L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 08-Sep-2002 23:36 (GMT+1 / Bruxelles)

8 sept 2002 - Belle démonstration d’une volonté de construire ensemble exprimée par les jeunes générations de cadres djiboutiens exilés.

L’arrivée d’ALI ABDILLAHI IFTIN le vendredi 7 septembre 2002 sur le sol Belge et tout particulièrement sur l’Aéroport International de Bruxelles, capitale de l’Union européenne, a eu valeur de symbole fort qui dépassait de très loin le simple acte de poser les pieds sur le sol d’un pays ou la Liberté d’expression est respectée et qui a toujours exprimé très clairement son profond attachement à la préservation des valeurs de l’humain.

Les accolades et les discussions qui ont suivi l’arrivée d’ALI ABDILLAHI IFTIN entre le Chargé de Défense de la Sécurité et des Affaires intérieures au sein du GED, HOMADOU Représentant du F.R.U.D et HASSAN Secrétaire général du FDP furent le témoignage on ne pouvait plus évident de la mise à mal de toutes les tentatives perfides lancées par ISMAEL OMAR GUELLEH aux fins de créer et d’entretenir des dissensions qui n’auraient pas lieu d’être entre le peuple des ISSAS et celui des AFARS.

Preuve est faite que cette nouvelle génération de cadres djiboutiens, sans distinction d’appartenance tribale ou ethnique, a la capacité et la volonté d’œuvrer ensemble pour construire dans la paix sociale et civile la République de Djibouti en ne reproduisant pas les erreurs d’un passé lointain dont il convient de gommer les traces.

Après avoir remercié chaleureusement tous ses frères et notamment Afars de l’avoir accueilli, ALI ABDILLAHI IFTIN a tenu à préciser devant les médias présents.

« Malgré toutes les pressions ignobles qu’à exercées ISMAËL OMAR en utilisant les moyens parfois les plus déshonorants pour que je taise certains de ses actes, j’ai conservé la tête haute en ayant la préoccupation de protéger ma famille et mes enfants du mieux que je le pouvais des menaces qu’il faisait sans cesse peser sur eux.

Vous ignorez à quel point il peut être abject. C’est soit la vie des êtres qui vous sont chers, soit votre silence !.

Si j’ai décidé de quitter Djibouti, ce n’est pas pour fuir mais pour mettre fin à ce régime qui affame la Nation et sème la discorde.

Quelques pouvaient être mes souffrances et mes inquiétudes de ces derniers mois, j’ai toujours en moi cette pensée pour mes frères djiboutiens qui souffrent, pour mes hommes, pour mes amis et pour mes frères d’Armes quelque puisse être leur tribu d’appartenance.

Qu’ils sachent que je ne suis pas resté inactif.

J’ai pu mesurer quelle était la volonté du président Zinawe comme celui du gouvernement du Somaliland d’œuvrer pour l’instauration d’une réelle paix durable dans la région.

Cette paix nous la voulons tous pour nos familles, nos enfants et nos frères ; pour que toutes celles et tous ceux qui ont l'ambition de servir leur pays puissent contribuer à l'œuvre de reconstruction nationale dans le respect des traditions spécifiques à chaque tribu.

Ismaël Omar vient de perdre son dernier combat et n'en mesure pas encore les effets qui ne sauraient se faire attendre.

Que nos anciens qui sont à Djibouti sachent que je saurai défendre l’honneur des Mamassam et des Issas qu’un seul d’entre-nous a bafoué et sali.

Le fruit est mûr, je vais secouer la branche ! ».

Notons que le Gouvernement en Exil de Djibouti et les divers représentant du FRUD se rencontreront dans les jours qui viennent pour confirmer la naissance d’une plate forme d’Union nationale dont le but premier et de chasser du pouvoir le dictateur sanguinaire ISMAEL OMAR GUELLEH.

Le président Mahamoud Idriss Ahmed rappelle une fois encore que le Gouvernement en Exil de Djibouti est la propriété de tous les djiboutiens d’opposition politique au régime discrétionnaire d’ISMAEL OMAR GUELLEH.

Mohamed Saleh Alhoumékani

Chargé des Affaires Étrangères
Porte parole du Gouvernement
en Exil de Djibouti

 

____________________