L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 16-Mai-2003 12:30 (GMT+1 / Bruxelles)

20/04/03 - La dictature s'exprime pleinement. Les arrestations se multiplient avec l'incarcération ce jour de Daher Ahmed Farah (DAF) et des deux frères d'Ali Amarkak Kadir membre du Gouvernement en Exil de Djibouti.

Le Gouvernement en Exil de Djibouti a alerté les instances internationales et s'est immédiatement mobilisé pour rechercher et mettre en oeuvre les mesures propres à assurer leur libération immédiate.

Dès l'annonce des arrestations, ce jour dimanche 20 avril 2003, de M Daher Ahmed Farah (DAF) et des deux frères de M Ali Amarkak Kadir suite à des articles parus dans le journal le Renouveau, organe du Mouvement du Renouveau Démocratique, et sur le site internet du GED, les membres du Conseil du Gouvernement en Exil de Djibouti se sont immédiatement concertés et mobilisés.

Le Président du GED a tenu à exprimer immédiatement sa réprobation dans une déclaration.

"Au nom des populations djiboutiennes, de l'opposition politique au régime en place dans notre pays et du Gouvernement en Exil de Djibouti je condamne avec la plus grande fermeté l'arrestation et l'incarcération ce jour dimanche 20 avril 2003, de M Daher Ahmed Farah (DAF) et des deux frères de M Ali Amarkak Kadir suite à des articles parus dans la presse locale d'opposition à Djibouti et sur notre site internet.

Les motivations sans fondement et les procédures qui ont conduit à ces arrestations et à leurs incarcérations à la prison de Gabode contreviennent de la manière la plus flagrante aux lois, au respect des Droits humains et du multipartisme politique et se placent dans une situation d'illégalité la plus totale.

De plus l'arrestation des deux frères d'Ali Amarkak qui n'ont commis aucun délit, en aucun moment ou de quelque manière que ce soit, constitue la démonstration la plus évidente des pressions ignobles exercées par le pourvoir d'Ismaïl Omar Guelleh sur les familles des opposants politiques.

Ceci contrevient gravement à la déclaration récente du Président Jacques Chirac précisant que la France ne tolérerait plus de telles attitudes et confirme par conséquent que le régime djiboutien actuel n'a que faire des recommandations des Etats bailleurs de fonds en vue que soit instauré dans le pays un minimum de respect des droits des populations djiboutiennes.

Nous venons d'informer la diplomatie française de cette déplorable situation d'incarcérations injustifiées et restons en relation directe avec elle.

Par ailleurs, nous effectuons la même démarche vers l'Union Européenne, les Etats-Unis d'Amérique et l'Organisation des Nations Unies afin qu'il soit procédé, dans les meilleurs délais à la libération de ces hommes injustement incarcérés sous le seul motif d'être l'un Directeur de publication d'un journal qui pose des questions embarrassantes ou d'être pour les autres les frères d'un membre du GED ayant dit des vérités que le pouvoir dictatorial ne saurait admettre ".

En ces circonstances, Le Président du GED demande à chacune et à chacun de conserver un calme de circonstance et rassure tout particulièrement les familles concernées ainsi que toutes les populations djiboutiennes de sa détermination sans faille pour mettre en oeuvre tous les moyens propres à obtenir la libération, dans les meilleurs délais, des hommes injustement incarcérés.

au nom de la Nation djiboutienne
au nom de l'opposition politique
pour le Gouvernement en Exil de Djibouti
le Président Mahamoud Idriss Ahmed