L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 10-Jui-2003 18:24 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

10/07/03 - SOMALIE - Plus de 40 morts dans les combats qui se sont déroulés au centre du pays.

NAIROBI, 10 juillet (IRIN) - Après deux jours de combats à l'arme lourde dans le sud de la région de Mudug, ceux ci ont provoqué au moins 43 personnes tuées et plus de 90 blessés. C'est ce qu'a déclaré jeudi un journaliste local à IRIN dans la capitale régionale Galkayo.

Source IRIN-Ethiopie

Voir traduction à la suite du texte.

SOMALIA: Over 40 killed in fighting in central region.

NAIROBI, 10 July (IRIN) - Two days of heavy fighting in the south of Mudug region, have left at least 43 people dead and over 90 injured, a local journalist in the regional capital Galkayo told IRIN on Thursday.

The fighting broke out on Tuesday between the Sa'ad, Habar Gedir subclan and the Dir, and was concentrated in and around the villages of Towfiq and Awle, some 200 km east of Galkayo, the journalist Dahir Abdulkadir Aflow said. The two villages are populated by the Dir.

The clashes were triggered by revenge killings for the deaths of two Sa'ad men in Galkayo last week, but the ensuing escalation of violence was also attributed to disagreements over water and grazing in the area, Aflow said. "It is more about water and grazing land right now."

"Unfortunately, this is something that happens when nomads in search of pasture and water collide with each other," he said. This particular clash between the two clans had been "exacerbated by the easy availability of heavy weapons".

"Previously they used spears or guns but now both sides are using technicals [battlewagons fitted with heavy machine guns]," he said. "In an area with little cover for concealment, the casualty figures are bound to be high."

He added that the casualty toll was likely to rise once the fighting stopped and both sides could take their wounded to hospitals.

Abdullahi Dayib of the Dir clan told IRIN that among those killed from his clan were three women and four children.

The fighting has reportedly displaced hundreds of families who have no access to wells or water points, Dayib said. He stressed the need for help, "but given the lack of roads and current insecurity in the area, I doubt if anyone will come to their aid".

Calum McLean, chief of OCHA-Somalia, on Thursday expressed alarm over the casualty figures.

"Although there is no major humanitarian crisis resulting from the fighting, we are alarmed at the number of dead and injured in this longstanding conflict," he told IRIN. "We appeal to the actors involved to obey the ceasefire and respect the rights of the civilian population to protection."

Another humanitarian source told IRIN that fighting over grazing and water was not unusual in these areas.

"What is unusual, is for the clashes to escalate to this scale which has serious humanitarian repercussions for the communities involved," the source said. "The remoteness of the area makes it difficult to gauge the extent of the need and to make assistance available."

Dayib said that his side was ready for peace talks. "We have never opposed mediation efforts by neutral clans, and we would welcome it now. This fighting should never had happened".

By Thursday the fighting had subsided and neutral elders and religious leaders from Galkayo were trying to organise a mediation team, local sources said.SOMALIE : Plus de 40 tués au combat dans la région centrale du pays.

 

NAIROBI, 10 juillet (IRIN) - Après deux jours de combats à l'arme lourde dans le sud de la région de Mudug, ceux ci ont provoqué au moins 43 personnes tuées et plus de 90 blessés. C'est ce qu'a déclaré jeudi un journaliste local à IRIN dans la capitale régionale Galkayo.

Le combat a éclaté mardi entre le Sa'ad, Habar Gedir subclan et le Dir, et a été concentré dans et autour des villages de Towfiq et d'Awle, environ 200 kilomètres à l'est de Galkayo, selon ce qu'a indiqué le journaliste Dahir Abdulkadir Aflow.
Les deux villages sont peuplés par le Dir.

Le conflit fait suite à des massacres à l'origine d'une vengeance pour les décès de deux hommes de Sa'ad dans Galkayo la semaine dernière, mais l'escalade suivante de la violence a été également attribuée aux désaccords au sujet de l'eau dans le secteur, Aflow a indiqué"il a bien plus comme origine un problème d'eau et de recherche de pâturages en ce moment qu'une autre raison."

"malheureusement, c'est un phénomène qui se produit quand les nomades sont à la recherche de pâturages et de l'eau, ils se heurtent l'un l'autre," a-t-il précisé. Ce désaccord particulier entre les deux clans " a été aggravé par l'engagement par trop facile des armes lourdes".

"précédemment ils ont utilisé des lances ou des pistolets mais maintenant les deux côtés emploient des technicals [ battlewagons équipés des mitrailleuses lourdes ], dans une zone géographique avec peu de mouvement de terrain et de végétation pour se protéger, les conséquences de ces conflits sont de ce fait très importants."

Il a ajouté que le nombre de blessés et de tués serait vraisemblablement plus important une fois que les combats auraient cessé et alors que les deux côtés pourraient évacuer les blessés vers les hôpitaux.

Abdullahi Dayib du clan de Dir a indiqué à IRIN que parmi les morts de son clan il y avait trois femmes et quatre enfants.

Le combat a eu comme conséquence le déplacement de centaines de familles qui n'ont aucun accès aux puits ou aux points d'eau, a déclaré Dayib. Il a souligné le besoin d'aide, "mais étant donné le manque de routes et l'insécurité permanente dans le secteur, je doute que qui que ce soit ne vienne à leur aide".

Calum McLean, chef d'OCHA-Somalia, a lancé un cri d'alarme quant aux véritables chiffres de tués et de blessés.

"bien qu'il n'y a aucune crise humanitaire principale résultant du combat, nous sommes alarmés par le nombre de morts et de blessés dans ce conflit de longue date," a-t-il déclaré à IRIN. "nous faisons appel aux acteurs impliqués pour imposer le cessez-le-feu et pour respecter les droits de la population civile à sa protection."

Une autre source humanitaire a indiqué à IRIN que le pâturage était la raison de ces combats ainsi que l'eau car peu communs dans ces secteurs.

"ce qui est peu commun, constitue une escalade des désaccords qui a des répercussions humanitaires sérieuses pour les communautés impliquées," selon cette source d'information. "l'éloignement du secteur rend difficile une mesure précise de l'ampleur des besoins et de faciliter la disponibilités des aides"

Dayib a indiqué que son côté était prêt pour des entretiens de paix. "nous ne nous sommes jamais opposés à des efforts de médiation par l'intermédiaire des clans neutres, et nous leur ferions bon accueil maintenant. Ce qui lors de ces combats ne s'est jamais produit ".

D'après des sources d'information locales, les combats s'étaient arrêtés jeudi et les aînés neutres et les chefs religieux de Galkayo essayaient d'organiser une équipe de médiation.

 

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