Les
Réalités
L'information qui s'oppose au papier toilettes "La Nation"
Dernière
modification : le
06-Déc-2003 0:16
(GMT+1 / Bruxelles
Mr. Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.
These
politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic property
of Djibouti Nation.
Amin
05/12/03
- Le Terrorisme d'Etat - Une arme de faibles et facile pour des gouvernants
qui monopolisent tous les pouvoirs de l'appareil d'Etat pour arriver à
leurs fins.
Par Bouh Warsama.
On a pensé
longtemps que l'instauration de la terreur dans un pays était l'arme
de gouvernants dans un état de non droit alors que le terrorisme ne pouvait
être que l'exclusivité d'une forme clandestine de réponse
apportée par des groupes plus ou moins structurés refusant les
violences occultes exercées par les gouvernants sur leurs concitoyens.
De
la terreur maintenue envers les populations, vers l'image tamisée
du terrorisme d'Etat.
La terreur
est un état, une peur exacerbée, mais c'est aussi un régime
politique, voire un procédé de gouvernement, permettant au pouvoir
en place de briser, à force de mesures extrêmes et d'effroi collectif,
ceux qui lui résistent mais par ce que cette terreur
dérange sur la scène internationale, qu'elle a une consonance
péjorative voire barbare c'est alors qu'apparaît de plus en plus
un " terrorisme étatique ", plus rassurant pour autant qu'il
sache se dissimuler " habilement ".
Il est une
nouvelle sorte d'approche moderniste, indirecte et coercitive.
Ceci implique
donc pour les gouvernants d'un Etat de non droit de modifier leur " appellation
" sur le plan international tout en travestissant le régime des
terreurs les plus diverses qu'ils imposaient et imposent toujours pour verser
dans le terrorisme d'Etat, bien plus acceptable car s'accompagnant
d'une stratégie de communication par le choix des mots et des images
pour justifier et légaliser sur le plan international tous les actes
au nom de "l'Etat" et leurs conséquences.
Le
" terrorisme d'Etat " d'Ismaël Omar Guelleh s'installe, après
avoir relégué l'ex président Hassan Gouled Aptidon
au placard.
C'est ainsi
que l'on peut définir le fondement de la politique sur laquelle s'appuie
Ismaël Omar Guelleh ; politique plus clairement affirmée
depuis qu'il a relégué l'ex président Hassan Gouled Aptidon
"au placard" et qu'il a mis en place dans les administrations - sur
la scène politique locale et dans ses représentations diplomatiques
- tous ses pions venus de l'étranger
Il ne s'agissait surtout pas de brusquer les choses.
Le
long nettoyage - noyautage de l'appareil d'Etat djiboutien.
Depuis
1980, il a donc procédé à un nettoyage-noyautage modulé
à tous les niveaux de l'appareil d'Etat comme dans le secteur des activités
industrielles et commerciales privées tout en prenant la précaution
de contourner ou de réduire à néant ... les obstacles placés
sur son long chemin qui l'a mené au pouvoir absolu sur le pays en 1999.
Prétendre
mener une politique de terrorisme d'Etat nécessite que l'on impose des
contre vérités à l'opinion publique et aux instances internationales
et en tout premier lieu d'annihiler tout droit d'expression
à une opposition politique que l'on muselle par les chantages (implications
dans des détournements de biens et de finances publiques, origine du
financement du patrimoine immobilier, menaces de saisie par décision
de
Justice
) ou le financement qu'on lui octroie dans un simulacre
d'ouverture au pluralisme politique, pour qu'une partie de cette opposition
officialisée ne soit que " murmures contrôlés
par le pouvoir ".
Bien que ses
décisions soient arbitraires car unilatérales, la pérennisation
du pouvoir oblige à ce que l'on choisisse ses subordonnés et qu'on
les implique financièrement ; implications par dépendance par
rapport aux faveurs et avantages octroyés - pour eux et leur famille
- et si nécessaire ensuite par le chantage comme par la menace afin de
les maintenir sous sa seule domination pour en faire des " serviteurs prévenants
" voire empressés de son Excellentissime, le " Grand Gourou
"...
Si machiavélique
peut être un tel intellect on se doit de lui admettre une bonne perception
et une compréhension des perversités de l'âme humaine et
de ses faiblesses en partant du principe éprouvé selon lequel
chaque être a un prix en ce bas monde et que le prix n'est pas le même
pour tous....
Il
est vrai qu'en 22 ans de pouvoir partagé et d'observation, Ismaël
Omar a eu le temps de parfaitement comprendre tous les rouages du fonctionnement
de l'Etat, les particularismes de l'héritage colonial et les subtilités
de la coopération française lui permettant - à partir de
cela - de s'assurer le moment venu la maîtrise - pleine et entière
- de tous les pouvoirs par l'entremise et avec le soutien des divers réseaux
formés par ses hommes de la Sécurité Nationale ; véritable
toile d'araignée financièrement entretenue y compris par l'usage
de la fausse monnaie en USD fabriquée au Quartier 6 des années
durant.
C'est ainsi que certains sont passés allégrement du chameau au 4 X 4 climatisé dernier modèle et de la petite maison en Ethiopie ou en Somalie à la superbe résidence avec piscine en bordure de mer sur le dos des Finances publiques djiboutiennes et aux frais des populations du pays.
Il et elles
se sont constitués en quelques années un pléthore patrimoine
immobilier loué aux familles des Forces Françaises de Djibouti
ou autres et dont les prix pratiqués de location au M2 carré dépassaient
- il y quelques temps encore - ceux constatés dans les quartiers les
plus huppés des capitales d'Europe.
Ces
hommes et ces femmes qui ont largement dépassé le seuil des incompétences
- mais savent parfaitement où se trouve l'argent public et comment se
l'approprier - laissent aux bonnes âmes étrangères le
soin de " gérer " toutes les pauvretés humaines locales
- sociale et économique - qu'ils et elles n'hésitent pas à
écraser au passage de leur suffisance de " nouveaux riches "
en mettant au rancard toutes les saines valeurs, y compris religieuses, que
leurs ancêtres leurs avaient léguées en héritage.
Les laissant
s'amuser avec leurs jouets et leurs caprices pour autant qu'ils et elles apportent
leur caution politique aveugle et leur contribution financière à
ses projets, la stratégie d'Ismaël Omar ne s'arrête pas là.
A ceci s'ajoutent
des mesures artificielles et trompeuses en matière de communication de
la "bonne parole gouvernementale" afin de tenter de renforcer l'image
du pouvoir ; sorte de voile vaporeux fait de tous les fils des mensonges et
des promesses... pour demain - inch'Allah - et bien fragile derrière
lequel se cachent toutes les connivences, les compromissions, les exactions
les plus diversifiées et les perversités.
Communication
constituée d'artifices de façade dans laquelle tous les coups
sont permis et encouragés et qui tente maladroitement de reléguer
en arrière plan la misère humaine qui en découle et que
subissent les populations de Djibouti en situation de catastrophe économique
et sociale depuis des années et qui tentent de fuir le pays en Europe
ou ailleurs ; donc
politique efficace qui a atteint son but qui est d'exclure les Djiboutiens et
la pauvreté du pays pour les remplacer par des étrangers triés
et choisis sous une dictature tyrannique qui tente d'imposer une fausse image
de monocratie populaire.
Ne
pas mener les dossiers au bout, mais donner sur le plan international l'illusion
que l'on agit.
" Le but n'est point d'être mais de paraître ",
Telle
est la devise inavouée d'un pouvoir archaïque qui, de par le positionnement
géopolitique du pays et les implications d'intérêts étrangers
les plus divers, s'accorde tous les droits avec l'assurance
temporaire
que nulle diplomatie étrangère ou Instance internationale ira
mettre son nez dans les " Affaires " les plus viles et les actes les
plus odieux tel le trafic d'enfants dont se rend coupable la propre épouse
du président, Mme Kadra Odette Mahamoud Haïd.
L'Etat
dictatorial de toutes les falsifications.
C'est donc
un État centralisateur, injuste et oppresseur qui désigne comme
responsable de tous les maux - dont souffrent les populations djiboutiennes
- tout à la fois l'héritage colonial lorsque la France ne cède
pas à ses exigences financières ayant valeur de chantages démesurés
et parmi ses voisins ceux qui ne suivent pas le président
djiboutien dans son rêve utopique d'annexion d'une partie du Somaliland
et de l'Ethiopie.
Il n'hésitera
pas et par personnes interposées le plus souvent à accuser certains
Etats limitrophes et jusqu'au Kenya d'agissements subversifs en Somalie, tout
en affirmant devant la presse que le Yémen serait le creuset des terroristes
liés à Al Itihad ou Al Quaïda.
Le
Terrorisme, c'est forcément la violence des autres !.
La violence
ainsi stigmatisée contre ses voisins .. et même un peu plus loin
n'est point symbolique car elle s'attache à une stratégie consistant
dans un premier temps à exclure les entreprises étrangères
qui ne lui sont pas asservies et qui ne servent pas les intérêts
du pouvoir à Djibouti.
On
se doit d'insister sur la structure élargie de la stratégie mise
en place par Ismaël Omar Guelleh qui a besoin de soutiens dans ses propres
rangs pour avancer.
Cette
structure élargie conditionne partiellement le phénomène
xénophobe et mafieux de rejet des entreprises étrangères
de Djibouti dès l'instant qu'elles entrent en concurrence avec des sociétés
djiboutiennes lui appartenant directement ou à son épouse Mme
Kadra Odette Mahamoud Haïd, à son frère Almis Mahamoud Haïd
et autres monopolisateurs des secteurs d'activités industrielles et commerciales
dans le pays.
Le
bon étranger est celui qui paie, l'autre c'est dans le meilleur des
cas le billet d'avion dans la main gauche et la poignée de valise
dans la main droite.
Dans ce cas on assiste à une théâtralisation des arguments aussi variés que contrefaits pour justifier l'exclusion des sociétés étrangères visées ; exclusion accompagnée d'une violence via certains " acteurs incultes " dépassant - dans leur rôle de " petit chef " - le ridicule des situations et liés au pouvoir car mis en place à cet effet dans l'administration djiboutienne.
Si
certaines tribus djiboutiennes pourraient faire éventuellement preuve
de tribalisme - ne serait ce qu'en réponse à toutes les exclusions
dont elles sont victimes depuis l'accession du pays à l'indépendance
et qui se perpétuent encore comme c'est le cas avec les Afars - le
paradoxe est que contrairement à cela ce sont les "Etrangers d'importation
ismaélienne" qui expriment un tribalisme marqué et qui n'hésitent
pas à exclure les populations djiboutiennes dans la fonction publique
comme dans le secteur privé.
Ces
exclusions constituent bien plus une volonté évidente des "
sous fifres tribalistes " dans le clan mafieux mené par son épouse,
qu'une volonté d'Ismaël Omar Guelleh mais
c'est au final un pas de sa politique sur un chemin pavé d'apparentes
équivoques qu'il va s'efforcer de semer au gré des situations
qui se présenteront.
Obliger
le Kenya, le Yémen et les pays limitrophes à infléchir
leur position politique en Somalie pour adhérer à ses propres
visées hégémoniques sur des régions du Somaliland
et de l'Ethiopie.
Ces
équivoques n'en sont pas dans son esprit car son but est de faire adhérer
la politique des pays de la région à celle qu'il préconise
dans l'Affaire somalienne.
Cette
stratégie est multiforme, on peut la définir comme étant
une "relation terroriste" et certes pas diplomatique, imposée
par Ismaël Omar Guelleh à ceux qui se laisseraient prendre à
tous ses stratagèmes.
Quand bien
même serait-il fragilisé par la multitude de ses alliances et mésalliances
qui se règlent en catimini, cet Etat là va pouvoir s'imposer comme
il l'entend et aussi longtemps qu'il pourra le faire - mais surtout qu'on le
laissera faire ...- en s'appuyant sur des bienveillances complices avec
tout de même le risque c'est qu'il peut à tout instant basculer
dans le néant le jour où " l'Homme de paille " déplaira
aux grandes diplomaties et aura fait l'unanimité contre lui notamment
chez ses voisins.
La fin du " Terrorisme d'Etat à Djibouti " ?.
Le
kabri, la kabyo et les kawlayfato ont préparé leurs valises, certaines
épouses vivent à l'étranger depuis des mois sous de fausses
identités somaliennes.
Ce jour là
et qui nous semble très proche, Ismaël Omar Guelleh ne sera plus
d'aucune utilité sur la scène politique locale, régionale
et internationale.
Le " Terrorisme d'Etat " a ses limites a fortiori lorsque qu'il dépasse les frontières du pays.
Nul doute que
nous allons en constater les effets induits dans les jours qui viennent pour
un Ismaël Omar Guelleh qui n'a plus de joker dans sa main et qui s'est
fait peu d'amis mais beaucoup d'ennemis.
L'évolution de la société des pays limitrophes, comme celle du Kenya et du Yémen, va jouer un rôle déterminant de leur côté et lui réserver vraisemblablement une surprise à laquelle il pourrait fort bien ne pas s'attendre mais qui serait, une fois encore, l'expression d'une unanimité contre lui.
A moins qu'il nous gratifie encore de l'une des pirouettes ... diplomatiques dont il a le secret ??? et qui ne ferait que retarder que de quelques semaines l'échéance qu'il sait inéluctable.
Bouh Warsama.
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