L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 15-Mai-2004 20:05 (GMT+1 / Bruxelles)

 

15/05/04 - Ismaïl Omar Guelleh déclare soutenir le peuple palestinien - spolié d'une bonne partie de ses terres et délesté de ses droits - mais se garde bien de condamner ouvertement la politique d'Ariel Sharon.

Bouh Warsama.

Rien de surprenant en celà car il est impliqué dans des contrats de livraison d'armes avec Ariel Sharon et pour la mise en place d'un réseau de surveillance sur le Port International de Djibouti.

Un peu d'histoire ne nuit point bien au contraire car ceci permet de rafraîchir nos mémoires alors qu'un retour en arrière de quelques années aide à mieux comprendre certains " animaux " qui prétendent gouverner des régions de ce monde.

Souvenons-nous que l'invasion du Liban et le siège de Beyrouth de juin au mois d'août 1982 coûtèrent la vie à plus de 15 000 civils, frères libanais et palestiniens alors que les journalistes israéliens Zeev Schif (Haaretz) et Ehoud Yaari (de la télévision israélienne) écrivaient quelques mois plus tard que :

" La guerre du Liban, est née dans l'esprit tumultueux d'un certain homme, résolu et sans bornes, qui a entraîné toute une nation dans la recherche vaine d'objectifs en partie imaginaires ; c'était une guerre fondée sur des illusions, son parcours parsemé de magouilles et sa fin inévitable était pleine de déceptions (...).

En utilisant un langage incisif, on pourrait affirmer qu'en préparant cette guerre et au cours des premiers mois de celle-ci s'est produit en Israël une sorte de putsch d'un type peu commun (...).

Au lieu de s'emparer des institutions qui sont à l'origine des décisions étatiques ou de les dissoudre, comme le font les auteurs habituels de coup d'Etat, Sharon a élaboré une formule qui lui a permis de prendre en main le processus de l'adoption des décisions.

Il a privé les institutions démocratiques de leur pouvoir de contrôle et de supervision et a affaibli les freins qui font partie du système du pouvoir ………..".

C'est ce qu'a réalisé pour partie et sous une forme proche Ismaïl Omar Guelleh en laissant sa propagande - grassement financée sur les aides internationales - travailler le sujet de laisser croire à l'opinion publique et aux instances internationales qu'à Djibouti c'est la démocratie et le pluralisme politique alors qu'aucune instance de contrôle du pouvoir n'existe et que quiconque se garde bien de contester ses décisions et celles de Kadra Mahamoud Haïd comme de s'opposer à leurs malversations et trafics.

Si M Sharon se situe dans le droit fil d'une vie tout entière consacrée au combat contre les Arabes Ismaël Omar Guelleh n'a, quant à lui, rien à faire de la Ligue Arabe ni des souffrances des populations palestiniennes.

Des incursions d'Ariel Sharon au-delà des frontières, dans les années 1950, à la tête de l'unité militaire 101, de sinistre réputation, jusqu'à sa politique comme premier ministre d'Israël, sa méthode n'a pas changé depuis cette époque.

Elle reste et demeure invariablement l'usage de la force et de la destruction, sur fond de mépris pour la vie de ses adversaires arabes comme pour ces femmes palestiniennes qui vivent et accouchent dans les pires conditions, pour ces enfants et pour ces toutes jeunes filles emplis des haines qu'il suscite ; adolescents à peine sortis de l'enfance prêts à sacrifier leur vie en servant de " bombes humaines " et frappant aveuglément ça et là des populations juives innocentes.

C'est le même sang qui coule sur la terre de leurs ancêtres communs.

Ariel Sharon a un supporter et " ami d'intérêts financiers communs " en la personne d'Ismaïl Omar avec qui il a des contacts fréquents.

Sans que cette rencontre soit relatée dans la presse propagandiste du pouvoir La Nation et certes pas par l'ADI, le 12 septembre 2003 durant une supposée " escale technique " de nuit et de deux heures sur l'Aéroport international de Djibouti et alors qu'Ariel Sharon se dirigeait vers l'Inde pour y rencontrer M Atal Behari Vajpayee (premier ministre de l'époque) il était reçu à bras ouverts et pour une grande accolade dans les salons privés de l'Aéroport par Ismaïl Omar Guelleh venu l'attendre jusqu'aux pieds de l'avion du PM israélien.

Bouclage total de l'Aéroport International de Djibouti, mesures exceptionnelles de sécurité assurée par les services spéciaux djiboutiens et israéliens ; cette information fut totalement occultée mais surtout étouffée afin de ne pas mettre à jour les liens commerciaux qui lient personnellement les deux personnalités politiques.

  • Mutisme des Membres de la Commission d'Appel d'Offres du Port de Djibouti sur le Marché public lancé et attribué par avance par IOG au Groupe israélien IMI dont la famille d'Ariel Sharon serait le principal actionnaire..

Souvenons-nous, alors qu'il avait cédé officiellement le marché public de gestion du Port International à Dubaï Port Autority ( Jabal Ali ) Ismaïl Omar a passé parallèlement des Accords confidentiels dés l'année 2000, bien avant l'appel d'offres, avec la Société HANCAL qui fait partie du Groupe israélien IMI dont la famille d'Ariel Sharon serait le principal actionnaire.

Un document technique établi par HANCAL - Systems Engineering - dont copie est en notre possession (avec diverses piéces confidentielles parvenues depuis notre article daté du 29/03/2004), fut signé en avril 2000 par M Eitan COHEN, Directeur de la division du projet et Shlomo RAVID, Directeur IMI du projet et confirme bien que ledit projet fut accepté à cette époque par Ismaïl Omar Guelleh.

Alors que la date de dépôt des dossiers de soumission était fixée au 30 mars 2004, plus de 40 jours plus tard on ne peut que s'étonner du silence de ladite Commission qui a la charge de procéder à l'ouverture des plis.

Les documents que nous a fourni notre ami M Baragoita Houmed Abdallah sembleraient bien avoir semé le trouble au sein des plus hautes de l'Etat surtout lorsque l'on sait que copies des documents a été remise à M le Secrétaire de la Ligue Arabe Amr Moussa pour diffusion à tous les pays adhérents à la ligue Arabe.

  • le Général Fathi Ahmed Houssein et le Colonel Osman Nour Soubagleh se sont rendus en Inde alors qu'Abdourahman Borreh est allé payer ensuite la facture d'armes lourdes.

Observons tout de même que depuis le Général Fathi Ahmed Houssein - Chef d'Etat Major général des Armées djiboutiennes - accompagné du Colonel Osman Nour Soubagleh se sont rendus en Inde auprès du même M Atal Behari Vajpayee (premier ministre de l'époque) afin d'y acquérir un complément d'armement lourd à celui qu'a fourni Ariel Sharon à Ismaïl Omar Guelleh.

La question qui se pose est :

" A quoi ont servi les plus de 10 millions d'USD de supposées Aides accordées par l'Inde à Djibouti ? "

Certainement pas à améliorer les conditions de vie des Djiboutiens et des Djiboutiennes car cela se verrait mais bien plus assurément à payer les armes lourdes et les munitions fournies à Ismaïl Omar Guelleh pour son commerce dans les régions de Somalie et d'Erythrée qui, encore une fois et dans l'indifférence quasi générale du monde occidental, peut impunément briser l'embargo décrété par l'ONU.

On aimerait à présent entendre l'Europe sur cette question.

Cette Europe, qui n'en finit pas de s'autocélébrer ces jours-ci, a-t-elle seulement quelque chose à dire sur ce trafic ouvert dans cette région de conflits dévastateurs de populations et pour la paix du monde ?.

 

Bouh Warsama.

 
 
 
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