L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 07-Jui-2003 16:19 (GMT+1 / Bruxelles)

07/07/03 - SOMALIE : Confusion aux entretiens de paix

NAIROBI, 7 juillet (IRIN) - Les délégués à la paix en Somalie, ayant lieu au Kenya, indiquent qu'a été signé le 5 juillet ce qu'ils considèrent être un accord "historique" pour l'installation d'un gouvernement fédéral, mais une confusion s'en est suivie lorsque quelques groupes politiques ont dénoncé cet accord le jour suivant.

Source IRIN-Ethiopie

Voir traduction à la suite du texte.

SOMALIA: Confusion at peace talks

NAIROBI, 7 July (IRIN) - Delegates to the Somali peace talks, taking place in Kenya, signed what was termed an "historic" agreement on 5 July to set up a federal government, but confusion was created when some political groups denounced the agreement the following day.
The president of the Transitional National Government (TNG),

Abdiqassim Salad Hassan, rejected the agreement, signed by his prime minister, Hasan Abshir Farah, at a press conference on Sunday. Abdiqassim said that it would divide the country and the TNG would "not be party to a process that is flawed and aimed at the dismemberment of Somalia".

According to a statement from the mediators, delegates agreed that parliament would be composed of 351 members. "The duration of the Transitional Parliament will be four years.

The selection of members of parliament will be made by the political leaders (signatories) to the Declaration on the Cessation of Hostilities, signed in Eldoret on 27 October 2002, and politicians who were originally and officially invited by the Technical Committee in consultation with the traditional leaders."

Abdiqaasim said on Sunday that the number of MPs was too large for Somalia and that traditional elders "should have the final say" in the selection of MPs.

Saturday's agreement seems to have brought to the fore simmering differences within the TNG leadership. Prime Minister Hasan Abshir "stands by the agreement", Ahmed Isse Awad, Abshir's senior advisor, told IRIN on Monday.

The agreement "has come about as a result of a compromise between two diametrically opposed positions between the TNG, on one hand, and the other Somali leaders at the Conference, on the other hand," Abshir said in a press statement issued on 7 July.

Meanwhile, Muse Sudi Yalahow, one of Mogadishu's main faction leaders, also opposed the agreement. Yalahow told IRIN that he was opposed to the agreement because "we were not involved and therefore are not bound by it". "We will not recognize it since we have nothing to do with its inception. They just announced it," he said.

A source close to the international observers at the talks told IRIN they were concerned about the situation and were trying to find a formula agreeable to all parties. An Inter-governmental Authority on Development (IGAD) source involved in the talks said "I am confident that the issues raised can be resolved amicably".

The IGAD-sponsored Somali talks have been continuing for the past eight months in an effort to establish an all-inclusive government. More than 300 delegates representing the TNG, Somali armed factions, political groups and civil society are attending.

 

07/07/03 - SOMALIE : Confusion aux entretiens de paix

NAIROBI, 7 juillet (IRIN) - Les délégués à la paix en Somalie, ayant lieu au Kenya, indiquent qu'a été signé le 5 juillet ce qu'ils considèrent être un accord "historique" pour l'installation d'un gouvernement fédéral, mais une confusion s'en est suivie lorsque quelques groupes politiques ont dénoncé l'accord le jour suivant.

Le président du Gouvernement National Transitoire (TNG), Hassan d'Abdiqassim, a rejeté l'accord, signé par son premier ministre, Hasan Abshir Farah, dimanche lors d'une conférence de presse.
Abdiqassim a indiqué que cet accord diviserait le pays et le TNG et qu'il " ne saurait prendre partie pour un processus qui est défectueux et qui vise au démembrement de la Somalie ".

Selon un rapport des médiateurs, les délégués ont convenu que le parlement se composerait de 351 membres et que "la durée du Parlement transitoire sera de quatre ans".

"Le choix des parlementaires sera fait par les chefs politiques (signataires) de la déclaration sur la cessation des hostilités, signés dans Eldoret le 27 octobre 2002, et les politiciens qui à l'origine et officiellement ont été invités par le Comité technique en consultation avec les chefs traditionnels."

Abdiqaasim a indiqué dimanche que le nombre des parlementaires était trop important pour la Somalie et que les aînés traditionnels "devraient avoir la parole finale" dans le choix des ces parlementaires.

L'accord de samedi semble avoir apporté des frémissements différents aux décisions antérieures dans la conduite du TNG.
Le premier ministre Hasan Abshir "se tient prêt à cet accord", a déclaré lundi à IRIN Ahmed Isse Awad, le conseiller aîné d'Abshir.

Abshir dit dans un rapport rapide publié 7 juillet que l'accord "est survenu en raison d'un compromis entre deux positions diamétralement opposées entre le TNG, d'une part, et les autres chefs somalis à la conférence, d'autre part".

En attendant, MUSE Sudi Yalahow, l'un des chefs principaux de la faction de Mogadiscio, s'est également opposé à l'accord.

Yalahow a indiqué à IRIN qu'il est opposé à l'accord parce que "nous n'étions pas impliqués et donc si nous n'étions pas impliqués nous ne sommes par conséquent pas liés par lui". "Nous ne le reconnaîtrons pas puisque nous n'avons rien à faire avec sa création. Ils l'ont juste annoncé " a t il déclaré.

Une source discrète et proche des observateurs internationaux aux entretiens a déclaré à IRIN qu'ils sont préoccupés par la situation et essayaient de trouver une formule acceptable par toutes les parties.

Une autorité intergouvernementale au niveau de l'IGAD, impliquée dans les entretiens a indiqué que "je suis confiant que les questions qui sont venues s'ajouter peuvent être résolues amicalement".

Les entretiens somalis commandités par l'IGAD ont continué pour les huit derniers mois avec un effort d'établir un gouvernement rassembleur. Plus de 300 délégués représentant le TNG, les factions armées somalies, les groupes politiques et la société civile y sont présents.

 

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