autre planète, dans un monde bien éloigné de ce que nous vivons à Djibouti.

Nous nous heurtons à "l'absurdité" de telles déclarations factices de ce que notre vie nous "raconte" au quotidien, de tous ce que nous observons et subissons.

NON M. Abdi Farah Ahmed ! l'Office djiboutien de Protection Sociale n'est pas tel que vous le décrivez car vous oubliez sciemment sa première mission sociale à laquelle l'Etat a substitué une forme légalisée de " Pompe à pognon " qui ponctionne en choisissant ses "payeurs" mais qui nous offre si peu en contre partie.

Osez publier vos comptes de gestion et là nous pourrons débattre en toute connaissance des vérités que vous masquez si mal mais, par évidence, l'Office que vous exploitez - au sens le plus péjoratif de ce terme - ne s'accommode pas d'une transparence dans sa gestion financière, loin s'en faut ce qui soulève bon nombre de réactions notamment chez nos vieux travailleurs.

Ce que l'on sait de votre gestion c'est que mensuellement des sommes importantes sont prélevées sur nos salaires - lorsque l'on a la chance d'avoir un emploi - mais nul ne nous explique où vont ces sommes et comment elles sont utilisées ?.

L'espérance moyenne de vie pour la population homme est de 45 ans dans notre pays alors qu'il faut atteindre 55 ans révolus - après avoir cotisé plus de 25 années - pour prétendre commencer à percevoir une maigre retraite ; de cela vous n'en parlez pas.

De la même façon, vous ne citez pas les centaines de vieux travailleurs qui sont licenciés de leur emploi chaque année- soit pour raison de fermetures d'entreprises qui se succèdent à un rythme effréné, soit par ce qu'ils ne sont plus assez " Rentables " et qu'ils ne retrouvent pas d'emploi.

Osez M. Abdi Farah Ahmed, aborder un tel sujet d'une extrême importance ! et expliquez-nous ce qui est fait des cotisations versées par ceux qui décédent avant de pouvoir bénéficier de leur retraite ?.

A ceci s'ajoute le système volontairement complexe de rachat des points équivalent aux années restant à effectuer pour prétendre faire valoir ses droits à retraite et qui pénalise les travailleurs d'origine modeste.

Comment peuvent-ils racheter des points de retraite lorsqu'il n'y a plus aucune possibilité de retrouver un emploi pour ces travailleurs ?.

Le cercle infernal du chômage profite largement à l'OPS car elle a institué une série de barrières administratives.

Le journal la Nation - que l'on ne peut pas taxer pourtant de travailler dans la transparence - a admis récemment dans un article que les accidentés du travail ont toutes les peines du monde pour percevoir une quelconque indemnité - compensant la perte de salaire - tant le parcours administratif qui est fait d'une multiplicité injustifiée d'expertises médicales et de sur expertises sont nombreuses et étalées dans le temps avant de percevoir le moindre franc djibouti….

De ceci vous n'en parlez pas M. Abdi Farah Ahmed dans votre ode à la gloire de l'OPS.

Vient l'instant où malgré le véritable " parcours administratif du combattant " imposé à nos travailleurs débouche enfin sur la reconnaissance de l'imputabilité à un accident de travail…

Là le travailleur qui a besoin du peu qu'on lui propose pour pouvoir continuer de nourrir sa famille, se voit répondre dans vos bureaux par des employés gênés par une telle situation que les " Caisses sont vides … " et qu'il faudra patienter une voire plusieurs semaines pour percevoir les indemnités qui lui sont dues….ou que le versement desdites indemnités seront étalées sur plusieurs versements mensuels…..

Là encore la décision unilatérale de l'OPS ne s'appuie sur aucun règlement ou aucun accord préalable négocié.

Nous avons aussi bonne mémoire de nos vieux travailleurs effectuant à date fixe et à leurs frais le voyage épuisant vu leur âge, venant d'Obock, de Tadjourah, d'Ali Sabieh ou de Dikhil pour percevoir leur modeste pension après des heures d'attentes sous le soleil pour se voir répondre, une fois encore " Les caisses sont vides ".

Certains et certaines se sont révoltés récemment en criant leur révolte face à cette injustice notoire et indigne. Pour seule réponse, on leur a envoyé les Forces de Sécurité pour une bastonnade en règle faisant plusieurs blessés parmi ces travailleurs, dont des femmes mères de famille.

Ils et elles furent ensuite appréhendés et parqués tels des animaux à Nagad malgré leur grand âge !.

Honte à vous messieurs qui avaient osé donner de tels ordres pour réprimer les justes revendications de nos vieux travailleurs.

Il est mensonger d'affirmer qu'il y ait eu effectivement un relèvement de la pension minimum des travailleurs car là encore nous sommes dans les déclarations d'intentions et certes pas dans les réalités que subissent nos vieux travailleurs qui ne peuvent compter que sur la tradition familiale de solidarité pour survivre.

Le budget social est censé être défini comme étant un document important faisant "ressortir les prestations sociales et les charges qui en découlent pour l'État, les collectivités publiques ou semi-publiques, le secteur privé et ceux qui cotisent chaque mois ".

On peut donc penser que le budget social devrait permettre de présenter, dans un document unique, les chiffres correspondant aux mesures à caractère social applicables dans notre pays, or il n'en est rien car - là encore - nous sommes dans une nébuleuse alors que nous devrions en mesurer l'incidence sur les finances publiques et l'économie.

Ce que l'on en constate c'est que mensuellement des sommes importantes sont prélevées sur nos salaires mais nul ne nous explique où vont ces sommes et comment elles sont utilisées ?.

Osez répondre à toutes ces affirmations et à ses questions Abdi Farah Ahmed et arrêtez de mentir aussi effrontément aux populations.


L'OPS n'est pas l'Office djiboutien de Protection Sociale mais un " Organisme ismaélien de Pompe à Sous " et ce sont toujours les mêmes qui mettent la main à la poche et qui l'alimentent alors que certains patrons d'entreprises affiliés aux pouvoir actuel ne versent aucune cotisation et nul n'ose les leur réclamer.


Nasrina.

Ex enseignante - Réfugiée politique Europe.
Membre du Gouvernement en Exil de Djibouti.

 

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