17/11/03
- Constat sur un Office djiboutien de Protection Sociale qui est une
" pompe à pognon " qui s'enrichit sur le dos de ceux
qui cotisent.
Par
Nasrina.
Les mots tels que " Social
et Démocratie " sont trop souvent utilisés à
toutes les sauces par le gouvernement de notre pays pour faire passer
des messages derrière lesquels se cachent des vérités
qui ne sont ni bonnes à voir ni bonne à vivre.
Là
encore on tente de nous imposer une forme de rêve mensonger
- entretenu par le président du Conseil de l'OPS - M. Abdi
Farah Ahmed - qui semble parler d'un Office djiboutien de Protection
Sociale existant sur une autre planète, dans un monde bien
éloigné de ce que nous vivons à Djibouti.
Nous
nous heurtons à "l'absurdité" de telles déclarations
factices de
ce que notre vie nous "raconte" au quotidien, de tous ce
que nous observons et subissons.
NON
M. Abdi Farah Ahmed ! l'Office djiboutien de Protection Sociale n'est
pas tel que vous le décrivez
car vous oubliez sciemment sa première mission sociale à
laquelle l'Etat a substitué
une forme légalisée de " Pompe à pognon
" qui ponctionne en choisissant ses "payeurs" mais
qui nous offre si peu en contre partie.
Osez
publier vos comptes de gestion
et là nous pourrons débattre en toute connaissance des
vérités que vous masquez si mal mais, par évidence,
l'Office que vous exploitez - au sens le plus péjoratif de
ce terme - ne s'accommode pas d'une
transparence dans sa gestion financière, loin s'en faut ce
qui soulève bon nombre de réactions notamment chez nos
vieux travailleurs.
Ce que l'on sait de votre gestion c'est que mensuellement des sommes
importantes sont prélevées sur nos salaires - lorsque
l'on a la chance d'avoir un emploi - mais nul
ne nous explique où vont ces sommes et comment elles sont utilisées
?.
L'espérance
moyenne de vie pour la population homme est de 45 ans dans notre pays
alors qu'il faut atteindre 55 ans révolus - après avoir
cotisé plus de 25 années - pour prétendre commencer
à percevoir une maigre retraite ; de
cela vous n'en parlez pas.
De
la même façon, vous ne citez pas les centaines de vieux
travailleurs qui sont licenciés de leur emploi chaque année-
soit pour raison de fermetures
d'entreprises qui se succèdent à un rythme effréné,
soit par ce qu'ils ne sont plus assez " Rentables " et qu'ils
ne retrouvent pas d'emploi.
Osez
M. Abdi Farah Ahmed, aborder un tel sujet d'une extrême importance
! et expliquez-nous ce qui est fait des cotisations
versées par ceux qui décédent avant de pouvoir
bénéficier de leur retraite ?.
A
ceci s'ajoute le système volontairement complexe de rachat
des points équivalent aux années restant à effectuer
pour prétendre faire valoir ses droits à retraite et
qui pénalise les travailleurs d'origine modeste.
Comment
peuvent-ils racheter des points de retraite lorsqu'il n'y a plus aucune
possibilité de retrouver un emploi pour ces travailleurs ?.
Le
cercle infernal du chômage profite largement à l'OPS
car elle a institué une série de barrières administratives.
Le
journal la Nation - que l'on ne peut pas taxer pourtant de travailler
dans la transparence - a admis récemment dans un article que
les accidentés du travail ont toutes les peines du monde pour
percevoir une quelconque indemnité - compensant la perte de
salaire - tant le parcours administratif
qui est fait d'une multiplicité injustifiée d'expertises
médicales et de sur expertises sont nombreuses et étalées
dans le temps avant de percevoir le moindre franc djibouti
.
De
ceci vous n'en parlez pas M. Abdi Farah Ahmed dans votre ode à
la gloire de l'OPS.
Vient
l'instant où malgré le véritable " parcours
administratif du combattant " imposé à nos travailleurs
débouche enfin sur la reconnaissance de l'imputabilité
à un accident de travail
Là
le travailleur qui a besoin du peu qu'on lui propose pour pouvoir
continuer de nourrir sa famille, se voit répondre dans vos
bureaux par des employés gênés par une telle situation
que les " Caisses sont vides
" et
qu'il faudra patienter une voire plusieurs semaines pour percevoir
les indemnités qui lui sont dues
.ou que le versement
desdites indemnités seront étalées sur plusieurs
versements mensuels
..
Là
encore la décision unilatérale de l'OPS ne s'appuie
sur aucun règlement ou aucun accord préalable négocié.
Nous
avons aussi bonne mémoire de nos vieux travailleurs effectuant
à date fixe et à leurs frais le voyage épuisant
vu leur âge, venant d'Obock, de Tadjourah, d'Ali Sabieh ou de
Dikhil pour percevoir leur modeste pension après
des heures d'attentes sous le soleil pour se voir répondre,
une fois encore " Les caisses sont vides ".
Certains
et certaines se sont révoltés récemment en criant
leur révolte face à cette injustice notoire et indigne.
Pour seule réponse, on leur a envoyé les Forces de Sécurité
pour une bastonnade en règle faisant plusieurs blessés
parmi ces travailleurs, dont des femmes mères de famille.
Ils
et elles furent ensuite appréhendés et parqués
tels des animaux à Nagad malgré leur grand âge
!.
Honte
à vous messieurs qui avaient osé donner de tels ordres
pour réprimer les justes revendications de nos vieux travailleurs.
Il
est mensonger d'affirmer qu'il y ait eu effectivement un relèvement
de la pension minimum des travailleurs car là encore nous sommes
dans les déclarations d'intentions et certes pas dans les réalités
que subissent nos vieux travailleurs qui
ne peuvent compter que sur la tradition familiale de solidarité
pour survivre.
Le
budget social est censé être défini comme étant
un document important faisant "ressortir les prestations sociales
et les charges qui en découlent pour l'État, les collectivités
publiques ou semi-publiques, le secteur privé et ceux qui cotisent
chaque mois ".
On
peut donc penser que le budget social devrait permettre de présenter,
dans un document unique, les chiffres correspondant aux mesures à
caractère social applicables dans notre pays, or il n'en est
rien car - là encore - nous sommes dans une nébuleuse
alors que nous devrions en mesurer l'incidence sur les finances publiques
et l'économie.
Ce
que l'on en constate c'est que mensuellement des sommes importantes
sont prélevées sur nos salaires mais nul ne nous explique
où vont ces sommes et comment elles sont utilisées ?.
Osez
répondre à toutes ces affirmations et à ses questions
Abdi Farah Ahmed et arrêtez de mentir aussi effrontément
aux populations.



L'OPS
n'est pas l'Office djiboutien de Protection Sociale mais un "
Organisme ismaélien de Pompe à Sous " et
ce sont toujours les mêmes qui mettent la main à la poche
et qui l'alimentent alors que certains patrons d'entreprises affiliés
aux pouvoir actuel ne versent aucune cotisation et nul
n'ose les leur réclamer.