Les
Réalités
L'information qui s'oppose au papier toilettes "La Nation"
Dernière
modification : le
26-Déc-2003 1:28
(GMT+1 / Bruxelles
Mr. Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.
These
politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic property
of Djibouti Nation.
Amin
26/12/03
- Décès par immolation = Suicide. Djibouti détient un triste
record mondial sur cette épidémie récursive comme sur la
rapidité et l'efficacité des conclusions d'enquêtes.
Justicia.
Lorsque
l'on fait le bilan des " Suicides " par immolation depuis les années
80 à Djibouti comme celui des décès par crise cardiaque
ou par rupture d'anévrisme, la rapidité et l'efficacité
récursive des conclusions d'enquêtes semblerait, à tort,
inquiéter les personnalités politiques d'opposition comme ceux
qui constituent les " fusibles du pouvoir " dans diverses affaires.
C'est vraisemblablement à partir de ce même constat et de cette déplorable défiance injustifiée à l'égard d'Ismaël Omar, de madobé et de ses cerbères, et avec ces mêmes inquiétudes que certains prennent autant de précautions en s'octroyant une garde personnelle armée et évitent de fréquenter les quelques réceptions où l'on servit en un temps passé un " cocktail Meraneh ", préparation pharmacologique, à Mohamed Djama Elabeh.
Le vendeur initial du cocktail est décédé depuis, pas du même produit, quant au manipulateur du cocktail il a acquis une notoriété publique au point qu'il lui a donné son nom et qu'il est depuis devenu Député de l'Assemblée Nationale djiboutienne.
Ceci met
à mal certaines affirmations selon lesquelles l'incompétence conduit
à la députation ( ou dé ..pu .. tatation) alors que nous
avons là le meilleur exemple qu'il puisse être de promotion associale
sous l'égide de son Excellentissime le "Grand Gourou".
Fatalité,
impondérable
etc chacun pourra ainsi justifier cette disparition
comme celle de certains de ses prédécesseurs qui nous ont quitté
dans des conditions aussi soudaines qu'étranges.
Fatalité
bien arrangeante me direz-vous à laquelle nous ne poserons qu'une question
" à qui servaient ces disparitions bien opportunes
? ".
L'épidémie
de suicides par immolation se propage.
Dans un court
article paru dans le journal d'informations dirigées qu'est la Nation
nous apprenons que " dimanche dernier le corps calciné d'un
homme a été découvert dans le chantier de Construction
de P.K12 dirigé par l'entreprise Concorde " alors que "
Les policiers, qui ont été dépêchés, juste
après, sur le lieu du drame, ont pu recueillir les informations suivantes
; il s'agit de M. KILDEEB SINGH, ressortissant indien travaillant pour la société,
en qualité de technicien des machines de carrelage. Agé de 48
ans, celui-ci a été retrouvé carbonisé sur son lit
".
"
Selon les premiers témoignages de l'enquête recueillis auprès
des employés, la victime se serait enfermée dans sa chambre où
elle s'est par la suite immolée par le feu. La
Police poursuit son enquête pour déterminer la cause
du suicide
. "
La
force d'une Justice - Des enquêtes minutieuses, le suicide étant
connu avant que les actes par immolation se produisent.
La
presse d'Ismaël Omar le confirme
c'est un
suicide ! il ne saurait en être autrement car dans le cas contraire à
quoi servirait la Police ?.
Selon la
formule consacrée à Djibouti depuis des lustres, immolation =
suicide ce qui met un terme à toute autre supputation et facilite
grandement les enquêtes de la Police nationale, débordée
par les actes délictueux commis par les Réfugiés et qui
est vraisemblablement la Police qui a le taux d'élucidations de délits
le plus remarquable parmi toutes les Polices de la planète.
Souvenons
du suicide par immolation du Juge Borrel, de quelques autres qui ont suivi depuis
et notamment celui d'un homme découvert il y a de cela quelques 6 mois
dans un terrain vague dans la capitale.
Après
de longues et minutieuses investigations de quelques heures, les enquêteurs
ont toujours conclu au suicide par immolation.
Le Commissaire Maigret n'a plus qu'à se rhabiller, la grande figure locale de Justice qu'est le Procureur Djama le supplante largement en investigations rondement menées dont les résultats sont connus bien avant que les actes soient perpétrés, ce qui justifie les raisons pour lesquelles il avait déjà en poche son diplôme de magistrat de type " Coopération Bonux " bien avant d'entrer à l'Ecole de la Magistrature française.
Ajoutons à cela que c'est certainement le seul Procureur de République en ce monde à initier la condamnation d'avant procès par contumace pour une affaire de supposée diffamation dans laquelle un accusé n'a pas à être convoqué devant les Tribunaux compétents.
Il
renforce ainsi, par sa contribution, le code de procédure ismaélien.
Que
dit la médecine sur l'Etat dépressif qui conduit au suicide
?.
L'état
dépressif qui peut conduire au suicide et que l'on désigne en
psychiatrie comme un état pathologique est fondé essentiellement
sur deux séries de troubles caractéristiques et précurseurs.
Si l'on
s'en tient aux états dépressifs pathologiques proprement dits,
les dernières statistiques de l'Organisation Mondiale de la Santé
(OMS) estiment entre 5 et 10 % la fréquence dans le monde de tels états.
Environ
10% de ces cas sont soignés, les quatre cinquièmes par des médecins
non spécialisés, un cinquième seulement par des psychiatres.
Si
l'on ne tient pas compte de tous les actes ayant pour but de protester contre
une politique de répression telle que celle contre l'Eglise bouddhique
ou contre un régime érigé en système comme ce fut
le cas le 23 janvier 2001 sur la place Tian'anmen à Pékin, ces
mêmes statistiques indiquent que l'immolation représente moins
de 0,6 % des méthodes utilisées pour le suicide
.
La gravité de l'épidémie endémique qui sévit à Djibouti atteint un tel niveau que l'on pourrait conseiller au Parquet du Procureur de la République de Djibouti de faire imprimer un modèle de document administratif type à l'usage des enquêteurs de Police dans lequel il ne resterait plus qu'à inscrire dans une case, le nom du suicidé, la date et l'heure estimée de son acte.
Inutile
de s'embarasser avec son adresse puisqu'il n'en a plus et que cela fait du travail
en moins qui entre dans le cadre de l'allégement des tâches...
et "taches administratives".
A ceci s'ajouteraient
l'une des trois cases à cocher indiquant les causes du suicide.
1. Chagrin d'amour ou perte d'un être cher.
2. Problème d'ordre financier.
3. Autre.
Les "épidémies"
initiées sous le régime de Menguistu Haïlé Mariam
ont franchi la frontière, elles ont frappé et frappent encore
durement Djibouti.
L'une des
grandes spécialités, initiée par les formateurs cubains
en Ethiopie sous le régime de Menguistu Haïlé Mariam, fut
l'élimination physique des personnalités politiques et militaires
suivie d'une immolation par le feu des dépouilles
afin d'éviter toute identification des corps et de masquer du mieux possible
les sévices et les tortures préalables permettant d'obtenir les
renseignements recherchés.
Ces actes
furent plus particulièrement perpétrés dans les derniers
mois qui précédèrent la fuite du tyran éthiopien
d'Addis Abéba, le 21 mai 1991 pour se réfugier au Zimbawé,
car c'est à cette époque que le régime se sentit de plus
en plus menacé par l'offensive des rebelles du Front populaire de libération
de l'Érythrée et du Front populaire de libération du Tigré,
province du nord du pays également en lutte pour son indépendance.
Les pratiques
de viols, tortures et d'éliminations physiques se concluant par une recrudescence
de l'immolation des dépouilles par le feu furent vite connues dans les
rangs de la rébellion qui répondit à sa manière
à ces actes dont le but était de tenter
de les atteindre moralement, de freiner ou d'annihiler toute velléité
à l'égard du régime politique de Menguistu Haïlé
Mariam.
A la chute
du régime, les hommes des Services de Sécurité éthiopiens
qui furent formés à de telles pratiques inhumaines par l'encadrement
militaire cubain vont majoritairement s'échapper d'Ethiopie pour rejoindre
le Soudan, soit être arrêtés et emprisonnés, soit
pour quelques dizaines d'entre eux se réfugier et se mettre sous la protection
d'Ismaël Omar Guelleh qui va très rapidement leur octroyer une fonction
au sein du SDS, parfois un grade d'Officier et une responsabilité de
formateur au sein de l'Armée Nationale Djiboutienne, de la Gendarmerie
Nationale ou des Forces Nationales de Police.
Cet exode
en provenance d'Ethiopie va s'accélérer lors du conflit 1992-1993
contre les Afars, période durant laquelle des "
mercenaires " sans grade ayant une haine naturelle et ancestrale à
l'égard des populations (...conditions sine qua non) vont servir les
desseins du pouvoir après être enrôlés et semer, par
leurs actes de viols puis d'élimination suivis d'immolation des corps,
de véritables paniques parmi les populations Afars
désarmées.
L'image de la jeune femme Afar qui a subi ces atrocités sous le fallacieux prétexte qu'elle aurait été un agent de renseignement Afar et dont la photo de son corps calciné fit le tour de la presse internationale, n'est que la démonstration d'exemple de ce que subirent les populations Afars - femmes, enfants et hommes désarmés - avec la multiplication de tels actes bien vite masqués par l'ordre venu du Palais de l'Escale d'enfouir les dépouilles au bulldozer dans la région de Tadjourah comme en d'autres points plus au Nord du Pays.
La paternité
de l'usage des bulldozers en revient à Moumin Bahdon Farah qui alla même
jusqu'à le recommander ouvertement en public.
Cette
pratique s'est depuis institutionnalisée à Djibouti au point que
des meurtres perpétrés pour diverses raisons - pas forcément
politiques mais impliquant des proches du régime - sont " solutionnés
" rapidement par l'immolation des corps des victimes s'étant "
suicidées "... avec l'aide des hommes du SDS d'Hassan Saïd
ce qui met fin à toute perspective d'investigations dérangeantes
pour ce qui fait office de " Justice locale " et confirme le "
clan mafieux " dans sa pleine et entière autorité.
Les
" gogos de service " supposés être aptes à
digérer tous les mensonges du terrorisme d'Etat.
On a vraiment
le sentiment que ce qui fait office de Justice à Djibouti au niveau du
Parquet du Procureur de la République nous prend pour des " gogos
de service " proches de la débilité mentale et aptes à
ingurgiter et à digérer illico presto tous les mensonges qui ne
sont pas forcément des mensonges d'Etat comme ce fut le cas dans l'Assassinat
programmé du Juge Bernard Borrel.
Les
études sur le sujet le démontrent, le suicide par immolation est
vraisemblablement celui qui occasionne les plus longues et les plus atroces
souffrances à l'être humain qui décide de mettre ainsi fin
à ses jours.
Cette
agonie peut durer plusieurs heures voire des jours car le corps passe par différentes
phases de " combustion " nonobstant le fait que la
personne, d'après tous les témoignages, se débat et lance
des cris d'une telle ampleur qu'ils ameutent forcément le voisinage.
Apparemment
et sous le climat pour le moins particulier de Djibouti les suicides par immolation
se passent en silence et sans témoin
alors que la victime peut aller
jusqu'à s'enfermer à clé dans une pièce pour se
donner la mort.....
Admettons
tout de même que l'efficacité dont fait preuve ce qui fait office
de Justice à Djibouti a le " mérite " de ne pas surcharger
les tribunaux avec de telles affaires.
C'est vraisemblablement la seule démonstration d'efficacité et de réussite à porter au crédit de l'administration d'Ismaël Omar Guelleh en matière de ce qu'on appelle localement "La Justice".
Justicia.
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