10/06/03
- Homme de bien et de bons conseils, M Mohamed Djama Elabeh avait
prédit à Hassan Gouled cette situation de catastrophe
s'il conservait le même cap politique et les mêmes pratiques.
Liban Houssein Djibah
7
ans après sa disparition l'Homme d'Union, de Paix et de Progrès
qu'était M Mohamed Djama Elabeh manque cruellement à
toutes les populations djiboutiennes qui lui ont toujours voué
une grande affection et un grand respect.
Il est des
hommes qui marquent l'histoire d'un pays car ayant cette faculté
naturelle de rassembler autour d'un même projet dans la paix
et avec une capacité de compréhension des situations
qui les amènent un jour à se hisser, par la volonté
populaire, à un haut niveau politique leur permettant d'accéder
aux plus hautes instances de l'Etat.
Pour
autant que le pouvoir en place accepte de jouer le jeu de l'alternance
démocratique, le pays se place alors sur le chemin du Progrès,
ce qui ne fut pas le cas avec la "disparition" de notre
regretté frère M Mohamed Djama Elabeh, Amin, qu'Allah
a accueilli en son paradis.
Après le
doute quant aux conditions de cette disparition, qui laisse un grand
vide dans les curs du peuple djiboutien notamment parmi les
plus humbles encore jusqu'à ce jour, vint le besoin de comprendre.
Aujourd'hui
nous savons très précisément pourquoi
et comment est décédé cet incontestable
personnalité politique de premier plan qui aurait placé
notre République sur le nécessaire chemin du progrès
avec un véritable changement profond et évolutif de
la société djiboutienne.
"...........Je
ne suis là que pour un temps limité, ce sera aux jeunes
générations de construire le pays. De grands autoroutes
de l'évolution passent par Djibouti, il s'agira de les prendre
avec lucidité et bonne mesure et de sortir le pays de cet
enfermement aveugle que l'on nous impose depuis trop longteps .............."
confiait-il en janvier 1996.
Ce n'est pas
le fait du hasard si le programme que propose le Gouvernement en Exil
comporte très majoritairement les grandes lignes pertinentes
qu'initiait en son temps notre grand frère, M Mohamed Djama
Elabeh.
Par
évidence nous y avons ajouté d'autres propositions actualisées
et élargies qui complètent notre programme économique,
politique et social qui, soumis à nos futurs interlocuteurs
étrangers et aux bailleurs de fonds de la République
de Djibouti, a reçu leur assentiment par la pertinence de ses
intentions qui dénotent avant tout notre volonté affirmée
d'avancer dans la paix avec l'instauration de relations privilégiées
avec les Etats de la Corne Est de l'Afrique mais aussi avec notre
voisin et Etat frère de la République du Yémen.
Ce faisant
nous sommes aux antipodes des visées hégémoniques
et des ingérences permanentes dont n'a cessé de faire
preuve le despote Ismaël Omar Guelleh qui en est réduit
aujourd'hui à supporter le contre coup de toutes les actions
qu'il a tentées de lancer contre les gouvernants de ces pays
sans résultat probant mais en créant et en entretenant
artificiellement de fausses oppositions qu'il a financées et
dirigées des années durant contre eux.
Aujourd'hui
Ismaël Omar Ghelleh est seul avec ses turpitudes et ses échecs
!.
Les
Etats étrangers évitent de le recevoir de manière
officielle.
Il
est devenu "infréquentable" en quelques mois et ne
doit sa survie qu'aux cautions financièrement intéressées
qui se font plus discrètes et s'éloignent de lui, une
à une.
Par ailleurs,
dans ses grandes lignes du projet " pour un Autre Djibouti "
le GED se refuse d'accéder aux sempiternelles palabres stériles
et sans lendemain de " funambules politicards " qui ne voient
en cela qu'un moyen de tromper le peuple pour hisser leurs propres
ambitions au plus sommet de l'Etat.
Ils font,
sans conteste, abstraction de l'intérêt national et de
la nécessaire union des opposants politiques au régime
despotique d'Ismaël Omar Guelleh.
Lorsque
l'on se prétend opposant politique dénonçant
un système despotique et toutes ses malversations il convient
de condamner publiquement " l'ordonnateur " et de ne pas
taire son nom, en l'occurrence Ismaël Omar Guelleh, et de ne
pas se conforter dans un jugement par trop facile de l'Etat actuel
dans son ensemble, en ne se limitant qu'à cela.
Si notre pays
est en situation de catastrophe politique, économique et sociale
c'est le fait et la responsabilité première d'un homme
qui en a usurpé tous les pouvoirs.
Ayons
le courage politique de dénoncer clairement toutes ses turpitudes
!.
En ne composant
nullement, en aucun moment ou de quelque manière que ce soit,
avec Ismaël Omar Guelleh (et ses envoyés particuliers
...) qui n'a comme seule préoccupation que de laminer financièrement
le pays et ses institutions en tirant profit de tout, nous n'exprimons
que la volonté des populations de notre pays, sans distinction
d'aucune sorte, pour un "autre demain" dans lequel chacun
et chacune aura sa place au sein d'un Etat de Droit et des Libertés
publiques retrouvées.
Nous
favoriserons toutes les coopérations
au profit de l'intérêt national, des populations
et de l'indispensable bonne entente entre les peuples
mais ne serons les "mendiants" de personne !
Si l'on ne
prend comme exemple que celui de la protection Santé dont bénéficiaient
en un temps les populations de notre pays, notamment à l'époque
où M Mohamed Djama Elabeh fut Ministre de la Santé publique,
force est de constater par comparaison que là encore nous sommes
aujourd'hui au fond d'un gouffre qui est la conséquence des
inconsistances, incohérences et des incompétences chroniques
dans ce domaine et pour lequel l'Administration d'Ismaël Omar
n'a jamais trouvé de réponse.
L'Etat dirigé
par Ismaël Omar Guelleh ne peut survivre momentanément
qu'en situation de crise et en affamant les populations.
Globalement,
tous les taux de référence en matière de mortalité
sont en forte augmentation dans notre pays.
Les
évaluations ont atteint un tel niveau de préoccupation
que l'Administration locale compétente n'ose pas produire officiellement
de chiffres qui affoleraient l'opinion publique, les Instances nationales
et internationales.
Une fois encore
et malgré les détournements permanents des Aides internationales
dont il est doté au profit de l'amélioration des conditions
de Santé publique dans le pays, l'Etat actuel n'hésite
pas à tendre la main pour que soient versées d'autres
aides
tout
en prenant les populations de notre pays en otage, là encore
et dans ce domaine de la Santé.
Honte
à vous messieurs les soit disants gouvernants, le peuple vous
juge par la pensée sur vos actes et vous traduira bientôt
devant ses propres Tribunaux !
Nos supposés
gouvernants en sont réduits, de par l'application d'une stratégie
bien adaptée, à ne lancer que des intentions dans leurs
discours faussement rassurants pour l'avenir tout en sollicitant parallélement
et sans cesse des aides financières extérieures.
L'article paru
récemment dans le journal la Nation confirme la situation de
catastrophe dans laquelle survivent les populations, ne serait ce
que celles de la capitale, sur le plan de la Santé.
" La
mission principale des Forces de la coalition anti-terroriste "
Task Force " basée à Djibouti consiste à
la lutte contre le terrorisme dans cette partie de la région.
Parallèlement ces forces se fixent pour mission de mener
des actions humanitaires en faveur de la population civile. C'est
dans ce contexte qu'une journée médicale s'est déroulée
samedi dernier au centre de soins communautaire de Hayabley, à
l'issue de laquelle plus de 200 patients de ce quartier populaire
ont pu bénéficier des soins et des médicaments.
Samedi dernier, des centaines d'habitants de Hayabley se sont rendus
au centre de soins communautaire de ce quartier où des éléments
des forces américaines et allemandes ont procédés
à des opérations de consultations et de soins à
plusieurs centaines de malades dont certains souffraient des maladies
chroniques
".
Si
l'on se doit de remercier chaleureusement les services de Santé
des forces militaires des USA et allemandes pour toutes les actions
humanitaires qu'elles déploient au profit du peuple djiboutien
on observe avec regrets tout de même qu'après 25 ans
d'indépendance l'Etat actuel n'ait quasiment rien fait pour
se prendre en charge et créer les structures médicales
d'accueil dont nous avions et avons nécessairement le besoin.
Les
locaux à vocation médicale qui sont construits et équipés,
grâce aux aides extérieures au pays, sont laissés
à l'abandon quelques mois plus tard.
Déresponsabilisation, absence d'une gestion cohérente
et rationnelle des hommes placés à leur tête,
détournements des budgets de fonctionnement ; c'est en favorisant
toutes les démissions que l'Etat actuel, qui y trouve son intérêt,
ira de nouveau mendier demain des aides internationales après
avoir pillé et laissé piller les locaux !.
Conscient
de toutes ces difficultés, les initiatives évolutives,
appropriées aux situations que prit en son temps M Mohamed
Djamal Elabeh dont le but était alors et indubitablement d'améliorer
les conditions de Vie et de Santé du peuple furent mises à
mal par une "Diaspora locale" qui ne voyait en lui qu'une
personnalité politique à écarter dans la succession
au Président Hassan Gouled Aptidon.
Le
simple nom de Mohamed Djamah Elabeh devint un symbole d'espoir pour
toutes les populations sans disctinction d'appartenance ethnique ou
tribale.
On
sait ce qu'il en advint de la méthode utilisée pour
l'écarter .... définitivement.
Messieurs,
les supposés gouvernants de l'Etat actuel, cette méthode
ou d'autres nous les connaissons mais vous ne pourrez pas faire taire
les membres du Gouvernement en Exil, la véritable opposition
politique comme le peuple qui sont à vos portes, avec le balai
... à la main !.
Comme nous l'avons
clairement énoncé à diverses reprises, lesmembres
du GED sont attachés au principe de la présence d'une
Coopération étrangère dans notre pays.
Cette coopération
a un rôle à jouer dans l'évolution politique,
économique et sociale, intégrant entre autres des améliorations
notables de compétences locales en matière d'Education,
de Formation et de Santé publique mais nous condamnons l'attitude
de l'Etat djiboutien actuel consistant à favoriser le développement
d'une irresponsabilité chronique au plus haut niveau, à
la tête de ses ministères et de ses services.
La
mascarade étatisée se perpétue, ce sont les populations
djiboutiennes qui en font les frais ainsi que les contribuables des
pays étrangers qui interviennent financièrement dans
notre pays.
La volonté
d'Ismaël Omar Guelleh dans tous les domaines est évidente.
Détourner
les aides internationales, amplifier les misères et prendre
les populations djiboutiennes en otage en laissant assumer aux pays
étrangers bailleurs de fonds la responsabilité pleine
et entière de ses propres incohérences et de ses démissions
entretenues face aux difficultés.
Dans
notre République actuelle il y a ceux qui peuvent se faire
soigner à l'étranger, quitte à utiliser des subterfuges
et ceux qui n'ont qu'un Droit, celui de se taire sans possibilité
de se soigner !.
La mutation prochaine
de M Djamma Heïd, frére de Kadra Odette Heïd et actuel
gouverneur de la Banque centrale djiboutienne, comme Ambassadeur de
Djibouti à Bruxelles n'a rien de diplomatique.
Elle est la conséquence
d'une grave maladie incurable qui ne peut être soignée
à Djibouti.
Va-t-il faire
usage de la même méthode que mit en pratique en 2001,
lors de la visite d'IOG, le Commandant Mohamed Djamma de la garde
présidentielle qui n'hésita pas à falsifier des
documents et utilisa l'identité d'un " Faux Réfugié
politique " en Belgique pour faire soigner son épouse
?.
Loin
de nous l'idée de considérer que l'un, l'une ou l'autre
ne devrait pas avoir accès aux soins médicaux.
Ce que nous
contestons de la manière la plus formelle ce sont toutes les
malversations des hommes du pouvoir et l'inégalité de
traitement des Djiboutiens et des Djiboutiennes entre autres face
à la maladie et aux soins médicaux entre ceux qui ont
usurpé tous les pouvoirs de l'Etat, leurs serviteurs, leurs
obligés et les populations de notre pays.
Notre
pays et ses populations se meurent de la malnutrition, des carences,
avec la réapparition de maladies graves !
Il
est grand temps de remettre de l'ordre au sein de l'Etat djiboutien
en redonnant au peuple ses Droits et les moyens de Vivre, non de survivre
dans la misère !
Pour
changer l'Etat, changeons les hommes !.
Ils
sont cupides, ont usurpé tous les pouvoirs et n'ont aucun respect
pour le peuple et ses misères !
M
Liban Houssein Djibah
Membre du Gouvernement en Exil de Djibouti