




25/05/04
- Dans le " Grand cirque " qu'est devenu Djibouti sous l'ère
ismaïlienne, chacun roule pour lui au niveau des responsables
de l'Etat alors qu'Ismaïl Omar s'est mis au cigare US après
avoir fumé du Havane.
Par
M Eigueh Wallieh.
Bonjour,
Merci
de bien vouloir faire paraître cet article sur le site du
GED. Je suis fonctionnaire du Ministère des Finances et c'est
aussi un hommage à M Mohamed Djama Elabeh que je fais dans
cet article en regrettant le temps où il dirigeait ce ministère.
Je
suis certain que beaucoup de nos amis se souviennent de l'époque
où Ismaïl Omar Guelleh - revenant de l'un de ses stages
de " conditionnement idéologique" dans les pays de
l'ex bloc soviétique qu'il affectionnait - tentait de se gratifier
d'une image de Ché Guevara de la Corne Est de l'Afrique et
faisait de l'anti américanisme à outrance pour se donner
un genre " à la mode ".


De
cette époque il ne lui reste ni la casquette, ni le béret
et certainement pas les valeurs du Ché.
L'image
est tombée aux oubliettes comme se sont évaporées
et s'évaporent encore de nos jours toutes ses promesses et
ses engagements vis-à-vis des uns et des autres, tout particulièrement
vis-à-vis des populations de notre pays qui souffrent alors
qu'il fait discrètement régner la terreur pour que chacun
se taise.
Prenons
par exemple son engagement vis-à-vis des pays et de la Ligue
Arabe et surtout des populations palestiniennes.
D'un
coté il inonde Yasser Arafat, nos frères et nos surs
palestiniens de messages ronflants de soutiens et
de l'autre il traite ses " Affaires " avec Ariel Sharon
qui fit escale à Djibouti par deux fois en septembre 2003 et
l'accueillant à bras ouverts
.
Ce
qui l'irrite au plus haut point c'est que l'on ait publié sur
ce site et pour partie copie des documents confirmant son double jeu.
Chaque chose en son temps !.
Qu'il
s'irrite un peu plus car nous n'en avons pas fini avec nos dénonciations
de ses traficotages avec Ariel Sharon et sur la publication des documents
de l'Etat, classés "Secret".
Bien
plus qu'un supposé Chef d'Etat de la Ligue Arabe, Ismaïl
Omar est un maître de revue dans le grand Cirque de Djibouti
et tout particulièrement depuis qu'il s'est octroyé
le pouvoir suprême par la falsification des Elections présidentielles
dans SA république bananière qu'il mène comme
il l'entend en faisant danser les uns et les autres pour son bon plaisir.
Pendant
des années, les Djiboutiens et les Djiboutiennes ont eu pour
le président Hassan Gouled une sorte de vénération
de par le simple fait qu'il a conduit le pays sur le chemin de l'indépendance.
Aujourd'hui
les choses ont bien changé et s'il s'est discrédité
auprès des populations de notre pays, y compris chez les Mamassan
c'est qu'en aucun moment il a eu le courage de faire entendre sa voix.
Certes me diront certains, il est cloîtré dans sa "
prison dorée " et placé officieusement depuis 1999
en " résidence surveillée ".
Tous
ses appels téléphoniques sont filtrés, tous ses
gestes sont surveillés.
Le
reproche que nous pouvons lui faire c'est d'avoir laissé le
meurtre par empoisonnement de notre grande sur Aïcha Bogoreh
totalement impuni et sans réaction de sa part.
Les
conditions de son élimination par Kadra Haïd étant
venue lui rendre visite sont connues mais, là encore, peu on
réagi et quand à lui il s'est tu et se tait encore aujourd'hui
; y compris sur les souffrances de ceux et de celles dont il conduisait
aux destinées.
Profondément
affaibli lors de son retour à Djibouti, le président
Hassan Gouled a la confirmation alors qu'il n'est plus le maître
du pays.
Il va donc négocier financièrement avec Ismaïl
Omar Guelleh les conditions de son retrait de la scène politique.
Il
exigea le paiement en USD de la somme de 520 millions de FD sur les
fonds du Port Autonome et International de Djibouti et fera procéder
au détournement de cette somme.
Le
Premier ministre d'alors et Ministre du Port Barkhat Gouradj ne s'y
opposera pas, il se mettra en dehors du coup et prendra sa part au
passage.
La
" Razzia " sur les bénéfices du Port international
de Djibouti sera telle que l'on mettra délibérément
les comptes financiers dans le rouge. Grâce
à des complicités d'alors, j'ai fait un audit sur les
finances du port à cette époque et sur 4 années
; les copies de virements et autres piéces administratives
sont en ma possession, à l'abri au Québec chez un membre
de ma famille.
En
décembre 1995, Barkhat s'était mis à la recherche
d'une société française afin d'assurer sa sécurité
car il avait la crainte qu'Ismaïl Omar Guelleh ne le fasse supprimer.
Mieux
que beaucoup, il connaît le pourquoi de l'assassinat du Juge
Bernard Borrel.
Depuis
leurs rapports se sont améliorés, IOG n'ira pas fouiller
dans tous ses détournements effectués depuis des années
comme Ministre du Port à la condition que Barkhat ne se place
pas sur sa route et se retire lui aussi de la scène politique.
C'est
ce que fera l'ex Premier ministre qui conservera - par contre-partie
et à vie - sa résidence ( logement de fonctions affecté
au titre de son poste de PM) auxquels viendront s'ajouter jusqu'aujourd'hui
des avantages et des privilèges que lui concédera et
lui concède encore Ismaïl Omar Guelleh.
A
cette époque l'opposition est quasiment inexistante, elle
a perdu fin 1996 son leader - Mohamed Djama Elabé - le seul
qui s'est toujours opposé aux malversations et qui finalement
gênait trop de monde.
L'argent
en USD que va faire prélever Hassan Gouled sur les comptes
financiers du Port Autonome de Djibouti, et dont il exige le versement
en liquide, va transiter par la France alors que le Commandant Zakaria
(le tortionnaire) va être chargé de récupérer
l'argent à l'Aéroport International de Djibouti dans
l'avion en provenance de Paris où s'est effectué le
change des 520 millions de FD en USD.
Hassan
Gouled laissera alors la place à Ismaïl Omar Guelleh qui
a déjà écarté de sa route vers la présidence
et à sa manière Ismaïl Guédi et Moumin Bahdon
Farah.
Ismaïl
Omar laisse faire l'opération de détournements de fonds
publics ordonné par Gouled à son seul profit et aura
- dès lors - un moyen de chantage et de pression sur l'ancien
président qui se taira et se tait encore aujourd'hui.
Ceux
- dont nous étions - et qui pensent qu'Hassan Gouled pourrait
s'opposer à Ismaïl Omar Guelleh ont totalement tort.
Pourtant
Ismaïl Omar Guelleh a donné depuis 1999 bien des raisons
au" vieux chef " de réagir et de s'opposer à
lui.
-
Empoisonnement
d'Aïcha Bogoreh : aucune réaction.
-
Membres
de la famille d'Hassan Gouled licenciés de leurs postes
dans l'administration
-
Emprisonnement
de femmes appartenant à la famille Gouled sur ordre de
la Kabyo
..
-
Mille
est une tracasseries en face desquelles le " vieux chef "
restera presque sans réaction.
Hassan
Gouled n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut et quand bien même
érigerait-on une statue après sa mort et donnerait-on
son nom à une place de la capitale, l'image que conserveront
les jeunes générations de Djiboutiens et de Djiboutiennes
sera celle d'un homme qui a
fui ses responsabilités d'Issa pour se réfugier dans
son confort tout en dégustant ses " Jet Peppermint "
et en jouant aux cartes.
Seul
Ambassadeur à être en poste depuis 1977 sans en avoir
changé, Robleh Olhayé Guelleh s'est constitué
une immense fortune et tient toutes les autorités djiboutiennes
à partir de Washington et de son Palais dans New York pour
ce qui concernant la réserve d'argent de Djibouti dans la Banque
Fédérale US.
Si
Ismaïl Omar se pense être le plus fort, il sait que lui
comme les autres ( Hassan Gouled - Moumin Bahdon - Ismaël Guédi
- Aden Robleh comme le Général Yassin de son vivant
et bien d'autres) il est à la merci de son cousin Robleh Olhayé
Guelleh car il a en mains toutes les preuves des malversations et
des détournements de haut niveau.
Robleh
Olhayé Guelleh s'est permis de " virer " de l'Ambassade
de Djibouti aux USA le propre neveu d'Ismaïl Omar, Guelleh Idriss
Omar Guelleh, sans demander l'avis du " maître du Palais
de l'Escale ".
Et
comme si cela ne suffisait pas, il a aussi " viré "
de SON Ambassade le fils de Kadra Haïd, Naguib Abdallah Kamil.
La
Kabyo serait entrée dans une rage folle et aurait lancé
sa propre " fatwa " à l'égard de Robleh Olhayé
Guelleh
qui a tout intérêt à ne pas sortir
seul le soir
.
Un
accident est si vite arrivé ....!!!
Dans
le grand cirque de Djibouti d'après 1999, il y a l'abus de
pouvoirs et des " pantins " de l'Etat qui dansent en se
tenant par la barbichette ; mais ils n'ont ni génie et d'évidence
aucun courage de changer les choses.
M Eigueh Wallieh.