07/07/03
- SOMALIE : Confusion aux entretiens de paix
NAIROBI,
7 juillet (IRIN) - Les délégués à la paix
en Somalie, ayant lieu au Kenya, indiquent qu'a été
signé le 5 juillet ce qu'ils considèrent être
un accord "historique" pour l'installation d'un gouvernement
fédéral, mais une confusion s'en est suivie lorsque
quelques groupes politiques ont dénoncé cet accord le
jour suivant.
Source
IRIN-Ethiopie
Voir traduction
à la suite du texte.
SOMALIA:
Confusion at peace talks
NAIROBI,
7 July (IRIN) - Delegates to the Somali peace talks, taking place
in Kenya, signed what was termed an "historic" agreement
on 5 July to set up a federal government, but confusion was created
when some political groups denounced the agreement the following day.
The president of the Transitional National Government (TNG),
Abdiqassim
Salad Hassan, rejected the agreement, signed by his prime minister,
Hasan Abshir Farah, at a press conference on Sunday. Abdiqassim said
that it would divide the country and the TNG would "not be party
to a process that is flawed and aimed at the dismemberment of Somalia".
According
to a statement from the mediators, delegates agreed that parliament
would be composed of 351 members. "The duration of the Transitional
Parliament will be four years.
The
selection of members of parliament will be made by the political leaders
(signatories) to the Declaration on the Cessation of Hostilities,
signed in Eldoret on 27 October 2002, and politicians who were originally
and officially invited by the Technical Committee in consultation
with the traditional leaders."
Abdiqaasim
said on Sunday that the number of MPs was too large for Somalia and
that traditional elders "should have the final say" in the
selection of MPs.
Saturday's
agreement seems to have brought to the fore simmering differences
within the TNG leadership. Prime Minister Hasan Abshir "stands
by the agreement", Ahmed Isse Awad, Abshir's senior advisor,
told IRIN on Monday.
The
agreement "has come about as a result of a compromise between
two diametrically opposed positions between the TNG, on one hand,
and the other Somali leaders at the Conference, on the other hand,"
Abshir said in a press statement issued on 7 July.
Meanwhile,
Muse Sudi Yalahow, one of Mogadishu's main faction leaders, also opposed
the agreement. Yalahow told IRIN that he was opposed to the agreement
because "we were not involved and therefore are not bound by
it". "We will not recognize it since we have nothing to
do with its inception. They just announced it," he said.
A
source close to the international observers at the talks told IRIN
they were concerned about the situation and were trying to find a
formula agreeable to all parties. An Inter-governmental Authority
on Development (IGAD) source involved in the talks said "I am
confident that the issues raised can be resolved amicably".
The
IGAD-sponsored Somali talks have been continuing for the past eight
months in an effort to establish an all-inclusive government. More
than 300 delegates representing the TNG, Somali armed factions, political
groups and civil society are attending.
07/07/03
- SOMALIE : Confusion aux entretiens de paix
NAIROBI,
7 juillet (IRIN) - Les délégués à la paix
en Somalie, ayant lieu au Kenya, indiquent qu'a été
signé le 5 juillet ce qu'ils considèrent être
un accord "historique" pour l'installation d'un gouvernement
fédéral, mais une confusion s'en est suivie lorsque
quelques groupes politiques ont dénoncé l'accord le
jour suivant.
Le
président du Gouvernement National Transitoire (TNG), Hassan
d'Abdiqassim, a rejeté l'accord, signé par son premier
ministre, Hasan Abshir Farah, dimanche lors d'une conférence
de presse.
Abdiqassim a indiqué que cet accord diviserait le pays et le
TNG et qu'il " ne saurait prendre partie pour un processus qui
est défectueux et qui vise au démembrement de la Somalie
".
Selon
un rapport des médiateurs, les délégués
ont convenu que le parlement se composerait de 351 membres et que
"la durée du Parlement transitoire sera de quatre ans".
"Le choix des parlementaires sera fait par les chefs politiques
(signataires) de la déclaration sur la cessation des hostilités,
signés dans Eldoret le 27 octobre 2002, et les politiciens
qui à l'origine et officiellement ont été invités
par le Comité technique en consultation avec les chefs traditionnels."
Abdiqaasim
a indiqué dimanche que le nombre des parlementaires était
trop important pour la Somalie et que les aînés traditionnels
"devraient avoir la parole finale" dans le choix des ces
parlementaires.
L'accord
de samedi semble avoir apporté des frémissements différents
aux décisions antérieures dans la conduite du TNG.
Le premier ministre Hasan Abshir "se tient prêt à
cet accord", a déclaré lundi à IRIN Ahmed
Isse Awad, le conseiller aîné d'Abshir.
Abshir
dit dans un rapport rapide publié 7 juillet que l'accord "est
survenu en raison d'un compromis entre deux positions diamétralement
opposées entre le TNG, d'une part, et les autres chefs somalis
à la conférence, d'autre part".
En
attendant, MUSE Sudi Yalahow, l'un des chefs principaux de la faction
de Mogadiscio, s'est également opposé à l'accord.
Yalahow
a indiqué à IRIN qu'il est opposé à l'accord
parce que "nous n'étions pas impliqués et donc
si nous n'étions pas impliqués nous ne sommes par conséquent
pas liés par lui". "Nous ne le reconnaîtrons
pas puisque nous n'avons rien à faire avec sa création.
Ils l'ont juste annoncé " a t il déclaré.
Une
source discrète et proche des observateurs internationaux aux
entretiens a déclaré à IRIN qu'ils sont préoccupés
par la situation et essayaient de trouver une formule acceptable par
toutes les parties.
Une
autorité intergouvernementale au niveau de l'IGAD, impliquée
dans les entretiens a indiqué que "je suis confiant que
les questions qui sont venues s'ajouter peuvent être résolues
amicalement".
Les
entretiens somalis commandités par l'IGAD ont continué
pour les huit derniers mois
avec un effort d'établir un gouvernement rassembleur. Plus
de 300 délégués représentant le TNG, les
factions armées somalies, les groupes politiques et la société
civile y sont présents.