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Mise en garde des autorités nationales, du Service de Sécurité
Djiboutien et du Commandement des Armées Nationales Djiboutiennes.
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Appel à l'opinion publique nationale et internationale.
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Appel aux diplomaties étrangères et aux Instances internationales.
Nous assistons depuis des mois à un long processus d'encouragements
sous diverses formes et inavouées émanant des autorités
nationales djiboutiennes actuelles tendant à favoriser l'émergence
de deux conflits armés d'importance.
L'un entre le
Somaliland et le Puntland, l'autre entre l'Erythrée et l'Ethiopie.
Les actes d'ingérences
caractérisées dans les " affaires intérieures
" et dans les divergences existantes dans ces régions
ou dans ces Etats indépendants et dont font démonstration
les autorités nationales djiboutiennes sont contraires à
toutes les supposées " volontés de Paix "
dans la région de la Corne Est de l'Afrique exprimées
par le président - autoproclamé par la falsification
des Elections de 1999 - M Ismaël Omar Guelleh dans ses discours
et ses communiqués de presse.
Alors qu'il se
veut en apparence rassurant dans ses déclarations officielles,
M Ismaël Omar Guelleh a missionné par ailleurs et récemment
M Hassan Saïd pour qu'il se rende en République de Chine
aux fins d'y acquérir des armements lourds et des munitions
qui ne sont pas destinés à équiper notre Armée
Nationale mais dont l'objectif est d'approvisionner les deux conflits
susnommés : Somaliland/Puntland et Erythrée/Ethiopie.
Nous ne discernons
dans cette démarche aucune volonté pour que s'instaure
une paix durable entre les parties en présence mais plus assurément
l'expression d'actes caractérisés de provocations ouvertes
et d'incitations aux conflits armés dans la région.
Ces actes méritent
d'être dénoncés sur le plan international car
contrevenant, de plus et gravement, aux directives d'embargo sur l'importation
d'armes décidées par les instances internationales de
l'ONU mais qui, curieusement, ne sont pas appliquées et imposées
fermement au pouvoir en place actuellement en République de
Djibouti.
A ceci s'ajoute
le fait que M Ismaël Omar Guelleh entretient et favorise de par
ses actes l'émergence d'une vive réaction émanant
de Région ou d'Etat à l'égard de la République
de Djibouti qui pourrait se traduire par des engagements militaires
dans les semaines à venir.
Une telle situation
préoccupante pourrait ainsi conduire nos Forces Armées
Nationales à s'impliquer directement dans un conflit dans lequel
le président actuel djiboutien serait amené, une nouvelle
fois, à tenter de se protéger derrière des hypothétiques
Accords de Défense entre " la République de Djibouti
et la République française " dont il pourrait exiger
l'application.
Ceci constituerait
un nouveau chantage exercé sur la présence française
à Djibouti quant à son implication artificiellement
contrainte aux cotés des Forces Nationales djiboutiennes suivant
une méthode éprouvée, perverse et similaire,
qui a conduit par le passé aux effets désastreux et
de triste mémoire d'un conflit " Etat - FRUD " des
années 90 dont les cicatrices profondes restent vivaces au
sein des populations djiboutiennes.
L'heure n'est
plus aux conflits qui ont fait verser le sang des enfants de notre
Nation mais à l'union de toutes les populations djiboutiennes
dans la paix sans laquelle aucun progrès économique,
social et politique, n'est possible.
Des sommes pharamineuses
sont ponctionnées artificiellement sur les Finances publiques
de notre pays et servent à l'achat d'armes.
Nous exigeons
que cette odieuse mascarade cesse et que les Fonds publics soient
utilisés au bon développement social et économique
du pays et de ses populations suivant les principes de gestion et
de " bonne gouvernance ".
Pour toutes ces raisons,
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Nous invitons
M Ismaël Omar Guelleh à mener une large réflexion
sur ce sujet comme sur les risques et les conséquences
de ses actes d'ingérences caractérisées dans
les divergences qui opposent d'une part le Somaliland et le Puntland,
d'autre part l'Erythrée et l'Ethiopie
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Nous lui demandons
de revenir à une attitude plus raisonnable ; celle d'un
Chef d'Etat responsable de l'avenir des populations de notre pays
et favorisant l'instauration d'une paix durable dans la Corne
Est de l'Afrique.
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Nous demandons
au Haut Commandement des Armées Nationales djiboutiennes
de mesurer qu'elles en seraient les conséquences si nos
Forces Armées, contraintes par une politique étrangère
hasardeuse de l'Etat actuel, devaient être engagées
dans un conflit à l'égard d'un des pays limitrophes
de la République de Djibouti.
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Nous sollicitons
les diplomaties étrangères, particulièrement
celles qui sont présentes sur notre sol national, pour
qu'elles n'abondent pas dans le sens des ingérences entretenues
et des conflits souhaités par le Président actuel
de la République de Djibouti.
Pour conclure,
nous rappelons qu'au début de l'année 1996 une partie
de notre sol national fut l'objet de convoitises exprimées
clairement par l'un de nos pays voisins.
Le Président
Hassan Gouled Aptidon eut alors une attitude responsable de Chef d'Etat
en refusant avec fermeté toute négociation sur les revendications
territoriales exprimées par l'Etat voisin.
La
Nation djiboutienne comme notre territoire national doivent rester
" Un et Indivisible ".
C'est à cette condition et à partir d'un large consensus
de réconciliation nationale, avec les nécessaires réparations
des erreurs du passé, que chacun et chacune pourra exprimer
ses droits et son identité djiboutienne dans la paix et le
progrès.
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M Ali Abdillahi Iftin
Ex
Officier supérieur, commandant la Garde Présidentielle
Chargé
de la Défense et de la Sécurité Nationale
au sein du Gouvernement en Exil de Djibouti.
- M Mohamed Saleh Alhoumékani
Ex
Officier, adjoint au commandant de la Garde Présidentielle
Porte
Parole et Chargé des Affaires Etrangères
au sein du Gouvernement en Exil de Djibouti.