Les
Réalités
L'information qui s'oppose au papier toilettes "La Nation"
Dernière
modification : le
22-Nov-2003 13:44
(GMT+1 / Bruxelles)
Mr. Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.
These politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic property of Djibouti Nation.Amin
22/11/03
- Recyclage d'argent sale ou trafic de fausse monnaie ? - L'Affaire des 57 milliards
de FD découverts au domicile de M Yassin à Ottawa soulèverait
quelques vagues dans les milieux diplomatiques.
Par Chakib Ahmed Nabil.
Il y a de cela quelques
semaines nous avions dévoilé sur ce site une affaire qui mettait
en cause M Yassin, propriétaire d'un Restaurant à Ottawa que nous
pensions être l'Arta alors qu'il s'agissait de " La Mer Rouge ".
En
"fouinant" dans ce dossier, il s'avère
que M Yassin ne serait qu'un porteur de valises entre Djibouti et Ottawa via
Londres doublé d'un intermédiaire, prête-nom et paravent
utilisé pour des transactions discrètes en France et dans deux
autres pays d'Europe pour l'achat d'appartements de standing et de grandes propriétés.
Les
véritables propriétaires de ce pléthore patrimoine immobilier
- dont nous n'avons qu'un aperçu très succinct - seraient Ismaël
Omar Guelleh et Kadra Odette Mahamoud Haïd, chacun utilisant pour son propre
compte les services de M Yassin.
L'énormité
de la somme de 57 milliards de FD saisie à son domicile suite
à une perquisition récente effectuée par les " services
" canadiens spécialisés a de quoi soulever un certain scepticisme
et nous a tout d'abord surpris ; puis et malgré l'énormité
cette information nous fut confirmée.
A partir de la certitude
qu'une telle somme ne pouvait quitter Djibouti sans l'accord de qui vous savez
nous nous sommes posés un certain nombre de questions qui nous ont amené
à émettre diverses hypothèses.
La première
d'entre-elles s'appuie sur la possibilité que ces 57 milliards de
FD puissent être de la fausse monnaie
fabriquée à Djibouti et qu'Ismaël Omar Guelleh ait souhaité
les " mettre à l'ombre " provisoirement ;
au regard de diverses enquêtes internationales et des discrètes
surveillances exercées sur place.
La seconde hypothèse
serait que cette somme pourrait constituer
une partie du " Trésor
de guerre " (disons plutôt
un trèsor issu des multiples magouilles et trafics en tous genres
) appartenant au couple régnant sur Djibouti.
La troisième
hypothèse et qui est la plus improbable est qu'Ismaël
Omar Guelleh pourrait ne pas être impliqué dans cette affaire
spécifique et que ce soit constitué sur Djibouti
sans son accord
un réseau de fabrication
de fausse monnaie en parallèle à celui qu'il dirige indirectement
depuis les années 80... notamment au Quartier 6 et par personnes
interposées ?.
Quoi qu'il en soit si
cet argent a été transporté de Djibouti à Ottawa
ce n'est certes pas pour tapisser les murs de l'appartement de M Yassin mais
pour qu'il soit procédé à
son blanchiment vraisemblablement par l'intermédiaire des réseaux
d'associations - affiliés à l'Ambassade - dont les nébuleuses
raisons sociales masquent mal toutes les activités en matière
de trafics en tous genres.
Peu après la mise
sous contrôle judiciaire de M Yassin à Ottawa, un véritable
black out de l'information a été imposé - à Ottawa
comme à Djibouti - sur cette affaire gênante ; oser
en parler c'était se signaler aux agents du SDS qui y prolifèrent.
Officiellement tout allait
pour le mieux et M Yassin se préparait à effectuer un voyage à
Djibouti en cours de ramadan ; apparemment tout
allait pour le mieux et dans le meilleur des mondes.
Ce que nous n'avions
pas révélé c'est qu'après un silence de 24 heures,
le porteur et gardien des valises d'Ismaël Omar Guelleh aurait
tenté de dégager sa responsabilité en expliquant aux enquêteurs
d'où venait cet argent, qui le lui aurait remis au cours de ses divers
voyages à Djibouti et ce qu'il aurait eu consigne de faire.
Son placement sous contrôle
judiciaire par les autorités locales - malgré le fait qu'il soit
détenteur de plus d'un passeport diplomatique djiboutien lui assurant
l'immunité lors de ses voyages (ce qui aurait posé quelques problèmes
aux autorités canadiennes locales) - semblerait l'avoir perturbé
au plus haut point dans les jours qui ont suivi la perquisition effectuée
à son domicile.
Se sachant en position
très délicate et placé sous surveillance discrète
par les autorités locales, se pensant livré à son triste
sort car abandonné par son "Grand Gourou" - entendez par là
Ismaël Omar - M Yassin a tenté de fuir.
Il a quitté quelques jours plus tard et dans la précipitation Ottawa pour tenter de rejoindre les USA mais fut arrêté à la frontière par les services du FBI ( qui l'attendaient et agissaient vraisemblablement sur renseignements) qui après une longue audition l'ont remis aux autorités canadiennes.
Il semblerait que - pour
l'instant - il soit placé à nouveau en résidence surveillée.
Une partie de ces 57
milliards de FD pourraient avoir transité par la Suisse ou récemment
l'Autorité de contrôle du secteur parabancaire a découvert
que trois sociétés (Allguard AG
à Schlieren, Fimanet Finance Management Network AG à Oberaach
et Aggadon AG à Zurich) exerçaient illégalement
leurs activités dans le domaine du dépôt de valeurs, du
transfert d'argent et du négoce de devises et violaient gravement les
obligations de diligence instituées par la loi sur le blanchiment d'argent.
Le système SWIFT
( Système d'échange interbancaire) étant de plus en plus
surveillé au point que l'on sait que les polices spécialisées
ont les moyens de traçabilité ou pour
le moins d'alerte en ce qui concerne les mouvements de sommes importantes
( notamment de Djibouti vers la France
via la Réunion ou l'Italie
n'est ce pas Me M.. qui se reconnaîtra
)
on comprend dans ce cas qu'Ismaël Omar Guelleh souhaite en
préserver toute la confidentialité
sur ces transferts en faisant confiance à son directeur de cabinet et
aux porteurs de valises
..
Comment pourra t-il justifier
cette situation vis à vis des autorités canadiennes ? et
quel rôle va jouer la " Diplomatie " dans cette affaire ?.
Pour appliquer le garrot
au financement des groupes terroristes comme aux trafics en tous genres et à
leurs soutiens
., l'action des autorités internationales se doit
d'être extrêmement professionnelle, concentrée, sur des cibles
définies et se donner plus de peine pour identifier, poursuivre et appréhender
des criminels connus - y compris en col blanc
- sans mettre en avant le sempiternel " Diplomatiquement correct ".
Filtrer des millions
de transactions financières ou imposer aux banques, aux comptables ou
aux avocats la lourde charge de dénoncer les activités "suspectes"
est d'une efficacité douteuse dans la lutte contre le blanchiment.
Elle
réduit les autorités publiques à la passivité -
d'autant plus lorsqu'elles sont complices voire organisatrices comme c'est le
cas à Djibouti.
Celles-ci vont donc se
limiter à attendre les dénonciations des gestionnaires des banques
- encore faudrait-il qu'elles veuillent le faire - des comptables, des avocats,
au lieu d'entreprendre activement de placer des
professionnels de la lutte contre le crime là où ils pourront
identifier, poursuivre et inculper les criminels.
Il y a toujours une poignée
de professionnels ou d'Etats dévoyés qui choisiront de ne pas
rédiger de rapports sur certains transferts "suspects".
Sous le régime d'Ismaël Omar Guelleh, Djibouti est un Etat de non droit pour certains et celui de tous les Droits pour d'autres ; de ceci chacun en est conscient sur le plan national comme international.
On peut dire que si ces 57 milliards de FD ne sont pas de la fausse monnaie, on mesure l'ampleur des détournements dont se rend coupable Ismaël Omar Guelleh alors que le pays est en état de catastrophe sociale et que les salaires - une fois encore - ne sont pas versés aux fonctionnaires et assimilés.
"
Une société n'est forte que lorsqu'elle met la vérité
sous la grande lumière du soleil et si cette vérité dérange
c'est qu'il y a sujet à inquiétudes pour les malfrats
qui pillent les finances publiques et volent les aides
internationales affectées aux populations !!! ".
M Chakib
Ahmed Nabil
Ancien
Haut fonctionnaire - Réfugié politique au Canada.
Membre du Gouvernement en Exil de Djibouti.