
02/07/03
- ERYTHREE-ETHIOPIE :
" Les arrangements provisoires ne sont pas une solution "
Le Secrétaire général de l' ONU M Koffi Annan
a déclaré que la paix durable entre l'Erythrée
et l'Ethiopie ne peut pas être basée sur des " arrangements
provisoires"
Source
IRIN-Ethiopie
Voir
traduction à la suite du texte.
ERITREA-ETHIOPIA: ''Temporary
arrangements'' not a solution, says Annan
NAIROBI,
1 July (IRIN) - UN Secretary General Kofi Annan has warned that lasting
peace in Eritrea and Ethiopia cannot be based on "temporary arrangements".
In
his latest report to the Security Council, issued on Monday, he said
the peace process was still at a critical stage.
According to a UN summary of the report, he praised the two sides
for their cooperation with the UN peacekeeping mission in Ethiopia
and Eritrea, UNMEE.
"However,
lasting peace cannot be built on the basis of temporary arrangements,"
he said. "In the absence of significant forward movement, precious
momentum could be lost and prove difficult to regain, which in turn
could impact on the longer-term goals of reconstruction and development."
Lasting
peace, he added, required the expeditious demarcation of the border
"and a relationship between the parties that enables them to
address problems through peaceful discourse".
"The
absence of political contacts between the two countries since the
negotiation of the Algiers Agreements [in 2000] has undoubtedly hindered
the normalisation of bilateral relations - a vital element of any
peace process," he said. "Nothing will be more important
than the commitment of the parties themselves."
"Since
the terrible suffering of war ended three years ago, the governments
and people of the two countries have invested heavily in peace,"
Annan stated. "It is crucial they take the remaining steps required
to benefit fully from the yields of that investment."
Observers say border demarcation, due to begin in July, will probably
be postponed.
Ethiopia
has expressed unhappiness with the ruling by an independent border
commission, which among other issues, places the hotly contested town
of Badme - where the war flared up in 1998 - in Eritrea.
It
is seeking "variations" to the border decision.
Eritrea, for its part, has refused to hold any dialogue on the issue,
saying the matter is closed and demarcation should begin as soon as
possible.
Naïrobi
le 1er juillet 2003 - Erythrée - Ethiopie -
"
Les arrangements provisoires ne sont pas une solution "
Le Secrétaire général de l' ONU M Koffi Annan
a déclaré que la paix durable entre l'Erythrée
et l'Ethiopie ne peut pas être basée sur des " arrangements
provisoires ".
Dans
son rapport au Conseil de Sécurité de l'ONU, publié
lundi, il a précisé que le processus de paix était
toujours une étape critique.
Selon
le sommaire de l'ONU, il a félicité les deux parties
pour leur coopération avec la mission de maintien de la paix
(UNMEE) en Erythrée et en Ethiopie.
"
Cependant, la paix durable ne peut pas être établie sur
la base des arrangements provisoires " a-t-il déclaré.
"
En l'absence de mouvement significatif allant vers l'avant, l'élan
précieux pourrait être perdu et s'avérer être
difficilement retrouvable et avoir des incidences alternatives sur
les buts à long terme dans le développement de la reconstruction.
Il
a ajouté que " la paix nécessite que soit réalisée
rapidement la délimitation de la frontière et de bons
rapports se développe entre les parties permettant de résoudre
les problèmes par un dialogue paisible "
"
Rien ne sera plus important que l'engagement propre aux deux parties
".
"
Depuis que la terrible douleur de cette guerre qui s'est terminée
il y a 3 ans, les gouvernants et les populations de ces deux pays
ont investi fortement dans la paix ".
M
Koffi Annan a précisé " Il est crucial qu'ils prennent
les mesures restantes et exigées pour pouvoir bénéficier
entièrement de la rentabilité de ces investissements
".
Les
observateurs soulignent que les travaux de délimitation de
la frontière qui devaient débuter en juillet de cette
année seront vraisemblablement remis à plus tard.
L'Ethiopie
a exprimé sont désappointement vis-à-vis de la
décision imposée d'autorité par la Commission
des Frontières qui avait d'autres options dans la délimitation
contestée de la ville de Badme qui fut un point d'embrasement
dans le déclenchement de la guerre contre l'Erythrée
en 1998.
Elle
souhaite une autre option que celle proposée.
L'Erythrée,
pour sa part, a refusé d'entamer une quelconque négociation
sur ce point et annonce que le dialogue est clos et que la délimitation
devrait commencer aussitôt que possible.