L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 19-Mai-2004 16:27 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

19/05/04 - "Affaire Ismaïl Omar - Ariel Sharon" - Ce que nous affirmons, nous le démontrons et communiquons les documents.

Par Idriss Abdi Korah et M Baragoïta

Les " traficotages " d'Ismaïl Omar Guelleh avec Ariel Sharon sont mis à jour avec la parution d'une première pièce administrative d'un long dossier que nous publions et qui a été remis ces jours derniers à M le Secrétaire général Amr Moussa, pour information des pays membres de la Ligue arabe.

Le Gouvernement en Exil de Djibouti ce ne sont bien heureusement pas que les membres du Conseil de Gouvernement dont les noms, références et photographie, apparaissent sur notre site.

C'est surtout et depuis des années, un groupe qui s'est constitué jour après jour constitué d'hommes et de femmes dans la plus grande confidentialité et représentatifs de la société djiboutienne dans son ensemble, à Djibouti comme en exil.

Chacun et chacune apporte ainsi sa contribution tant à l'élaboration qu'à l'évolution du programme de gouvernement que nous proposons de mettre en place à Djibouti dans les meilleurs délais qu'à la fourniture de documents de l'Etat djiboutien actuel qui viennent à l'appui de toutes nos dénonciations et de nos mises en accusation du régime d'Ismaïl Omar Guelleh et de Kadra Haïd en matière de détournements de biens et de fonds publics, de tous leurs actes contraires à nos lois, à notre Constitution mais aussi face aux mensonges d'une propagande gouvernementale qui est aux antipodes de la vérité de ce régime despotique qui tente de travestir les réalités en laissant croire qu'il serait Etat républicain respectant le pluralisme politique et les Droits de l'Humain.

Par nos écrits, nous tenons aujourd'hui à remercier chaleureusement ceux qui, contraints à la clandestinité de leurs actes courageux, permettent jour après jour d'informer - juste et en toute équité - les populations djiboutiennes et nos lecteurs étrangers au pays afin que chacun et chacune se fasse son propre et " libre arbitre ".

  • Dans l'affaire " Ismaïl Omar - Ariel Sharon " ce n'est pas le peuple juif d'Israël - nos frères avec qui nous partageons une histoire commune et les mêmes ancêtres - que nous mettons en cause ; loin de là est notre intention.

Ce que nous voulons démontrer à l'opinion publique - qu'elle soit djiboutienne et internationale - c'est qu'Ismaïl Omar a un langage politique fallacieux et fourbe depuis 1977 et derrière lequel se cache une indifférence récurrente vis-à-vis des souffrances des populations arabes et tout particulièrement celles de nos frères et sœurs palestiniens mais aussi qu'un pacte a été établi entre Ariel Sharon et lui-même depuis bien des années pour des questions d'intérêts financiers personnels et communs.

Nous ne cherchons nullement à jeter le discrédit sur le peuple d'Israël, comme de religion juive, car nous savons qu'il convient ensemble de faire la différence entre ceux, dont nous sommes, qui veulent construire un Etat palestinien à côté de l'Etat d'Israël, et ceux qui veulent mettre à bas "l'Etat des juifs".

Les souffrances du peuple palestinien sont les mêmes souffrances qu'a subi le peuple juif dans sa longue histoire. Il faut donc avoir ensemble le courage de démasquer ceux qui veulent ériger en concurrence les souffrances des uns et des autres - entre autres juifs et palestiniens - et qui entretiennent ce conflit fratricide.

  • Ismaïl Omar Guelleh n'est au final qu'un " Trafiquant en tous genres " dont l'immense fortune d'aujourd'hui s'est faite et continue de prospérer pour partie par l'achat et la revente d'armes en Afrique mais aussi au Moyen Orient.

Le despote djiboutien qui tente de se forger une figure angélique de chef d'Etat a dépassé la " Kalachnikovmania " depuis la fin de la guerre de l'Ogaden qui a fait sa fortune.

La guerre de l'Ogaden - avec l'afflux des réfugiés provoqué par celle-ci et malheureusement une sécheresse sans précédent qui en a aggravé les conséquences humaines - a entraîné une crise économique grave en Somalie alors que le pays ne pouvait survivre que grâce aux aides extérieures ; aides internationales qui furent consacrées majoritairement à l'achat d'armes et de munitions et non point à aider les populations.

Nous en étions encore à cette époque à la " Kalachnikovmania " que va mettre à profit Ismaïl Omar pour constituer des stocks d'armes importants dans la région de Dire Dawa et d'Aisha… en Ethiopie comme en Somalie du nord et dans la région du Puntland, dans des zones proches de Djibouti et à parfois à quelques kms de la frontière.

Il va profiter de l'effondrement du régime autoritaire du président somalien après le bombardement d'Hargeisa par l'armée en juin 1988 pour élargir ses opérations de rachats d'armes et de munitions face à une armée de Siyad Barre en pleine déconfiture et bradant des convois complets d'armes et de munitions pour quelques milliers d'USD.

Le 30 décembre 1990, alors que la capitale se souleva contre le dictateur, avec de novembre 1991 à mars 1992 de violents affrontements opposant ses libérateurs, Ismaïl Omar Guelleh est à la tête d'un immense patrimoine constitué par les stocks d'armes et de munitions qu'il a fait négocier par ses " Agents " très souvent à bas prix.

Abdourahman Borreh sera à cette époque et continue d'être aujourd'hui le " gestionnaire financier " de toutes les opérations d'achat et de revente d'armes alors que les fonds transiteront et transitent encore de nos jours par les banques de Dubaï sur les comptes d'Ismaïl Omar que gère Borreh qui perçoit au passage un pourcentage.

Quant aux sociétés chargées du transport d'armes il convient de se référer à notre article en date du 06/04/04 pour comprendre que tout est dans la main d'un clan qui a à sa tête Ismaïl Omar Guelleh.

Cet homme se pense au dessus des lois lorsque l'on constate l'arraisonnement récent sur l'aéroport de Dubaï d'un avion en transit et affrété récemment par DAALLO, transportant des armes et des munitions à destination de l'Irak, via l'Iran (Article paru le 18/05/04).

  • La demande en armement lourd se faisant de plus en plus forte, Ismaïl Omar devait forcément y répondre pour consolider son commerce.

On peut considérer que l'époque lucrative de la " Kalachnikovmania " est révolue depuis quelques années dans les pays en conflit dans la Région de la Corne Est de l'Afrique car l'on peut en acquérir une Kalach souvent pour le prix de quelques poulets tant l'offre dépasse la demande sur ce " marché des armes légères ".

Les moyens utilisés lors des récents combats entre factions somaliennes du sud - avec une ampleur sans précédent dans les conséquences en pertes de vies humaines et la gravité des blessures - confirment que nous sommes dans l'ère de l'arme lourde et dans celle du pilonnage aveugle des villages et de zones censées être aux mains de " l'ennemi ".

C'est le règne de la terreur au sein des populations civiles en Somalie comme ailleurs dans la région ; fini l'assaut à la Kalachnikov, on tire au mortier et au canon ou avec les batteries " d'orgue de Staline " durant des heures, ensuite " on va au résultat " !.

Cela Ismaïl Omar Guelleh l'a bien compris et il a donc adapté son lucratif commerce d'armes et de munitions à la demande d'armement lourd et de munitions de tous types.

  • Le problème pour Ismaïl Omar Guelleh est de justifier l'achat important d'armes lourdes et de munitions pour une armée d'un pays de 500 000 personnes.

Il va donc passer par Ariel Sharon qui va lui servir de " couverture " et d'intermédiaire en quelques sortes.

Le Général Zakaria et le Colonel Soubableh pour signer au nom d'Ismaïl Omar, Borreh qui vient payer et le tour est joué ; reste la COMAD et la kyrielle de sociétés bidons d'import-export, ......qui aurait l'outrecuidance d'aller fourrer son nez dans leurs containers et leurs chargements ???.

Peut être un Juge qui le paiera de sa vie en octobre 1995, alors que le trafic de faux dollars US battait son plein !. N'est ce pas Alpha Roméo !, vous ne pouvez me contredire car vous et moi savons que ce n'est pas une affirmation gratuite mais fondée.

Outre le fait qu'il envisage de confier d'autres marchés publics à Ariel Sharon par l'intermédiaire de " sociétés écrans " non basées en Israël, Ismaïl Omar a passé parallèlement des Accords confidentiels dés l'année 2000, bien avant l'appel d'offres du PAID (Port Autonome et International de Djibouti, avec la Société HANCAL qui fait partie du Groupe israélien IMI dont la famille d'Ariel Sharon serait le principal actionnaire.

Comme nous l'avons indiqué à diverses reprises, un document technique établi par HANCAL - Systems Engineering - dont copie est en notre possession (avec diverses pièces confidentielles parvenues depuis notre article daté du 29/03/2004), fut signé en avril 2000 par M Eitan COHEN, Directeur de la division du projet et Shlomo RAVID, Directeur IMI du projet.
Un autre document - non divulgué - confirme bien que ledit projet fut accepté à cette époque par Ismaïl Omar Guelleh.

  • Entre le 5 et le 12 septembre 2003, Ariel Sharon se rend en Inde et fait un détour par Djibouti pour de supposées " escales techniques " … de plus de deux heures - à l'aller comme au retour.

Escales au cours desquelles il est accueilli à bras ouverts par Ismaïl Omar Guelleh qui auront ensuite de longues discusions dans les salons privés de l'Aéroport.

A l'aller comme au retour, pourquoi faire un détour de quelques milliers de kms alors que l'avion du PM israélien avait la capacité de carburant largement suffisante pour se rendre à Bombay (Inde) au cap direct à partir d'Israël ......?.

Ce que les deux " complices " se sont dit, peu le savent exactement mais malgré les précautions prises par Ismaïl Omar des informations ont filtré.

Ce dont on peu être certains, c'est que lors de ces longs entretiens nuiteux et à l'abri des regards "fouineurs", Ismaïl Omar n'a certes pas mis en cause la politique d'Ariel Sharon à l'égard de nos frères et de nos sœurs palestiniens, spoliés d'une bonne partie de leurs terres sur lesquelles Sharon fait construire un " Mur de la honte " et qui sont délestés de leurs droits.

  • Un courrier du Cabinet militaire de la République djiboutienne qui confirme nos propos et les connivences.

Par la lettre N° 125/A.C.M, en date du 03.09.03, adressée au Ministre de la Défense, au Ministre de Transports, à l'Aviation Civile, au CEM GA, au CEM GN,

le Chef de la Sécurité nationale donnait " son accord à la demande d'autorisation de survol, d'atterrissage et de décollage, en faveur de l'avion israélien, en provenance de l'Aéroport de Ben Gourion (Israël) et à destination de Bombay (Inde), prévu pour le 05 et le 12 septembre 2003.
Typer of Aircraft : N° de vol : 08203, N° de la queue
(NDLR :identification) 427 ".

Il indiquait pour conclure :

" Veuillez prendre toutes les mesures adéquates pour que les facilités d'usage soit données à nos hôtes de passage ".

 

Par Idriss Abdi Korah et M Baragoïta.

 

 
a