L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 27-Jan-2004 18:41 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 


- Mise en garde des autorités nationales, du Service de Sécurité Djiboutien et du Commandement des Armées Nationales Djiboutiennes.

- Appel à l'opinion publique nationale et internationale.

- Appel aux diplomaties étrangères et aux Instances internationales.


Nous assistons depuis des mois à un long processus d'encouragements sous diverses formes et inavouées émanant des autorités nationales djiboutiennes actuelles tendant à favoriser l'émergence de deux conflits armés d'importance.

L'un entre le Somaliland et le Puntland, l'autre entre l'Erythrée et l'Ethiopie.

Les actes d'ingérences caractérisées dans les " affaires intérieures " et dans les divergences existantes dans ces régions ou dans ces Etats indépendants et dont font démonstration les autorités nationales djiboutiennes sont contraires à toutes les supposées " volontés de Paix " dans la région de la Corne Est de l'Afrique exprimées par le président - autoproclamé par la falsification des Elections de 1999 - M Ismaël Omar Guelleh dans ses discours et ses communiqués de presse.

Alors qu'il se veut en apparence rassurant dans ses déclarations officielles, M Ismaël Omar Guelleh a missionné par ailleurs et récemment M Hassan Saïd pour qu'il se rende en République de Chine aux fins d'y acquérir des armements lourds et des munitions qui ne sont pas destinés à équiper notre Armée Nationale mais dont l'objectif est d'approvisionner les deux conflits susnommés : Somaliland/Puntland et Erythrée/Ethiopie.

Nous ne discernons dans cette démarche aucune volonté pour que s'instaure une paix durable entre les parties en présence mais plus assurément l'expression d'actes caractérisés de provocations ouvertes et d'incitations aux conflits armés dans la région.

Ces actes méritent d'être dénoncés sur le plan international car contrevenant, de plus et gravement, aux directives d'embargo sur l'importation d'armes décidées par les instances internationales de l'ONU mais qui, curieusement, ne sont pas appliquées et imposées fermement au pouvoir en place actuellement en République de Djibouti.

A ceci s'ajoute le fait que M Ismaël Omar Guelleh entretient et favorise de par ses actes l'émergence d'une vive réaction émanant de Région ou d'Etat à l'égard de la République de Djibouti qui pourrait se traduire par des engagements militaires dans les semaines à venir.

Une telle situation préoccupante pourrait ainsi conduire nos Forces Armées Nationales à s'impliquer directement dans un conflit dans lequel le président actuel djiboutien serait amené, une nouvelle fois, à tenter de se protéger derrière des hypothétiques Accords de Défense entre " la République de Djibouti et la République française " dont il pourrait exiger l'application.

Ceci constituerait un nouveau chantage exercé sur la présence française à Djibouti quant à son implication artificiellement contrainte aux cotés des Forces Nationales djiboutiennes suivant une méthode éprouvée, perverse et similaire, qui a conduit par le passé aux effets désastreux et de triste mémoire d'un conflit " Etat - FRUD " des années 90 dont les cicatrices profondes restent vivaces au sein des populations djiboutiennes.

L'heure n'est plus aux conflits qui ont fait verser le sang des enfants de notre Nation mais à l'union de toutes les populations djiboutiennes dans la paix sans laquelle aucun progrès économique, social et politique, n'est possible.

Des sommes pharamineuses sont ponctionnées artificiellement sur les Finances publiques de notre pays et servent à l'achat d'armes.

Nous exigeons que cette odieuse mascarade cesse et que les Fonds publics soient utilisés au bon développement social et économique du pays et de ses populations suivant les principes de gestion et de " bonne gouvernance ".

Pour toutes ces raisons,

  • Nous invitons M Ismaël Omar Guelleh à mener une large réflexion sur ce sujet comme sur les risques et les conséquences de ses actes d'ingérences caractérisées dans les divergences qui opposent d'une part le Somaliland et le Puntland, d'autre part l'Erythrée et l'Ethiopie

  • Nous lui demandons de revenir à une attitude plus raisonnable ; celle d'un Chef d'Etat responsable de l'avenir des populations de notre pays et favorisant l'instauration d'une paix durable dans la Corne Est de l'Afrique.

  • Nous demandons au Haut Commandement des Armées Nationales djiboutiennes de mesurer qu'elles en seraient les conséquences si nos Forces Armées, contraintes par une politique étrangère hasardeuse de l'Etat actuel, devaient être engagées dans un conflit à l'égard d'un des pays limitrophes de la République de Djibouti.

  • Nous sollicitons les diplomaties étrangères, particulièrement celles qui sont présentes sur notre sol national, pour qu'elles n'abondent pas dans le sens des ingérences entretenues et des conflits souhaités par le Président actuel de la République de Djibouti.

  • Nous sollicitons les Instances internationales de l'ONU afin qu'elles fassent strictement respecter par l'Etat djiboutien actuel toutes les directives internationales en matière d'importation d'armes et de munitions dans la région de la Corne Est de l'Afrique.

Pour conclure, nous rappelons qu'au début de l'année 1996 une partie de notre sol national fut l'objet de convoitises exprimées clairement par l'un de nos pays voisins.

Le Président Hassan Gouled Aptidon eut alors une attitude responsable de Chef d'Etat en refusant avec fermeté toute négociation sur les revendications territoriales exprimées par l'Etat voisin.

 

La Nation djiboutienne comme notre territoire national doivent rester " Un et Indivisible ".

C'est à cette condition et à partir d'un large consensus de réconciliation nationale, avec les nécessaires réparations des erreurs du passé, que chacun et chacune pourra exprimer ses droits et son identité djiboutienne dans la paix et le progrès.

 

 

- M Ali Abdillahi Iftin

Ex Officier supérieur, commandant la Garde Présidentielle

Chargé de la Défense et de la Sécurité Nationale
au sein du Gouvernement en Exil de Djibouti.


- M Mohamed Saleh Alhoumékani

Ex Officier, adjoint au commandant de la Garde Présidentielle

Porte Parole et Chargé des Affaires Etrangères
au sein du Gouvernement en Exil de Djibouti.


 

Pour toute correspondance : exildj@gouv-exil.org


 

 


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