





08/06/04
- Manifestation des jeunes Afars
sans emploi contre le régime
" Ismaël Omar - Kadra Haïd " à Arrhiba,
réprimée par les Forces Nationales de Police aux ordres
de Kadra Haïd.
Par
la Commission Communication. Information, Droits et Libertés.
Ce matin une grande
manifestation des jeunes Afars devant le quartier d'Arrhiba a entraîné
une vive réaction des Forces Nationales de Police qui aurait
fait usage de bombes lacrimogènes et de matraques afin de disperser
cette jeunesse sans emploi et révoltée qui écrivait
sur les murs et proférait des slogans contre le gouvernement
actuel.
De par les désordres
qui s'en sont suivis et alors que la pression exercée par la
jeunesse djiboutienne n'aurait pas diminué depuis ce matin,
nous ne sommes pas en mesure à l'heure actuelle d'avoir une
vision précise du nombre des éventuelles victimes et
de la gravité des blessures du coté des manifestants
alors que l'on a appris qu'aucun membre des Forces Nationales de Police
n'aurait été blessé.
Exceptionnellement,
ces Forces Nationales de Police n'étaient pas dirigées
par le Colonel Hassan Djama en qui la Kabyo n'aurait aucune confiance.
C'est donc Kadra
Haïd en personne qui aurait pris en mains la direction de la
répression policière alors que de nombreux projectiles
auraient atteint des véhicules de son cortège.
Cette initiative
de l'épouse du président Ismaïl Omar Guelleh ne
fait que confirmer en tous points le contenu des écrits paraissant
sur notre site internet, à
savoir qu'elle s'impose de plus en plus à la tête de
l'Etat et écarte qui elle veut, quand elle le veut, pour des
raisons qui la concerne, elle et elle seule, y compris lorsqu'il s'agit
du "patron" des Forces Nationales de Police.
Un bruit qui mérite
confirmation a circulé au départ dans les rangs des
manifestants, affirmant que cette manifestation pourrait être
une réaction commanditée et organisée ... de
loin ...par Ahmed Dini en réponse aux attaques virulentes dont
il est l'objet ces dernières semaines dans la presse dirigée
par l'Etat. Mais d'évidence et si cette information s'avérait
fondée, Dini n'était pas dans la manifestation mais
comme d'habitude au frais et à l'écart des coups, comme
ce fut le cas lors de la révolte menée par le FRUD dont
il s'instaura arbitrairement le chef mais sans verser un seul franc
pour soutenir financièrement le mouvement Afar..
Comme le vice
président du GED - M Abdallah Deberkaleh - membre du FRUD historique
et qui reste fondamentalement attaché aux valeurs d'Union nationale
et pour l'instauration d'un Etat de Droit oeuvrant pour le plein emploi
de notre jeunesse dans un avenir proche et meilleur, nous sommes très
pessimistes quant à la situation qui s'aggrave à Djibouti
et qui pousse notre jeunesse Afar à réagir dans la rue
pour se faire entendre.
Prenons
garde que l'engrenage de la Violence qui se dessine ne vienne subitement
à conduire toutes les populations djiboutiennes elles aussi
dans la rue, cette fois ci, non plus face aux FNS mais à la
garde prétorienne d'Ismaïl Omar et de la Kabyo.
La
Commission Communication. Information, Droits et Libertés.