





03/02/04
- Par l'entremise de son chargé de la Défense et de
la Sécurité nationale, le Gouvernement en Exil met une
nouvelle fois les gouvernants djiboutiens actuels au piquet sur le
plan international.

Par
Ali Abdillahi Iftin.
Confrontés
comme le sont tous les Djiboutiens à un ersatz de Justice à
la solde du pouvoir en place et à défaut de ne pouvoir
lancer une information judiciaire à Djibouti contre les responsables
d'actes délictueux, le Gouvernement en Exil est de plus
en plus inquiet quant aux dérives sans limites d'un Etat de
non droit et qui est à l'agonie.
L'une
des " Affaires " que tente d'étouffer les gouvernants
djiboutiens actuels vis à vis des USA est celle du trafic des
matières radioactives qui ont transité,
en un temps passé - par Djibouti et à destination de
l'Irak.
En
avant propos, il faut savoir qu'il était question de faire
de ce service, une direction vu son emprise sur la vie quotidienne
des Djiboutiens depuis que 'Ismaël Omar Guelleh s'est accaparé
tous les pouvoirs par la falsification des Elections législatives
de 1999.
Le
S.D.S est chargé de la sécurité intérieure
et extérieure de la République de Djibouti. Il est directement
commandé par le nommé Hassan Saïd Kaireh, dit madobé,
qui a été nommé au poste de Chef de la Sécurité
Nationale à la Présidence.
Il
bénéficie de l'entière confiance du président
pour qui il est l'homme des basses manoeuvres et l'exécuteur
des basses uvres, coups tordus et autres manipulations illégales.
IOG
étant un instinctif et de nature très méfiante,
la pérennité de l'absence de politique économique,
sociale et politique de son régime étant basée
sur la culture de la Sécurité, du Secret et de l'emploi
de la force, il fait transiter par son épouse Khadra Mahamoud
Haid la majorité des dossiers traités par Hassan Said
Kaireh.
Cependant,
il se réserve de traiter certains dossiers avec lui.
On
peut donc dire que Hassan Said Kaireh est supervisé par Khadra
Mahamoud Haid.
Ancien
indicatrice de la Police française et des RG avant l'indépendance,
cette dernière est très active, très influente
sur son mari et sur un groupe d'hommes et de femmes qu'elle dirige
tant sur le plan local que régional au Somaliland et en Ethiopie.
Il
lui suffit de puiser dans les caisses des finances publiques, ce
dont elle ne se prive pas de faire.
Le
S.D.S. est donc le principal instrument de l'Etat djiboutien qui grâce
à ce moyen contrôle et maintien une terreur permanente,
notamment dans les rangs des opposants politiques comme à tous
les niveaux de la hiérarchie publique et privée du pays.
Les
agents officiels de ce service ne sont pas nombreux et sont connus
; mais ceux qui pointent ponctuellement au SDS sont très importants.
Il convient de préciser que l'enveloppe financière annuelle
affectée au SDS est la mieux dotée au niveau du budget
de l'Etat.
A
ceci s'ajoute le fait que de par l'autorité incontestée
dont il dispose, le S.D.S a de très nombreuses autres sources
de revenus parallèles et entretient des rapports de connivences
avec le " milieu mafieux " des trafics de drogues, fausses
monnaies, proxénétisme et trafic d'enfants à
destination de l'Europe et des pays du continent Nord américain.
Ce
trafic d'enfants est dirigé par l'épouse du président,
Khadra Mahamoud Haid, qui utilise ses dames de compagnies comme
accompagnatrices et sous le couvert de passeports diplomatiques.
Pour
les besoins de couverture masquant leurs activités occultes,
certains " Agents non officiels du SDS " ont été
placés à la tête de sociétés commerciales
du secteur privé (exonérées artificiellement
et légalement de tout paiement de taxes et de charges sociales).
Dans
de telles conditions, c'est un commerce parallèle et officialisé
qui s'impose dans le pays en chassant les investisseurs locaux et
étrangers non affiliés au pouvoir. Les " Agents
non officiels du SDS " et qui exercent des activités commerciales
reversent une partie de leurs bénéfices à leur
service ou sur ordre d'Hassan Saïd Kaireh et financent certaines
opérations secrètes et discrètes sans passer
par les finances publiques djiboutiennes.
Ces
pratiques sont l'héritage de celles qui s'appliquaient dans
les pays limitrophes telles que l'Ethiopie et la Somalie sous les
régimes de Menguistu Haïlé Mariam et de Siyad Barre.
Il
est à noter que les mêmes méthodes de blanchiment
d'argent d'origine " Politico mafieuse ", qui ont prévalu
en un temps passé dans les ex pays du bloc de l'Est (notamment
en RDA) comme celles dont faisait usage un parti socialiste d'un
pays de l'Europe méditerranéenne très compromis
avec Siyad Barre, sont utilisées à Djibouti sous la
protection du SDS, n'hésitant pas à suicider les "
fouineurs " et gêneurs qui s'opposent à ce "
système étatisé ".
Toujours
dans le cadre des moyens de financement du SDS, il faut savoir "
qu'ayant compétence " dans le choix des investisseurs,
locaux et étrangers, exprimant une intention de s'installer
à Djibouti, Hassan Saïd Kaireh impose
d'emblée à ces investisseurs le principe du racket et
ne se gêne aucunement pour percevoir des commissions en pourcentages
en fonction des besoins financiers du moment.
Pour
les non initiés, on ne mesure pas la puissance d'un tel service
détenant de tels pouvoirs dont il use et abuse avec la caution
de l'Etat car servant ses intérêts. En l'absence d'une
quelconque Justice locale, car bafouant elle-même ses propres
lois, le SDS peut se permettre de racketter impunément n'importe
qui, n'importe quand ou n'importe quel organisme social, commercial
ou privé.
A
Djibouti, le régime de la terreur imposée (artificiellement
déguisé par la propagande qui ne dépasse pas
les frontières du pays) dispose d'un outil privilégié,
qui est le SDS et qui est utilisé de telle manière que
les populations se taisent alors que quelques-uns sollicitent les
faveurs de ses agents et surtout celles de Hassan Said Kaireh.
Du
demandeur d'emploi, en passant par les plus hauts gradés (officiers
supérieurs) de l'armée et de l'administration ou par
les ministres du gouvernement, tout le monde est sous la menace permanente
du SDS pour autant qu'ils n'exécuteraient pas à la lettre
ses directives.
- Hassan
Saïd Kaireh, " l'Exécuteur des basses uvres
".
Homme
d'apparence effacée, timide et faisant preuve d'une très
faible personnalité Hassan Saïd Kaireh a le nécessaire
besoin d'un tel outil qu'est le SDS (comme nous l'avons décrit)
pour asseoir une autorité dont il ne disposerait pas dans des
conditions d'exercice dans un Etat de Droit et respectant les lois
républicaines.
S'il
fut choisi et s'est maintenu à ce poste de Directeur des Services
Djiboutiens de la Sécurité nationale il le doit à
sa faiblesse de caractère ne sachant que s'exprimer qu'au travers
de la " barbarie " (le mot est juste) exprimée par
certains de ses subordonnés.
Il
donne des ordres et s'en lave les mains.
C'est
le genre de personnalité qu'affectionne Ismaël Omar Guelleh
car un tel individu lui assure une " exécution fidèle
et à la lettre de ses directives " et une transmission
sans interférence des directives vers ses subordonnés
quant aux actes qu'ils ont à effectuer.
Une
des qualités que semblerait privilégier IOG chez Hassan
Said Kaireh est sa totale absence d'état d'âme et de
cas de conscience lorsqu'il s'agit d'éliminer des êtres
humains pour " raison d'Etat " ; disons plutôt pour
raison personnelle car en aucun moment l'Etat comme les populations
n'ont tiré profit de tels actes.
Ce
service a le droit de " Vie et de Mort " sur le territoire
de la République de Djibouti comme en dehors des limites du
pays, donc de faire tout ce qu'il veut car de fait (son
chef étant le Chef de la Sécurité Nationale).
De
par la volonté de l'Etat actuel, il est compétent partout
et pour toute affaire personnelle, transformée artificiellement
en " Raison d'Etat ".
Il ne souffre d'aucune restriction sauf en cas de contre-ordre d'IOG
et de son épouse. Il est non seulement compétent sur
le plan économique, social et surtout politique, mais aussi
sur le plan de l'administration, de l'Armée, de la Force Nationale
de Police , de la Gendarmerie Nationale qui sont (par principe) sous
ses ordres.
Il
peut enquêter sans commission rogatoire et emprisonner à
Gabode, y compris un Magistrat, sans dépôt de plainte
et sans aucune justification officielle de l'incarcération.
Le
SDS est chargé du contre-espionnage donc du suivi des activités
des étrangers, qu'ils soient représentants diplomatiques
ou ne le soient pas.
L'une de ses activités est d'utiliser tous les moyens de pressions
pour contraindre, par l'usage du chantage à la dénonciation
et maîtriser ainsi les " Etrangers " impliqués
dans les réseaux de drogues, de pédophilie ou autres
à Djibouti et n'hésite pas à monter de "
toute pièce " des opérations en ce sens.
C'est
ce service qui est chargé de superviser les opérations
à larges envergures que le régime d'IOG fait mener à
l'intérieur ou à l'extérieur du pays.
A
titre d'exemple, c'est le SDS qui supervisait l'opération d'envergure
" Code Awdal " qui consistait à déclencher
et à mener des actions armées en Somaliland qui fut
relancée l'année 2001.
Ces
actions de subversions, entretenues à partir des finances publiques
djiboutiennes, devaient déboucher sur la sécession de
la région d'AWDAL au Somaliland (région Issa et Gadaboursi)
ainsi que sur le sabotage du port de Berbera en y faisant couler des
navires et en détruisant les quais comme les infrastructures
importantes.
Cette
supervision de la part de ce service s'est effectuée à
partir du fait que deux (2) ministres du gouvernement - Le Ministre
des Finances et de l'économie Mr. Yacine Bouh et le Ministre
du Travail et des Affaires Sociales Mr. Mohamed Barkat - avaient ce
dossier en charge depuis des années.
Dans
une autre " Affaire " de déstabilisation, c'est le
S.D.S qui en utilisant l'Armée Nationale et ses moyens a supervisé
les opérations de réception, de transit et de transport
de l'armement de l'Erythrée vers la ville de Mogadiscio au
profit du Gouvernement Somalien de Transition.
C'est aussi le SDS qui a en charge le dossier du " Front de Libération
Oromo ", encouragé et financé par l'Etat djiboutien.
De
façon générale, il convient de ne pas perdre
de vue que bien qu'Ismaël Omar Guelleh utilise habituellement
des étrangers pour atteindre les objectifs qu'il s'est fixés,
lorsqu'il s'agit d'intervenir hors des frontières de Djibouti
pour donner libre cours à sa politique régionale c'est
exclusivement aux SDS que sont confiés le suivi et la direction
des " opérations " en utilisant les finances publiques
de l'Etat djiboutien et en développant ces actes de subversions
par l'utilisation d'éléments déjà installés
dans la région où " l'opération " doit
se faire.
Bien
qu'aucune loi ne régisse ses activités, entre autre
ses Droits et ses Obligations, en l'absence de toute Justice digne
de ce nom le S.D.S a sous ses ordres la Gendarmerie et la Force Nationale
de Police (F.N.P) à qui il peut confier n'importe quelle enquête
alors que le SDS se charge de traiter comme il l'entend toute affaire
de justice.
Pour
ce faire, il a ses propres hommes et ses propres départements
qui lui permettent de légaliser ses diverses activités,
même les plus illégales.
L'un
de ces départements est celui en charge de l'élimination
physique " d'individus " considérés comme
étant dangereux pour le régime ou pour I.O.G, pour Kadra
Mahamoud Haïd..

Ce
département est considéré comme étant
secret et n'intervient que sur ordre direct d'Ismaël Omar Guelleh
et n'agit qu'après que toutes les conditions politiques et
de " couverture diplomatique " aient été considérées
comme réunies en préalable pour que l'exécution
ait lieu, hormis bien évidemment dans le cas d'une urgence.
Ce
groupe des " Nettoyeurs " est constitué de "
professionnels " dont la fidélité a été
éprouvée au fil des années et d'éléments
occasionnels issus de la délinquance djiboutienne ou régionale.
Généralement
et une fois leur mission accomplie, ces derniers sont purement et
simplement exécutés par les " Nettoyeurs ".
C'est
ainsi qu'après certaines opérations, on a assisté
à des séries d'éliminations en chaîne avec
divers cadavres qui, lorsqu'ils sont retrouvés ce qui n'est
pas souvent le cas, font l'objet d'une enquête de la Police
Nationale qui conclut systématiquement à un suicide
de l'intéressé par immolation.
Dans
le phénomène d'ultime élimination, il sera exécuté
soit par quelques " Nettoyeurs " sûrs de la S.D.S.,
soit il sera le fait d'une équipe réduite de liquidateurs
très proches de la famille d'Ismaël Omar Guelleh ou de
son épouse Kadra Mahamoud Haïd.
Ceci
conduit donc et depuis 4 années à un nombre incalculable
de disparitions inexpliquées de personnes à Djibouti
(que l'on dit officiellement s'être exilées dans l'urgence
mais dont les familles n'auront aucune nouvelle - comme c'est le cas
d'Awalleh Guelleh témoin dans " l'Affaire Borrel ")
d'accidents
de nuit ou de suicides officialisés par
la " Justice locale ".
Nous
aborderons dans des écrits qui vont suivre les autres domaines
de compétences et les interventions du SDS, notamment les actes
menés par Hassan Saïd Madobé, sur ordre d'Ismaël
Omar Guelleh, dans le cadre du trafic des matières nucléaires
vers l'Irak à l'époque de Saddam Hussein.
Les
copies des documents qui sont en notre possession, confirmant nos
affirmations, sont regroupés dans un dossier de synthèse
qui sera remis dans les jours qui viennent aux principales diplomaties
étrangères représentées à Bruxelles
et aux hautes instances de l'ONU comme de l'Union Européenne.
-
M Ali Abdillahi Iftin
Ex
Officier supérieur, commandant la Garde Présidentielle
Chargé
de la Défense et de la Sécurité Nationale
au sein du Gouvernement en Exil de Djibouti.
Pour
toute correspondance : exildj@gouv-exil.org