




M
Mahamoud Idriss Ahmed - M Abdallah Deberkaleh Ahmed
Lettre
ouverte aux populations djiboutiennes
-
La culture de ce début de nouveau millénaire est une
culture au sens large impliquant une mentalité nouvelle dans
notre pays, ouverte à la fois aux Droits, à la science
et à la connaissance générale pour tous et pour
toutes.
Selon
l'acte constitutif de l'ONU, " Les guerres prennent naissance
dans l'esprit de l'homme, c'est dans l'esprit des hommes que doivent
être élevées les défenses de la paix ".
La
paix doit donc se fonder sur la solidarité intellectuelle et
morale de l'humanité. Ces valeurs devront prendre toute leur
ampleur dans ce millénaire et dans ce siècle nouveau,
afin que les guerres cessent et que notre évolution soit meilleure
ce qui signifie que le monde dit civilisé ne peut évoluer
que s'il fait évoluer tout à la fois les économies,
le social donc le politique dans les pays dits en voie de développement.
Le
changement des mentalités dans le monde actuel, est devenu
bien plus que nécessaire ; il est indispensable car au-delà
de toute autre considération les guerres comme les mauvaises
gouvernances sont des entraves qui repoussent de jour en jour tout
progrès individuel et collectif ; économique et social,
comme la nécessaire acquisition des connaissances et de ce
qui fait l'éducation des populations.
L'avenir
de notre pays dépend des hommes qui dirigent l'Etat, c'est
à eux qu'incombe la responsabilité d'une prise de conscience
et l'application d'une nouvelle culture qui place l'humain au dessus
des intérêts exclusivement privés et destructeurs
car ne s'inspirant d'aucune réalité naturelle ou religieuse.
L'homme
doit faire appel à une éthique morale plus profonde,
se rattachant maintenant aux valeurs communes universelles et à
une unité plus vraie, plus sincère et plus authentique,
celle de la fraternité et de la solidarité s'exprimant
bien au-delà des frontières.
C'est
un nouvel état d'esprit que le Gouvernement en Exil de Djibouti
veut insuffler et propose.
Un
état d'esprit plus conscient de l'avenir des populations djiboutiennes
pour faire place à un monde plus humain, plus conforme avec
les grands défis de ce début de millénaire qui
doit être celui de la paix dans le progrès.
Nous
avons mesuré hélas combien les pouvoirs abusifs dans
notre pays appellent inévitablement la désunion, la
mésentente, la destruction alors que l'application d'autres
règles doivent rétablir aujourd'hui l'équilibre
dans un premier temps avec comme objectif de faire régner les
valeurs d'évolution.
Certes,
ce que nous préconisons de mettre en place ne se fera pas en
quelques jours ou en quelques semaines ; chacun et chacune est responsable
de son propre avenir mais aussi et surtout de celui de ses enfants
; de tous les enfants de notre pays comme de notre Nation qui doit
devenir une réalité dans nos esprits, tout à
la fois une envie et un nécessaire besoin.
Pour
sortir de ce marasme économique, social et politique, véritable
drame humain dans lequel notre pays est plongé, nous proposons
un programme de gouvernement qui a reçu l'assentiment des instances
internationales comme celle des grandes diplomaties.
Si
ce programme de gouvernement doit être évolutif afin
de répondre largement à cette idée de Participation
active de ses composantes, nos actes politiques forts passent inévitablement
par la restauration de l'autorité de l'Etat et de ses institutions.
La
justice doit prendre son indépendance et c'est au gouvernement
futur de notre république de la lui garantir et lui permettre
ainsi de juger en son âme et conscience sans subir les influences
néfastes qui font que depuis longtemps les Djiboutiens et les
Djiboutiennes ont perdu toute confiance et tout espoir quant à
la capacité de l'Etat dirigé par Ismaël Omar Guelleh
de changer les choses comme celle de faire infléchir le chômage.
Impartialité
de notre Justice mais aussi redressement de notre Economie.
Si
l'on veut éviter ce blocage désastreux des salaires
dans la fonction publique et une inégalité flagrante
de traitement entre les fonctionnaires avec des plans de carrière
qui ne sont pas respectés depuis trop longtemps pénalisant
en premier lieu les plus méritants - privilégiant l'incompétence,
le copinage par l'alimentaire - nous avons une obligation impérative
qui consiste à lancer un véritable combat au niveau
du comportement des hauts serviteurs de l'Etat.
L'exemplarité
des comportements est un choix qui impose aussi que l'on ne fasse
pas fuir les populations devant soi mais qu'on les fasse suivre en
restaurant leur confiance.
Nous
ne pouvons permettre que des sommes phénoménales soient
détournées des finances publiques par quelques uns et
quelques unes à leur profit.
Les
grilles des salaires dans la fonction publique doivent être
réétudiées et strictement respectées.
Si les avantages liés à chaque fonction sont à
redéfinir rien ne peut et ne doit permettre impunément
à un quelconque haut fonctionnaire de l'Etat de faire usage
de trafic d'influence et de puiser allègrement - comme cela
se fait actuellement et depuis 4 années - dans les budgets
du service ou du ministère dont il a tout à la fois
la charge et la responsabilité.
Les
lois sans fondement de cause à effet imposées arbitrairement
par des gouvernants de circonstance n'ont plus de raison d'être
dans notre pays.
Ce monde est en plein bouleversement et obligent à reconstruire
l'Etat suivant des principes de fonctionnement durables et à
partir de règles.
Lorsque l'Etat de Droit sera rétabli, la Constitution devra
être respectée et modifiée si nécessaire
de mêmes que les Lois de notre pays.
Il
est grand temps pour chacun et chacune d'entre nous de se mettre en
route pour sa quête intérieure et enfin, avoir d'autres
références démontrant ainsi notre capacité
à ne plus être les éternels mendiants vis-à-vis
des instances internationales et des bailleurs de fonds financiers
de notre pays.
Pour
chaque gouvernant et quel que soit son niveau de responsabilités,
pour chaque haut fonctionnaire, pour chaque serviteur de l'Etat ;
s'enrichir pour l'heure, non plus essentiellement de nourritures terrestres
mais surtout de nourritures propres à une évolution
personnelle plus saine, plus harmonieuse, est de même, une démarche
plus utile et plus consciente à l'égard des populations
de notre pays.
Notre
Gouvernement devrait être celui d'une majorité d'hommes
et de femmes compétents dans chaque domaine d'attribution,
une grande part de responsabilités des ministères et
des grands services de l'Etat sera affectée aux jeunes générations
de cadres supérieurs pour l'émergence d'un Etat républicain
respectant les Droits humains fondamentaux et de bonne gouvernance.
L'heure
n'est plus à se poser la question de savoir si l'Etat ismaèlien
peut faire ou ne pas faire ; il a montré ses excès indignes
comme ses carences en matière de gestion et de gouvernance,
il est aujourd'hui au fond de l'abîme conduisant le pays à
un " état d'exception " sans précédent
dans notre histoire.
En
concertation, le vice président Abdallah Deberkaleh Ahmed et
moi-même avons pris des dispositions afin d'accompagner dans
les meilleurs conditions possibles le Mouvement de Libération
Nationale que nous avions initié il y a de cela un peu plus
d'un an et dont nous vous informerons des grandes lignes sous peu.
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Croyez en vous, croyez en votre capacité de restaurer vos droits
républicains !.
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L'heure de la chute du régime d'Ismaël Omar Guelleh est
proche.
M
Mahamoud Idriss Ahmed
Président du Gouvernement en Exil de Djibouti
M
Abdallah Deberkaleh Ahmed
Vice président du Gouvernement en Exil de Djibouti