





19/05/04
- "Affaire Ismaïl Omar - Ariel Sharon" - Ce que nous
affirmons, nous le démontrons et communiquons les documents.

Par
Idriss Abdi Korah et M Baragoïta
Les
" traficotages " d'Ismaïl Omar Guelleh avec Ariel Sharon
sont mis à jour avec la parution d'une première pièce
administrative d'un long dossier que nous publions et qui a été
remis ces jours derniers à M le Secrétaire général
Amr Moussa, pour information des pays membres de la Ligue arabe.
Le
Gouvernement en Exil de Djibouti ce ne sont bien heureusement pas
que les membres du Conseil de Gouvernement dont les noms, références
et photographie, apparaissent sur notre site.
C'est
surtout et depuis des années, un groupe qui s'est constitué
jour après jour constitué d'hommes et de femmes dans
la plus grande confidentialité et représentatifs de
la société djiboutienne dans son ensemble, à
Djibouti comme en exil.
Chacun
et chacune apporte ainsi sa contribution tant à l'élaboration
qu'à l'évolution du programme de gouvernement que nous
proposons de mettre en place à Djibouti dans les meilleurs
délais qu'à la fourniture de documents de l'Etat djiboutien
actuel qui viennent à l'appui de toutes nos dénonciations
et de nos mises en accusation du régime d'Ismaïl Omar
Guelleh et de Kadra Haïd en matière de détournements
de biens et de fonds publics, de tous leurs actes contraires à
nos lois, à notre Constitution mais aussi face aux mensonges
d'une propagande gouvernementale qui est aux antipodes de la vérité
de ce régime despotique qui tente de travestir les réalités
en laissant croire qu'il serait Etat républicain respectant
le pluralisme politique et les Droits de l'Humain.
Par
nos écrits, nous tenons aujourd'hui à remercier chaleureusement
ceux qui, contraints à la clandestinité de leurs actes
courageux, permettent jour après jour d'informer - juste et
en toute équité - les populations djiboutiennes et nos
lecteurs étrangers au pays afin que chacun et chacune se fasse
son propre et " libre arbitre ".
Ce
que nous voulons démontrer à l'opinion publique - qu'elle
soit djiboutienne et internationale - c'est qu'Ismaïl Omar a
un langage politique fallacieux et fourbe depuis 1977 et derrière
lequel se cache une indifférence récurrente vis-à-vis
des souffrances des populations arabes et tout particulièrement
celles de nos frères et surs palestiniens mais aussi
qu'un pacte a été établi entre Ariel Sharon et
lui-même depuis bien des années pour des questions d'intérêts
financiers personnels et communs.
Nous
ne cherchons nullement à jeter le discrédit sur le peuple
d'Israël, comme de religion juive, car nous savons qu'il convient
ensemble de faire la différence entre ceux, dont nous sommes,
qui veulent construire un Etat palestinien à côté
de l'Etat d'Israël, et ceux qui veulent mettre à bas "l'Etat
des juifs".
Les
souffrances du peuple palestinien sont les mêmes souffrances
qu'a subi le peuple juif dans sa longue histoire. Il faut donc avoir
ensemble le courage de démasquer ceux qui veulent ériger
en concurrence les souffrances des uns et des autres - entre autres
juifs et palestiniens - et qui entretiennent ce conflit fratricide.
Le
despote djiboutien qui tente de se forger une figure angélique
de chef d'Etat a dépassé la " Kalachnikovmania
" depuis la fin de la guerre de l'Ogaden qui a fait sa fortune.
La
guerre de l'Ogaden - avec l'afflux des réfugiés provoqué
par celle-ci et malheureusement une sécheresse sans précédent
qui en a aggravé les conséquences humaines - a entraîné
une crise économique grave en Somalie alors que le pays ne
pouvait survivre que grâce aux aides extérieures ; aides
internationales qui furent consacrées majoritairement à
l'achat d'armes et de munitions et non point à aider les populations.
Nous
en étions encore à cette époque à la "
Kalachnikovmania " que va mettre à profit Ismaïl
Omar pour constituer des stocks d'armes importants dans la région
de Dire Dawa et d'Aisha
en Ethiopie comme en Somalie du nord
et dans la région du Puntland, dans des zones proches de Djibouti
et à parfois à quelques kms de la frontière.
Il
va profiter de l'effondrement du régime autoritaire du président
somalien après le bombardement d'Hargeisa par l'armée
en juin 1988 pour élargir ses opérations de rachats
d'armes et de munitions face à une armée de Siyad Barre
en pleine déconfiture et bradant des convois complets d'armes
et de munitions pour quelques milliers d'USD.
Le
30 décembre 1990, alors que la capitale se souleva contre le
dictateur, avec de novembre 1991 à mars 1992 de violents affrontements
opposant ses libérateurs, Ismaïl Omar Guelleh est à
la tête d'un immense patrimoine constitué par les stocks
d'armes et de munitions qu'il a fait négocier par ses "
Agents " très souvent à bas prix.
Abdourahman
Borreh sera à cette époque et continue d'être
aujourd'hui le " gestionnaire financier " de toutes les
opérations d'achat et de revente d'armes alors que les fonds
transiteront et transitent encore de nos jours par les banques de
Dubaï sur les comptes d'Ismaïl Omar que gère Borreh
qui perçoit au passage un pourcentage.
Quant
aux sociétés chargées du transport d'armes il
convient de se référer à notre article en date
du 06/04/04
pour comprendre que tout est dans la main d'un clan qui
a à sa tête Ismaïl Omar Guelleh.
Cet
homme se pense au dessus des lois lorsque l'on constate l'arraisonnement
récent sur l'aéroport de Dubaï d'un avion en transit
et affrété récemment par DAALLO, transportant
des armes et des munitions à destination de l'Irak, via l'Iran
(Article paru le
18/05/04).
On
peut considérer que l'époque lucrative de la "
Kalachnikovmania " est révolue depuis quelques années
dans les pays en conflit dans la Région de la Corne Est de
l'Afrique car l'on peut en acquérir une Kalach souvent pour
le prix de quelques poulets tant l'offre dépasse la demande
sur ce " marché des armes légères ".
Les
moyens utilisés lors des récents combats entre factions
somaliennes du sud - avec une ampleur sans précédent
dans les conséquences en pertes de vies humaines et la gravité
des blessures - confirment que nous sommes dans l'ère de l'arme
lourde et dans celle du pilonnage aveugle des villages et de zones
censées être aux mains de " l'ennemi ".
C'est
le règne de la terreur au sein des populations civiles en Somalie
comme ailleurs dans la région ; fini l'assaut à la Kalachnikov,
on tire au mortier et au canon ou avec les batteries " d'orgue
de Staline " durant des heures, ensuite " on va au résultat
" !.
Cela
Ismaïl Omar Guelleh l'a bien compris et il a donc adapté
son lucratif commerce d'armes et de munitions à la demande
d'armement lourd et de munitions de tous types.
Il
va donc passer par Ariel Sharon qui va lui servir de " couverture
" et d'intermédiaire en quelques sortes.
Le
Général Zakaria et le Colonel Soubableh pour signer
au nom d'Ismaïl Omar, Borreh qui vient payer et le tour est joué
; reste la COMAD et la kyrielle de sociétés bidons d'import-export,
......qui aurait l'outrecuidance d'aller fourrer son nez dans leurs
containers et leurs chargements ???.
Peut
être un Juge qui le paiera de sa vie en octobre 1995, alors
que le trafic de faux dollars US battait son plein !. N'est ce pas
Alpha Roméo !, vous ne pouvez me contredire car vous et moi
savons que ce n'est pas une affirmation gratuite mais fondée.
Outre
le fait qu'il envisage de confier d'autres marchés publics
à Ariel Sharon par l'intermédiaire de " sociétés
écrans " non basées en Israël, Ismaïl
Omar a passé parallèlement des Accords confidentiels
dés l'année 2000, bien avant l'appel d'offres du PAID
(Port Autonome et International de Djibouti, avec la Société
HANCAL qui fait partie du Groupe israélien IMI dont la famille
d'Ariel Sharon serait le principal actionnaire.
Comme
nous l'avons indiqué à diverses reprises, un document
technique établi par HANCAL - Systems Engineering - dont copie
est en notre possession (avec diverses pièces confidentielles
parvenues depuis notre article
daté du 29/03/2004), fut signé en avril
2000 par M Eitan COHEN, Directeur de la division du projet et Shlomo
RAVID, Directeur IMI du projet.
Un autre document - non divulgué - confirme bien que ledit
projet fut accepté à cette époque par Ismaïl
Omar Guelleh.
Escales
au cours desquelles il
est accueilli à bras ouverts par Ismaïl Omar Guelleh qui
auront ensuite de longues discusions dans les salons privés
de l'Aéroport.
A
l'aller comme au retour, pourquoi faire un détour de quelques
milliers de kms alors que l'avion du PM israélien avait la
capacité de carburant largement suffisante pour se rendre à
Bombay (Inde) au cap direct à partir d'Israël ......?.
Ce
que les deux " complices " se sont dit, peu le savent exactement
mais malgré les précautions prises par Ismaïl Omar
des informations ont filtré.
Ce
dont on peu être certains, c'est que lors de ces longs entretiens
nuiteux et à l'abri des regards "fouineurs", Ismaïl
Omar n'a certes pas mis en cause la politique d'Ariel Sharon à
l'égard de nos frères et de nos surs palestiniens,
spoliés d'une bonne partie de leurs terres sur lesquelles Sharon
fait construire un " Mur de la honte " et qui sont délestés
de leurs droits.
- Un
courrier du Cabinet militaire de la République djiboutienne
qui confirme nos propos et les connivences.

Par
la lettre N°
125/A.C.M, en date du 03.09.03, adressée au
Ministre de la Défense, au Ministre de Transports, à
l'Aviation Civile, au CEM GA, au CEM GN,
le
Chef de la Sécurité nationale donnait "
son accord à la demande d'autorisation de survol, d'atterrissage
et de décollage, en faveur de l'avion israélien, en
provenance de l'Aéroport de Ben Gourion (Israël) et à
destination de Bombay (Inde), prévu pour le 05 et le 12 septembre
2003.
Typer of Aircraft : N° de vol : 08203, N° de la queue (NDLR
:identification) 427 ".
Il
indiquait pour conclure :
"
Veuillez prendre toutes les mesures adéquates pour que les
facilités d'usage soit données à nos hôtes
de passage ".
Par
Idriss Abdi Korah et M Baragoïta.