Les Réalités
L'information qui s'oppose au papier toilettes "La Nation"
Dernière modification : le 30-Déc-2003 22:13 (GMT+1 / Bruxelles

 

 

30/12/03 - Editorial - Les aspects cachés d'une guerre entretenue en Somalie et des autres conflits qui risquent de ressurgir à tout instant entre pays de la région.

M Ali Abdillahi Iftin et M Mohamed Saleh Alhoumékani.

Lors de la récente réunion entre le Chef de l'Etat du Soudan M Omar Al Bashir, le président du Yémen M Ali Abdallah Saleh et le Premier Ministre de l'Ethiopie M Méles Zenawi, les trois pays ont créé un " axe d'anti-terreur " et par conséquent ont clairement décidé de mener un combat d'envergure contre les extrémistes religieux d'Al Itihad dans les pays de la Corne Est de l'Afrique.

Lors d'une conférence de presse, le Premier Ministre d'Ethiopie M Méles Zenawi a annoncé le pacte de coopération entre les trois pays tout en condamnant formellement la propagande de délation, en provenance de l'extérieur, qui tente d'atteindre l'image de ces trois pays en les désignant comme étant un supposé asile pour les militants intégristes musulmans.

Il a ajouté "notre coopération s'est concentrée sur le renforcement des échanges d'information en ce qui concerne les terroristes agissant dans un de ces trois pays et dans la région dans l'ensemble des pays de la Corne Est de l'Afrique".

Aucun de ces trois pays à un quelconque intérêt à entretenir dans ses limites territoriales des réseaux islamiques extrémistes, bien au contraire car ils ont absolument le besoin de favoriser les investissements étrangers comme le tourisme qui sont facteurs de redressement de l'économie donc d'amélioration des conditions sociales d'existence des populations.

A notre sens, l'Erythrée à tort lorsqu'elle se fait l'interprète et ouvertement le relais des accusations infondées et mal intentionnées qu'avait portées en un temps pas si lointain M Ismaël Omar Guelleh à l'encontre du Yémen.

Souvenons-nous qu'il produisit des documents qui furent reconnus comme étant falsifiés et prétendant que le gouvernement de M Ali Abdallah Saleh pourrait soutenir des réseaux extrémistes de l'Islam sur son sol.

Mensonges, intentions déclarées de porter atteinte au peuple du Yémen ; telles étaient et sont encore ses intentions clairement déclarées afin de masquer maladroitement ses propres financements et implications au profit d'Al Itihad.

Quel gouvernement serait assez naïf pour penser qu'il pourrait fomenter des attentats dans son propre pays sans qu'il ne soit pas mis directement en accusation par l'opinion publique internationale ?.

En agissant ainsi un tel gouvernement ferait fuir à la fois le tourisme et les investisseurs étrangers et scierait la branche sur laquelle il est assis.

Ils furent fomentés et organisés par des états autres que ces trois pays et l'on y discerne derrière cela l'ombre d'un Ismaël Omar Guelleh qui se sert aujourd'hui de l'Erythrée et de l'artificiel gouvernement de transition de M Abdikassim Salad Hassan, qui n'a plus d'existence légale sur le plan international, pour semer le trouble et tenter de jeter le discrédit sur deux gouvernements ; celui de l'Ethiopie et du Yémen.

On observera que M Hachi Abdillahi Korah alias Hachi Afwane ( Hachi la grande gueule en langue somali) ainsi qu'avec le Député M Ali Mohamed Awad alias Ali Roubah (identifié comme étant un agent de Kadhafi et utilisant son entreprise de Travaux publics pour obtenir des renseignements sur la base aérienne et sur les camps militaires français à Djibouti) et Ismaïl Tani actuel Directeur de Cabinet de la Présidence djiboutienne et ex Secrétaire général à l'information reçurent mission en 1996 - 1997 d'organiser et de soutenir un réseau d'intégristes musulmans à partir de l'Arabie saoudite via le Yémen, Djibouti, Ethiopie et jusqu'au Kenya.

D'après ce que nous en savons par diverses sources d'informations fiables au Yémen, les villes de Jizane et de Najrane seraient des plates formes d'entreposage de Drogues, Armement divers, Explosifs, Matières diverses et extrêmement dangereuses - interdites d'exportation par les Conventions internationales mais aussi des villes passerelles et de redistribution vers les réseaux Al Quaïda ou affiliés dans les pays limitrophes tel qu'Al Itihad vers la Somalie via Djibouti où les cargaisons seraient prises en charge directement par des équipes appartenant au SDS.

A partir de différents ports du Moyen Orient, la Société la COMAD, créée par Ismaël Omar, joue un rôle déterminant dans l'acheminement des armements lourds et des personnels vers les ports de la Somalie du Sud.

Nous n'avons pas la certitude que tous les attentats attribués aux islamistes intégristes soient véritablement le fait de ces réseaux.


Impliquant un sens à la fois dynamique et statique, le "maintien" de la paix englobe par principe admis l'idée de restauration aussi bien que de préservation de celle-ci et, de ce fait, peut exiger le recours à des moyens coercitifs autant que préventifs.

Depuis 1945, l'Organisation des Nations unies (O.N.U.) - révèle que les procédures de règlement pacifique des conflits locaux sont souvent utilisées postérieurement au recours à la force et que d'autre part, le règlement des différends a une finalité en principe curative, alors que celle du maintien de la paix est normalement conservatoire dans le respect de l'équilibre des intérêts des parties en présence.

Si sur un plan plus général les opérations de maintien de la paix de l'ONU traduisent sa faculté d'intervention et d'adaptation face aux situations conflictuelles larvées elles n'en reflètent pas moins les limites du rôle de cette Organisation internationale confrontée à un monde multipolaire comme c'est le cas dans " l'Affaire somalienne " qui intègre tout à la fois politique - intérêts économiques - ambitions hégémoniques et commerce de la misère humaine - émergence de " petits chefs " non représentatifs - revendication de représentativité des femmes somalis …..et intérêts de pays étrangers à la région.

C'est dans ce véritable amalgame d'intérêts diversifiés et opposés que survit le petit état du Somaliland et ses populations, objets de toutes les convoitises et qui espèrent depuis plus de 10 années qu'une décision de l'ONU vienne enfin reconnaître et officialiser son existence comme République indépendante et libre de ses destinées.

Le maintien de la paix en Somalie semblait être par principe l'objectif naturel des participants à la Conférence de Réconciliation nationale qui se tenait jusqu'à ces derniers jours au Kenya mais l'on se doit d'admettre que ce concept a démontré combien ce maintien de la Paix pouvait être abstrait dans les esprits lorsque l'on observe l'absence d'avancées notables depuis la création d'un artificiel Gouvernement National Transitoire lors de la Conférence d'Arta en l'an 2000 avec un Abdikassim Salad Hassan bravant l'opposition justifiée des chefs de clans et des sages pour faire une entrée triomphale en décembre de la même année dans Mogadiscio.

Trois années de luttes intestines au sein d'un gouvernement de la discorde avec un président rejeté par la majorité des Somaliens - toutes tendances confondues y compris celles du Somaliland - et qui avec la complicité de son " Maître " va s'efforcer de maintenir la guerre à défaut d'une paix qui ne prendrait pas en compte leurs seuls intérêts.

Observons que contrevenant avec le contenu de la Charte du GNT - non reconduit en août dernier - le président de ce qu'il en reste du GNT… Abdikassim Salad Hassan n'a pas hésité à exclure le premier ministre Hassan Abshir Farah et le président de l'Assemblée nationale Abdullah Deerow Isaaq afin de les remplacer par des hommes de son propre clan politique. Ce faisant il n'a fait qu'aggraver la situation en éloignant un homme crédible et à l'autorité reconnue comme l'est M Abdullah Deerow Isaaq.

Ensemble et après les Accords d'Arta, ils vont maintenir la pression et lancer de grandes opérations financées largement par Djibouti sur ses finances publiques pour s'attirer la collaboration de Chefs de guerres et de bandes spécialisées dans le brigandage, fomentant et entretenant ainsi des conflits en Somalie, en Ogaden et au Somaliland dont la finalité est de créer une artificielle instabilité à laquelle vont répondre les populations somalilandaises en réagissant tout en instaurant une première amorce de progrès social et économique dans le jeune Etat indépendant.

Ajoutons à cela qu'à notre sens les assassinats récents perpétrés au Somaliland sont la démonstration de l'ingérence d'Ismaël Omar Guelleh et d'Abdikassim Salad Hassan de créer au Somaliland - par groupuscules interposés - une insécurité permanente qui empêcherait le déploiement des programmes humanitaires de s'y développer et d'être les témoins de cette ingérence Mogadiscio-Djibouti dans la région.

Bravant les interdits internationaux en matière de fourniture d'armes à la Somalie, le chef de l'Etat djiboutien va créer et utiliser les services de la COMAD pour masquer les transports d'armes lourdes vers Mogadiscio n'hésitant pas en parallèle à utiliser le port international de Djibouti et sa zone franche pour y faire transiter d'autres armes expédiées par convois vers la Somalie via le Somaliland ou destinées aux "bandes mercenaires" qui agissent dans ce dernier.

Il y entretient ainsi les factions dissidentes qu'il finance largement sur les fonds publics djiboutiens et aux moyens financiers issus des " bénéfices " générés par les trafics de drogues et autres installés sur la zone franche du Port international et au Quartier 6 dans la capitale djiboutienne.

Le Puntland constituant à une époque l'une de ses bases privilégiées d'actions, Ismaël Omar Guelleh va y effectuer des investissements financiers importants avec de plus la création d'une Radio locale, estimés à plusieurs dizaines de millions d'USD, mais le nouvel " Homme fort " du régime local - le Colonel Abdillahi Youssouf - va littéralement éjecter Ismaël Omar Guelleh et ses " mercenaires " de la région tout en lui causant un préjudice financier très important.

Ismaël Omar veut aujourd'hui réduire le Puntland et en chasser le Colonel Abdillahi Youssouf, y compris par des conflits interposés et des complicités.

Echec de décisions imposées arbitrairement lors de la Conférence pour la paix, ce qui met en évidence une naïveté des instances internationales quant aux volontés d'Ismaël Omar Guelleh qui n'est pas un " Homme de paix ".

Les chefs de ces états ont compris aujourd'hui quelle est la stratégie d'Ismaël Omar Guelleh qui utilise des intermédiaires, telle que diplomatiquement l'Erythrée pour accuser le Soudan, l'Ethiopie et le Yémen mais aussi Abdikassim Salad Hassan à qui il fournit de l'armement lourd pour qu'il relance des conflits sur le terrain comme en Ogaden.

En légalisant sur le plan international l'existence du Somaliland c'est à notre sens, un premier pas vers la résolution du problème somalien serait fait et permettrait tout à la fois de lutter efficacement ensuite contre les réseaux extrémistes qui dénaturent et portent préjudice à notre religion qui est celle de la paix entre les hommes.

Le second acte et en parallèle consiste à chasser Ismaël Omar Guelleh de tous les pouvoirs et d'instaurer à Djibouti un régime de bonne gouvernance, de progrès économique, social et politique.

Il n'y a donc aucune autre alternative
" Ismaël Omar Guelleh, doit quitter le pouvoir car dans le cas contraire il n'y a aucun espoir de paix durable dans la région ! "


M Ali Abdillahi Iftin et M Mohamed Saleh Alhoumékani
Membres du Conseil de Gouvernement en exil de Djibouti


 

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