




23/02/04
- Le " rififi " continue dans l'aéronautique djiboutienne
avec un " escroc volant " dans tous les sens du terme et
qui tente de s'imposer face à DAALLO.
Par
Ibrahim Ahmed.
(Bonsoir,
je vous remercie d'avance de bien vouloir faire paraître cet
article).
A
elle seule l'aéronautique djiboutienne et ses oscillations
depuis des années permettrait d'écrire un livre à
succès sur le sujet tant sont nombreuses les luttes d'influences,
les escroqueries et les menaces lancées par les uns contre
les autres et par les autres contre les uns en utilisant tous les
coups pour écarter les concurrents.
Pour
ne prendre qu'un exemple, on retrouve tout ceci en la personne de
l'ex " Capitaine " de bord et pilote Moussa qui fut employé
par la Compagnie aérienne Air Djibouti dans les années
1980/1990 ; bien plus " Affreux et Mercenaire " que pilote
ou commandant de bord d'un quelconque aéronef.
A
ses attributs naturels " d'escroc volant " dont nous aurons
l'opportunité d'énumérer les effets un peu plus
loin dans notre article, il convient d'y ajouter un racisme et un
tribalisme dont il est difficile de trouver un concurrent atteignant
un tel niveau dans le milieu connu de l'aéronautique locale.
J'en
ai supporté les conséquences, je sais donc de quoi je
parle.
Le
" personnage " tente actuellement de concurrencer, à
sa manière, la seule société aérienne
djiboutienne qui a pu lui succéder et qui a pu mettre en place
depuis l'Aéroport international de Djibouti à destination
des autres pays de la région des lignes se substituant à
celles qu'exploitait Air Djibouti avant son dépôt de
bilan en 1991 et qui n'avait pas ménagé ses efforts
afin de répondre aux besoins sans cesse croissants des passagers
dans la région.
Notre
" personnage " et ex pilote avait toujours dans ses objectifs
de créer une compagnie aérienne suivant ses propres
concepts et qui ne s'attachaient pas à respecter une quelconque
règle commerciale et de concurrence si ce n'étaient
que les siennes et arriva à ses fins avec la création
de PUNTAVIA.
PUNTAVIA,
ce nom n'est pas inconnus des Djiboutiens car chacun à encore
en mémoire les conditions de sa " disparition " ;
emportée par les vents des malversations, de lourds impayés
et d'autres problèmes techniques bien plus dangereux pour la
vie des passagers.
En
disparaissant momentanément de l'univers local de l'aéronautique
djiboutienne car fermant la porte et emmenant la clé de PUNTAVIA,
" l'escroc volant " Moussa ne manqua
pas de quitter la scène en y laissant toute une kyrielle de
dettes qu'il n'a jamais honorées.
Lorsque
l'on fait l'énumération de ses impayés, qu'il
n'a pas remboursés et n'est pas près de le faire, on
constate qu'il doit plus de 265 millions de FD (1 500 000 d'USD
) conjointement à la Société saoudienne
BEN MAHFOUD ( 1 000 000 d'USD) pour les frais de leasing afférents
à l'avion Boeing 727 qu'il exploitait sous le sigle de PUNTAVIA
ainsi que d'une multitude de frais et de taxes d'atterrissages cumulés
dans les aéroports saoudiens (500 000 USD), à partir
desquels PUNTAVIA assurait le transport exclusivement des personnes
refoulées par les autorités saoudiennes notamment depuis
Deddah et à destination de la Somalie, via Djibouti Airport.
Si
vous quittez votre quartier pour habiter ailleurs et que vous oubliez
de payer votre pain à l'épicier du coin, ce n'est pas
être honnête mais comparativement à " l'ardoise
" qu'a laissé " le personnage Moussa " c'est
une bagatelle.
Ces
impayés et ce malgré les relances sans effet sont forcément
restées " dans la gorge " de la Société
saoudienne BEN MAHFOUD car se chiffrant en centaines de millions de
FD.
C'est
pour cette raison qu'elle l'a poursuivi en justice et assigné
le capitaine Moussa auprès des tribunaux compétents
mais depuis des années que cette procédure a été
lancée, " l'escroc volant " est resté muet.
Si
on ajoute à cela, les dettes contractées par PUNTAVIA
vis-à-vis des services financiers de l'Aéroport international
de Djibouti, avant sa privatisation, ce sont des centaines de millions
de FD qui viennent se rajouter au passif laissé par "
l'escroc volant " qui a bénéficié
de certaines cautions pour que ses dettes vis-à-vis de l'Aéroport,
donc des Finances publiques djiboutiennes, soient effacées.
Question
: à quel titre ces dettes furent effacées par les différents
ex ministres des Transports djiboutiens et par l'actuel ministre sur
ordre de Baït Al Wali ?.
Grand
mystère dans tout cela pensez-vous peut être ! mais ça
ne l'est pas pour tout le monde.
Une
récente estimation faite par des experts auraient mis en évidence
une dette de plus de 250 millions de FD - " Allah Hanou Haristo
Saleh Omar Hildid " - couverte par Ahmed Waberi Guédi,
Osman Idriss sans oublier notre actuel et très particulier
Ministre des Transports au passé très brumeux que ce
soit à l'OPT, à l'Intérieur
..
Il
a lancé le projet de récréer une nouvelle compagnie
aérienne !!!! dont une indiscrétion a filtré
et a permis de savoir que les statuts établis mentionnent la
dénomination future de " GUERISSA Airlines ".
En
attendant, " Capitaine Moussa " a récupéré
par un nouvel habile subterfuge un Boeing 737(même modèle
que celui du crash de Charm El Cheik), en provenance de Jordanie et
qui apparemment ne volait plus depuis plusieurs mois.
Sont
but clairement dévoilé à ses amis est de lancer
des lignes aériennes à partir de Djeddah vers Djibouti
- Dubaï
Mogadiscio
.etc.
Il
semblerait qu'il ait aussi récupéré quelques
maigres finances afin de faire patienter ses créanciers tout
en ayant déposé, par ailleurs, un dossier d'accréditation
auprès de la Direction Générale de l'Aviation
Civile (DGAC) française, s'instaurant ainsi sur les mêmes
lignes de DAALLO
..
A
l'une de ses relations il aurait déclaré récemment
:
"
Si DAALLO a obtenu l'autorisation des Français je peux moi
aussi obtenir la seconde place disponible. Je serai présent
sur toutes les lignes qu'ils exploitent et à des tarifs plus
compétitifs car eux ils ont des charges que je n'aurai pas
.
!!! ".