Les Réalités
L'information qui s'oppose au papier toilettes "La Nation"
Dernière modification : le 11-Déc-2003 16:25 (GMT+1 / Bruxelles

 

Mr. Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.

These politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic property of Djibouti Nation.

Amin

11/12/03 - Djibouti - Le droit à la concurrence commerciale est réduit à néant notamment par le groupuscule mafieux "Sans Foi ni Loi" dirigé par Mme Kadra Mahamoud Haïd.

Justicia.

Comme cela fut précisé par M Ali Abdillahi Iftin dans de précédents écrits, le Droit à la libre concurrence dans tous les secteurs d'activités économiques sont totalement bafoués et réduits à néant à Djibouti.

Quel que soit le secteur d'activités pris en considération, on retrouve de manière systématique cette schématique à l'identique qui veut qu'une minorité protégée et cautionnée par le pouvoir fasse usage de toutes les falsifications, s'appuie sur des agents complaisants de l'Etat et impose ses propres lois qui ne se réfèrent à aucune règle ou logique commerciale si ce n'est celle de groupuscules mafieux et influants, excluant toute concurrence et qui verrouillent l'accès à chaque secteur d'activités concerné.

Rien d'étonnant à ce que partie du contenu du discours prononcé par Ismaël Omar Guelleh lors de la fête de l'Aïd el Fitr invitant chaque étrangers et entrepreneur local " …à surmonter ses craintes injustifiées et à investir d'avantage dans le pays, en profitant des opportunités qui lui sont offertes… " soit un nouveau coup d'épée dans l'eau et n'ait pas surpris les milieux djiboutiens qui savent parfaitement l'impossibilité qu'il y a depuis des années à vouloir faire commerce à Djibouti sans être racketté voir expulsé du pays si l'on ne cède pas au chantage permanent exercé sur chaque entreprise florissante.

L'Etat a reconnu récemment que près de 51 % des commerces ont fermé leurs portes en 2002 à Djibouti ce qui, en données corrigées, amènerait ce nombre de fermetures à plus de 65 % dans la réalité des faits constatés..

A titre d'exemple prenons le secteur des activités du Bâtiment et des Travaux publics - tous corps d'états confondus - qui est aux mains de quelques entreprises qui interdisent l'accès des autres entrepreneurs djiboutiens aux marchés publics de travaux importants dans l'administration djiboutienne comme auprès des Forces françaises et américaines stationnées dans notre pays..

Qu'un chef d'entreprise ou Directeur général franchisse ce " verrouillage " et obtienne un marché public et aussitôt il se trouvera confronté aux pires pressions et tracasseries administratives comme de la SDS, ordonnées par le pouvoir politique actuel qui protège ses intérêts comme ceux des " Mafieux ".

Clan hétéroclite d'ectoplasmes organisés en véritable gang qui reversent à Ismaël Omar et sous diverses formes une part des larges bénéfices générés et qui impose en préalable à leur clientèle des tarifs prohibitifs de prestations et ses conditions ; clientèle qui est contrainte de s'y plier par l'absence d'une véritable concurrence locale.

Dès lors on comprend la raison des niveaux de prix surdimensionnés des factures pour travaux de réfection ou d'entretien à Djibouti et qui de plus sont effectués très majoritairement par une main d'œuvre non spécialisée et d'origine étrangère.
Ajoutons à cela que cette main d'œuvre étrangère - très souvent d'origine Oromo - est l'objet d'un chantage quant à son niveau de salaire car étant non déclarée et sous la menace d'une expulsion du pays et dans l'heure.

Ceci ne fait que confirmer ce que nous avons toujours affirmé, à savoir que c'est l'Etat Ismaélien et ses complices qui sont souvent originaires de l'étranger qui excluent sciemment les Djiboutiens du travail ; entretiennent pour partie le chômage tout en employant une main d'œuvre étrangère non déclarée et sous payée.

Prenons un second exemple symptomatique de cette mainmise mafieuse et qui nous semble bien plus dangereuse car concernant le domaine des Transports aériens publics.

S'il est deux domaines qu'il convient d'aborder avec les plus grandes précautions ce sont bien ceux des transports par voie aérienne et maritime.

Dans ces domaines particuliers qui ne sont pas nos milieux naturels de naissance et d'évolution, l'homme sait qu'en les abordant il se doit de se prémunir contre les risques en laissant à l'impondérable une part infime dans les probabilités d'incident ou d'accident qui peuvent y survenir.

Il ne viendrait à l'esprit de personne de quitter le port de Djibouti pour se rendre en bateau aux îles de Musha ou de Maskali avec une motorisation défaillante voire sans un moteur d'appoint, de l'eau et du carburant en quantité insuffisante, sans fusée de détresse ou gilets de sauvetage … etc.

Vouloir évoluer dans ou sur le milieu aquatique comme dans les airs, ceci a forcément un coût qu'il convient d'accepter si l'on veut limiter les risques.
Observons au passage que le coût technique d'entretien d'un aéronef à l'heure de vol est une part importante qui entre dans la définition du prix du billet de transport.

De récentes enquêtes lancées par les Instances aéronautiques internationales ont mis à jour, en Amérique du Sud et en Afrique, l'existence d'errements dangereux dans ce domaine comme le "rajeunissement par artificiel recyclage d'ensembles mécaniques en fin de potentiel" et l'occultation d'heures de vol sur les documents de bord.

Si nous avons insisté sur le dossier DAALLO Sarl et continuerons sans cesse de le faire ce n'est point par ce que cette société appartient en sous main à Mme Kadra Mahamoud Haïd et à son frère Elmis Haïd - directeur de l'Aviation civile djiboutienne - c'est pour la simple raison qu'elle s'est fait octroyer un titre de Compagnie aérienne par la falsification de documents et de qualifications qu'elle ne détient pas ; pavillon de Transporteur Aérien Public auquel elle ne saurait prétendre si l'on se réfère aux textes français et internationaux en la matière.

Brièvement, nous rappellerons que pour la Création d'une compagnie aérienne cela impose le respect de règles précises.

Pour pouvoir effectuer du transport aérien public, une entreprise doit y être préalablement autorisée par la Direction Générale de l'Aviation Civile.
Trois documents sont indispensables pour exercer cette activité de transporteur aérien.

Il s'avère qu'aucune de ces règles n'est respectée et que par conséquent la Sarl DALLO ne peut, de par les lois djiboutiennes, françaises et internationales, exercer ses activités que comme Agence de tourisme commercialisant une billetterie au profit d'une Compagnie aérienne de Transport Aérien Public de niveau international.

En créant une fausse étiquette de Compagnie aérienne de ce niveau et en commercialisant la billetterie de transport en son propre nom, cette société ne serait pas en mesure d'assumer ses responsabilités civiles et juridiques en cas d'accident aérien à l'égard des victimes ou de leurs ayants droits car les Assureurs - dont il faut rappeler qu'il n'existe que deux compagnies d'assurances de niveau mondial couvrant les risques aériens, dont la Loyds - n'auraient aucune difficulté à démontrer la fausse déclaration dont s'est rendue coupable la Sarl Daallo à l'initial, ce qui pourrait fort bien entraîner une nullité du Contrat d'assurances.

Si nous ne mettons nullement en cause la fiabilité des Compagnies aériennes internationales auprès de qui cette Sarl affrète ses avions, on ne peut que s'étonner de la multiplicité des " fournisseurs " qui furent au nombre de 7 en quelques 2 années sans compter ceux qui furent contactés et qui déclinèrent l'offre qui leur fut faite souvent dans l'urgence et sans garantie d'être payés ultérieurement.

Nous ne nous étendrons pas sur les facettes de cette nébuleuse Sarl comme sur les trafics qu'elle masque mal, nous ne relèverons que le fait que l'une des raisons qui maintient son existence c'est qu'elle procède vraisemblablement à du blanchiment d'argent ce qui expliquerait son maintient en exploitation malgré un déficit estimé il y a un mois à plus de 200 millions de FD….avec des procès en cours justifiés par le non paiement de factures qui pour certaines datent de plus d'un an.

Malgré nos incitations à régulariser cette situation, le clan mafieux qui s'est investi dans ces activités aériennes à partir de Djibouti et qui est dirigé par Mme Kadra Mahamoud Haïd - organisatrice des trafics d'enfants à partir de Djibouti en s'appuyant sur l'utilisation de passeports diplomatiques et d'accompagnatrices - n'a pas souhaité répondre favorablement à nos diverses demandes.

Ne reculant devant rien, à ceci s'ajoutent toutes les tentatives de pressions exercées localement sur les autorités militaires françaises - décisionnaires en matière de Transport Aérien à Djibouti - dont le but n'est pas de s'inscrire par des propositions commerciales dans un large éventail de compagnies aériennes en concurrence, mais d'écarter toutes ces compagnies.

A la falsification des qualifications de la Sarl Daallo obtenant un artificiel pavillon de Transporteur Aérien Public viennent donc s'ajouter les pressions qui vont jusqu'au chantage exercés à très haut niveau par l'Etat djiboutien.

Cette démarche est une nouvelle démonstration de ce que nous avons toujours affirmé concernant la mainmise de Mme Kadra Mahamoud Haïd et de son frère Elmis sur tout ce qui concerne le domaine de l'aérien à partir de Djibouti.

Si la concurrence apparaît à la fois comme une force plus ou moins omniprésente, et comme la règle de fonctionnement de sociétés modernes qui voient en elle un mécanisme efficace rendant possible la vie en commun, les mécanismes que nous voyons s'exercer à Djibouti ne vont pas sans de multiples entraves à son libre exercice que lui opposent ceux qui tentent de se soustraire à son action.

Si d'évidence, il est avantageux de vivre dans un environnement concurrentiel, la démarche de la Sarl DAALLO confirme qu'elle peut et veut en profiter sans en supporter les coûts et n'hésite pas à le faire quitte à employer tous les actes pour y parvenir ; actes censés être prohibés et sanctionnés…à Djibouti comme ailleurs !

Il importe donc que la concurrence soit préservée par des institutions adéquates, institutions comme textes de lois internationales de commerce et règles qui sont bafoués actuellement à Djibouti ce qui confirme par conséquent l'extrême frilosité des investisseurs tant locaux qu'étrangers.

Selon nos considérations, le droit de la concurrence relève par principe d'un ensemble de règles qui ont pour objet d'assurer, sur le marché auquel elles s'appliquent, l'existence, la liberté et la loyauté de la libre concurrence.

Pour conclure, nous ne poserons qu'une question :

" Qui est attributaire à ce jour des vols en période de Noël au profit des militaires et des familles des Forces Françaises de Djibouti ? ".

 

Justicia


 

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