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Réalités
L'information qui s'oppose au papier toilettes "La Nation"
Dernière
modification : le
29-Nov-2003 16:54
(GMT+1 / Bruxelles)
Mr. Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.
These
politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic property
of Djibouti Nation.
Amin
29/11/03 - Djibouti, la mystification galopante - Comment une dictature sanguinaire mais bien menée, qui maîtrise parfaitement et financièrement une partie de l'opposition, tente de prendre la forme d'une monocratie populaire bien plus rassurante.

Par Mohamed Saleh Alhoumékani.
Constat
est fait qu'aujourd'hui tous les régimes se réclament de la volonté
du peuple.
Même
si l'on néglige son caractère souvent verbal, cette référence
n'est pas, en soi, très significative des réalités vécues
par ledit peuple comme c'est le cas dans notre pays car il y a bien des manières
d'interpréter la notion de peuple.
Celle de
Jean-Jacques Rousseau n'était pas celle de Benjamin Constant; le peuple
de Karl Marx n'était pas celui auquel songeait FranklinRoosevelt lorsqu'il
prononçait ce terme de the people.
D'évidence
celle du Gouvernement en Exil de Djibouti n'est pas celle d'Ismaël Omar
Guelleh et de ses mercenaires de la gamelle dorée à l'or fin.
Il s'agit
de savoir quelles sont la nature et la consistance de ce peuple dont la volonté
est formulée par ses mécontentements grandissants à Djibouti
par ce qu'elle n'est en aucune manière exécutée par les
gouvernants qui répondent de manière unanime par " Patientez
! demain on rasera gratis et ce dans tous les domaines de la vie quotidienne
".
A les voir
engoncés dans leur costume cravate et proférant les mêmes
mots et les mêmes discours auxquels ils ne croient pas mais tentent de
nous persuader de leur sincérité, on accepte
mal cette part d'arbitraire inhérente à leur schématisation
par trop facile d'une paraît-il situation florissante alors
que les populations ont les fesses sur les cactus dans un désert meublé
par les irresponsabilités récurrentes gouvernementales.
Le gouvernement
d'Ismaël Omar Guelleh, avec un PM potiche qu'est Dileita Mohamed Dileita,
est celui des privilèges dans cette réalité
tendancieuse d'une caste et d'une classe politique aux pieds d'un " Grand
Gourou " avec quelques serviteurs qui sont autorisés à s'exprimer
alors qu'Ismaël Omar et seul à parler au nom du peuple.
Cette monocratie
n'a jamais cédé la parole à la société civile
car à l'inverse de la Démocratie le pouvoir actuel ne procède
pas de la concurrence d'une pluralité de partis mais de l'assise du RPP
qui est un parti unique dans notre pays malgré la fausse image que l'Etat
actuel veut en donner pour tromper l'opinion publique et tenter de la rassurer.
Il suffit
d'observer les forces en présence, pour comprendre les différences
existantes entre les fins et comprendre que l'artifice d'ouverture au pluralisme
politique d'Ismaël Omar Guelleh fut une manigance savamment orchestrée
qui a atteint son but.
L'UMP
lui est totalement inféodée et une partie de l'UAD est maintenant
à ses ordres.
Ceci fut
confirmé par les résultats des dernières Elections législatives
falsifiées du 10 janvier 2003 qui prêtèrent à murmures
de la part d'une partie de l'opposition mais en aucun moment l'incitèrent
à porter l'affaire devant les instances internationales comme nous avions
suggéré de le faire.
Ils
avaient toutes les preuves des falsifications à ces Elections, nous avions
les clés d'accès aux instances internationales mais
M Dini a tenu à ce que les choses en reste là car il aurait pu
mettre en jeu sa tranquillité d'esprit mais surtout son pléthore
patrimoine immobilier à Djibouti.
De
quelle opposition politique parlons-nous et combien de temps encore certains
vont-ils protéger leurs seuls intérêts à Djibouti
tout en faisant le jeu d'Ismaël Omar Guelleh et en trompant impunément
le peuple djiboutien ?.
Avec ceux
qui se réclament et démontrent leur véritable opposition
au régime politique d'Ismaël Omar, il s'agit ici de savoir où
se situe la source de l'énergie qui nous anime et de ne point mentir
au peuple mais aussi de définir les objectifs communs de nos activités.
C'est de
la variété de ces objectifs "
Dans l'intérêt du peuple " que dépend pour majeure
partie l'avenir de Djibouti et de ses populations ; le restant n'est que dialectique
bassement politicarde
Si l'on
considère la manière dont notre finalité est conçue,
on constate que son contenu est forcément déterminé par
la concurrence des forces politiques en présence ; concurrence
certes mais sur des aspects secondaires des projets car au fond notre priorité
commune reste et demeure l'instauration d'un état de Droit respectant
les Libertés publiques venant en substitution d'un Etat mafieux.
C'est dans
la substance d'une forme d'idéologie de base et préexistante que
nous devons trouver ensemble l'inspiration de nos actions communes.
La politique
d'Ismaël Omar Guelleh vise à accomplir les fins en fonction desquelles
il considère que la révolution a été faite pour
accéder à l'indépendance.
A quelle
révolution pouvons-nous faire référence et de quelle indépendance
pourrions-nous parler lorsque le constat est fait d'une dépendance totale
du pays et de ses populations par rapport aux aides extérieures sans
qu'il y ait eu, en un quelconque moment ou de quelque manière que ce
fut, une réaction d'orgueil des gouvernants
afin de démontrer la capacité de Djibouti à créer
une véritable dynamique sociale et économique se libérant
d'un assistanat et incitant les entrepreneurs locaux et étrangers à
investir dans notre pays et non point à le fuir.
De par sa
monopolisation de l'appareil d'Etat comme celui de l'économie privée,
il ne saurait donc être question pour Ismaël Omar Guelleh de concurrence
dans ces domaines entre forces rivales ni de choix entre une pluralité
de programmes politiques comme de liberté d'entreprendre dans les secteurs
d'activités privées.
Les fins du pouvoir sont, une fois pour toutes, incluses dans une supposée philosophie du régime dont le parti unique le RPP est, tout à la fois, l'interprète et le garant.
Le fait de penser qu'il puisse envisager une quelconque forme de pluralité ou de liberté d'entreprendre le conduit à une "poussée d'urticaire". Il est ancré dans sa schématique passéiste et n'en sortira pas, c'est là son erreur !.
C'est ainsi
que le pouvoir s'est verrouillé selon le principe connu du " pouvoir
clos " à partir et sur une " orthodoxie officielle " ;
il ne saurait donc y avoir une réelle compétition pour la conquête
du pouvoir car tous les moyens furent et seront utilisés pour l'en empêcher.
Les élections
passées comme celles à venir (si rien n'était fait...),
à l'inverse de notre concept qui se détermine à partir
des principes de la démocratie, n'ouvrent donc qu'une seule possibilité
de choix aux électeurs quant au programme gouvernemental futur ; cette
possibilité est un procédé fallacieux qui doit permettre
de désigner exclusivement par avance ceux qui sont les plus asservis
au pouvoir donc les plus capables d'uvrer dans le sens de l'idéologie
officielle d'Ismaël Omar Guelleh.
Une
Dictature sanguinaire qui tente de se faire passer pour une monocratie populaire.
Par principe
reconnu, la dictature est un régime politique autoritaire, établi
et maintenu par la violence, à caractère exceptionnel et illégitime
et sert à empêcher ou à la freiner l'évolution en
cours.
On peut
affirmer qu'Ismaël Omar a imposé une dictature conservatrice car
elle se situe dans un régime très personnel alors qu'une partie
de l'armée et le parti unique servent de base depuis des années
à cette dictature institutionnalisée ; dictature
car le peuple est tenu à l'écart de l'exercice des fonctions gouvernementales.
Le pouvoir
politique actuel tente de laisser croire à l'opinion et aux instances
internationales que ce serait les Djiboutiens et les Djiboutiennes qui consacreraient
la vérité selon laquelle ils entendent vivre et que ce sont eux
qui voudraient l'intransigeance de ce régime, et, par conséquent,
ce seraient eux aussi qui légitimeraient ainsi l'autoritarisme des gouvernants.
C'est ainsi que dans cette vision européanisée et " diplomatiquement correcte ", les modalités d'exercice du pouvoir peuvent s'apparenter à celles de la dictature ; mais comme celle-ci procède du pouvoir du peuple, l'autoritarisme revêt alors la forme d'une monocratie populaire.
Les témoins de cette supposée monocratie populaire à la djiboutienne - habile mariage de la Dictature et du diplotiquement correct - sont fort chers à payer et à entretenir.
Mais
il est vrai comme l'écrivait Racine " L'Honneur sans argent n'est
qu'une maladie" ; laissons donc cette maladie aux populations, elles y
sont habituées.
C'est ainsi qu'une dictature sanguinaire bien menée qui maîtrise parfaitement une partie de l'opposition tente de prendre la forme d'une monocratie populaire à Djibouti tout en exterminant lentement des clans d'opposition en les faisant fuir par l'exil ou en les expulsant du pays et en supprimant les têtes, une à une et le plus discrètement possible.
Quelques
morts par ci, par là, ce ne sont dans l'esprit de certains " qu'un
détail de l'histoire de Djibouti " comme le furent les 57 morts
d'Arrhiba et notre frère Mohamed Mohamed Djama Elabeh comme bien d'autres
hommes de courage.
"
Le rêve secret de la véritable opposition ce sont des guillotinés
sans guillotine. Cette opposition là fait le choix de la force de la
vérité, celle qui dérange et incite à la réflexion
! ".
M Mohamed
Saleh Alhoumékani
Ancien
Officier de la Garde présidentielle
Réfugié politique ONU en Belgique
Membre du Gouvernement en Exil de Djibouti.
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