L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 02-Jui-2003 13:04 (GMT+1 / Bruxelles)

02/07/03 - ERYTHREE-ETHIOPIE :
" Les arrangements provisoires ne sont pas une solution "
Le Secrétaire général de l' ONU M Koffi Annan a déclaré que la paix durable entre l'Erythrée et l'Ethiopie ne peut pas être basée sur des " arrangements provisoires"

Source IRIN-Ethiopie

Voir traduction à la suite du texte.


ERITREA-ETHIOPIA: ''Temporary arrangements'' not a solution, says Annan

NAIROBI, 1 July (IRIN) - UN Secretary General Kofi Annan has warned that lasting peace in Eritrea and Ethiopia cannot be based on "temporary arrangements".

In his latest report to the Security Council, issued on Monday, he said the peace process was still at a critical stage.
According to a UN summary of the report, he praised the two sides for their cooperation with the UN peacekeeping mission in Ethiopia and Eritrea, UNMEE.

"However, lasting peace cannot be built on the basis of temporary arrangements," he said. "In the absence of significant forward movement, precious momentum could be lost and prove difficult to regain, which in turn could impact on the longer-term goals of reconstruction and development."

Lasting peace, he added, required the expeditious demarcation of the border "and a relationship between the parties that enables them to address problems through peaceful discourse".

"The absence of political contacts between the two countries since the negotiation of the Algiers Agreements [in 2000] has undoubtedly hindered the normalisation of bilateral relations - a vital element of any peace process," he said. "Nothing will be more important than the commitment of the parties themselves."

"Since the terrible suffering of war ended three years ago, the governments and people of the two countries have invested heavily in peace," Annan stated. "It is crucial they take the remaining steps required to benefit fully from the yields of that investment."
Observers say border demarcation, due to begin in July, will probably be postponed.

Ethiopia has expressed unhappiness with the ruling by an independent border commission, which among other issues, places the hotly contested town of Badme - where the war flared up in 1998 - in Eritrea.

It is seeking "variations" to the border decision.
Eritrea, for its part, has refused to hold any dialogue on the issue, saying the matter is closed and demarcation should begin as soon as possible.

 

Naïrobi le 1er juillet 2003 - Erythrée - Ethiopie -

" Les arrangements provisoires ne sont pas une solution "
Le Secrétaire général de l' ONU M Koffi Annan a déclaré que la paix durable entre l'Erythrée et l'Ethiopie ne peut pas être basée sur des " arrangements provisoires ".

Dans son rapport au Conseil de Sécurité de l'ONU, publié lundi, il a précisé que le processus de paix était toujours une étape critique.

Selon le sommaire de l'ONU, il a félicité les deux parties pour leur coopération avec la mission de maintien de la paix (UNMEE) en Erythrée et en Ethiopie.

" Cependant, la paix durable ne peut pas être établie sur la base des arrangements provisoires " a-t-il déclaré.

" En l'absence de mouvement significatif allant vers l'avant, l'élan précieux pourrait être perdu et s'avérer être difficilement retrouvable et avoir des incidences alternatives sur les buts à long terme dans le développement de la reconstruction.

Il a ajouté que " la paix nécessite que soit réalisée rapidement la délimitation de la frontière et de bons rapports se développe entre les parties permettant de résoudre les problèmes par un dialogue paisible "

" Rien ne sera plus important que l'engagement propre aux deux parties ".

" Depuis que la terrible douleur de cette guerre qui s'est terminée il y a 3 ans, les gouvernants et les populations de ces deux pays ont investi fortement dans la paix ".

M Koffi Annan a précisé " Il est crucial qu'ils prennent les mesures restantes et exigées pour pouvoir bénéficier entièrement de la rentabilité de ces investissements ".

Les observateurs soulignent que les travaux de délimitation de la frontière qui devaient débuter en juillet de cette année seront vraisemblablement remis à plus tard.

L'Ethiopie a exprimé sont désappointement vis-à-vis de la décision imposée d'autorité par la Commission des Frontières qui avait d'autres options dans la délimitation contestée de la ville de Badme qui fut un point d'embrasement dans le déclenchement de la guerre contre l'Erythrée en 1998.

Elle souhaite une autre option que celle proposée.

L'Erythrée, pour sa part, a refusé d'entamer une quelconque négociation sur ce point et annonce que le dialogue est clos et que la délimitation devrait commencer aussitôt que possible.

 

 

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