

Mr.
Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.
These
politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic
property of Djibouti Nation.
Amin


19/11/03
- Lutte d'influence - Le père noël de la Maison Blanche
fait la pige au père noël de l'Elysée alors qu'un
Ismaël Omar en perdition tente un coup de poker dont nul ne peut
aujourd'hui mesurer pleinement les incidences à court et moyen
termes.
Par
Bouh Warsama.
Bien
qu'Ismaël Omar Guelleh tente de sauver les apparences en associant
Français et Américains dans ses déclarations
à la presse, il n'y a rien de curieux à ce que - par
médias interposés - on assiste aujourd'hui à
une forme de mise à mort de la présence française
à Djibouti avec tous les risques... ou avantages que cela comporte
à moyen terme pour d'autres pays d'Afrique
L'expérience
de la Côte d'Ivoire n'a rien apporté en matière
d'instauration des Libertés dans le pays malgré les
luttes d'influence, les actions des uns et des autres ; le marasme
y persiste, l'économie est dans le gouffre !!!.
C'est
ainsi que l'on peut lire dans la presse IRIN (ONU).
"
Les forces étrangères, notamment de l'ancienne puissance
coloniale France, ont longtemps eu une présence à
Djibouti mais puisque les Américains se sont établis
là au lendemain des attaques de 11 septembre, il apparaît
que les fortunes de la nation ont changé pour le meilleur
.
".
Ceci
s'appelle tout bonnement préparer
le terrain
d'une volonté d'exclure à plus ou moins
court terme la présence française de Djibouti en passant
vraisemblablement - pour le Ministère français de la
Défense - par une réduction des effectifs dès
le Plan Annuel des Mutations pour l'année 2004....
D'évidence
pour se justifier, on invoquera les difficultés d'une France
en limite de la récession économique....etc.
On
peut affirmer que cet "éloignement" de la France
- souhaitée par Ismaël Omar Guelleh bien qu'il n'ose l'avouer
- fait partie d'une stratégie non dévoilée alors
que nul ne prend l'initiative de mentionner les quelques " divergences
" (le mot est faible) entretenues
par les autorités djiboutiennes entre les unités
des FFDJ et les forces américaines dans bien des domaines.
Il
y a toutes ces multiples déclarations diplomatiques qui se
veulent rassurantes dont l'ADI nous inonde en y mettant une couche
au passage et ce que vivent en, réalité les militaires
des FFDJ au quotidien.
Si
les bons rapports avec les populations djiboutiennes sont tels qu'ils
sont depuis des lustres, on ne peut
pas en dire autant pour ce qui concerne un cercle restreint qui détient
tous les pouvoirs à Djibouti et qui n'hésite nullement
à faire démonstration de xénophobie à
l'égard des Français ...
Chantages
voire menaces exercés auprès des autorités françaises
locales, la situation se dégrade à un tel point qu'elle
entrainera dans les semaines à venir le départ de quelques
Français - non des moindres - qui
se pensaient "Amis du pouvoir actuel" et qui n'ont eu de
cesse de le soutenir.
Disparité
de traitement pour ce qui concerne le respect de l'utilisation des
espaces aériens, les règles de vol en général,
le survol des installations militaires
mais aussi le fait que
les FFDJ sont assujettis à des contraintes - récemment
instaurées - qui les placent au second rang lorsqu'ils organisent
des exercices de maintien en condition opérationnelle des unités
hors des limites de leur base et cantonnements
C'est
ainsi qu'un exercice programmé depuis des mois mais assujetti
à un accord préalable au jour de son lancement peut
- sur décision du Palais de l'Escale - être ajourné
sans justification d'aucune sorte quelques heures avant qu'il ne débute.
Par
ailleurs, il est à noter que dans ce même interview -
en date du 18 novembre 2003 - accordé à IRIN, Ismaël
Omar Guelleh fait l'apologie du renforcement de la présence
américaine sur le sol national notamment en déclarant
".....plus
de 1.000 personnes ont trouvé un emploi, des entreprises
locales sont engagées et elles [ les Américains ]
font des investissements considérables
".
Nul
ne saurait remetttre en cause l'apport important que constitue la
présence américaine en matière d'amélioration
de l'emploi mais on ne peut que constater en souriant un certain lyrisme
un tant soit peu falsificateur
du despote qui gonfle
les chiffres afin de leur donner plus d'impact
.
Il
faut donc s'attendre à ce que le Journal la Nation et l'ADI
nous pondent dans les jours à venir de ronflants articles à
la gloire des Forces américaines tout en sachant - par expérience
vécue que - " Pour Ismaël
Omar, les amitiés de circonstances justifient toutes les flatteries,
hypocrisies et courbettes pour autant qu'elles mettent la main au
porte monnaie...et continuent de le faire ..sans demander des comptes."
Sans
vouloir faire preuve d'un quelconque cynisme politique on en arrive
à se poser la question du pourquoi d'un tel soutien aussi important
apporté par l'administration de M Bush à Djibouti ?.
Ce
serait faire insulte au minimum d'esprit d'analyse que chacun peut
avoir que de nous laisser croire que nous nous situons dans une oeuvre
philantropique alors que l'on sait que les volontés exprimées
par l'Administration de M Bush de s'installer solidement à
Djibouti dépassent de très loin le seul intérêt
d'améliorer la situation des populations locales.
Ces
aides surdimensionnées qu'apportent les USA à Djibouti
- tout en attendant de savoir précisément sous quelles
formes elles seront attribuées et ventilées ...- s'attachent
sur l'un de leur aspect bien plus à tenter de sortir les populations
djiboutiennes du marasme social et
économique dans lequel les a plongés et les maintiennent
les régimes successifs d'Hassan Gouled puis d'Ismaël Omar
qu'à aider le monarque bananier actuel et de surcroît
despote ; mais ceci a un prix à payer, lequel ?.
L'occupant
et squatter du Palais de l'Escale a en quelques quatre années
totalement laminé le pays suivant la formule "
Plus on s'enrichit plus on se doit d'appauvrir toutes les classes
sociales du pays "
à l'exception d'une "
cinquantaine de familles de l'alimentaire " qui jouent pleinement
son jeu pour que leur soit octroyée une gamelle quotidienne.
Mais
si vous croyez qu'Ismaël Omar Guelleh va changer ses pratiques
et qu'il va s'adonner désormais au pro américanisme,
alors là vous feriez mieux de vous intéresser à
ce que fut son cheminement de ces dernières années.
Prenons
juste sa contribution aux Réseaux fondamentalistes musulmans.
-
Contribution
aux réseaux fondamentalistes.
L'origine
de l'aide et de l'appui financier qu'Ismaël Omar Guelleh offre
aux fondamentalistes et intégristes musulmans à partir
de Djibouti, notamment ces dernières années vers la
Somalie (Régime de Mogadiscio) avec l'appui de plusieurs de
ses Collaborateurs, date des années 1984-1986 et l'on peut
considérer que depuis les attentats du 11 septembre 2001 perpétrés
aux Etats-Unis d'Amérique il se fait plus discret mais surtout
plus prudent car il sait pertinemment que bon
nombre de " services spéciaux " le surveillent comme
le sont les principaux djiboutiens impliqués et qui ont un
lien avec ces réseaux.
-
Les
banques et les transferts qui soutiennent les réseaux.
M.Robleh
Olhayeh Odin étant l'actuel Ambassadeur de la République
de Djibouti auprès des USA, nous avons de fortes présomptions
quant à son appartenance aux réseaux affiliés
à Al Quaïda.
Il
fut en un temps directeur de la Banque Djiboutienne pour le Moyen
Orient (BDMO) dont on sait qu'elle
fut financée à hauteur de 95 % par de hauts responsables
saoudiens de tendance wahhabite et dont l'un des actionnaires principaux
était le propre fils d'Oussama Ben Laden qui détient
par ailleurs et majoritairement les actions d'une Banque importante
au Soudan.
L'implantation
du fils d'Oussama Ben Laden au Soudan s'est faite par l'intermédiaire
d'Idriss Ismaël Guelleh (décédé depuis suite
.. officiellement
à une maladie incurable et frère
d'Ismaël Omar Guelleh Chef de l'Etat djiboutien), qui avait ouvert
une société d'import export à Khartoum. Il lui
servira de clé d'entrée.
L'une
des caractéristiques de la Banque Djiboutienne pour le Moyen
Orient (BDMO) était le recyclage et le blanchiment d'argent
en provenance des pays du Moyen Orient tout
en servant de moyens de retour, pour partie et vers ces pays, des
aides affectées officiellement à Djibouti.
La
BDMO fit officiellement faillite dans les années 1992-1993.
On
pense que suite aux enquêtes diligentées par certains
organismes après la première guerre d'Irak mettant à
jour tous les blanchiments d'argent,
les actionnaires ont voulu éviter que les investigateurs ne
parviennent jusqu'à eux et ne découvrent ce que l'on
suppose être l'une des banques finançant les mouvements
intégristes musulmans.
Dans
l'Affaire de la BDMO, M Robleh Olhayeh Oudin, actuel Ambassadeur de
la République de Djibouti auprès des USA aurait "
récupéré " 900 millions de FDJ ce
qui lui aurait permis d'acquérir une villa à Washington
et une seconde à New York.
Pour
sa participation à la création de la Banque au Soudan,
grâce à l'aide de ses amis islamistes à Khartoum
avec qui il était en " affaires ", qui serait un
prolongement comme la BDMO d'une Banque spécialisée
dans le commerce des pays du golfe, à l'époque Idriss
Ismaël Guelleh aurait perçu 700 millions de FDJ de commissions
prélevés directement sur les fonds de la banque au moment
de la fermeture précipitée de la BDMO.
La
Banque d'Albaraqua va aussitôt venir en substitution de la BDMO,
elle sera dirigée par le Cheik Saleh, ami d'Oussama Ben Laden
et président directeur général de toutes les
banques islamiques en Egypte, dans le monde musulman et arabe mais
aussi associé avec le fils d'Oussama Ben Laden.
Bien
que l'on ait pas terminé de traiter le sujet, là s'arrête
- pour l'instant - l'énumération de quelques implications
plus ou moins directes d'Ismaël Omar Guelleh tout en admettant
qu'il a l'art et la manière de positionner des "fusibles"
- grassement rémunérés - dans toutes ses affaires
délictueuses, M.Robleh
Olhayeh Odin en est un et non des moindres.


Le
seul ami que puisse avoir Ismaël Omar s'appelle USD et si possible
en grosses coupures quant
à ses diverses patries elles se nomment comptes bancaires qu'il
a disséminés de par le monde afin de s'assurer des vieux
jours paisibles le moment venu
car il sait que ses jours sont
comptés malgré le ballon d'oxygène que vient
de lui octroyer l'administration Bush.
Au
cours de mes divers séjours en Afrique comme en Europe, il
est une chose que j'ai retenue ; une sorte de leçon en quelque
sorte, c'est que les autres pays pensent souvent que les américains
vivent encore à l'ère de la puissance, telle que celle
que l'Europe vivait au 19ème siècle.
On
se moque souvent à tort de leur optimisme un tant soit peu
" innocent " et de leurs méconnaissances en matière
de subtilités africaines ou moyennes orientales alors qu'au
fond on les envie.
Malgré
les divergences de vue que l'on puisse avoir sur la forme - notamment
pour ce qui concerne la manière d'instaurer la démocratie
dans des pays dont ils ne connaissent pas les sensibilités
particulières - on sait qu'ils servent de moteur économique
à l'Occident.
Ce
moteur économique peut - sur bien des aspects - soulever des
controverses justifiées ; ceci est un autre débat.
-
Djibouti va-t-il
être un piège et pour qui ?.
Reste
maintenant à savoir ce que va faire l'administration Bush au
regard des grandes valeurs fondamentales que sont - depuis sa Déclaration
d'Indépendance - le respect de la nature humaine et l'attachement
aux Droits citoyens ?.
Va
t-elle fermer les yeux ou va t-elle mettre fin à l'odieux trafic
d'enfants dont se rend coupable Mme Kadra Odette Mahamoud Haïd
la propre épouse du Chef de l'Etat Djiboutien ?.
Quelle attitude aura-t-elle face à toutes
les atteintes - cautionnées par d'autres trop longtemps - qui
ont maintenu les populations de ce pays dans la misère malgré
que l'Economie locale fut sans cesse placée sous perfusions
financières depuis son accession à l'indépendance.
L'histoire
le démontre, l'Assistanat
débonnaire
n'apporte rien de pérenne si ce n'est qu'il conforte quelques
comptes bancaires au passage
Si
l'administration de M Bush n'obligeait pas à la mise en application
de certaines mesures - qui s'inspirent de ses propres et récents
rapports sur la Liberté et le Droit d'expression à Djibouti
- ceci voudrait-il dire qu'un président des Etats-Unis d'Amérique
pourrait s'accommoder de cette situation et s'imaginer
que le couple régnant - Ismaël Omar Guelleh et Kadra Odette
Mahamoud Haïd - sont foncièrement bons et soucieux du
bien être des populations ?.
Si
dans sa longue histoire, les présidents des Etats-Unis d'Amérique
qui se sont succédés furent confrontés à
des Despotes sanguinaires bien plus infâmes que peut l'être
le " couple royal " djiboutien, il convient de considérer
que nous sommes au 21ème siècle et que tous les Djiboutiens
et les Africains en général ont les yeux fixés
sur ce qui va être fait.
A
notre sens, c'est par un mélange de grande fermeté et
de séduction que l'administration Bush doit
obtenir sur le plan des Libertés et de la bonne gouvernance
une contre partie aux investissements qu'elle fait aujourd'hui à
Djibouti au profit d'un peuple pris en otage.
Il
faut que cesse cet odieux chantage à la misère humaine
car si rien ne changeait, les Américains deviendraient à
tort - mais le deviendraient quand même - les exutoires aux
problèmes générés par le régime
despotique d'Ismaël Omar Guelleh !.
Bouh
Warsama
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