Les Réalités
L'information qui s'oppose au papier toilettes "La Nation"
Dernière modification : le 18-Nov-2003 10:17 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Mr. Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.

These politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic property of Djibouti Nation.

Amin

 

18/11/03 - Plus de quatre mois après l'arrestation d' Hassan Saïd Goumaneh dit " basto " - impliqué dans la fabrication de fausses monnaies en USD et FD - le dossier semblerait s'être égaré dans les méandres d'une Justice djiboutienne bien embarrassée…

par M Mohamed Soultan Dini.

 

Hassan Saïd Goumaneh dit " basto " ce nom vous rappelle t-il quelque chose ?.

L'Affaire est trop importante et trop récente pour s'être effacée des mémoires collectives même si - comme nous le pensons - le parquet du Procureur de la République semblerait avoir ....." égaré "..... le dossier car d'évidence cette Affaire ne fleure pas bon avec toutes ses implications.

Souvenons-nous que dans son seul et unique article....le journal La Nation ne s'était pas trop étendu à l'époque sur le sujet lors de l'arrestation du Sieur Goumaneh qui faisait suite à la " découverte " d'une unité de fabrication de faux billets au sein même des Etablissements Idriss, concessionnaire automobile à Djibouti.

Depuis cette arrestation c'est le silence le plus complet, nul journaliste d'investigation ou " fouineur " ne s'est impliqué dans ce dossier par trop sensible car mettant directement en cause le Chef de l'Etat qui - rappelons le - fut l'acquéreur de tous les matériels et les ingrédients nécessaires à la fabrication des faux billets….

Surprenant ? Non point du tout. Protégé par son immunité présidentielle il n'a quasiment aucun risque de se voir citer à comparaître devant un quelconque tribunal à Djibouti ; quant à ses complices et subordonnés impliqués ils ont tout intérêt à se taire et à attendre que l'Affaire soit tombée dans l'oubli - ou qu'un jugement les lave de tout soupçon ....- car faute de quoi ils risqueraient bien de finir leurs jours au large d'Haramous, les jambes prises dans un bloc de béton comme un certain Awaleh Guelleh....

Observons au passage que malgré cela l'Avocat d'Awaleh Guelleh arrive néamoins à le rencontrer et à lui parler ce qui - à notre sens - est un "exploit" en matière de plongée en "eaux particulières" que chacun et chacune appréciera à sa juste valeur.

" Et ne voyais-tu pas toi le crédule qui te crus mon ami, dans mes emportements d'antan contre le despote, que mon coeur imbu démentait ma bouche à tous moments ..."

On pourrait penser que Hassan Saïd Goumaneh dit " basto " a été incarcéré dans le secteur des emprisonnés de Droit Commun ? et bien non !.

Basto a bénéficié d'un régime spécial ( du même genre que celui qui fut octroyé à Daher Ahmed Farah….) en étant " hébergé " dans une cellule individuelle avec lit, douche, ventilateur et climatisation …; possibilité de conserver son téléphone portable, radio comme télévision (sur demande).

Bien qu'il se soit vu, parait-il et de surcroît - octroyer quelques autorisations de sortie … la nuit venue et depuis son incarcération à Gabode… on dit que Basto s'ennuierait et que sa concession automobile aurait du "plomb dans l'aile….".

On se demande bien pourquoi pourrait-il avoir des difficultés puisque chacun sait qu'il n'a jamais versé à l'Office djiboutien de Protection saciale - l'OPS - les cotisations patronales obligatoires ......et qu'il est exonéré (par Droit divin en provenance du Palais de l'Escale) du paiement des taxes et des impôts inhérents à ses activités officielles...

En un temps passé et alors qu'il avait épousé la sœur de Mohamed Djama Elabeh, ce dernier et comme Ministre des Finances d'alors et bien qu'il exista des liens familiaux exigea de lui qu'il verse ses arriérés de cotisations à l'OPS et divers impôts qui dépassaient les 12 millions de FD.

Ce à quoi Basto se refusa de faire en arguant du fait qu'il était son beau frère et que s'il insistait il divorcerait….d'avec sa sœur.

Mohamed Djama Elabeh maintint sa position et devant le refus de Basto - qui de plus se sépara de son épouse - il lui envoya les huissiers de Justice.

C'est là que Basto trouva refuge protecteur auprès d'Ismaël Omar Guelleh qui fit annuler les procédures de mise en recouvrement lancées par le Ministère des Finances ce qui souleva la colère de Mohamed Djama Elabeh.

Hassan Saïd Goumaneh dit " basto " ne versa jamais les sommes qu'il restait devoir à l'OPS comme son reliquat d'impôts, il en est depuis exonéré comme bien d'autres d'ailleurs.....

Ajoutons à cela que - très préoccupé - Basto aurait -parait il - trouvé un comparse pour porter le chapeau dans l'affaire de fabrication de faux billets.

Aurait-il été aidé et conseillé en ce sens ?...., il n'y a que lui qui peut répondre à cette question ; le fait est que trouver un exutoire à ses problèmes ceci va bien arranger les choses.

Le problème réside dans le fait que - par pur hasard .....- ledit comparse aurait quitté Djibouti pour se réfugier dans l'un des pays du Moyen Orient et se serait mis sous la " protection " (disons plutôt sous le contrôle) d'Abdourahman Borreh…..qui lui aurait offert un nouvel emploi .....

Attendons-nous à voir très bientôt M Hassan Saïd Goumaneh dit " basto " être blanchi de toutes les charges qui pèsent sur lui et bénéficier d'un " non lieu "….dans cette affaire car l'homme en sait trop....

Nouveau tour de " passe-passe " dans lequel on évitera bien évidemment de faire grand tapage quant aux attendus d'un jugement de tribunal qui - une fois encore - ne sera pas à la gloire d'une certaine Justice inconditionnellement à la solde d'Ismaël Omar Guelleh.

" Justice actuelle à Djibouti, ce n'est qu'un mot rêvé pour expliquer ce monde là qui n'est pas le nôtre ".

 

M Mohamed Soultan Dini
Haut Fonctionnaire - Djibouti
Membre du Gouvernement en Exil de Djibouti.


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