L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 04-Fév-2004 2:37 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

 

03/02/04 - Par l'entremise de son chargé de la Défense et de la Sécurité nationale, le Gouvernement en Exil met une nouvelle fois les gouvernants djiboutiens actuels au piquet sur le plan international.

Par Ali Abdillahi Iftin.

Confrontés comme le sont tous les Djiboutiens à un ersatz de Justice à la solde du pouvoir en place et à défaut de ne pouvoir lancer une information judiciaire à Djibouti contre les responsables d'actes délictueux, le Gouvernement en Exil est de plus en plus inquiet quant aux dérives sans limites d'un Etat de non droit et qui est à l'agonie.

L'une des " Affaires " que tente d'étouffer les gouvernants djiboutiens actuels vis à vis des USA est celle du trafic des matières radioactives qui ont transité, en un temps passé - par Djibouti et à destination de l'Irak.

  • Le Service de Documentation et de Sécurité (Communément appelé S.D.S) et Hassan Saïd Kaireh, " l'Exécuteur des basses œuvres ".

En avant propos, il faut savoir qu'il était question de faire de ce service, une direction vu son emprise sur la vie quotidienne des Djiboutiens depuis que 'Ismaël Omar Guelleh s'est accaparé tous les pouvoirs par la falsification des Elections législatives de 1999.

Le S.D.S est chargé de la sécurité intérieure et extérieure de la République de Djibouti. Il est directement commandé par le nommé Hassan Saïd Kaireh, dit madobé, qui a été nommé au poste de Chef de la Sécurité Nationale à la Présidence.

Il bénéficie de l'entière confiance du président pour qui il est l'homme des basses manoeuvres et l'exécuteur des basses œuvres, coups tordus et autres manipulations illégales.

IOG étant un instinctif et de nature très méfiante, la pérennité de l'absence de politique économique, sociale et politique de son régime étant basée sur la culture de la Sécurité, du Secret et de l'emploi de la force, il fait transiter par son épouse Khadra Mahamoud Haid la majorité des dossiers traités par Hassan Said Kaireh.

Cependant, il se réserve de traiter certains dossiers avec lui.

On peut donc dire que Hassan Said Kaireh est supervisé par Khadra Mahamoud Haid.

Ancien indicatrice de la Police française et des RG avant l'indépendance, cette dernière est très active, très influente sur son mari et sur un groupe d'hommes et de femmes qu'elle dirige tant sur le plan local que régional au Somaliland et en Ethiopie.

Il lui suffit de puiser dans les caisses des finances publiques, ce dont elle ne se prive pas de faire.

Le S.D.S. est donc le principal instrument de l'Etat djiboutien qui grâce à ce moyen contrôle et maintien une terreur permanente, notamment dans les rangs des opposants politiques comme à tous les niveaux de la hiérarchie publique et privée du pays.

Les agents officiels de ce service ne sont pas nombreux et sont connus ; mais ceux qui pointent ponctuellement au SDS sont très importants.
Il convient de préciser que l'enveloppe financière annuelle affectée au SDS est la mieux dotée au niveau du budget de l'Etat.

A ceci s'ajoute le fait que de par l'autorité incontestée dont il dispose, le S.D.S a de très nombreuses autres sources de revenus parallèles et entretient des rapports de connivences avec le " milieu mafieux " des trafics de drogues, fausses monnaies, proxénétisme et trafic d'enfants à destination de l'Europe et des pays du continent Nord américain.

Ce trafic d'enfants est dirigé par l'épouse du président, Khadra Mahamoud Haid, qui utilise ses dames de compagnies comme accompagnatrices et sous le couvert de passeports diplomatiques.

Pour les besoins de couverture masquant leurs activités occultes, certains " Agents non officiels du SDS " ont été placés à la tête de sociétés commerciales du secteur privé (exonérées artificiellement et légalement de tout paiement de taxes et de charges sociales).

Dans de telles conditions, c'est un commerce parallèle et officialisé qui s'impose dans le pays en chassant les investisseurs locaux et étrangers non affiliés au pouvoir. Les " Agents non officiels du SDS " et qui exercent des activités commerciales reversent une partie de leurs bénéfices à leur service ou sur ordre d'Hassan Saïd Kaireh et financent certaines opérations secrètes et discrètes sans passer par les finances publiques djiboutiennes.

Ces pratiques sont l'héritage de celles qui s'appliquaient dans les pays limitrophes telles que l'Ethiopie et la Somalie sous les régimes de Menguistu Haïlé Mariam et de Siyad Barre.

Il est à noter que les mêmes méthodes de blanchiment d'argent d'origine " Politico mafieuse ", qui ont prévalu en un temps passé dans les ex pays du bloc de l'Est (notamment en RDA) comme celles dont faisait usage un parti socialiste d'un pays de l'Europe méditerranéenne très compromis avec Siyad Barre, sont utilisées à Djibouti sous la protection du SDS, n'hésitant pas à suicider les " fouineurs " et gêneurs qui s'opposent à ce " système étatisé ".

Toujours dans le cadre des moyens de financement du SDS, il faut savoir " qu'ayant compétence " dans le choix des investisseurs, locaux et étrangers, exprimant une intention de s'installer à Djibouti, Hassan Saïd Kaireh impose d'emblée à ces investisseurs le principe du racket et ne se gêne aucunement pour percevoir des commissions en pourcentages en fonction des besoins financiers du moment.

Pour les non initiés, on ne mesure pas la puissance d'un tel service détenant de tels pouvoirs dont il use et abuse avec la caution de l'Etat car servant ses intérêts. En l'absence d'une quelconque Justice locale, car bafouant elle-même ses propres lois, le SDS peut se permettre de racketter impunément n'importe qui, n'importe quand ou n'importe quel organisme social, commercial ou privé.

A Djibouti, le régime de la terreur imposée (artificiellement déguisé par la propagande qui ne dépasse pas les frontières du pays) dispose d'un outil privilégié, qui est le SDS et qui est utilisé de telle manière que les populations se taisent alors que quelques-uns sollicitent les faveurs de ses agents et surtout celles de Hassan Said Kaireh.

Du demandeur d'emploi, en passant par les plus hauts gradés (officiers supérieurs) de l'armée et de l'administration ou par les ministres du gouvernement, tout le monde est sous la menace permanente du SDS pour autant qu'ils n'exécuteraient pas à la lettre ses directives.

  • Hassan Saïd Kaireh, " l'Exécuteur des basses œuvres ".

Homme d'apparence effacée, timide et faisant preuve d'une très faible personnalité Hassan Saïd Kaireh a le nécessaire besoin d'un tel outil qu'est le SDS (comme nous l'avons décrit) pour asseoir une autorité dont il ne disposerait pas dans des conditions d'exercice dans un Etat de Droit et respectant les lois républicaines.

S'il fut choisi et s'est maintenu à ce poste de Directeur des Services Djiboutiens de la Sécurité nationale il le doit à sa faiblesse de caractère ne sachant que s'exprimer qu'au travers de la " barbarie " (le mot est juste) exprimée par certains de ses subordonnés.

Il donne des ordres et s'en lave les mains.

C'est le genre de personnalité qu'affectionne Ismaël Omar Guelleh car un tel individu lui assure une " exécution fidèle et à la lettre de ses directives " et une transmission sans interférence des directives vers ses subordonnés quant aux actes qu'ils ont à effectuer.

Une des qualités que semblerait privilégier IOG chez Hassan Said Kaireh est sa totale absence d'état d'âme et de cas de conscience lorsqu'il s'agit d'éliminer des êtres humains pour " raison d'Etat " ; disons plutôt pour raison personnelle car en aucun moment l'Etat comme les populations n'ont tiré profit de tels actes.

  • Le Service Djiboutien de Sécurité et ses domaines d'actions.

Ce service a le droit de " Vie et de Mort " sur le territoire de la République de Djibouti comme en dehors des limites du pays, donc de faire tout ce qu'il veut car de fait (son chef étant le Chef de la Sécurité Nationale).

De par la volonté de l'Etat actuel, il est compétent partout et pour toute affaire personnelle, transformée artificiellement en " Raison d'Etat ".
Il ne souffre d'aucune restriction sauf en cas de contre-ordre d'IOG et de son épouse. Il est non seulement compétent sur le plan économique, social et surtout politique, mais aussi sur le plan de l'administration, de l'Armée, de la Force Nationale de Police , de la Gendarmerie Nationale qui sont (par principe) sous ses ordres.

Il peut enquêter sans commission rogatoire et emprisonner à Gabode, y compris un Magistrat, sans dépôt de plainte et sans aucune justification officielle de l'incarcération.

Le SDS est chargé du contre-espionnage donc du suivi des activités des étrangers, qu'ils soient représentants diplomatiques ou ne le soient pas.
L'une de ses activités est d'utiliser tous les moyens de pressions pour contraindre, par l'usage du chantage à la dénonciation et maîtriser ainsi les " Etrangers " impliqués dans les réseaux de drogues, de pédophilie ou autres à Djibouti et n'hésite pas à monter de " toute pièce " des opérations en ce sens.

  • Le Service Djiboutien de Sécurité impliqué dans les actes de subversion au Somaliland, au Puntland et en Ethiopie.

C'est ce service qui est chargé de superviser les opérations à larges envergures que le régime d'IOG fait mener à l'intérieur ou à l'extérieur du pays.

A titre d'exemple, c'est le SDS qui supervisait l'opération d'envergure " Code Awdal " qui consistait à déclencher et à mener des actions armées en Somaliland qui fut relancée l'année 2001.

Ces actions de subversions, entretenues à partir des finances publiques djiboutiennes, devaient déboucher sur la sécession de la région d'AWDAL au Somaliland (région Issa et Gadaboursi) ainsi que sur le sabotage du port de Berbera en y faisant couler des navires et en détruisant les quais comme les infrastructures importantes.

Cette supervision de la part de ce service s'est effectuée à partir du fait que deux (2) ministres du gouvernement - Le Ministre des Finances et de l'économie Mr. Yacine Bouh et le Ministre du Travail et des Affaires Sociales Mr. Mohamed Barkat - avaient ce dossier en charge depuis des années.

Dans une autre " Affaire " de déstabilisation, c'est le S.D.S qui en utilisant l'Armée Nationale et ses moyens a supervisé les opérations de réception, de transit et de transport de l'armement de l'Erythrée vers la ville de Mogadiscio au profit du Gouvernement Somalien de Transition.
C'est aussi le SDS qui a en charge le dossier du " Front de Libération Oromo ", encouragé et financé par l'Etat djiboutien.

De façon générale, il convient de ne pas perdre de vue que bien qu'Ismaël Omar Guelleh utilise habituellement des étrangers pour atteindre les objectifs qu'il s'est fixés, lorsqu'il s'agit d'intervenir hors des frontières de Djibouti pour donner libre cours à sa politique régionale c'est exclusivement aux SDS que sont confiés le suivi et la direction des " opérations " en utilisant les finances publiques de l'Etat djiboutien et en développant ces actes de subversions par l'utilisation d'éléments déjà installés dans la région où " l'opération " doit se faire.

  • Le SDS, un " Etat dans l'Etat ".

Bien qu'aucune loi ne régisse ses activités, entre autre ses Droits et ses Obligations, en l'absence de toute Justice digne de ce nom le S.D.S a sous ses ordres la Gendarmerie et la Force Nationale de Police (F.N.P) à qui il peut confier n'importe quelle enquête alors que le SDS se charge de traiter comme il l'entend toute affaire de justice.

Pour ce faire, il a ses propres hommes et ses propres départements qui lui permettent de légaliser ses diverses activités, même les plus illégales.

L'un de ces départements est celui en charge de l'élimination physique " d'individus " considérés comme étant dangereux pour le régime ou pour I.O.G, pour Kadra Mahamoud Haïd..


Ce département est considéré comme étant secret et n'intervient que sur ordre direct d'Ismaël Omar Guelleh et n'agit qu'après que toutes les conditions politiques et de " couverture diplomatique " aient été considérées comme réunies en préalable pour que l'exécution ait lieu, hormis bien évidemment dans le cas d'une urgence.

Ce groupe des " Nettoyeurs " est constitué de " professionnels " dont la fidélité a été éprouvée au fil des années et d'éléments occasionnels issus de la délinquance djiboutienne ou régionale.

Généralement et une fois leur mission accomplie, ces derniers sont purement et simplement exécutés par les " Nettoyeurs ".

C'est ainsi qu'après certaines opérations, on a assisté à des séries d'éliminations en chaîne avec divers cadavres qui, lorsqu'ils sont retrouvés ce qui n'est pas souvent le cas, font l'objet d'une enquête de la Police Nationale qui conclut systématiquement à un suicide de l'intéressé par immolation.

Dans le phénomène d'ultime élimination, il sera exécuté soit par quelques " Nettoyeurs " sûrs de la S.D.S., soit il sera le fait d'une équipe réduite de liquidateurs très proches de la famille d'Ismaël Omar Guelleh ou de son épouse Kadra Mahamoud Haïd.

Ceci conduit donc et depuis 4 années à un nombre incalculable de disparitions inexpliquées de personnes à Djibouti (que l'on dit officiellement s'être exilées dans l'urgence mais dont les familles n'auront aucune nouvelle - comme c'est le cas d'Awalleh Guelleh témoin dans " l'Affaire Borrel ") d'accidents … de nuit ou de suicides officialisés par la " Justice locale ".

Nous aborderons dans des écrits qui vont suivre les autres domaines de compétences et les interventions du SDS, notamment les actes menés par Hassan Saïd Madobé, sur ordre d'Ismaël Omar Guelleh, dans le cadre du trafic des matières nucléaires vers l'Irak à l'époque de Saddam Hussein.

Les copies des documents qui sont en notre possession, confirmant nos affirmations, sont regroupés dans un dossier de synthèse qui sera remis dans les jours qui viennent aux principales diplomaties étrangères représentées à Bruxelles et aux hautes instances de l'ONU comme de l'Union Européenne.

 

- M Ali Abdillahi Iftin

Ex Officier supérieur, commandant la Garde Présidentielle

Chargé de la Défense et de la Sécurité Nationale
au sein du Gouvernement en Exil de Djibouti.

 
 

Pour toute correspondance : exildj@gouv-exil.org

 


 

 


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