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modification : le
09-Mai-2002 9:51
(GMT+1 / Bruxelles)
07/05/02
France : le Secrétaire général adjoint de l'Elysée,
Philippe Bas, a annoncé mardi 7 mai en fin d'après-midi
sur le perron du Palais présidentiel, la nouvelle composition
du Gouvernement.
Celle-ci
a été proposée par le Premier ministre, Jean-Pierre
Raffarin, et a été acceptée par le Président
de la République, Jacques Chirac.En effet, la Constitution stipule
que "le Président de la République nomme le Premier
Ministre.
Sur
[sa] proposition, il nomme les autres membres du Gouvernement et met
fin à leurs fonctions" - article 8 de la Constitution de
le 5ème République en date du 4 octobre 1958 (mise à
jour le 3 octobre 2000).
Dominique
Galouzeau de Villepin, Ministre des Affaires étrangères,
de la Coopération et de la Francophonie
Dominique
Galouzeau de Villepin est né le 14 novembre 1953, à Rabat
(Maroc)
Etudes
et diplômes
· Licence ès lettres et en droit
· Diplôme de l'Institut d'études politiques
· Ancien élève de l'Ecole nationale d'administration
(promotion Voltaire)
Carrière
· Nommé et titularisé Secrétaire des Affaires
étrangères : 1er juin 1980.
· Ministère des Affaires étrangères (Affaires
africaines et malgaches) 1980-1981, Affaires africaines et malgaches
et Centre d'analyse et de Prévision 1981-1984.
· Premier Secrétaire à l'Ambassade de France à
Washington 1984-1987, Deuxième Conseiller au même poste
1987-1989.
· Deuxième Conseiller à l'Ambassade de France à
New Delhi 1989-1990, Premier Conseiller au même poste 1990-1992.
· Ministère des Affaires étrangères (Affaires
africaines et malgaches), directeur adjoint 1992-1993
· Ministère des Affaires étrangères : Directeur
de cabinet du ministre 1993-1995 Secrétaire général
de la présidence de la République, de mai 1995 à
mai 2002
Un
Ministre des Affaires Etrangères qui pourrait donner un autre
éclairage en matière de Coopération et de Francophonie
L'homme, qui fut
durant 7 ans le Secrétaire général de l'Elysée,
s'est vu confier le portefeuille des Affaires Etrangères, de
la Coopération et de la Francophonie dans le nouveau gouvernement
dirigé par le Premier Ministre Jean Pierre Raffarin.
Après avoir
participé aux Cent jours du candidat Chirac, le " Hussard
" ( tel est le surnom que la presse française lui attribue
) retrouve un lieu qu'il affectionne particulièrement ..de
par sa formation et ses goûts .. sa citadelle, celle des
Affaires étrangères, qu'il occupait précédemment
comme Directeur de Cabinet d'Alain Juppé alors Ministre.
Le " septennat
" de Dominique de Villepin à Elysée ne s'est pas
déroulé aussi facilement que l'on pourrait le penser.
Ses longues tirades
passionnées et son anticonformisme, dérangeant parfois
la douce quiétude des lieux, ont souvent détonné
dans un palais présidentiel très protocolaire dans lequel
il a uvré à détacher le chef de l'Etat de
quelques supposés fidèles RPR en suscitant, par évidence,
quelques animosités et rancurs qu'il domine ( sa taille
1,90 m) avec un esprit que l'on peut considérer comme brillant
et qui ambitionne d'épouser l'histoire.
Nombreux sont ceux
qui ont demandé sa tête mais ne l'ont jamais obtenu.
Romantique et homme
des basses uvres pour " Agrandir l'horizon de la volonté
et élargir le cercle de la liberté " comme il se
plait à l'expliquer, l'homme qui a vécu longtemps à
l'étranger, héritier d'une lignée de militaires,
entretient une passion pour les batailles épiques et les défis.
Au pragmatisme d'Hubert
Védrine va succéder le " flamboyant " d'un Dominique
de Villepin qui pourrait réserver quelques surprises et bousculer
bien des " mauvaises habitudes " en matière de Coopération
et de Francophonie.
L'Afrique bouge
et il le sait.
La Francophonie
n'est sous bien des aspects qu'une vieille mécanique ; il ne
suffit plus d'en lustrer épisodiquement la carrosserie, il convient
d'en changer les méthodes d'entretien.
Rappelons tout de
même que lors d'un de ces récents discours, entre le premier
et le second tour des élections, le candidat Jacques Chirac avait
" appelé à plus de transparence en matière
de Coopération française ".
Quelques
rappels, à toutes fins utiles, de ce qui fait la France.
Déclaration
des droits de l'Homme et du Citoyen
Décrétés
par l'Assemblée Nationale dans les séances des 20, 21,
23, 24 et 26 août, 1789, acceptés par le Roi.
Préambule
" Les Représentants
du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale,
considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des
Droits de l'Homme, sont les seules causes des malheurs publics et de
la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une
déclaration solennelle, les Droits naturels, inaliénables
et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment
présente à tous les membres du corps social, leur rappelle
sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir
législatif et ceux du pouvoir exécutif pouvant être
à chaque instant comparés avec le but de toute institution
politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations
des citoyens, fondées désormais sur des principes simples
et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution
et au bonheur de tous "
Article 7.
Nul homme ne peut
être accusé, arrêté ni détenu que dans
les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle
a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent
ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis
Article 9.
Tout homme étant
présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été
déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de
l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour
s'assurer de sa personne, doit être sévèrement réprimée
par la loi.
Article 10.
Nul ne doit être
inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu
que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par
la loi.
La Constitution
du 4 octobre 1958 (mise à jour au 3 octobre 2000)
Préambule
Le peuple français
proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux
principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été
définis par la Déclaration de 1789, confirmée et
complétée par le préambule de la Constitution de
1946.
En vertu de ces
principes et de celui de la libre détermination des peuples,
la République offre aux territoires d'Outre-Mer qui manifestent
la volonté d'y adhérer des institutions nouvelles fondées
sur l'idéal commun de liberté, d'égalité
et de fraternité et conçues en vue de leur évolution
démocratique.
Art. 1 -
La France est une
République indivisible, laïque, démocratique et sociale.
Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens
sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes
les croyances.
Art. 53-2 -
La République
peut reconnaître la juridiction de la Cour pénale internationale
dans les conditions prévues par le traité signé
le 18 juillet 1998.
Art. 66 -
Nul ne peut être
arbitrairement détenu.
L'autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle,
assure le respect de ce principe dans les conditions prévues
par la loi.
______________________________________
Si
notre politique en matière de Coopération avec les anciennes
colonies ou territoires français en Afrique restait en l'état,
il faudrait alors s'attendre à de fortes déceptions dans
la population et particulièrement au sein de la jeunesse de quelques
pays dits " souverains " de cette Afrique francophone.
Contrairement à
ce que certains peuvent en comprendre, face à cette mondialisation
la jeunesse des grandes métropoles africaines s'anime.
Plus que des mots
sans lendemain, elle ne demande plus, elle exige des actes, un changement
de société ; de profonds bouleversements se préparent
et pourraient conduire à des gestes de révolte dans ces
pays économiquement faibles où la population est contrainte
souvent par la terreur et où l'opposition politique, les droits
humains et le droit d'expression ne sont depuis trop longtemps qu'artifices
fallacieux de mots.
" Nul
ne peut prétendre diriger éternellement en chassant le
peuple devant lui mais en le faisant suivre "